Urbanisation

L’entretien et l’exploitation des routes : une mission prioritaire

Pour entretenir les routes départementales, vingt-deux centres d’exploitation sont répartis sur l’ensemble du Finistère. Ils sont au minimum six agents d’exploitation par centre, à assurer des missions d’entretien et d’exploitation des routes. Reportage au cœur du centre de Rosporden, qui prépare la période hivernale.

En cette période pré-hivernale, le centre d’exploitation de Rosporden est en pleine ébullition. Et le reconfinement de novembre, dû à la crise sanitaire, ne ralentit en rien les activités de ce centre dédié à l’entretien et l’exploitation des routes. Treize agents sont mobilisés pour préparer la viabilité hivernale. 

Une nouvelle saleuse est arrivée cet été et les agents sont actuellement formés pour pouvoir l’utiliser à partir du 30 novembre. Jusqu’au 15 mars, les agents sont mobilisés pour maintenir des conditions de circulations optimales sur les routes. Salage des chaussées en cas de verglas mais également entretien des accotements, des fossés, ou des panneaux de signalisation sont au programme de cette période hivernale. « Ici, nous sommes plus soumis aux tempêtes et aux inondations qu’à la chute de neige ou au verglas, précise Allain Ollivier, responsable du centre d’exploitation de Rosporden. Mais il faut être prêt, nous en avons eu il y a deux ou trois ans.»

La continuité des missions assurée

Si les missions restent les mêmes que les autres années, les modalités de travail ont dû être adaptées pour respecter les gestes barrière. « Nous avons été obligés de répartir différemment les vestiaires. Trois nouveaux ont été créés. Nous avons également modifié les horaires des équipes pour qu’il n’y ait pas de croisements», explique le responsable du centre.

Le premier confinement en mars- avril avait permis à l’équipe de lancer de gros chantiers d’enrobés sur 4 km de route, car la circulation avait fortement diminué. En novembre, l’activité routière est restée quasiment identique. « Nous préparons la saison hivernale depuis le mois de septembre, explique André Bosser, chef du service gestion est exploitation des routes, qui coordonne cette activité sur les 22 centres exploitation du Finistère. Globalement, la continuité de nos missions est assurée», confirme-t-il. 

Les équipes ont préparé et vérifié les matériels, se sont approvisionnées en sel, pour assurer les conditions de circulation en cas de neige ou de verglas. 

Outre ces missions propres à la période hivernale, les centres d’exploitation assurent toute l’année une astreinte. En cas d’accident, de présence d’animaux, de pertes de matériaux ou encore de déversement de gasoil sur des routes départementales, les agents sont mobilisés à tour de rôle. Ils interviennent conjointement avec la gendarmerie, le SDIS ou la police selon les cas de figure. Tout au long de l’année enfin, les agents des routes interviennent pour les opérations de fauchage ou l’entretien d’ouvrages d’art, comme les ponts, sur les routes mais également le réseau de voies vertes. 

Pascal Denos, agent d’exploitation des routes

Depuis 24 ans, Pascal Denos dédie sa vie professionnelle à l’entretien des routes. Il est agent départemental depuis 2008. Il apprécie particulièrement son métier pour la diversité de ces missions. « C’est très riche. Nous travaillons actuellement pour le service hivernal, mais on réalise également des travaux de fauchage, l’entretien des panneaux de signalisation ou des réparations de la chaussée, quand il y a des nids de poule par exemple», explique-t-il avec enthousiasme. 

Sécuriser les routes ne permet pas de télé-travailler et Pascal, comme ses collègues, continue de travailler en présentiel. C’était déjà le cas pendant le premier confinement. La période actuelle présente cependant quelques désagréments. « Quand on part en intervention, on est toujours deux, pour des raisons de sécurité. Donc, on doit porter un masque dans le camion. On essaye de faire au mieux pour garder nos distances, ce qui n’est pas toujours évident, en fonction des tâches à effectuer», précise-t-il. 

Pour lui, le métier d’agent d’exploitation des routes comporte enfin une dimension importante : celle d’un engagement pour une mission au service des Finistériens. « Quand on intervient pour mettre en sécurité les routes, c’est important que les gens puissent compter sur nous.»