Actrices & acteurs

AAVVIF

aider les victimes de violences familiales

Le Finistère n’est pas épargné par le triste sujet des violences familiales. L'association AAVVIF qui comprend déjà une trentaine d’adhérents propose d’offrir une écoute et un accompagnement à celles et ceux qui en sont victimes.

L’acronyme de l’association se prononce « à vif ». Cela ne doit rien au hasard. En effet, l’AAVVIF (Association d’accompagnement des victimes de violences intrafamiliales) s’adresse aux femmes, aux enfants et aux hommes victimes de violences conjugales. Cette structure d’écoute et d’entraide qui a vu le jour en juillet 2020, à Pluguffan, propose notamment une ligne téléphonique disponible 7j/7 et 24h/24 en composant le 06 64 09 57 93. «  La victime doit nous appeler, il faut qu’il y ait un engagement de sa part. Nous avons une fiche de questions types. On l’amène à réfléchir à sa situation, à savoir si elle est prête à porter plainte et s’il y a lieu de le faire, selon les faits », précise Martine*, présidente de l’association.

Au bout du fil, les onze bénévoles de l’association ont pour objectif d’orienter les victimes vers des avocats, des psychologues ou d’autres professionnels selon les besoins. L’association travaille en lien avec un réseau de services : gendarmerie, commissariat, SOS médecins, assistantes sociales, mairies, CDAS, CCAS et autres associations locales (CIDFF, AGORA Justice…). «  Ensemble on est plus fort, souligne Martine. Chacun ses compétences. »

En un an, 65 familles ont déjà contacté les bénévoles de l’AAVVIF, présents dans 77 communes dans le sud-ouest du Finistère. Cela représente 120 personnes aidées, car souvent les enfants sont impactés lors de violences intrafamiliales.

L’accompagnement de l’association est anonyme et gratuit. Il peut aller d’un échange téléphonique à une rencontre, voire une présence physique pour des démarches, comme un dépôt de plainte. Les bénévoles de l’association ne sont pas des professionnels. L’AAVVIF comprend 30 adhérents et elle est soutenue par des dons et des subventions publiques, dont celles du Département, de la Préfecture, de mairies et du réseau des CDAS.

* Le nom a été changé.

Vous êtes témoin ou victime de violences conjugales  ?

Contactez le numéro Violences Femmes Info au 3919, ou faites un signalement sur ArretonsLesViolences.gouv.fr

En cas d’urgence, appelez la police, composez le 17.

CONTACTS ET INFOS

Service départemental d'incendie et de secours

AUX CÔTÉS DES pompiers

Depuis sa désignation à la Présidence du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS), Marguerite Lamour, conseillère départementale du canton de Plabennec a visité près de la moitié des centres de secours au sein des sept compagnies que compte le Finistère. Des visites qui se sont déroulées aux côtés du directeur du SDIS et des élus des différents territoires.

Marguerite Lamour a été désignée présidente du SDIS du Finistère le 26 juillet dernier par Maël de Calan, président du Conseil départemental. «  Dès le lendemain de ma désignation, j’ai organisé une tournée des centres d’incendie et de secours du Finistère. Il me paraissait important de rencontrer les pompiers du Finistère, de voir dans quelles conditions ils évoluent, et de me rendre compte sur place de leurs besoins.  »

À chaque visite, les chefs de centre ont décrit avec précision le nombre d’interventions, les effectifs disponibles et les besoins des pompiers. «  Je n’ai pas découvert ces sujets en venant rencontrer nos pompiers, précise la nouvelle présidente qui siégeait déjà au conseil d’administration du SDIS lors du précédent mandat, mais j’ai pu réellement les approfondir avec eux. »

Ces visites se sont terminées à la fin du mois d'août, dans le canton de Saint-Pol-de-Léon. À cette occasion Maël de Calan, Président du Département par ailleurs Conseiller départemental du canton a souhaité rappeler l’importance du travail des pompiers : « Ils sont essentiels à la sécurité de tous. Marguerite Lamour a donc une feuille de route claire, qui consiste à soutenir les pompiers dans leur engagement quotidien. Ils pourront compter sur le Conseil départemental pendant toute la durée de notre mandat pour être à leurs côtés. Nous les soutiendrons sur le plan du financement, bien sûr, mais surtout pour accompagner les projets qu’ils porteront au service des Finistériens et des Finistériennes.  »

Mots clés

Devenez sapeur-pompier volontaire

Le département du Finistère compte aujourd’hui 2 000 sapeurs-pompiers volontaires. Ils constituent l’un des maillons essentiels de la chaîne des secours et contribuent quotidiennement à sauver des vies. Pourquoi pas vous  ?

Afin de connaître la procédure pour devenir sapeur-pompier volontaire, prenez contact avec le chef du centre d‘incendie et de secours le plus proche de votre domicile.

Le grand portrait Didier Olivry

témoin clé de la protection du littoral breton

Docteur-ingénieur en environnement, Didier Olivry est délégué régional du Conservatoire du littoral depuis 7 ans. Témoin clé des actions de protection du littoral breton, il détaille les missions du Conservatoire et du Conseil départemental en la matière, nous rappelant l’engouement des Bretons pour leur patrimoine naturel.

Un peu d’histoire…

Dans les années 60-70, les constructions sur le littoral ont explosé. Nos espaces littoraux risquaient d’être dilapidés sous l’effet de l’urbanisation et des aménagements. D’où ce sursaut des parlementaires pour créer le Conservatoire du littoral en 1975. Sa mission première est de protéger le littoral, spécifiquement par l’action foncière. C’est le côté original de cet établissement public d’État : il protège les espaces en se portant acquéreur des terrains. Son objectif est d’atteindre « le tiers naturel », c’est-à-dire de protéger un tiers du littoral national en 2050. Dans le Finistère, grâce à une action complémentaire avec le Département, nous protégeons plus de 9 000 hectares, soit 20 % du linéaire côtier.

Quelle est la particularité du littoral breton  ?

C’est un littoral très occupé depuis longtemps, avec une population très attachée à la mer et un grand nombre d’activités : pêche, agriculture, villégiature. On y trouve un patrimoine bâti de qualité, phares, forts, sémaphores, installations conchylicoles, une grande diversité de milieux et notamment insulaires, avec plus de 5 000 îles est îlots.

Le Finistère possède des sites emblématiques comme la presqu’île de Crozon, la pointe du raz, la baie d’Audierne ou les dunes de Keremma.

Ce littoral abrite des espèces rares ou menacées et nous avons une vraie responsabilité pour leur maintien, car certaines viennent se reproduire spécifiquement ici.

Comment les habitants s’approprient-ils ces espaces  ?

Nous avons l’obligation d’ouvrir, dans la mesure du possible, les espaces littoraux au public. Nous les aménageons pour valoriser la biodiversité, les paysages et veiller à la qualité de l’eau. Notre protection n’est pas incompatible avec le développement des activités. Nous accueillons des activités économiques, notamment agricoles dans ces espaces protégés. Aujourd’hui, les comportements ont évolué. Les gens sont plus conscients de la fragilité de ces milieux et de l’intérêt de les préserver. On constate une plus grande appropriation de ces enjeux, il y a désormais une véritable passion pour la préservation du littoral.

Aujourd’hui, les comportements ont évolué. Les gens sont plus conscients de la fragilité de ces milieux et de l’intérêt de les préserver.

130

sites

4 600 ha

d’espaces naturels sensibles appartenant au Conseil départemental

6 000 km

de sentiers de promenade et de randonnée