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Le grand portrait Cléopatre Darleux, handballeuse

championne olympique

Gardienne de but de l'équipe de France de handball depuis 2008, et du Brest Bretagne Handball (BBH) depuis 2016, Cléopatre Darleux championne olympique depuis cet été est aussi une femme engagée pour les droits des sportives de haut niveau et une entrepreneuse, qui a fait du Finistère sa terre d'adoption.

Cet été, vous êtes devenue championne olympique avec l'équipe de France. Quelques mois après, quel est votre état d'esprit et quels sont vos prochains objectifs  ?

Pour un sportif, gagner les Jeux olympiques c'est le Graal. Toute ma carrière, j'ai eu cet objectif en ligne de mire. En 2012 j'avais participé à mes premiers JO sans aller au-delà des quarts de finale. Cette médaille d'or est un accomplissement. Mais le retour a été plus difficile. Avec mes quatre coéquipières du BBH* présentes aux JO, nous avons dépensé une énergie incroyable tant physique que morale. Il a fallu retrouver un rythme, réveiller l'envie et se donner de nouveaux objectifs. Le mien est d'aller au moins jusqu'aux JO de Paris en 2024.

Vous êtes très engagée pour les droits des sportives de haut niveau depuis que vous êtes maman d'une petite fille de deux ans.

Effectivement, pendant ma grossesse, j'ai été marquée par les inégalités dont sont victimes les femmes dans le monde du sport. Mais le handball féminin a été la première discipline à mettre en place une convention collective qui donne aux femmes des droits qu'elles n'avaient pas avant. Ainsi, aujourd'hui, elles ont un maintien de salaire d'un an lors d'une grossesse ou d'une blessure et ont désormais le même nombre de semaines de congés payés que les hommes. Alors oui, je plaide cette cause car c'est important d'en parler et de montrer la voie aux jeunes joueuses pour qu'elles apprennent à défendre leurs droits.

Vous êtes une femme active, athlète, maman mais aussi entrepreneuse… Ce n'est pas trop difficile à gérer  ?

En 2018, j'ai ouvert avec l'une de mes coéquipières, sur la Marina du château à Brest, un bar à tapas qui est devenu une pizzeria en 2020. C'est une façon pour moi de penser à l'après carrière sportive qui n'est plus très loin. Quant à savoir si c'est difficile de tout gérer, j'ai de la chance d'être bien entourée.

Que représente le Finistère pour vous  ?

Le Finistère, j'en suis tombée amoureuse en y venant la première fois en 2011 au club de l'Arvor 29 à Brest. Aujourd'hui, je n'ai plus envie d'en partir. J'ai fondé ma famille ici, c'est devenu ma terre d'adoption, moi qui suis née en Alsace. J'adore la côte, faire du bateau. J'ai l'impression d'être toujours en vacances. Pour moi, c'est exceptionnel. Même le climat est formidable, mais il ne faut pas le dire trop fort.

*Cinq filles du BBH étaient aux JO : Cléopatre Darleux, Pauline Coatanéa, Pauletta Foppa, Kalidiatou Niakaté, Coralie Lassource

Il faut se battre pour le droit des sportives de haut niveau.
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biographie et palmarès

  • 1989 : Naissance à Mulhouse
  • 2003 – 2004 : Intègre le Pôle Espoir de Strasbourg
  • 2008 : Devient gardienne de but de l'équipe de France
  • 2011 – 2012 : Évolue au club brestois de l'Arvor 29, remportant la Coupe de la Ligue et le Championnat de France
  • 2012 : Sélectionnée en équipe de France pour les JO de Londres
  • 2016 : Revient à Brest au BBH
  • 2017 : Championne du monde avec l'équipe de France
  • 2017 – 2018 : Gagne la Coupe de France avec le BBH et est élue meilleure gardienne et meilleure joueuse du Championnat de France
  • 2020 : Vice-championne d'Europe avec l'équipe de France
  • 2020 – 2021 : Remporte la Coupe de France, le Championnat de France et devient vice-championne d'Europe de la Ligue des champions avec le BBH
  • 8 août 2021 : Championne olympique à Tokyo