Action

Maël de Calan, Président du conseil départemental

Une première année sous le signe de l’action !

Une année s’est écoulée depuis votre arrivée à la présidence du Conseil départemental, comment s’est-elle déroulée  ?

Cette première année de mandat a été très intense, pour les élus, les agents et les partenaires du Département  ! Nous avions pris près de 80 engagements devant les Finistériens pendant les élections, nous en avons déjà engagé près de 70 dans tous les domaines : soutien au handicap, revalorisation des aides à domicile, retour à l’emploi des allocataires du RSA, réforme de la protection de l’enfance, aide au mouvement sportif, augmentation de la construction de logements, plantation d’arbres… Nous n’avons pas chômé  !

L’objectif de notre deuxième année de mandat est de nous concentrer sur la mise en œuvre de ces initiatives, afin d’obtenir des résultats concrets et durables pour le Finistère.

Vous dites souvent que vous voulez aller vite : que répondez-vous à ceux qui demandent à ne pas confondre vitesse et précipitation  ?

Je réponds que si l’on se place du point de vue de nos usagers, en particulier des plus fragiles, nous n’irons jamais assez vite. Prenez, dans le domaine social, les centaines de places qui manquent pour l’accueil de personnes handicapées ou des mineurs confiés au Département. Prenez, dans le domaine économique, les secteurs de la pêche ou de l’agriculture qui souffrent. Prenez, dans le domaine environnemental, la question du réchauffement climatique ou de la destruction des zones humides.

Nous n’avons pas le luxe d’attendre  ! De réunir à nouveau des symposiums et des comités de pilotage pour se reposer toujours les mêmes questions. Ce qu’attendent les Finistériens et tous nos partenaires, c’est une action publique efficace qui produit des résultats.

Parmi toutes les actions que vous avez lancées cette année, quelle est celle dont vous êtes le plus fier  ?

Le plan « handicap » lancé en mars dernier en partenariat avec l’Etat et toutes les grandes associations œuvrant dans ce domaine. Nous en avons fait la priorité de notre mandat avec 3 chantiers à lancer en urgence.

D’abord, améliorer la qualité de service de la MDPH29. En 12 mois, nous avons déjà quasiment divisé par deux les délais de traitement des dossiers qui étaient de 7,1 mois en début de mandat, et qui viennent de passer sous la barre des 4 mois  ! Nous poursuivons le travail pour viser désormais les 3 mois de délai de traitement, tout en améliorant la qualité d’accueil et de prise en charge.

Ensuite, il fallait créer des centaines de places d’accueil. Nous avons acté la création de 650 places d’ici 2025, financées par un effort de près de 12 millions d’euros du Conseil départemental et de 5 millions d’euros obtenus de l’Etat.

Enfin, nous voulions mieux aider les aidants. Nous travaillons en ce moment à développer les solutions d’accueil temporaire et à renforcer notre soutien financier aux associations qui accompagnent les aidants.

Beaucoup de témoignages de reconnaissance ont été adressés au Conseil départemental ces derniers mois en lien avec ce plan : nous en sommes fiers, tout en sachant qu’il nous reste énormément à faire. La problématique des difficultés de recrutement dans le secteur médico-social est un chantier gigantesque auquel nous sommes en train de nous atteler.

Et plus globalement, quels ont été vos autres grands chantiers de l’année  ?

Nous avons cherché à être sur tous les fronts  !

Dans le domaine de l’action sociale, outre le plan handicap ou la revalorisation des salaires des aides à domicile pour mieux prendre soin des personnes âgées, nous avons lancé en février un plan RSA visant à favoriser le retour vers l’emploi des 17 000 allocataires. Concrètement, nous avons autorisé le cumul pendant 3 mois entre revenu d’activité et RSA dans les métiers en tension (médico-social, agroalimentaire, hôtellerie-restauration…). Nous expérimentons un « coaching » des allocataires et, dans le même temps, nous avons également renforcé la lutte contre la fraude.

Dans le domaine de l’économie et des infrastructures, nous avons par exemple lancé une nouvelle application (« ça capte ») qui permet de repérer les zones blanches en 4G sur le territoire afin de les couvrir (10 000 tests ont été lancés en un mois  !). Nous avons aussi réformé le financement des communes par le Département pour le rendre beaucoup plus simple et transparent et ainsi favoriser l’investissement dans l’économie finistérienne.

Dans le domaine du cadre de vie enfin, nous avons voulu développer le sport pour tous avec une aide annuelle directe dont 75 % des associations sportives ont bénéficié, nous avons augmenté la production de logements de Finistère habitat, lancé la plantation des 500 000 arbres… Aucun domaine de l’action départementale n’a été oublié  !

La plupart de ces actions ont un coût. Comment comptez-vous équilibrer les comptes du Département  ?

Il n’y a que deux recettes pour dégager des marges de manœuvre : la première c’est de faire des choix dans l’action départementale et la deuxième, c’est de mieux gérer votre budget.

L’un des choix que j’ai fait dans les premiers jours du mandat a été l’abandon du projet pharaonique du musée des phares à Brest, qui nous permettra sur le mandat d’économiser 15 millions d’euros au total.

La bonne gestion consiste à aller regarder toutes les lignes, des plus grandes aux plus petites pour se demander si l’argent dépensé l’est efficacement. Nous avons fermé des structures déficitaires, nous vendons des biens immobiliers sous-utilisés et vétustes, nous réduisons les coûts de fonctionnement du Département, nous réduisons nos dépenses RSA à mesure que les gens reviennent vers l’emploi… Chaque semaine, les agents du Département nous remontent des propositions d’économie. Nous ne sommes pas une collectivité « riche », mais il y a des marges de manœuvre  !

Vous évoquez déjà de nouveaux projets pour l’année à venir, vous pouvez nous donner un ou deux exemples  ?

Bien-sûr, les projets ne manquent pas  ! Sur le plan social, nous avançons sur un plan « grand âge » pour favoriser le maintien à domicile, tout en améliorant l’accueil de nos aînés en EHPAD et dans des résidences intermédiaires. N’oublions pas que la population âgée finistérienne va doubler d’ici à 2050. Le Finistère doit être une terre d’innovation sur la question du « bien vieillir ».

Autre exemple dans le domaine des infrastructures : nous allons engager un grand plan de rattrapage routier pour l’entretien et l’aménagement des voiries, tout en développant les mobilités douces avec la création de pistes cyclables utiles à tous au quotidien.

Je vois que vous êtes déjà bien occupé - avez-vous quelques conseils d’événements à ne pas rater cet été  ?

Nous avons la chance d’habiter dans le Finistère et de n’avoir que l’embarras du choix  ! Ce qui me plaît dans le Département c’est que les offres sont multiples et que chacun y trouvera de quoi faire en fonction de ses goûts. Entre les programmations culturelles de l’été, que ce soit au Musée départemental breton ou au Château de Trévarez pour n’en citer que quelques-uns ; les festivals de musique, de théâtre, de littérature, les courses nautiques, cyclistes et autres événements sportifs que le Département soutient, vous ne serez pas déçus. D’ailleurs, dans ce numéro, nous avons sélectionné pour vous des itinéraires, des rencontres, des idées de sorties et d’activités pour redécouvrir et profiter pleinement de la beauté et de la diversité de notre territoire. Et parce que tout commence en Finistère, laissez-vous guider  !

Stank-kaer eo bet bloavezh kentañ ar respetad-mañ  ! E-pad an dilennadegoù hor boa graet tost da 80 gouestl dirak tud Penn-ar-Bed, ha tost da 70 anezho hon eus boulc’het war an holl dachennoù.

E-mesk ar chanterioù a ro deomp ar muiañ a lorc’h, emañ gwellaat kalite servij TDTN29. E-korf 12 miz hon eus rannet dre zaou kazimant an termenoù evit tretañ an teuliadoù a oa 7,1 miz e penn kentañ ar respetad, hag a zo bremañ dindan 4 miz  ! Kenderc’hel a reomp al labour hag hor strivoù evit labourat war an holl dachennoù :

War dachenn an obererezh sokial gant hor steuñv namm, hag ivez dre greskiñ goproù ar skoazellerien er gêr evit an dud kozh, pe gant hor steuñv KKO a glask aesaat an distro d’al labour evit ar 17 000 a dud a zo gant ar c’hKKO.

War dachenn an ekonomiezh hag an danframmoù, gant un arload hon eus lañset, « tapout a ra », a c’haller gwelet gantañ an takadoù gwenn e 4G er c’horn-bro evit goleiñ anezho, hag ivez gant adreizh ar modelezhioù arc’hantañ evit raktresoù ar c’humunioù a felle deomp ober eeunoc’h ha sklaeroc’h.

War dachenn an endro buhez erfin, gant ur skoazell vloaziek eeun o deus kemeret 75 % eus ar c’hevredigezhioù sport tro anezhi, gant kresk produadur al lojeiz en departamant peotramant gant 500 000 a wez plantet.

Ur c’houst o deus an oberoù-se hag evit kas anezho da benn hor boa ranket ober choazoù. Unan eus ar choazoù am boa graet e deizioù kentañ ar respetad a oa bet dilezel raktres faraonek mirdi an tourioù-tan e Brest ; gant-se e c’hallimp espern 15 milion a euroioù en holl. Diouzh un tu all, mererezh mat ar budjed eo mont da welet an holl linennoù evit en em c’houlenn hag-eñ eo bet dispignet an arc’hant en ur mod efedus.

Tra m’hon eus roet lañs da oberoù a-leizh, pal eil bloavezh hor respetad eo lakaat ar raktresoù-se da dalvezout, evit kaout disoc’hoù fetis ha padus evit Penn-ar-Bed. Goude-se ez aimp war-raok gant chanterioù bras nevez, da skouer ur steuñv « oad kozh » evit sikour ar re gozh da chom er gêr hag evit gwellaat an degemer anezho en AHDOD, hag ur steuñv bras evit an hentoù evit kempenn hag aveiñ anezho, en ur ziorren ar modoù monedone dous ha krouiñ roudennoù divrodegoù talvoudus evit an holl er vuhez pemdez.

Nous avions pris près de 80 engagements devant les Finistériens pendant les élections, nous en avons déjà engagé près de 70