Actus

Environnement

1971 – 2021 : 50 ans de préservation des espaces naturels sensibles

Depuis 50 ans, le Conseil départemental du Finistère élabore et met en œuvre une politique de protection, de gestion et d’ouverture au public des espaces naturels sensibles. Cette politique est basée sur l’acquisition des sites naturels à protéger, mais aussi leur gestion durable. Depuis 1971, le Conseil départemental est devenu propriétaire de 4 600 hectares répartis sur 130 sites, une action complémentaire du Conservatoire du littoral (voir l’interview de Didier Olivry page 44).

Cette politique d’acquisition a notamment permis de développer l’offre de sentiers de promenade et de randonnée sur plus de 6 000 kilomètres. Quinze circuits sont également accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Femmes victimes de violences

Faites le 3919 !

Chantage, humiliation, injures, coups, violences sexistes et sexuelles… Pour demander de l’aide, les femmes victimes de violences peuvent contacter le 3919 : gratuit et anonyme ce numéro de téléphone est désormais accessible 24 h/24 et 7 jours sur 7, sans interruption depuis le 30 août dernier.

Mini-série TV

Le Finistère fait son cinéma

Camaret-sur-Mer et la pointe de Crozon seront particulièrement mis à l’honneur dans une mini-série diffusée au printemps prochain par France 2.

Cette fiction de six fois 52 minutes est tournée cet automne dans le Finistère à Camaret-sur-Mer, Clohars-Carnoët, Moëlan-sur-Mer, Locronan, ainsi qu’à Languidic et Locmariaquer dans le Morbihan.

L'Île prisonnière, réalisée par Elsa Bennett et Hippolyte Dard, produite par Cinétévé et avec pour acteurs principaux Anouk Grimberg, Antoine Dulery et Lannick Gautry, racontera l’histoire d’une prise d’otages : celle des habitants d’une petite île bretonne par un groupe de terroristes.

Comme pour chaque tournage dans le département, les agents des routes du Conseil départemental ont été mis à contribution pour mettre en place les déviations et veiller à ce que la circulation reste la plus fluide possible pendant les jours de prises de vues.

MÉTIER

DEVENEZ ACCUEILLANT FAMILIAL

Vous souhaitez accompagner une personne adulte en situation de handicap ou une personne âgée ? Le métier d’accueillant familial est peut-être fait pour vous. Il consiste à accueillir chez soi une personne en situation de handicap ou en perte d’autonomie, pour lui offrir un cadre de vie épanouissant.

Partager sa vie familiale, ses espaces, ses rythmes, prendre en compte les difficultés, les goûts et les valeurs de la personne accueillie tout en acceptant son entourage, et organiser des activités adaptées à ses capacités : telles seront les missions de l’accueillant familial qui saura instaurer un climat de confiance, de respect et de convivialité.

Un accueillant familial peut accueillir de 1 à 3 personnes chez lui, sans lien de parenté. Un agrément délivré par le Conseil départemental est nécessaire. Cette activité est rémunérée et ouvre des droits à une couverture sociale, la retraite et aux indemnités de congés payés.

Anniversaire

"Tout commence en Finistère" fête ses 10 ans !

Depuis dix ans, « Tout commence en Finistère » s’affiche comme la bannière qui rassemble les Finistériens - car elle leur ressemble. Une longévité peu courante permise grâce à l’appropriation spontanée de sa signature par les Finistériens et la volonté d’associer tous les acteurs locaux, publics et privés, associations, entreprises, clubs sportifs ou citoyens.

Forte d’un réseau de plus de 1 500 ambassadeurs, elle anime des années thématiques avec eux pour construire des projets, et un Club marketing territorial avec les intercommunalités du département, en mettant à leur disposition des services : studio Com’, Bur’Ô Penn da Benn ; outils de communication et marketing tels que des podcasts, vidéos, identité sonore, kakémonos etc.

« Tout commence en Finistère » devient la première marque « à mission » en France, une démarche avant-gardiste dans l’univers des stratégies d’attractivité, pour mieux prendre en compte les enjeux sociaux et environnementaux, et accompagner ceux qui souhaitent engager les transitions climatiques.

Finistère sportif

une aide directe aux clubs sportifs

Avec près de 220 000 licenciés, le Finistère est une terre de sport. À l’occasion du moment convivial en l’honneur des athlètes olympiques et paralympiques du Finistère qui s’est déroulé le 23 septembre dernier à l’Hôtel du Département, Emmanuelle Tournier, vice-présidente en charge des sports, des associations et de l’économie sociale et solidaire a insisté sur l’importance du sport en Finistère : «  Lors des JO de Tokyo, nous avons vibré avec nos sportifs, au rythme de leurs performances. Le Conseil départemental soutient le sport en Finistère à hauteur de 6 millions d’euros par an cependant le Président du Département a souhaité aller plus loin pour que le Finistère soit encore plus sportif.  »

Durant son discours en présence de près de 200 responsables associatifs, le Président du Conseil départemental Maël de Calan a annoncé la création d’une aide annuelle directe aux associations sportives : «  Comme nous nous y étions engagés, nous avons créé une aide directe pour les clubs sportifs. Chaque année, tous les clubs finistériens pourront bénéficier de 5 € par licencié. Le dossier sera très simple, une page, et sera très rapide à remplir. Il s’agit d’inciter les Finistériens à faire du sport et aider nos clubs sportifs qui font vivre les territoires. »

PAROLE D'ÉLUE : Emmanuelle TournierVice-présidente en charge des sports, Canton de Brest-3

« Nous sommes fiers de nos athlètes, fiers du sport finistérien et nous soutenons nos clubs. C’est pourquoi nous avons créé une aide directe à chaque club sportif. Une aide simple dans son principe (5 euros par licencié) et dans son exécution (versée à réception d’un formulaire simple), pour que toutes les associations en profitent. »

Action

Enseignement supérieur et recherche

Une nouvelle ambition pour la recherche

Au sein de son université, de ses grandes écoles et centres de recherche et d’innovation technologique, le Finistère accueille chaque année plus de 35 000 étudiants et 1 500 chercheurs.

Aujourd’hui, le Conseil départemental du Finistère apporte un soutien à l’enseignement supérieur et la recherche à travers le financement de projets, en accompagnant le fonctionnement de l'université, des écoles, ou encore en apportant un appui financier à l’acquisition d’équipements.

Aux côtés de l’État et de la Région, le Département s'est engagé pour réhabiliter des logements étudiants et faire naître des projets d’équipements scientifiques et de recherche. Enfin, aux côtés de plusieurs collectivités, le Conseil départemental a également investi pour l’implantation de structures de recherche. À Plouzané, il a co-financé, à hauteur de 4 millions d’euros, l’agrandissement des locaux accueillant le siège d’Ifremer.

Mener une action volontariste en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche

Le soutien du Conseil départemental à l’enseignement supérieur et à la recherche est essentiel au développement de notre territoire et contribue fortement à son dynamisme économique. C’est pourquoi, afin de permettre la réussite éducative de notre territoire, le Département du Finistère ira plus loin en accompagnant toujours davantage ses étudiants ainsi que ses universités et grandes écoles.

Enseignement supérieur et recherche

L'UBO : un partenaire majeur du Département

Avec près de 24 000 étudiants, 600 enseignants-chercheurs et plus de 300 formations, l’Université de Bretagne Occidentale (UBO) est présente sur plusieurs sites (Brest, Plouzané, Quimper, Morlaix). C'est un acteur important de l’aménagement du territoire, elle est au cœur de l’enseignement supérieur et de la recherche en Finistère.

C’est pourquoi l’UBO est un partenaire majeur du Département, qui l’accompagne dans la réalisation de ses grands projets d’investissement : 4,4 millions d'euros ont ainsi été attribués à plusieurs opérations immobilières et scientifiques universitaires dans le cadre du Contrat de plan 2015-2020, dont la principale est la construction d’un pôle regroupant les formations et la bibliothèque en santé sur le campus Bouguen à Brest.

Le Département accompagne chaque année les chercheurs de l’UBO dans leurs projets : organisation de colloques, acquisition d’équipements scientifiques, accueil de jeunes chercheurs. Les projets soutenus concernent tous les domaines de recherche explorés par l’université : sciences et techniques de la mer, numérique, chimie et matériaux, santé, agroalimentaire, sciences de l’homme et de la société.

Enfin, dans le but de favoriser la réussite des étudiants, le Département aide financièrement les actions et activités de l’UBO et l’acquisition par celle-ci d’équipements pédagogiques. Ces soutiens ont pour objectif de développer et rendre plus attractives ses formations, de développer de nouvelles pratiques pédagogiques, de favoriser l’insertion des étudiants, leur engagement, d’accompagner les étudiants en situation de handicap, etc.

PAROLE D'ÉLU : Yves Du Buit, Conseiller départemental en charge de l’innovation, de la recherche et de l’enseignement supérieur, Canton de Brest-3

«  Notre ambition est de mener une politique volontariste pour l’innovation, la recherche et l’enseignement supérieur en rétablissant certaines aides dès que cela sera possible. L’orientation est aussi un enjeu pour la réussite de nos jeunes. Depuis le mois d’août, nous travaillons avec les associations pour faire découvrir à ces jeunes les filières qui recrutent. »

Mots clés

Exemples de soutiens du Conseil départemental

  • Acquisition d’un robot d’usinage pour l’atelier composite du département Génie mécanique et productique de l’IUT de Brest (voir photo), pour la fabrication de pièces complexes de grande dimension dans les industries navale et aéronautique.
  • Acquisition d’équipements et matériels pédagogiques pour les formations du centre de simulation en santé (CESIM) et du nouveau département d’Orthophonie.
  • Recrutement de tuteurs étudiants, notamment pour accompagner les étudiants en situation de handicap.
  • Sensibilisation des étudiants en médecine pour la lutte contre la désertification médicale.
Océan

Les innovations maritimes se dévoilent

Au mois de mai s'est ouvert 70.8 by Océanopolis aux Ateliers des Capucins à Brest, un lieu dédié aux technologies et aux innovations maritimes.

Les océans recouvrent 70,8 % de la surface de la Terre et ils sont aujourd'hui au cœur des enjeux stratégiques de notre planète, à Brest peut-être plus qu’ailleurs. Dans cette ville dont la vie s'articule depuis des siècles autour de la mer, 110 organismes de recherche et de formation, entreprises, institutions et associations de Bretagne ont participé à la création de 70.8 by Océanopolis, un lieu dédié aux innovations maritimes. « 70.8 a pour mission de valoriser les excellences maritimes dans ses différentes composantes : scientifiques, techniques, industrielles et patrimoniales. Il forme, avec Océanopolis qui met en valeur la biodiversité et les écosystèmes marins, le Centre national de culture scientifique dédié à l'océan. Cette galerie comporte une vocation unique : partager des savoirs, créer des émotions pour changer le regard sur l'océan », souligne Patrick Prieur, le directeur de 70.8. Un investissement de 9 millions d’euros* a été réalisé pour que ce projet lancé dès 2016 voie le jour.

Le meilleur de l'océan dans 1 000 m² de découverte

Et quel meilleur endroit que les Ateliers des Capucins, ancien haut lieu de la construction navale, pour servir de port d'attache  ? Dès l'entrée, qui se trouve face au magnifique canot de l'Empereur, œuvre phare des collections du musée national de la Marine, le visiteur est happé par le lieu. Sur 1 000 m², architectes et scénographes ont imaginé l'espace comme un navire à trois ponts conçus autour de quilles en béton. Six thématiques sont présentées pour informer largement sur les enjeux que représente la mer : les biotechnologies marines, l'exploration des grands fonds, les énergies marines renouvelables, l'étude de l'océan pour mieux le comprendre, le trafic maritime, les navires du futur et la construction navale. Et pour être comprise du plus grand nombre, la visite est ponctuée par des expériences virtuelles, immersives et interactives (tapis interactif pour se promener sur l'estran, grand écran circulaire de sept mètres de diamètre, hologramme…). « Par la somme des connaissances présentées ici, 70.8 nous éclaire sur un monde plus maritime que jamais, et renforce l'offre touristique et culturelle tout à fait exceptionnelle en la matière à Brest », précise Patrick Prieur.

*Les financeurs sont l'État (4,3 M€), Brest métropole (2 M€), la Région (1,8 M€), le Département (0,9 M€).

70.8 nous éclaire sur un monde plus maritime que jamais.

Infos pratiques

En raison du contexte sanitaire, la réservation en ligne est conseillée. 70.8 est ouvert du mardi au vendredi de 13 h à 18 h 30 et de 10 h à 18 h 30 les week-ends, jours fériés et vacances scolaires. La galerie propose un programme de visites et d’ateliers destiné aux scolaires, conçu et mené en fonction des demandes des enseignants et de leur projet pédagogique.

+ D’INFOS SUR

www.70point8.com

Pôle Ressources Handicap 29

Faciliter l’inclusion

Le Pôle Ressources Handicap 29 a été créé début 2021 pour favoriser l'inclusion des enfants en situation de handicap dans les structures de loisirs.

Depuis janvier 2021, un Pôle Ressources Handicap, missionné par la Caisse d'allocations familiales et rassemblant quatre associations d'éducation populaire (CEMEA, EPAL, Familles rurales, Planète Loisirs), a vu le jour dans le Finistère. Cette structure a pour ambition d’aider les familles d'enfants de 0 à 17 ans en situation de handicap à accéder aux structures de loisirs.

«  Nous commençons par accueillir la famille et par définir avec elle le projet d'accueil de l’enfant. Par la suite, nous favorisons la rencontre entre les parents et les professionnels de la petite enfance, de l'enfance ou de la jeunesse  », explique Xavier Caill, le coordonnateur du pôle.

Si la famille est au cœur du dispositif, le pôle s'adresse aussi aux structures telles que les centres de loisirs, les haltes garderies, les coordinations jeunesse… «  Notre rôle est de les sensibiliser au handicap, de les accompagner dans la mise en place de projets d'accueil et de les aider dans l'analyse de leurs pratiques. Nous mettons également à leur disposition des malles pédagogiques spécifiques », poursuit le coordonnateur.

Enfin, ce pôle a également comme objectif de soutenir les réflexions sur le handicap à travers les différents projets développés par les collectivités territoriales.

Actrices & acteurs

AAVVIF

aider les victimes de violences familiales

Le Finistère n’est pas épargné par le triste sujet des violences familiales. L'association AAVVIF qui comprend déjà une trentaine d’adhérents propose d’offrir une écoute et un accompagnement à celles et ceux qui en sont victimes.

L’acronyme de l’association se prononce « à vif ». Cela ne doit rien au hasard. En effet, l’AAVVIF (Association d’accompagnement des victimes de violences intrafamiliales) s’adresse aux femmes, aux enfants et aux hommes victimes de violences conjugales. Cette structure d’écoute et d’entraide qui a vu le jour en juillet 2020, à Pluguffan, propose notamment une ligne téléphonique disponible 7j/7 et 24h/24 en composant le 06 64 09 57 93. «  La victime doit nous appeler, il faut qu’il y ait un engagement de sa part. Nous avons une fiche de questions types. On l’amène à réfléchir à sa situation, à savoir si elle est prête à porter plainte et s’il y a lieu de le faire, selon les faits », précise Martine*, présidente de l’association.

Au bout du fil, les onze bénévoles de l’association ont pour objectif d’orienter les victimes vers des avocats, des psychologues ou d’autres professionnels selon les besoins. L’association travaille en lien avec un réseau de services : gendarmerie, commissariat, SOS médecins, assistantes sociales, mairies, CDAS, CCAS et autres associations locales (CIDFF, AGORA Justice…). «  Ensemble on est plus fort, souligne Martine. Chacun ses compétences. »

En un an, 65 familles ont déjà contacté les bénévoles de l’AAVVIF, présents dans 77 communes dans le sud-ouest du Finistère. Cela représente 120 personnes aidées, car souvent les enfants sont impactés lors de violences intrafamiliales.

L’accompagnement de l’association est anonyme et gratuit. Il peut aller d’un échange téléphonique à une rencontre, voire une présence physique pour des démarches, comme un dépôt de plainte. Les bénévoles de l’association ne sont pas des professionnels. L’AAVVIF comprend 30 adhérents et elle est soutenue par des dons et des subventions publiques, dont celles du Département, de la Préfecture, de mairies et du réseau des CDAS.

* Le nom a été changé.

Vous êtes témoin ou victime de violences conjugales  ?

Contactez le numéro Violences Femmes Info au 3919, ou faites un signalement sur ArretonsLesViolences.gouv.fr

En cas d’urgence, appelez la police, composez le 17.

CONTACTS ET INFOS

Service départemental d'incendie et de secours

AUX CÔTÉS DES pompiers

Depuis sa désignation à la Présidence du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS), Marguerite Lamour, conseillère départementale du canton de Plabennec a visité près de la moitié des centres de secours au sein des sept compagnies que compte le Finistère. Des visites qui se sont déroulées aux côtés du directeur du SDIS et des élus des différents territoires.

Marguerite Lamour a été désignée présidente du SDIS du Finistère le 26 juillet dernier par Maël de Calan, président du Conseil départemental. «  Dès le lendemain de ma désignation, j’ai organisé une tournée des centres d’incendie et de secours du Finistère. Il me paraissait important de rencontrer les pompiers du Finistère, de voir dans quelles conditions ils évoluent, et de me rendre compte sur place de leurs besoins.  »

À chaque visite, les chefs de centre ont décrit avec précision le nombre d’interventions, les effectifs disponibles et les besoins des pompiers. «  Je n’ai pas découvert ces sujets en venant rencontrer nos pompiers, précise la nouvelle présidente qui siégeait déjà au conseil d’administration du SDIS lors du précédent mandat, mais j’ai pu réellement les approfondir avec eux. »

Ces visites se sont terminées à la fin du mois d'août, dans le canton de Saint-Pol-de-Léon. À cette occasion Maël de Calan, Président du Département par ailleurs Conseiller départemental du canton a souhaité rappeler l’importance du travail des pompiers : « Ils sont essentiels à la sécurité de tous. Marguerite Lamour a donc une feuille de route claire, qui consiste à soutenir les pompiers dans leur engagement quotidien. Ils pourront compter sur le Conseil départemental pendant toute la durée de notre mandat pour être à leurs côtés. Nous les soutiendrons sur le plan du financement, bien sûr, mais surtout pour accompagner les projets qu’ils porteront au service des Finistériens et des Finistériennes.  »

Mots clés

Devenez sapeur-pompier volontaire

Le département du Finistère compte aujourd’hui 2 000 sapeurs-pompiers volontaires. Ils constituent l’un des maillons essentiels de la chaîne des secours et contribuent quotidiennement à sauver des vies. Pourquoi pas vous  ?

Afin de connaître la procédure pour devenir sapeur-pompier volontaire, prenez contact avec le chef du centre d‘incendie et de secours le plus proche de votre domicile.

Le grand portrait Didier Olivry

témoin clé de la protection du littoral breton

Docteur-ingénieur en environnement, Didier Olivry est délégué régional du Conservatoire du littoral depuis 7 ans. Témoin clé des actions de protection du littoral breton, il détaille les missions du Conservatoire et du Conseil départemental en la matière, nous rappelant l’engouement des Bretons pour leur patrimoine naturel.

Un peu d’histoire…

Dans les années 60-70, les constructions sur le littoral ont explosé. Nos espaces littoraux risquaient d’être dilapidés sous l’effet de l’urbanisation et des aménagements. D’où ce sursaut des parlementaires pour créer le Conservatoire du littoral en 1975. Sa mission première est de protéger le littoral, spécifiquement par l’action foncière. C’est le côté original de cet établissement public d’État : il protège les espaces en se portant acquéreur des terrains. Son objectif est d’atteindre « le tiers naturel », c’est-à-dire de protéger un tiers du littoral national en 2050. Dans le Finistère, grâce à une action complémentaire avec le Département, nous protégeons plus de 9 000 hectares, soit 20 % du linéaire côtier.

Quelle est la particularité du littoral breton  ?

C’est un littoral très occupé depuis longtemps, avec une population très attachée à la mer et un grand nombre d’activités : pêche, agriculture, villégiature. On y trouve un patrimoine bâti de qualité, phares, forts, sémaphores, installations conchylicoles, une grande diversité de milieux et notamment insulaires, avec plus de 5 000 îles est îlots.

Le Finistère possède des sites emblématiques comme la presqu’île de Crozon, la pointe du raz, la baie d’Audierne ou les dunes de Keremma.

Ce littoral abrite des espèces rares ou menacées et nous avons une vraie responsabilité pour leur maintien, car certaines viennent se reproduire spécifiquement ici.

Comment les habitants s’approprient-ils ces espaces  ?

Nous avons l’obligation d’ouvrir, dans la mesure du possible, les espaces littoraux au public. Nous les aménageons pour valoriser la biodiversité, les paysages et veiller à la qualité de l’eau. Notre protection n’est pas incompatible avec le développement des activités. Nous accueillons des activités économiques, notamment agricoles dans ces espaces protégés. Aujourd’hui, les comportements ont évolué. Les gens sont plus conscients de la fragilité de ces milieux et de l’intérêt de les préserver. On constate une plus grande appropriation de ces enjeux, il y a désormais une véritable passion pour la préservation du littoral.

Aujourd’hui, les comportements ont évolué. Les gens sont plus conscients de la fragilité de ces milieux et de l’intérêt de les préserver.

130

sites

4 600 ha

d’espaces naturels sensibles appartenant au Conseil départemental

6 000 km

de sentiers de promenade et de randonnée