À l'affiche

chemins du patrimoine en finistère

Rentrée culturelle

Une rentrée sous le signe du « Patrimoine pour tous » dans le cadre des Journées européennes du patrimoine où les visiteurs ont été invités à explorer gratuitement les cinq sites d’exception du département. L’occasion également de profiter de l’exposition « Amour. Récits d’Orient et d’Occident » ainsi que ses nombreuses activités imaginées autour. La promesse d’un automne riche en évènements et en rencontres  !

Amour. Récits d’Orient et d’Occident Termine dans 1 semaine !

© ELODIE HENAFF / CDP29

Abbaye de Daoulas - du 4 juin au 5 décembre 2021

Le temps passe, l’amour reste.

L’histoire humaine est jalonnée de grandes histoires d’amour : Roméo et Juliette, Shéhérazade et Chahriar, Adam et Ève… Romanesques, mythiques ou religieuses, elles sont le reflet d’un monde, d'une époque teintée d'usages et de croyances. Fidèle à sa vocation de s’emparer des grandes questions de société, l’abbaye de Daoulas propose ici un voyage entre Orient et Occident, un voyage à travers les âges qui interroge l’évolution du rapport amoureux et de la condition féminine.

Autour de l’exposition :

  • Café philo (adultes) - 24 octobre à 15 h 30 : Peut-on rester fidèle  ?

Fidèle client, fidèle époux, fidèle épouse, fidèle ami. Fidèle à ses idées, à son dieu. Fidélité à soi  ! Fidélité partout  ! À tous ceux que l'on aime… Mais est-il possible de tenir tous ces engagements  ?

  • Philo famille (adultes et enfants à partir de 8 ans) - 27 octobre à 15 h 30 : Qui aimons-nous vraiment  ?

Aimons-nous nos parents, nos amis, nos petits amis et les pâtes de la même manière  ? Tout dépend du temps de cuisson. Donnons-nous une heure pour trouver la recette de l'amour  !

+ D’INFOS SUR

www.cdp29.fr

AGENDA DE l’AUTOMNE

  • Les 5 sites – du 23 octobre au 7 novembre : Vacances de la Toussaint
  • Château de Kerjean 21, 27 et 28 octobre : Murder party

Informations pass sanitaire

La présentation d’un pass sanitaire valide et d’un justificatif d'identité est nécessaire pour accéder à l'abbaye de Daoulas, au château de Kerjean, au domaine de Trévarez mais aussi pour participer aux différents événements organisés par Chemins du patrimoine en Finistère. 

L’abbaye du Relec et le parc du manoir de Kernault qui sont en accès libre toute l’année ne sont pas soumis au pass sanitaire.

chemins du patrimoine en finistère

Les rendez-vous de fin d'année

À l’occasion des fêtes de fin d’année, le Domaine de Trévarez et le Château de Kerjean se vêtissent de leurs plus beaux atours pour le bonheur de tous. Au programme : expositions, spectacles de lumière, artisanat et animations autour de l’univers des contes. De quoi en mettre plein la vue  !

NOEL À TRÉVAREZ Termine dans 1 mois, 3 semaines !

© DOMINIQUE RICHARD

Domaine de Trévarez - Du 20 novembre 2021 au 22 janvier 2022

Pinoc’h de Trévarez – Dominique Richard

Exposition, spectacles de lumière, animations…

Le très attendu Noël à Trévarez est de retour dans le château rose avec cette année le célèbre conte Pinocchio revu par l’artiste Dominique Richard. Une histoire revisitée où Fanch Gépétao, sabotier à Saint-Goazec, crée Pinoc’h, où la propriétaire du château de Trévarez, surnommée « la fée bleue », leur offre son aide… Au rythme d’un parcours artistique, d’un spectacle de lumières, d’une fresque vidéo, les visiteurs sont invités à découvrir la maison du sabotier, la chambre de la fée bleue et à entrevoir un carrosse tiré par mille souris blanches pour finir dans le ventre d’une baleine… La promesse d’un voyage extraordinaire entre le monde du cirque et la commedia dell’arte  !

NOËL DES CRÉATEURS Termine dans 4 heures !

© REBECCA VAUGHAN COSQUERIC

Château de Kerjean - Du 26 au 28 novembre

Le Noël des créateurs du château de Kerjean est aujourd'hui un évènement incontournable dans le territoire. Il rassemble des artisans d'art et des designers sélectionnés pour la qualité de leur production. Zoom sur deux créateurs de cette édition :

La Grande Réséda (Bannalec)

« Dans un esprit “ethnique-chic”, La Grande Réséda, c'est une gamme d'accessoires textiles de qualité pour la femme, audacieuse par ses mélanges, de belle facture et avec de fortes touches folkloriques. Les ambiances indiennes ou japonaises côtoient l'Art nouveau. Et parce qu’il est encore possible de fabriquer en France des accessoires de qualité, sains et à l’empreinte écologique réduite, toutes mes créations sont imaginées et confectionnées artisanalement avec des matériaux issus de l’agriculture biologique dans mon atelier du Sud Bretagne  !  »

Sandrine Péron (Brest)

« Je conçois de petites images en linogravure, des saynètes pour laisser vagabonder l’imagination des petits et grands enfants. Mon travail est minimaliste, très souvent en noir et blanc, mais il arrive parfois qu’une touche de couleur vienne perturber l’ensemble (papier ancien, peinture, collage…). Mes gravures sont tirées en petites séries et sont toutes réalisées à la main par mes soins dans mon atelier.  »

DES HISTOIRES AU CHÂTEAU Commence dans 3 semaines, 1 jour !

Château de Kerjean - Du 20 décembre au 2 janvier 

Les marquises se rebellent à Kerjean.

Une période propice pour mettre en valeur le château de Kerjean sur le thème des contes et revisiter l’histoire de ce lieu enchanteur en mettant l’accent sur les figures féminines qui ont marqué Kerjean.

Festival Européen du Film Court

Une édition nomade

Du 9 au 14 novembre Brest vivra au rythme du court métrage en différents lieux de la ville à l'occasion de la 36e édition du Festival européen du film court.

Depuis trente-six ans, le Festival européen du film court de Brest est le rendez-vous de la jeune création cinématographique européenne. Chaque année, près de 250 films sont programmés, 30 pays d'Europe représentés, 400 professionnels présents, 70 films mis en compétition. C'est aussi un lieu d'éducation à l'image avec une programmation adaptée à tous les âges, des temps de rencontres entre professionnels et spectateurs, et une attention particulière portée au jeune public à partir de deux ans grâce à des séances composées sur mesure pour aiguiser malice et curiosité.

Une édition hors les murs

Le Quartz – scène nationale de Brest où se déroule habituellement le festival – fait peau neuve durant les deux prochaines années. C’est pourquoi, après une édition 2020 organisée en ligne durant la période de confinement, l'association Côte Ouest met le cap sur une nouvelle aventure : celle d'un festival hors les murs.

La salle du Mac-Orlan, là où tout a commencé en 1984, vivra au rythme des compétitions (Europe, France, Bretagne) et des rencontres avec les cinéastes venus présenter leurs films. Les Finistériens pourront également assister à des avant-premières prestigieuses de longs métrages et des séances spéciales au cinéma Les Studios. Les scolaires seront quant à eux accueillis au Multiplexe Liberté. Autre lieu emblématique de Brest, les Ateliers des Capucins seront au cœur de l'événement avec, d'une part la médiathèque François-Mitterrand où des séances permettront de découvrir le parcours des nouveaux talents du cinéma, et d'autre part la place des Machines. Pendant six jours, cette place fera battre le cœur des festivaliers avec des séances pour s'émerveiller en compagnie d'enfants terribles, de youtubeurs en folie, de films qui renversent les certitudes ou qui font danser jusqu'au bout de la nuit. C'est là aussi que se déroulera le premier temps fort, celui de l'ouverture. Cette soirée composée d'une dizaine de courts métrages embarquera le public pour un voyage dans l'espace avec humour et poésie, mais en gardant parfois les pieds sur terre. Bref, une soirée qui mettra le festival sur orbite  !

Exposition à Sizun

L'enfant et la rivière

Jusqu'au 15 novembre, la Maison de la rivière à Sizun accueille l'exposition « L'enfant et la rivière, promenade le long de la vallée de l'Élorn » qui met en espace la rivière et sa biodiversité.

« Nous avions accordé notre vie à la vie de ces eaux dormantes, nous réglions tous nos mouvements sur le soleil et sur le vent, sur notre faim et sur notre repos et il nous en venait au cœur une merveilleuse plénitude. » Dans le roman d'Henri Bosco, L'enfant et la rivière, un jeune garçon attiré par une rivière puissante qui coule près de chez lui, part sur une barque à la rencontre de ces eaux dormantes et sauvages, expérimentant la liberté. «  C'est un roman qui nous reconnecte à la nature  », commente Aurore Colliou, artiste plasticienne et herboriste hanvécoise, qui a trouvé dans la nature une source d'inspiration inépuisable.

À partir de ce roman, elle a imaginé une exposition artistique et naturaliste mettant en valeur la vallée de l'Élorn. Ce fleuve côtier descend des hauteurs des monts d'Arrée, serpente jusqu'à Landerneau avant d'aller se jeter dans la mer. C'est la Maison de la rivière à Sizun qui sert d'écrin à cette magnifique promenade.

Entre recherche naturaliste et monde onirique

Dès l'entrée, une barque fabriquée en branches de noisetier et de saule annonce l'ambiance. Derrière, un monotype représente les méandres de la rivière avec, autour, des poteries façonnées à la main et ornées de gravures d'espèces caractéristiques des bords de l'Élorn. Sur les murs, la jeune plasticienne offre aux visiteurs quarante-deux aquarelles représentant elles aussi la faune et la flore classées par biotope (la tourbière, les landes, le lac, la forêt du bord des eaux, les prairies humides).

« Chaque aquarelle est l'aboutissement d'un long processus de recherche, d'observation et de mise en couleurs », explique-t-elle. Ainsi, orchidée, callune, drosera, martin-pêcheur, truite et autre loutre… se dévoilent tout en finesse et parfois en très gros plan, ce qui permet de mettre en évidence les caractéristiques de l'espèce représentée. Un vrai travail naturaliste qui nous embarque aussi dans un monde onirique. Dans un montage audio et vidéo, elle nous emmène au fil de l'eau et du chant des oiseaux, à la découverte d'histoires, de chansons, de musiques, collectées auprès des gens d'ici, qui évoquent la rivière et plus largement les monts d'Arrée. Les enfants des écoles ont aussi largement contribué à la scénographie par des dessins.

Infos pratiques

  • À la Maison de la Rivière à Sizun - jusqu'au 15 novembre
  • Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 12 h et de 14 h à 17h30 pour les individuels et tous les jours de l'année sur réservation pour les groupes.

+ D’INFOS SUR

www.maison-de-la-riviere.com

Le saviez-vous ?

Créée en 1985, la Maison de la rivière à Sizun est soutenue par le Parc naturel régional d’Armorique et le Conseil départemental du Finistère. Sa mission est de faire découvrir le monde de l’eau douce, de la source à l’estuaire, au travers de son musée et de ses animations.

à Bourg-Blanc

Voyage dans l'histoire de la photographie

Yves Simon, passionné de photo, est collectionneur depuis 1980. Une partie de ses trésors légués à la commune de Bourg-Blanc est mise en valeur au Musée breton de la photographie et du cinéma.

« En 1980, alors que j'étais facteur à Fontenay-aux-Roses, une de mes clientes, pour me remercier d'avoir reproduit une photo de ses parents défunts, m'a offert trois appareils, une chambre en bois 13x18 Georges-Mendel de 1895, un appareil détective de 1910 et un West Pocket Kodak de 1912. C'est ainsi que j'ai commencé à collectionner du matériel photographique et cinématographique », s'enthousiasme le volubile Blanc-Bourgeois Yves Simon.

Quarante et un ans plus tard, l'homme qui a débuté la photographie en 1950 avec un Ultrafex français en bakélite 6x9, possède plus de 4 500 appareils chez lui, sans compter les 1 200 dont lui et sa femme ont fait don en 2005 à la mairie de Bourg-Blanc. Ces appareils, qui dans 92 % des cas lui ont été donnés, sont exposés depuis 2007 sous la médiathèque, au sein du Musée breton de la photographie et du cinéma.

La plus importante collection de Bretagne

Géré par l'association Source d'images, le musée est le seul de la sorte en Bretagne et la collection d'Yves Simon la plus importante du Grand Ouest. Cet espace muséographique présente en permanence 430 appareils. «  L'association les change régulièrement pour que les visiteurs aient envie d'y revenir », précise le collectionneur.

Une véritable plongée dans l'histoire de la photo, depuis les origines de Niepce et Daguerre dans la première moitié du XIXe siècle jusqu'aux appareils numériques d'aujourd'hui, avec des pièces extrêmement rares.

Si l'entrée du musée est libre et gratuite aux heures d'ouverture de la médiathèque, il est possible pour les individuels comme pour les groupes ou les scolaires de demander une visite guidée à Yves Simon ou à Alain Uguen, le président de l'association. Anecdotes et petites histoires dans la grande ponctueront la visite. « Pour moi, cette passion est une quête permanente, faite de rencontres, d'échanges avec d'autres passionnés comme moi. Ce qui m'intéresse, ce sont les appareils, la mécanique, et ce qu’ils représentent à chaque époque », commente Yves Simon.

Pour moi, cette passion est une quête permanente, faite de rencontres, d'échanges avec d'autres passionnés comme moi.

Infos pratiques

  • Pour une visite guidée avec Yves Simon : 06 15 92 53 63 sinon via le site Internet.
  • Horaires d'ouverture :
  • Mardi : 16 h 30 – 19 h
  • Mercredi : 10 h – 12 h et 14 h – 17 h 30
  • Samedi : 10 h – 12 h et 14 h – 16 h

+ D’INFOS

www.sourcedimages.wixsite.com/sourcedimages

Château de Roc'h Morvan

La tour d'artillerie sort de l'oubli

Grâce aux fouilles archéologiques menées par les agents du Conseil départemental, le château de Roc'h Morvan, propriété du Département, n'en finit pas de dévoiler ses secrets. Après l'enceinte haute, c'est l’enceinte basse et sa tour d'artillerie qui sont ouvertes au public.

Juchées au sommet d'un éperon rocheux qui domine l'Elorn, les ruines du château de Roc'h Morvan (la Roche-Maurice en français) racontent dix siècles d'histoire. Érigée au XIe siècle sur ce site stratégique, par Morvan vicomte de Cornouaille, la forteresse a régulièrement été attaquée puis reconstruite et est passée de mains en mains : celles des vicomtes de Léon, puis celles des Rohan jusqu'en 1989, date à laquelle elle fut cédée au Département. Jouant son rôle défensif jusqu'au XVIe siècle, le château est ensuite laissé à l'abandon par ses propriétaires et sert de carrière de pierres utilisées par les habitants des environs, avant de devenir une ruine instable et dangereuse.

Deux campagnes de fouilles et deux chantiers

« Une première phase de fouilles a été entreprise en 2000 par l'INRAP sur le donjon, le logis seigneurial et la porterie, suivie par un premier chantier de sécurisation des ruines et de la roche qui s'est achevé en 2011. Ces travaux ont également permis l'accès à la forteresse, la création d'un parcours d'interprétation et la mise en lumière du bâtiment », explique Anne Badiche-Désille, cheffe du patrimoine architectural au Conseil départemental du Finistère. En 2013, une deuxième campagne de fouilles dirigée par Ronan Pérennec, archéologue départemental, a été lancée pour mettre au jour l'enceinte basse du château qui était cachée sous un cône d'éboulis. « Chaque été depuis 2014, les fouilles que nous menons sont fructueuses. On a trouvé par exemple des restes alimentaires qui nous donnent de précieuses indications sur les modes de vie », s'enthousiasme l'archéologue.

La tour d'artillerie accessible depuis juillet

Des travaux de maçonnerie ont également été menés chaque année par le Département, d'une part pour sécuriser l'accès au périmètre, faire du terrassement et évacuer les gravats, et d'autre part pour sécuriser et étanchéifier les arases des murs grâce à un mortier à base de chaux. En 2019, un permis de construire a été accordé pour cristalliser et valoriser cette deuxième phase. Les travaux ont débuté fin 2020 et ont été livrés en juillet. Les visiteurs peuvent désormais accéder à la moitié est de l’enceinte basse, qui comporte une tour d'artillerie à laquelle on monte par un escalier monumental et une porte voûtée. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le résultat est impressionnant.

Musée de Pont Aven

L'artiste et le marchand d'art Termine dans 1 mois !

Jusqu'au 2 janvier 2022, le Musée de Pont-Aven présente une exposition centrée sur les relations de l’artiste Jean Puy avec le marchand d’art Ambroise Vollard, de 1905 à 1925.

Jean Puy, Mer à Belle-Ile, 1902, huile sur toile, 81 x 60 cm. Collection Paul-Dini, Villefranche-sur-Saône © Amis de Jean Puy, © ADAGP, Paris 2021

L’exposition présente une sélection d’œuvres de Jean Puy (1876-1960), ayant appartenu à la galerie Ambroise - Vollard et conservées aujourd’hui dans des musées ou des collections privées : portraits, modèles dans l’atelier, figures dans la nature, paysages de Bretagne, du Midi ou de sa région natale (le Roannais), natures mortes, céramiques, œuvres graphiques en relation avec des tableaux ou illustrations pour des livres.

Installé à Paris comme marchand d’art au début des années 1890, Ambroise Vollard (1866-1939) a été un grand découvreur de talents. Il s’est intéressé à toute la jeune génération des artistes d’avant-garde comme Gauguin, Redon, Sisley, Pissarro, Mary Cassatt, Van Gogh, Cézanne, Renoir, les Nabis, Picasso et les Fauves.

Une création artistique variée

Le marchand d’art remarque le travail de Jean Puy à l’occasion du Salon d’automne de 1905, où sont présents de nombreux artistes, qualifiés par la critique de « fauves ». Parmi eux : Matisse (1869-1954), Derain (1880-1954), Vlaminck (1876-1958), Manguin (1874-1949), Camoin (1879-1965), Marquet, (1875-1947) ou Van Dongen (1877-1968).

Ambroise Vollard achète tout l’atelier de Jean Puy (comme il le fait alors pour Derain et Manguin), et le prend sous contrat pour une vingtaine d’années.

Pour diversifier la production de ses artistes et rendre l'art plus accessible, Vollard développe à partir de 1896 une importante activité d’éditeur d’estampes originales, de petits bronzes, de céramiques, en collaboration avec André Metthey, mais aussi de livres illustrés de bibliophilie.

Outre des centaines de tableaux, de dessins et une trentaine de céramiques, Jean Puy fournit à Vollard toute l’illustration pour le livre Ubu à la guerre (1923) écrit par le marchand lui-même, ainsi que des dessins pour des éditions non publiées comme Candide de Voltaire.

Cette exposition est organisée à l’occasion du 60e anniversaire de la mort de Jean Puy.

En images

Retour sur le Tour

Le Finistère a accueilli le grand départ du Tour de France 2021 le 26 juin dernier. La première étape du Tour s’est déroulée dans plus d’une vingtaine de communes du département. Habitants, visiteurs et spectateurs du monde entier ont pu assister au passage des coureurs de cette compétition sportive d’envergure internationale. Un formidable coup de projecteur sur notre pointe bretonne, terre de vélo.

TOUR DE FRANCE

REPORTERS SOLIDAIRES

Les services du Conseil départemental ont proposé à Brigitte, Céline, Gevorg et Izabel, en parcours d’insertion, de s’investir dans une aventure courte et, ô combien, dense : devenir le temps d'une étape reporters sur le Tour de France.

Brigitte raconte : « Lors d’une réunion, on nous a proposé de participer à un reportage sur le Tour de France et j'ai pensé : “Pourquoi pas ?”. Le jour J, sur le Fan Park, armés d’un micro nous avons posé nos questions aux personnalités et associations présentes et c’est avec fierté que nous avons joué notre rôle de reporters. En amont, avec les animatrices nous nous sommes retrouvés tous ensemble pour savoir quelles questions poser et comment s’organiser sur le site. Pour les accompagnatrices du projet, la logistique était compliquée du fait du contexte sanitaire, mais nous nous sommes adaptés. Malgré l’inquiétude et le stress de participer à la réalisation d’un tournage, nous avons relevé le défi. » Pour Céline : « C’est une belle expérience qui m’a beaucoup appris sur le métier de reporter et sur moi-même. » Izabel confirme le propos : « Pour nous toutes, ça a été une belle occasion. Notre aventure s'est terminée à Landerneau, avec l'arrivée sous les applaudissements de Julian Alaphilippe, vainqueur de la 1re étape. »

Balades

900 km d’itinéraires cyclables balisés

Finistère, destination vélo

Partez à la découverte du Finistère à vélo. Neuf cents kilomètres d'itinéraires cyclables départementaux balisés vous attendent. Une carte a été éditée par le Département à l'occasion du Tour de France.

Le Finistère est une terre de vélo. Il n'y a qu'à voir l'engouement des Finistériens en juillet lors de la première étape du Tour de France de Brest à Landerneau pour s'en convaincre. Grâce à de nombreux aménagements qui traversent tout le département, les cyclistes, cyclotouristes ou familles disposent désormais de 900 kilomètres d'itinéraires cyclables balisés avec une signalétique adaptée, jalonnés dans les deux sens et sécurisés.

À l'occasion du Tour de France, le Conseil départemental a édité une carte qui recense les véloroutes départementales, régionales, nationales voire internationales  (la Vélodyssée ®, la Vélomaritime ®, la Véloroute « La Littorale », la V7 Bretagne ou la V6-Canal de Nantes à Brest, …), dont certaines sont aménagées en voies vertes. Cette carte donne aussi de précieuses informations sur les réseaux de transports qui acceptent les vélos à leur bord, les règles de sécurité à respecter, la signalétique… De son côté, l'agence d'attractivité Finistère 360° propose sur son site Tout commence en Finistère, sept boucles « coup de cœur » longues de 16 à 32 kilomètres

Les sept boucles de Tout commence en Finistère

  • Châteauneuf du Faou – Trévarez :

16,3 km dont 8 km le long du canal de Nantes à Brest avant d’aller rejoindre le domaine du château de Trévarez.

  • Saint-Pol de Léon – Plouénan :

27 km au cœur de la ceinture dorée entre paysages maraîchers et points de vue splendides sur la baie de Morlaix, le château du Taureau…

  • Dans le Pays Bigouden :

32 km de Loctudy au Guilvinec le long de la côte et retour par l'intérieur des terres, à la découverte des ports de pêche.

  • Dans le cap Sizun :

28,7 km de Plogoff à la pointe du Raz, à la découverte des petits ports abris du cap Sizun, des côtes découpées et des points de vue splendides sur Sein et sur la presqu'île de Crozon.

  • Entre Plougonvelin et le Conquet :

18 km au départ de la pointe Saint-Mathieu, entre mer et mémoire, pour découvrir l'entrée de la rade de Brest et la mer d'Iroise avec vue imprenable sur l'archipel de Molène.

  • Dans les abers :

18 km au départ de Plouguerneau pour partir sur les traces des goémoniers et des algues et découvrir le phare de l'île Vierge.

  • Autour des monts d'Arrée :

26 km au départ de la Feuillée pour plonger dans un décor de montagne avec des vues à 360°, entre paysages bocagers, landes arides et hameaux authentiques.

Mots clés

La carte « Finistère, destination vélo » est disponible dans les offices de tourisme ou sur le site du Département

+ D'INFOS

Retrouvez le détail des boucles vélo sur www.toutcommenceenfinistere.com

Mémoire

La dalle gravée de Saint-Bélec

L’histoire d’une carte préhistorique

Découverte à Leuhan en 1900, une imposante pierre de schiste gravée pourrait bien être la plus ancienne carte retrouvée en Europe. Datant de l’âge du bronze ancien (période comprise entre 2150 et 1600 avant notre ère), elle est qualifiée « d’exceptionnelle » par les chercheurs et les archéologues.

Dans les caves du musée d'Archéologie nationale - Numérisation de la dalle en 3D par V. Lacombe (DigiScan3D) en 2017. © P. STÉPHAN / CNRS

« C’est probablement la plus vieille représentation cartographique d’un territoire reconnue en Europe à ce jour », explique Clément Nicolas, archéologue à l’université de Bournemouth. « La carte, qui représente la vallée de l’Odet et une partie des montagnes Noires est la première où les gravures, suffisamment précises, permettent d’identifier un tel territoire. Il s’agit donc d’un document important dans l’histoire de la cartographie », renchérit Yvan Pailler, chercheur à l’Inrap — l’Institut national de recherches archéologiques préventives.

Cette dalle gravée — un bloc de schiste de plus d’une tonne, long de 2,20 m, large de 1,53 m et épais de 16 cm — a été mise au jour en 1900 à Leuhan par le préhistorien breton Paul du Chatellier, en fouillant le caveau d’un tumulus datant du Bronze ancien à Saint-Bélec. «  La dalle constituait l’un des côtés du coffre, surmontée de plusieurs niveaux de moellons. Un bloc mégalithique occupait l’autre côté. L’ensemble était recouvert d’une grosse dalle de couverture, détaille Yvan Pailler. On suppose que la dalle aurait été gravée à l’âge du bronze, avant d’être réemployée pour constituer la paroi de ce coffre. »

Un gardien met les archéologues sur la piste

Paul du Chatellier la déplace alors jusqu’à son château de Kernuz à Pont-L’Abbé. « En lisant ses lettres, on comprend qu’il avait bien conscience d’avoir trouvé une pièce extraordinaire. Mais, à cette époque, il ne savait pas encore comment l’interpréter  », indique Clément Nicolas.

Tombée dans l’oubli durant un siècle, cette dalle ornée a été redécouverte en 2014 dans les caves du musée d’Archéologie nationale à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines). Entreposée dans une des caves du château, c’est un gardien qui a mis les archéologues sur la piste… alors que cette dalle n’avait pas été initialement inventoriée.

Des gravures réalisées par piquetage et incision

«  Des motifs qui se répètent, reliés entre eux par des lignes pour former un réseau, dans un ensemble cohérent… Nous avons estimé rapidement qu’il s’agissait d’une carte préhistorique, car tous ces éléments étaient réunis  », explique Clément Nicolas. Le piquetage et l’incision étaient les deux méthodes utilisées pour réaliser ces gravures. Des gravures et des motifs qui ont fait l’objet de nombreuses études depuis 2014.

Décrypter tous les symboles fut un travail de longue haleine. L’étude de la dalle a été menée au moyen d’observations à l’œil nu, de photographies générales et détaillées avec éclairage rasant, et plusieurs méthodes de relevés 3D. Des documents graphiques qui se sont révélés essentiels pour analyser l’état des surfaces ou les détails des gravures. Ainsi, les grandes lignes du relief et le réseau hydrographique de cette partie du Finistère coïncident avec le réseau complexe représenté sur cette dalle : «  Nous arrivons à des degrés de similarité compris entre 70 % et 80 %. C’est équivalent aux résultats obtenus pour des cartes mentales recueillies par les ethnologues auprès de peuples comme les Papous ou les Touaregs », précise Clément Nicolas.

 

Plus qu'une simple carte…

À l’âge du bronze ancien, les sociétés étaient vraisemblablement divisées en plusieurs principautés à l’échelle de la Basse-Bretagne. 

De petites entités politiques qui ont perduré quelques siècles. Aux alentours de −1700 ou −1600, les organisations sociales ont changé. Or, cette carte, ce document public représentant un secteur d’à peu près 30 kilomètres sur 20, et qui devait servir à administrer un territoire, a été placée dans une tombe. Pourquoi  ? On peut se demander si, finalement, à travers cette dalle ne se dessine pas en creux une histoire des tumulus armoricains. Elle marquerait la fin de ces élites, la fin des princes d’Armorique, d’une lignée qui a régné sur ce territoire des montagnes Noires et qui, vers la fin de l’âge du bronze, s’est effondrée.

Kiosque

Curiosités

Insolite Finistère

Pierre Martin; Éditions Sutton

Savez-vous que le Diable a élu domicile dans une chapelle du sud Finistère  ? Que notre département fut une terre de mineurs  ? Que l’on fabriquait du nuoc mâm à Douarnenez à l’époque romaine  ? Connaissez-vous les Johnnies de Roscoff ou le surprenant Petit-Maroc à Tréboul  ? Pouvez-vous imaginer qu’il existe des vignes dans notre Finistère  ? Autant d’énigmes et d’interrogations que vous pourrez élucider en parcourant cet ouvrage de 210 pages, parfaitement illustré.

Partez à la découverte d’un patrimoine qui n’est pas forcément caché, mais juste parfois en dehors du champ de vision habituel ou à l’écart des sentiers battus.

Femmes d’exception en Bretagne sous l’Occupation

Isabelle Le Boulanger; Éditions Coop Breizh

Portraits croisés de résistantes hors norme

Un ouvrage qui fait suite à Bretonnes et Résistantes, 1940-1944. Il vise à retracer le parcours de certaines de ces femmes, héroïnes ordinaires, anonymes pour la plupart et personnages d’exception.

Ici commence la musique du monde

Pierre Tanguy; Éditions L’enfance des arbres

Un très bel hommage à l’œuvre du poète, écrivain et journaliste breton Xavier Grall. Le livre comprend également des peintures de la jeune artiste finistérienne Rachel La Prairie.