Actus

Cyclisme

Les boucles de l’Aulne

La 82e édition des Boucles de l’Aulne a ravi les amateurs de cyclisme qui ont pu assister à cette course professionnelle qui s'est déroulée le 22 mai dernier à Châteaulin. C’est le Norvégien Idar Andersen qui a remporté cette épreuve mythique du Finistère.

Collecte

Les Archives départementales du Finistère jouent les prolongations

Après l’Acte I sur le vélo, les archives départementales préparent la collecte des archives privées des sports de balle (Acte II). La collecte se déroulera lors des Journées européennes du patrimoine, aux Archives, les 17 et 18 septembre 2022.  L’appel à collecte et les modalités sont disponibles sur le site internet des Archives. La collecte des documents du sport ira jusqu’aux Jeux olympiques de 2024, les Archives siffleront alors la fin de la partie. La balle est dans votre camp  !

Kayak de mer

La Breizh Ocean Race

50 concurrents ont affronté les vagues, la houle et le vent à Ploudalmézeau les 7 et 8 mai derniers à l’occasion de la Breizh Ocean Race. La crème de l’Ocean racing européen étaient présente sur le site finistérien. Sur la course de 30 km, c’est l’Allemand Gordon Harbecht qui s’est imposé. Le premier Français, Nicolas Lambert, a pris la 3e place, assurant ainsi son ticket en équipe de France.

Collège de la Baie du Kernic à Plouescat

Inauguration de l’extension

Le 20 mai dernier, Maël de Calan, président du Conseil départemental du Finistère a inauguré l’extension du collège de la Baie du Kernic-Louis et Marie Fichez à Plouescat. Un programme de travaux qui a consisté à la construction d’un bâtiment énergétiquement neutre, sur trois niveaux, d’une surface de 1 370 m2, accueillant notamment des salles spécialisées, des salles de cours, le centre de documentation et d’information, des vestiaires pour l’éducation physique et sportive. Une partie des locaux existants a également été modernisée. Le Département a ainsi investi 5,4 millions d’euros TTC.

Course au large

La Guyader Bermudes 1 000 Race

C'est la première course de la saison des Imoca. 24 solitaires s’étaient élancés au départ de Brest le 8 mai dernier pour une boucle en Atlantique de 1 200 milles jusqu’au Fastnet puis dans le golf de Gascogne jusqu’au cap Finisterre, avant un retour sur Brest. Charlie Dalin a franchi le premier la ligne d’arrivée après 4 jours, 10 heures, 47 minutes et 30 secondes de course.

Saint-Pol-de-Léon

Le giratoire de Kerglaz

Le Conseil départemental du Finistère a réalisé le carrefour giratoire de Kerglaz, situé sur les RD 58 et 788 en partenariat avec la commune de Saint-Pol-de-Léon. Des travaux qui ont pour objectif d’améliorer la visibilité des automobilistes sur cette route très fréquentée (un trafic journalier de 14 000 véhicules). Une aire de covoiturage de 40 places de stationnement a également été créée.

Course cycliste

Tro Bro Léon, une belle édition !

Le printemps était très riche en événements cyclistes majeurs. Dernière illustration dans ce "retour en images" avec le Tro Bro Léon. Le 15 mai dernier, à Lannilis, des centaines de spectateurs ont assisté au départ et à l’arrivée de la 38e édition du Tro Bro Léon. Longue de 207,8 km, et jalonnée de vingt-et-un ribinoù, elle a été remportée par l’alsacien Hugo Hofstetter, devant Luca Mozzato, second et Connor Swift, troisième.

Action

Maël de Calan, Président du conseil départemental

Une première année sous le signe de l’action !

Une année s’est écoulée depuis votre arrivée à la présidence du Conseil départemental, comment s’est-elle déroulée  ?

Cette première année de mandat a été très intense, pour les élus, les agents et les partenaires du Département  ! Nous avions pris près de 80 engagements devant les Finistériens pendant les élections, nous en avons déjà engagé près de 70 dans tous les domaines : soutien au handicap, revalorisation des aides à domicile, retour à l’emploi des allocataires du RSA, réforme de la protection de l’enfance, aide au mouvement sportif, augmentation de la construction de logements, plantation d’arbres… Nous n’avons pas chômé  !

L’objectif de notre deuxième année de mandat est de nous concentrer sur la mise en œuvre de ces initiatives, afin d’obtenir des résultats concrets et durables pour le Finistère.

Vous dites souvent que vous voulez aller vite : que répondez-vous à ceux qui demandent à ne pas confondre vitesse et précipitation  ?

Je réponds que si l’on se place du point de vue de nos usagers, en particulier des plus fragiles, nous n’irons jamais assez vite. Prenez, dans le domaine social, les centaines de places qui manquent pour l’accueil de personnes handicapées ou des mineurs confiés au Département. Prenez, dans le domaine économique, les secteurs de la pêche ou de l’agriculture qui souffrent. Prenez, dans le domaine environnemental, la question du réchauffement climatique ou de la destruction des zones humides.

Nous n’avons pas le luxe d’attendre  ! De réunir à nouveau des symposiums et des comités de pilotage pour se reposer toujours les mêmes questions. Ce qu’attendent les Finistériens et tous nos partenaires, c’est une action publique efficace qui produit des résultats.

Parmi toutes les actions que vous avez lancées cette année, quelle est celle dont vous êtes le plus fier  ?

Le plan « handicap » lancé en mars dernier en partenariat avec l’Etat et toutes les grandes associations œuvrant dans ce domaine. Nous en avons fait la priorité de notre mandat avec 3 chantiers à lancer en urgence.

D’abord, améliorer la qualité de service de la MDPH29. En 12 mois, nous avons déjà quasiment divisé par deux les délais de traitement des dossiers qui étaient de 7,1 mois en début de mandat, et qui viennent de passer sous la barre des 4 mois  ! Nous poursuivons le travail pour viser désormais les 3 mois de délai de traitement, tout en améliorant la qualité d’accueil et de prise en charge.

Ensuite, il fallait créer des centaines de places d’accueil. Nous avons acté la création de 650 places d’ici 2025, financées par un effort de près de 12 millions d’euros du Conseil départemental et de 5 millions d’euros obtenus de l’Etat.

Enfin, nous voulions mieux aider les aidants. Nous travaillons en ce moment à développer les solutions d’accueil temporaire et à renforcer notre soutien financier aux associations qui accompagnent les aidants.

Beaucoup de témoignages de reconnaissance ont été adressés au Conseil départemental ces derniers mois en lien avec ce plan : nous en sommes fiers, tout en sachant qu’il nous reste énormément à faire. La problématique des difficultés de recrutement dans le secteur médico-social est un chantier gigantesque auquel nous sommes en train de nous atteler.

Et plus globalement, quels ont été vos autres grands chantiers de l’année  ?

Nous avons cherché à être sur tous les fronts  !

Dans le domaine de l’action sociale, outre le plan handicap ou la revalorisation des salaires des aides à domicile pour mieux prendre soin des personnes âgées, nous avons lancé en février un plan RSA visant à favoriser le retour vers l’emploi des 17 000 allocataires. Concrètement, nous avons autorisé le cumul pendant 3 mois entre revenu d’activité et RSA dans les métiers en tension (médico-social, agroalimentaire, hôtellerie-restauration…). Nous expérimentons un « coaching » des allocataires et, dans le même temps, nous avons également renforcé la lutte contre la fraude.

Dans le domaine de l’économie et des infrastructures, nous avons par exemple lancé une nouvelle application (« ça capte ») qui permet de repérer les zones blanches en 4G sur le territoire afin de les couvrir (10 000 tests ont été lancés en un mois  !). Nous avons aussi réformé le financement des communes par le Département pour le rendre beaucoup plus simple et transparent et ainsi favoriser l’investissement dans l’économie finistérienne.

Dans le domaine du cadre de vie enfin, nous avons voulu développer le sport pour tous avec une aide annuelle directe dont 75 % des associations sportives ont bénéficié, nous avons augmenté la production de logements de Finistère habitat, lancé la plantation des 500 000 arbres… Aucun domaine de l’action départementale n’a été oublié  !

La plupart de ces actions ont un coût. Comment comptez-vous équilibrer les comptes du Département  ?

Il n’y a que deux recettes pour dégager des marges de manœuvre : la première c’est de faire des choix dans l’action départementale et la deuxième, c’est de mieux gérer votre budget.

L’un des choix que j’ai fait dans les premiers jours du mandat a été l’abandon du projet pharaonique du musée des phares à Brest, qui nous permettra sur le mandat d’économiser 15 millions d’euros au total.

La bonne gestion consiste à aller regarder toutes les lignes, des plus grandes aux plus petites pour se demander si l’argent dépensé l’est efficacement. Nous avons fermé des structures déficitaires, nous vendons des biens immobiliers sous-utilisés et vétustes, nous réduisons les coûts de fonctionnement du Département, nous réduisons nos dépenses RSA à mesure que les gens reviennent vers l’emploi… Chaque semaine, les agents du Département nous remontent des propositions d’économie. Nous ne sommes pas une collectivité « riche », mais il y a des marges de manœuvre  !

Vous évoquez déjà de nouveaux projets pour l’année à venir, vous pouvez nous donner un ou deux exemples  ?

Bien-sûr, les projets ne manquent pas  ! Sur le plan social, nous avançons sur un plan « grand âge » pour favoriser le maintien à domicile, tout en améliorant l’accueil de nos aînés en EHPAD et dans des résidences intermédiaires. N’oublions pas que la population âgée finistérienne va doubler d’ici à 2050. Le Finistère doit être une terre d’innovation sur la question du « bien vieillir ».

Autre exemple dans le domaine des infrastructures : nous allons engager un grand plan de rattrapage routier pour l’entretien et l’aménagement des voiries, tout en développant les mobilités douces avec la création de pistes cyclables utiles à tous au quotidien.

Je vois que vous êtes déjà bien occupé - avez-vous quelques conseils d’événements à ne pas rater cet été  ?

Nous avons la chance d’habiter dans le Finistère et de n’avoir que l’embarras du choix  ! Ce qui me plaît dans le Département c’est que les offres sont multiples et que chacun y trouvera de quoi faire en fonction de ses goûts. Entre les programmations culturelles de l’été, que ce soit au Musée départemental breton ou au Château de Trévarez pour n’en citer que quelques-uns ; les festivals de musique, de théâtre, de littérature, les courses nautiques, cyclistes et autres événements sportifs que le Département soutient, vous ne serez pas déçus. D’ailleurs, dans ce numéro, nous avons sélectionné pour vous des itinéraires, des rencontres, des idées de sorties et d’activités pour redécouvrir et profiter pleinement de la beauté et de la diversité de notre territoire. Et parce que tout commence en Finistère, laissez-vous guider  !

Stank-kaer eo bet bloavezh kentañ ar respetad-mañ  ! E-pad an dilennadegoù hor boa graet tost da 80 gouestl dirak tud Penn-ar-Bed, ha tost da 70 anezho hon eus boulc’het war an holl dachennoù.

E-mesk ar chanterioù a ro deomp ar muiañ a lorc’h, emañ gwellaat kalite servij TDTN29. E-korf 12 miz hon eus rannet dre zaou kazimant an termenoù evit tretañ an teuliadoù a oa 7,1 miz e penn kentañ ar respetad, hag a zo bremañ dindan 4 miz  ! Kenderc’hel a reomp al labour hag hor strivoù evit labourat war an holl dachennoù :

War dachenn an obererezh sokial gant hor steuñv namm, hag ivez dre greskiñ goproù ar skoazellerien er gêr evit an dud kozh, pe gant hor steuñv KKO a glask aesaat an distro d’al labour evit ar 17 000 a dud a zo gant ar c’hKKO.

War dachenn an ekonomiezh hag an danframmoù, gant un arload hon eus lañset, « tapout a ra », a c’haller gwelet gantañ an takadoù gwenn e 4G er c’horn-bro evit goleiñ anezho, hag ivez gant adreizh ar modelezhioù arc’hantañ evit raktresoù ar c’humunioù a felle deomp ober eeunoc’h ha sklaeroc’h.

War dachenn an endro buhez erfin, gant ur skoazell vloaziek eeun o deus kemeret 75 % eus ar c’hevredigezhioù sport tro anezhi, gant kresk produadur al lojeiz en departamant peotramant gant 500 000 a wez plantet.

Ur c’houst o deus an oberoù-se hag evit kas anezho da benn hor boa ranket ober choazoù. Unan eus ar choazoù am boa graet e deizioù kentañ ar respetad a oa bet dilezel raktres faraonek mirdi an tourioù-tan e Brest ; gant-se e c’hallimp espern 15 milion a euroioù en holl. Diouzh un tu all, mererezh mat ar budjed eo mont da welet an holl linennoù evit en em c’houlenn hag-eñ eo bet dispignet an arc’hant en ur mod efedus.

Tra m’hon eus roet lañs da oberoù a-leizh, pal eil bloavezh hor respetad eo lakaat ar raktresoù-se da dalvezout, evit kaout disoc’hoù fetis ha padus evit Penn-ar-Bed. Goude-se ez aimp war-raok gant chanterioù bras nevez, da skouer ur steuñv « oad kozh » evit sikour ar re gozh da chom er gêr hag evit gwellaat an degemer anezho en AHDOD, hag ur steuñv bras evit an hentoù evit kempenn hag aveiñ anezho, en ur ziorren ar modoù monedone dous ha krouiñ roudennoù divrodegoù talvoudus evit an holl er vuhez pemdez.

Nous avions pris près de 80 engagements devant les Finistériens pendant les élections, nous en avons déjà engagé près de 70

Actrices & acteurs

Le grand portrait Armel Le Cléac'h, Maël de Calan et Jean Le Cam

« Les valeurs des skippers peuvent tous nous inspirer »

Interview croisée entre deux géants finistériens de la course au large, Armel Le Cléac'h, et Jean Le Cam, et Maël de Calan, président du Conseil départemental.

Pourquoi la course au large est-elle importante pour le département du Finistère  ?

Maël de Calan : Elle est très importante pour le département à deux titres. Économiquement, c’est une filière majeure pour le Finistère, qui génère de nombreux emplois directs et indirects. Et en termes d’image, les skippers finistériens sont des ambassadeurs de notoriété internationale. Mais la course au large est aussi importante pour les Finistériens eux-mêmes. Les coureurs renvoient des valeurs positives. Si tout le monde ne peut pas faire un tour du monde en Imoca ou en Ultim, l’engagement, le travail et la notion d’effort sont de très belles valeurs, qui peuvent tous nous inspirer.

Le Finistère compte de nombreux grands marins et coureurs au large, dont vous faites partie, Armel Le Cléac'h. Comment expliquez-vous ce phénomène  ?

Armel Le Cléac'h : Nous avons un département avec une côte magnifique, des ports de plaisance, de pêche, des centres nautiques. L’accès à la mer est possible en Finistère, même pour les débutants.

Quand je me suis lancé dans la course au large, nous avons eu la chance d’avoir un pôle d’excellence pour se préparer. Soutenu par le Conseil départemental, le Pôle Finistère course au large nous a permis de nous concentrer, de nous entraîner. Et les résultats ont suivi. Cet outil est top et il fonctionne depuis plus de trente ans  ! Une vraie belle histoire.

Le monde de la voile est un générateur d’activité économique. Jean Le Cam, vous avez inauguré l'incubateur "Finistère Mer Vent" le 29 avril 2022 à Port-La-Forêt. Pouvez-vous présenter cette structure ?

Jean Le Cam : Finistère Mer Vent est un incubateur et un accélérateur qui accompagne le développement des entreprises des filières nautiques et de la course au large. Né en 2017, sous l’impulsion de Nicolas Venard, (ancien directeur général du Crédit Agricole du Finistère), son objectif est de dynamiser l’économie locale, autour de la mer. C’est pour cela qu’on l’a créé sous forme de SCIC, une société coopérative d’intérêt collectif.

Ici concrètement, il y a une dizaine de bureaux loués par des entreprises, avec des services communs. L’objectif de Finistère Mer Vent est de créer un réseau favorisant l’accès à des clients potentiels, de créer une dynamique économique.

Chacun de vous travaille en équipe sur son projet. Comment vous inscrivez-vous dans cette dynamique économique  ?

Jean Le Cam : Avec mon entité Yes We Cam et le projet « Comme un seul homme » d’Eric Bellion, nous avons imaginé la mise en commun d’un bateau et d’un modèle économique. Nous partageons l’ensemble du projet technique : le bateau est en construction actuellement en Italie et sera fini à Port-la-Forêt. On emploie sept à huit personnes.

Armel Le Cléac'h : Depuis maintenant quasiment un an, je navigue sur le maxi trimaran Banque Populaire XI. On attaque la deuxième saison avec comme objectif en 2022 de gagner la Route du rhum à Saint-Malo. À l’année, nous sommes quasiment vingt personnes à travailler sur ce projet.

Jean Le Cam : Ces projets-là participent à la dynamique économique d’un territoire. Et forcément, comme on est dans la compétition et dans l’innovation, cela permet de développer d’autres métiers en parallèle de nos projets, en travaillant avec des sous-traitants. Cet ensemble fait intervenir énormément de gens sur un territoire. On n’a pas que des articles dans les journaux et de belles images. Il y a aussi le quotidien qui crée des emplois, de l'activité et de la valeur ajoutée.