La nouvelle équipe du Finistère

Entretien avec le nouveau Président

"Le Conseil départemental est de retour"

Parmi les grands chantiers que vous porterez, lesquels sont prioritaires  ?

J’ai donné à chaque vice-président une feuille de route précise sur les 6 prochains mois, pour obtenir des résultats rapides dans tous les domaines de l’action départementale.

Toutes les politiques départementales sont importantes, mais ma priorité numéro 1 en ce début de mandat, c’est clairement le handicap. Nous travaillons depuis cet été pour réduire les délais de traitement des dossiers, anormalement longs, par la Maison Départementale des Personnes Handicapées. Quand nous sommes arrivés à la tête du Département en juillet il y avait 26 000 dossiers en attente et un délai de réponse supérieur à 6 mois. Nous voulons le ramener à court terme sous la barre des 4 mois. Nous travaillons en parallèle sur le financement de nouvelles places d’hébergement pour les personnes en situation de handicap : il en manque des centaines dans le Finistère, ce qui plonge de très nombreuses familles dans une grande détresse. Dans les 6 mois qui viennent, nous allons faire bouger les lignes pour y répondre.

Comment financer cette politique du handicap  ?

Le handicap n’est pas la seule politique qui a besoin de fonds supplémentaires, il y a aussi les mineurs placés sous notre responsabilité, les services d’aide à domicile, les collèges… Les besoins sont immenses  ! Mais je suis confiant : en trois mois, nous avons aussi identifié de nombreuses pistes d’économie. Il peut s’agir de « petits ruisseaux » dans nos dépenses de fonctionnement, qui représentent pourtant des sommes importantes. Des dépenses de 10 ou 15 000 euros que personne ne contrôlait et qui étaient devenues complètement inutiles.

Il y a aussi les « grandes rivières ». Par exemple, le musée des phares à Brest qui coûtait plus de 10 millions en investissement et 1 million en fonctionnement. 10 millions d’investissement, c’est 3 collèges complètement rénovés. 1 million de fonctionnement, ce sont 20 à 30 nouvelles places d’accueil pour des personnes en situation de handicap. Des exemples comme celui-ci, nous en découvrons de nouveaux chaque mois.

Que peut faire le Département pour le développement économique du Finistère  ?

Sans développement économique, il n’y a pas de développement social possible. Sur la base de ce constat simple, nous pensons que le Conseil départemental a vocation à être un acteur clé du développement du Finistère et de la création d’emplois.

Nous avons 3 grands leviers à notre disposition. D’abord le soutien direct à certains secteurs clés (l’agriculture, la pêche, le tourisme, mais aussi le bâtiment et les travaux publics).

Ensuite le développement des infrastructures (routières, numériques, aéroportuaires, etc.) : en accélérant la couverture 4G des zones blanches, par exemple, nous favoriserons le développement économique des territoires ruraux.

Enfin, nous pouvons aider les entreprises qui ont du mal à recruter au travers de notre compétence « RSA », en aidant les 18 000 allocataires finistériens à retrouver plus vite un emploi.

Quelles sont vos ambitions dans le domaine de la protection de l’environnement  ?

Les conclusions de tous les rapports disponibles sont sans équivoque : la dégradation du climat et de la biodiversité ne cesse de s’accélérer. Chacun doit donc apporter sa pierre à l’édifice, mais au travers d’actes concrets et rapides, pas avec de grands discours.

J’ai commencé par donner des orientations pour que notre action départementale soit plus respectueuse de l’environnement. Cela veut dire plus d’investissements dans la rénovation énergétique de nos bâtiments et des collèges, des projets routiers qui consomment moins de foncier, plus de déplacements doux ou le verdissement de nos aides aux communes.

Au-delà, nous allons proposer aux Finistériens plusieurs grandes initiatives en matière de captation du CO2 ou de développement de l’économie circulaire. Nous voulons ainsi engager, avant Noël, une première action consistant à planter des dizaines de milliers d’arbres dans le Finistère.

Un dernier mot  ?

Il y aurait beaucoup de choses à dire sur le logement, la culture, le sport…

Mais mon dernier mot sera pour saluer le travail des 4 000 agents du Département qui s’engagent tous les jours au service des Finistériens, sur les routes, dans les collèges, comme accueillants familiaux, assistantes sociales, et dans des dizaines d’autres métiers.

Sans eux, beaucoup de choses arrêteraient de tourner. Avec eux, nous travaillons dur pour rénover toutes nos politiques, et montrer que le Conseil départemental est de retour  !

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Biographie

Né en 1980, Maël de Calan est originaire du Haut Léon. Après des études et de premières expériences professionnelles à Paris, il revient travailler dans le Finistère en 2012 au sein d’une entreprise spécialisée dans les biotechnologies.

Il est élu conseiller municipal de Roscoff en 2014, puis conseiller départemental du canton de Saint-Pol-de-Léon en 2015.

Réélu en 2021 dans son canton, Maël de Calan devient alors président du Conseil départemental.

Marié, papa d’une petite fille de 18 mois, il est passionné de voile et a notamment navigué autour du monde comme matelot sur Pen Duick VI.

  

Trombinoscope

les élus du conseil départemental du finistère

  

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Présentation de l'exécutif

"Des élus engagés à 100 %"

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