Actrices & acteurs

Finistèrien.ne.s Nolwen Tanguy

Assistante familiale

Après une carrière dans le secteur social, Nolwen Tanguy a décidé il y a trois ans de changer de métier : elle est aujourd'hui assistante familiale à Quimperlé et accueille chez elle des enfants pris en charge par les services de l’aide sociale à l’enfance.

Elle ne cache pas la difficulté de sa mission mais la considère « comme un acte citoyen ». Et elle ajoute : «  J’avais envie d’accompagner des enfants en leur proposant une maison et un environnement stable pour les aider à bien grandir.  »

Depuis mars, les indemnités d’entretien des assistantes familiales sont revalorisées de 15 % et leur rémunération bonifiée. «  Une gratification bienvenue mais légitime car c'est un vrai métier et une grande responsabilité », affirme Nolwen Tanguy.

Assainissement non collectif et environnement

Faites vérifier vos installations !

L’assainissement non collectif concerne le traitement des eaux usées d’une maison individuelle sur le terrain même de l’habitation. Un réseau de partenaires (SPAN, bureaux d’études, installateurs, producteurs de granulats…), fédéré par le Département, accompagne les usagers pour des installations plus respectueuses de l’environnement.

Aujourd’hui, le Finistère compte 142 000 installations d’assainissement non collectif. Ce parc concerne 1/3 des Finistérien.ne.s. 10 à 12 % de ces installations sont polluantes, soit environ 17 000 d'entre elles. Le parc vieillissant n’est plus toujours aux normes actuelles. « Le cadre réglementaire a évolué, explique Yvan Guennic, agent au service de l'eau potable et de l'assainissement du Département. Au-delà de ses activités de contrôle des installations, le SPANC, service public d'assainissement non collectif, est là pour informer sur les nouveautés techniques et les obligations réglementaires. C’est aussi un relais technique et administratif pour faciliter la connaissance de la chaîne d’acteurs. » Le Finistère compte 63 SPANC.

Être acteur de la protection des milieux

Le propriétaire possédant un système d’assainissement non collectif doit se conformer à des contrôles réguliers. « Il inscrit son installation dans un contexte environnemental et devient acteur de la protection du milieu. Le système d’assainissement est également un élément du patrimoine d'un bien. On pourra profiter d’un acte de vente pour vérifier son installation, la valoriser, ou la réhabiliter impérativement dans l’année suivant la vente », souligne Yvan Guennic.

Lors de l'installation d'un nouveau système d’assainissement non collectif, le SPANC donne son avis sur le projet et vient vérifier si la réalisation est conforme.

Si l’installation existe déjà, les contrôleurs du SPANC la vérifient tous les six à dix ans. Ils informent l’usager sur l’état de son système d’assainissement, son entretien, et sur les éventuelles réparations à faire. Si l'installation est jugée polluante, elle devra être remise aux normes sous quatre ans.

L’usager peut faire directement appel au SPANC, qui lui apportera, en plus du contrôle, conseil et expertise sur son installation.

Le grand portrait Jean-Paul Ollivier

Un Breton et le Tour de France

Né en 1944 à Concarneau, celui qu'on a surnommé Paulo la Science au cours de sa longue carrière de journaliste sportif, revient sur sa passion pour le vélo. À l’occasion du départ du prochain Tour de France à Brest, le 26 juin 2021, Jean-Paul Ollivier finalise justement un livre sur La Bretagne et le Tour de France. Entretien.

Comment avez-vous commencé votre métier de journaliste sportif  ?

J’ai toujours aimé le vélo et le sport. Vers 14 ans, je connaissais tous les coureurs, où ils étaient nés, ce qu’ils avaient gagné, etc. Puis j’ai rencontré des coureurs professionnels, venus disputer l’épreuve de Scaër. J’ai discuté avec eux et je leur ai donné tout leur palmarès. Et ils n’en revenaient pas et m’ont demandé ce que je voulais faire dans la vie. Je leur ai dit que je voulais être journaliste et ils m’ont proposé, quand je serais en âge de travailler, de faire le tour des rédactions. C’est comme ça que je suis rentré, à 17 ans et demi, dans un journal qui s’appelait le Vélo journal. Je suis ensuite passé par La Dépêche de Poissy, puis L’Aurore… Avant de travailler à l’ORTF, puis France Télévision, que j’ai quittée à 70 ans.

Quelle relation les Bretons entretiennent-ils avec le vélo  ?

La Bretagne est une terre de cyclisme. Le sport cycliste correspond à la mentalité du Breton : une volonté de fer, pour se battre sur des routes qui ne sont pas très bonnes mais dont on sort vainqueur. Le tempérament du Breton s’y retrouvait. La Bretagne a toujours eu un rôle à jouer. Les étapes bretonnes du Tour sont sélectives, car le relief monte et descend tout le temps. L’arrivée à Mur-de-Bretagne notamment, ce sont des belles étapes, avec beaucoup de bagarres. Il y a un très beau parcours en Bretagne.

Quels souvenirs gardez-vous de ces années à suivre le Tour  ?

Des Tours de France, j’en ai fait 41. Je continue toujours à m’y intéresser. C’est normal, ça a quand même été une grosse partie de ma vie. J’ai beaucoup aimé les Tours de France avec Hinault. Parce que Bernard Hinault, c’est un tempérament, on sent l’imprégnation du Breton. Tous ses Tours de France, je les ai faits avec un immense plaisir. Je l’ai vu agir, je l’ai vu attaquer, c’était un sanguin. Il avait de la classe quoi, il avait du nerf. Pour moi, ça a été une grande joie d’être avec lui au fil de ces années-là, de le voir évoluer.