Brezhoneg

Kenleur zo ganet

An div gevredigezh Kendalc'h ha War 'l Leur zo bet kendeuzet e miz Mae tremenet evit ober ur gevredigezh hepken, Kenleur Penn-ar-Bed he anv. Muioc'h a nerzh hag a youl zo gante bremañ evit kas da benn raktresoù liesseurt.

Dibaoe 1985 zo eus an div gevredigezh Kendalc'h ha War 'l Leur e departamant Penn ar Bed. Ar c'helc'hioù keltiek, bagadoù tud tik gant dañsoù ha dilhad hengounel Breizh, a zo bodet gante o-div. O fal boutin a zo brudañ ha broudañ sevenadur Breizh, en he zerouer hag er bed a-bezh. Met ar bloavezh 2020 hag ar pennadoù-kraouiañ, an difenn graet ouzh an dud en em vodañ asambles ha tostaat an eil re ouzh ar re all, a zo bet ur skoilh bras evit an dañserien. Dibaoe pellig zo e oa kresket ar c'hoant e izili ar c'hevredigezhioù d'en em zastum en-dro ivez, o vout ma raent ar memes tra pe dost. Setu, e kreiz miz Here 2020, e oa bet loc'het un DLA (Dispositif Local d'Accompagnement) gante, evit ma vije prientet kendeuziñ an div gevredigezh. Hir eo bet an hent, e-giz ma tispleg deomp Patrick Thoër, prezidant Kenleur Penn ar Bed. War-lerc'h seizh miz ha 2 500 euriad labour a youl vat hag a-bell, unanet eo bet Kendalc'h ha War 'l Leur d'an eil a viz Mae tremenet, evit genel Kenleur. Un anv a zegas da soñj deomp eus ul leurenn ma tañso an holl warni hiviziken. Eizh kevredad a vez bodet er memes kengevred eta ha Kenleur Penn ar Bed a ra war-dro 40 kelc'h keltiek ha lazioù-kanañ. Ma voe start ar bloavezh tremenet evit ar gevredigezh, muioc'h a startijenn hag a c'hoant zo gante evit kas o raktresoù da benn. Vanessa Guillou, a zo unan eus ar pemp implijiad er gevredigezh, a gont deomp peseurt mod eo bet ledanet o zachenn ober. Ouzhpenn kinnig stajoù dañsal evit ar c'helc'hioù keltiek, prieñtiñ hag ober war-dro o c'hoñkourioù, unan bennak eus o gopridi zo mestrez war an arz da feriñ an dilhad Sul hag o gouzougennoù. Ur ouiziegezh talvoudus-kaer evit ar c'helc'hioù, ken bihan eo deuet an niver a dud gouest d'en em zifretañ gant plegoù ar c'hoefoù hag an dilhad kozh, an deiz a hirio. Mont a ra tud ar gevredigezh da welet bugale ar skolioù ivez, gant o abadennoù « Ur wech e oa… Penn ar Bed ». Diwar ur goñchenn gozh e liammont un toullad oberezhioù, evel dizoloiñ ar brezhoneg, dilhad Breizh, ar micherioù kozh… N'eus ket pell zo ez eont da jestraouiñ gant o margodennoù dirak moused vihan ar magourioù ivez. Sterenn ar Vigoudenn, ambrouget gant Gervaise ar Vartinikez ha reoù all, a lak ar re vihan da zizoloiñ sevenadur Breizh hag an estren vro zoken. Araok pell, ur raktres all anvet « Dorn ha dorn » a vo kaset en-dro gante evit tud dalc'het en o c'horf, atav evit reiñ c'hoant d'an nen mont pelloc'h gant yezh ha sevenadur Breizh.

Traduction en français

Kendalc'h et War 'l Leur existent depuis 1985 en Finistère. Les cercles celtiques, ces groupes dans lesquels se retrouvent des passionnés de danse et de costumes traditionnels bretons, étaient jusqu'alors fédérés par ces deux associations. Leur objectif commun était de faire rayonner et de faire vivre la culture bretonne, en Bretagne et en Finistère, comme dans le monde entier. L'année 2020 et la crise sanitaire, les restrictions concernant les réunions et la distanciation physique, n'ont pas été favorables à la pratique de la danse. Depuis quelques temps également, les membres des deux associations finistériennes souhaitaient se réunir aussi au sein d'une même entité. C'est ainsi qu'a été enclenché, au milieu du mois d'octobre 2020, un DLA (Dispositif Local d'Accompagnement) afin de préparer au mieux cette fusion. Le chemin a été long, comme nous le fait remarquer Patrick Thoër, président de Kenleur Penn ar Bed. Ce n'est qu'au terme de sept mois et 2 500 heures de travail bénévole à distance que la fusion a été célébrée le 2 mai 2021. L'association Kenleur est née. Kenleur, c'est comme son nom l'indique en breton, une scène (leur) partagée (ken) entre tous les danseurs désormais. Huit fédérations sont ainsi rassemblées au sein d'une même confédération. Kenleur Penn ar Bed fédère elle une quarantaine de cercles celtiques et de chorales. Si l'année 2020 a été éprouvante pour les adhérents, ceux-ci profitent du nouveau souffle de leur association pour porter et animer des projets variés. Vanessa Guillou, l'une des cinq salariés de l'association, nous rappelle que le champ d'activité de celle-ci s'est étendu et diversifié au fil des années. En plus des stages proposés aux cercles et de l'organisation et l'animation de concours, l'une des employés de l'association est maîtresse dans l'art de repasser les cols et coiffes des costumes traditionnels. Une connaissance très utile pour les cercles celtiques et devenue rare aujourd'hui. Le projet « Ur wech e oa Penn ar bed » est toujours d'actualité pour les scolaires. A partir d'un conte traditionnel breton, les adhérents de l'association créent un projet abordant des thèmes culturels variés, tel la langue bretonne, les costumes traditionnels, les métiers d'autrefois… Ils vont aussi animer les crèches et faire découvrir au très jeune public la culture bretonne et étrangère, avec leurs marionnettes Sterenn la Bigoudène, Gervaise la Martiniquaise et bien d'autres. Leur projet à venir « Dorn ha dorn », main dans la main, concerne le milieu du handicap, et notamment les handicapés moteur, qui pourront ainsi découvrir la culture bretonne, toujours avec le souci de donner envie d'aller plus loin par la suite.

Mots clés

Les deux associations Kendalc'h et War 'l Leur ont fusionné au mois de mai dernier en une seule association nommée Kenleur. Les membres de l'association sont d'autant plus motivés pour porter de nombreux et divers projets.

langue bretonne

Ar skol, gwechall ha hirio / L'école, autrefois et aujourd'hui

L'école d'autrefois (ar skol wechall) n'a pas grand-chose à voir (n'eus ket kalz a dra da welet) avec celle d'aujourd'hui. On y apprend toujours à lire (lenn), écrire (skrivañ) et compter (kontañ) bien sûr. Mais le fonctionnement (ar mont en-dro) des établissements (an tier skol) est radicalement différent (kemmet penn da benn). Dans une école de campagne (en ur skol war ar maez) en Basse-Bretagne, les élèves d'autrefois allaient fréquemment à pied (war droad) à l'école, été comme hiver (hañv-goañv) sous n'importe quel temps (dindan an amzer). Quand ils n'étaient pas inscrits en pension (e pañsion) dès l'âge de 6 ans  ! Parfois, dans une même classe (ur c'hlas hepken), jusqu'à 40 enfants (betek 40 bugel) ou plus usaient leurs culottes courtes (o bragoù berr) sur les bancs de la classe (bankeier ar c'hlas). Les plus aisés d'entre eux (ar re ar muiañ en o aes) déjeunaient à la cantine quand les autres (ar re all) apportaient leur repas (o c'heusteurenn), un quignon de pain (ur penn-bara) et une maigre soupe (ur soubenn dreut), dans le réfectoire (ar c'hantin), ou sur la cour de l'école (war ar porzh-skol)  ! Pas de garderie (an diwallerez), ni le matin ni le soir (na da vintin na da noz), pas d'étude (ar studi) et pas de transport scolaire (an treuzdougen skol) donc. En classe, c'est le silence (peoc'h zo). Les élèves (ar skolidi) écrivent beaucoup, les livres étant rares (ral) et les fichiers et photocopies (ar fichennaouegoù hag ar fotokopiennoù) inexistants. Les récitations et le par cœur (an deskiñ dindan eñvor) sont la règle.