Actus

Lutte contre le réchauffement climatique

Le bilan carbone du Département

En décembre 2019, le Conseil départemental a adopté un rapport d’engagement pour le climat et l’environnement.

Dans le cadre de cet engagement pour le climat et l’environnement et de son plan d’actions, adopté en 2020, les directions et agent.e.s du Département sont mobilisé.e.s pour travailler sur de grands enjeux concernant à la fois le foncier, l’eau, la biodiversité, la neutralité carbone, les déchets et la déplastification, le numérique, et l’alimentation.

Réduire l’empreinte carbone

Le Département a réalisé un bilan carbone en 2019, c’est-à-dire la somme des émissions de gaz à effet de serre (GES) résultant de l’activité des agent.e.s et élu.e.s de la collectivité sur toute l’année. 20 033 tonnes équivalent CO2 (TCO2) ont ainsi été émises, soit 5,7 TCO2 par agent.e et élu.e. C’est l’équivalent d’environ 94 000 000 kilomètres parcourus en voiture, soit 2 342 fois le tour de la Terre.

Ces émissions se répartissent ainsi : 44, 1 % d’entre elles proviennent des déplacements, 41, 5 % de la consommation énergétique des installations fixes, 13,6 % des véhicules utilitaires, matériels et engins affectés aux travaux, 0,6 % des systèmes produisant du froid et de la climatisation, et enfin 0,1 % du changement d’affectation des sols.

Enquête de lectorat

Imaginons ensemble le futur Penn ar bed !

L’équipe rédactionnelle réfléchit à l’amélioration et à l’évolution du magazine départemental Penn ar bed et sollicite votre opinion au travers d’une enquête de lectorat. Une enquête en ligne sera proposée à la mi-juin aux Finistériens, répondre à ce questionnaire ne vous prendra que quelques minutes. Vos remarques et vos suggestions seront prises en compte pour réaliser un magazine en phase avec vos attentes.

5e schéma « Vivre ensemble »

Foyers de vie : précision

Dans le dossier du magazine Penn ar bed de mars consacré au budget 2021, à la page 18 il était fait mention de 300 places en foyers de vie programmées dans le 5e schéma « Vivre ensemble ». Le Conseil départemental du Finistère programme en fait 300 places au total, dont 120 places en foyers de vie. Plus de 10 millions d’euros sont consacrés au 5e schéma « Vivre ensemble ».

Centre national des phares de Brest

Suivez le Signal !

Après plusieurs ateliers de créativité réunissant des professionnels du tourisme, de la culture, des collégiens, des agents du port de Brest… autour de l’imaginaire des phares et de la signalisation maritime, les élu.e.s du Conseil départemental ont statué. Le nom que portera le centre d'interprétation de Brest sera Le Signal. Du 20 au 30 mai prochain, ce sera au tour des Finistériens et des Finistériennes de s’exprimer en choisissant le futur logo du Centre d’interprétation à Brest. Le vote se fera en ligne sur www.finistere.fr et sur la page Facebook du Conseil départemental du Finistère. Dès à présent, suivez Le Signal  !

Action

Halte-accueil Frédéric-Ozanam

Une pause dans la galère

Lieu convivial et chaleureux, la halte-accueil Frédéric-Ozanam à Brest propose, trois fois par semaine depuis le premier confinement, des distributions de colis alimentaires.

«  Cela fait quatre ans et demi que je viens ici, une fois par semaine. La halte m'a beaucoup aidée pour trouver un hébergement, pour manger. L'équipe est vraiment sympa », sourit Emmanuella, une jeune maman albanaise.

Ce jeudi matin-là, elle est venue avec sa petite fille à la halte-accueil Frédéric-Ozanam à Brest, chercher un colis alimentaire pour sa famille. Avant de sortir, Rémy Galleret, le président de l'association l'interpelle : « Ça va Emmanuella  ? Vous n'avez besoin de rien d'autre  ?  »

L'homme est affable, souriant, attentif au sort de ceux et celles qui poussent la porte du local, donnant au passage des conseils lorsque le besoin s'en fait sentir.

Des distributions de colis alimentaires

« Notre rôle est d'accueillir des personnes très isolées ou dans des situations très précaires. Avant la pandémie, nous proposions un accueil de jour le week-end avec accès à une cafétéria pour prendre un petit-déjeuner, puis un repas chaud le midi. Depuis le premier confinement, nous avons dû recentrer nos activités sur des distributions de colis alimentaires trois matinées par semaine, car nous n'avons pas l'autorisation de servir des repas à table. Nous proposons aussi un service de machine à laver, la possibilité de prendre une douche et nous avons une halte canine pour permettre à ceux et celles qui se font hospitaliser de faire garder leur chien  », explique-t-il.

L'association, créée il y a trente ans, est affiliée à la Société de Saint-Vincent-de-Paul et financée pour partie par la Ville de Brest, le Conseil départemental et l'État, le reste provenant de fonds propres et des dons.

Tolérance, respect et dignité

La halte-accueil permet à ses usagers de vivre des moments de véritable mixité sociale dans un esprit de tolérance, de respect et de dignité sans pour autant tomber dans l'assistanat.

C'est ce qui a plu à Jérôme quand il est arrivé dans l'association en tant que bénévole il y a quelques mois : «  Il y a un bel état d'esprit. On connaît les gens par leur prénom. Il y a une vraie notion de partage. » Rémy Galleret, les soixante-quinze bénévoles, les deux salariées et les jeunes en service civique aimeraient pouvoir, comme ils le faisaient avant la crise sanitaire, proposer des cours de français aux migrants, des balades pour s'oxygéner, des « cafés discut  » pour s'exprimer, débattre et redonner une vraie place aux personnes accueillies.

Handicap et emploi

Le Département, employeur social

Le 16 février dernier, le Département du Finistère renouvelait sa convention avec le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) et son engagement pour l’emploi des personnes en situation de handicap.

La politique " handicap " est le premier budget du Département. Elle correspond à 20 % de son budget de fonctionnement, soit 152 millions d’euros. En tant qu’employeur, la collectivité a également un rôle à jouer. Au 31 décembre 2020, son taux d’emploi direct de personnes en situation de handicap atteignait 11,29 %, un taux plus élevé que l’obligation légale de 6 % dans la fonction publique. 400 agent.e.s sont ainsi bénéficiaires de l’obligation d’emploi (BOE).

La convention signée avec le FIPHFP pour la période 2021-2023 va permettre au Département de développer ses actions d’intégration et de maintien dans l’emploi de personnes en situation de handicap. Trois objectifs sont visés : maintenir durablement le taux d’emploi des agent.e.s en situation de handicap, favoriser l’insertion et le maintien dans l’emploi et accentuer l’information, la sensibilisation et la formation des différents acteurs.

TÉMOIGNAGE : Valérie Blot, Agente départementale

En 2006, Valérie Blot a été déclarée travailleuse handicapée. Après une première vie professionnelle comme aide-soignante, elle a dû se reconvertir en passant un BTS d’assistante de gestion. « Ça a été compliqué de trouver du travail au départ », explique-t-elle. Elle réussit tout de même à occuper plusieurs postes, avant d’entrer au Conseil départemental.

« Au sein du Département, tout a coulé de source. Dès le recrutement, mon handicap a été pris en compte. J’ai pu faire appel au médecin du travail pour l’aménagement de mon poste. Un ergonome doit maintenant passer pour me proposer un fauteuil adapté, une souris sans fil pour mon ordinateur et deux écrans pour une meilleure visibilité. Enfin, je suis équipée d’une aide auditive, que le Département a financée. Je reçois des appels au sein du service insertion logement, car je suis en contact par téléphone avec le public. »

Agriculture

La féminisation en route

Kelly Le Gall est technicienne agricole, un métier où elle s'épanouit. Depuis trois ans, la jeune femme fait des remplacements dans les exploitations du Finistère. Rencontre.

Kelly Le Gall n'est jamais aussi heureuse que lorsqu'elle est entourée d'animaux. Du plus loin qu'elle s'en souvienne, elle a toujours rêvé de travailler à leur contact.

Après la troisième, elle choisit de préparer un Bac STAV (sciences et technologie de l'agronomie et du vivant) avec l'idée de devenir auxiliaire vétérinaire. Pourtant, à dix-sept ans, alors qu'elle est en première, elle décide de tout quitter pour travailler : « Je n'aimais pas beaucoup l'école et j'avais beaucoup de mal à rester assise toute une journée. » Pendant dix ans, elle enchaîne les petits boulots dans l'hôtellerie-restauration, en usine, à La Poste…

Mais à vingt-sept ans, son amour des animaux la rattrape ainsi que l'envie de faire un métier qui lui plaise vraiment. Elle retourne alors pendant dix mois sur les bancs de l'école à Saint-Ségal pour passer un BPREA (Brevet professionnel responsable d'exploitation agricole).

Aujourd'hui, elle est technicienne agricole au sein de Finistère Remplacement – Partag'emploi, une association qui propose des services de remplacement aux agriculteurs qui en ont besoin. Elle change ainsi quasiment toutes les semaines de lieu de travail, découvrant au fil des exploitations des pratiques différentes et variées. «  C'est une bonne école pour se former », apprécie-t-elle.

Une féminisation du métier

Kelly Le Gall représente cette génération de jeunes femmes qui, depuis quelques années, s'orientent volontairement vers l'agriculture. Stéphane Charon, le directeur de Finistère Remplacement, le constate : « L'agriculture est un secteur qui recrute de plus en plus afin de faire face à une baisse croissante de la main-d’œuvre familiale. Ce sont des métiers qui peuvent être accessibles à tous et toutes. La féminisation est une bonne chose car les agricultrices apportent quelque chose de différent. »

« Dans ma promotion, il y avait des personnes très diverses, une infirmière, un enseignant, des anciens ouvriers agricoles… », confirme la jeune femme.

Quand on lui demande ce qu'elle aime dans ce métier, elle répond immédiatement : «  Être au contact des animaux. » Et elle enchaîne : « Le bien-être animal est essentiel pour moi.  » Si aujourd'hui elle additionne les expériences et apprécie de faire des remplacements, c'est pour mieux atteindre son rêve : «  J'aimerais posséder un jour une petite ferme avec plein d'animaux, où je pourrais tout faire, de l'élevage à la vente directe.  » Parions qu'avec sa volonté et sa détermination, elle y parviendra.

Élections

Départementales et régionales : mode d’emploi

Les prochaines élections départementales et régionales, initialement prévues en mars, auront lieu les 20 et 27 juin prochains. Elles se déroulent tous les six ans. Mode d’emploi.

Les élections départementales visent à désigner les conseillers départementauxet les conseillères départementales. Ils et elles forment à parité l’assemblée qui dirige le Conseil départemental du Finistère.

Le mode de scrutin est binominal mixte majoritaire, à deux tours. Dans chacun des 27 cantons du Finistère, on élit un binôme composé d’une femme et d’un homme et leurs suppléants, également mixte.

Voter c’est agir pour son territoire !

Le Département est en charge de politiques importantes pour le quotidien des habitant.e.s :

  • de solidarité, d’action sociale et de santé (personnes âgées, aide sociale à l’enfance, handicap). Il instruit et finance le RSA et l’APA.
  • d’aménagement durable du territoire (protection des espaces naturels, voirie départementale, services départementaux d’incendie et de secours ou SDIS)
  • d’éducation, culture et sport (collèges, sauvegarde du patrimoine, bibliothèque de prêt, infrastructures sportives, musées départementaux)

Les élections régionales s'organisent selon un scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire.

Les électeurs votent pour une liste régionale composée de sections départementales, respectant une stricte parité. Si une liste obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, elle bénéficie d’une prime majoritaire de 25 % des sièges de l’assemblée du Conseil régional. Les autres sièges sont répartis à la proportionnelle, pour les listes ayant obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés.

Si aucune liste n’obtient la majorité absolue, un deuxième tour est organisé. Seules les listes ayant obtenu plus de 10 % des suffrages exprimés se maintiennent (ou fusionnent). Les règles de répartition sont les mêmes qu’au premier tour, mais la majorité absolue n’est pas requise.

Mots clés

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27 cantons en Finistère

Les principales compétences de la Région sont les suivantes : développement économique, tourisme, aménagement du territoire, transports, lycées, formation professionnelle et emploi, logement et habitat, environnement et énergie, culture et sport.

Toute personne de nationalité française, âgée de 18 ans révolus, jouissant de ses droits civils et politiques, inscrite sur une liste électorale, peut voter pour les élections départementales et régionales.

Actrices & acteurs

Finistèrien.ne.s Nolwen Tanguy

Assistante familiale

Après une carrière dans le secteur social, Nolwen Tanguy a décidé il y a trois ans de changer de métier : elle est aujourd'hui assistante familiale à Quimperlé et accueille chez elle des enfants pris en charge par les services de l’aide sociale à l’enfance.

Elle ne cache pas la difficulté de sa mission mais la considère « comme un acte citoyen ». Et elle ajoute : «  J’avais envie d’accompagner des enfants en leur proposant une maison et un environnement stable pour les aider à bien grandir.  »

Depuis mars, les indemnités d’entretien des assistantes familiales sont revalorisées de 15 % et leur rémunération bonifiée. «  Une gratification bienvenue mais légitime car c'est un vrai métier et une grande responsabilité », affirme Nolwen Tanguy.

Assainissement non collectif et environnement

Faites vérifier vos installations !

L’assainissement non collectif concerne le traitement des eaux usées d’une maison individuelle sur le terrain même de l’habitation. Un réseau de partenaires (SPAN, bureaux d’études, installateurs, producteurs de granulats…), fédéré par le Département, accompagne les usagers pour des installations plus respectueuses de l’environnement.

Aujourd’hui, le Finistère compte 142 000 installations d’assainissement non collectif. Ce parc concerne 1/3 des Finistérien.ne.s. 10 à 12 % de ces installations sont polluantes, soit environ 17 000 d'entre elles. Le parc vieillissant n’est plus toujours aux normes actuelles. « Le cadre réglementaire a évolué, explique Yvan Guennic, agent au service de l'eau potable et de l'assainissement du Département. Au-delà de ses activités de contrôle des installations, le SPANC, service public d'assainissement non collectif, est là pour informer sur les nouveautés techniques et les obligations réglementaires. C’est aussi un relais technique et administratif pour faciliter la connaissance de la chaîne d’acteurs. » Le Finistère compte 63 SPANC.

Être acteur de la protection des milieux

Le propriétaire possédant un système d’assainissement non collectif doit se conformer à des contrôles réguliers. « Il inscrit son installation dans un contexte environnemental et devient acteur de la protection du milieu. Le système d’assainissement est également un élément du patrimoine d'un bien. On pourra profiter d’un acte de vente pour vérifier son installation, la valoriser, ou la réhabiliter impérativement dans l’année suivant la vente », souligne Yvan Guennic.

Lors de l'installation d'un nouveau système d’assainissement non collectif, le SPANC donne son avis sur le projet et vient vérifier si la réalisation est conforme.

Si l’installation existe déjà, les contrôleurs du SPANC la vérifient tous les six à dix ans. Ils informent l’usager sur l’état de son système d’assainissement, son entretien, et sur les éventuelles réparations à faire. Si l'installation est jugée polluante, elle devra être remise aux normes sous quatre ans.

L’usager peut faire directement appel au SPANC, qui lui apportera, en plus du contrôle, conseil et expertise sur son installation.

Le grand portrait Jean-Paul Ollivier

Un Breton et le Tour de France

Né en 1944 à Concarneau, celui qu'on a surnommé Paulo la Science au cours de sa longue carrière de journaliste sportif, revient sur sa passion pour le vélo. À l’occasion du départ du prochain Tour de France à Brest, le 26 juin 2021, Jean-Paul Ollivier finalise justement un livre sur La Bretagne et le Tour de France. Entretien.

Comment avez-vous commencé votre métier de journaliste sportif  ?

J’ai toujours aimé le vélo et le sport. Vers 14 ans, je connaissais tous les coureurs, où ils étaient nés, ce qu’ils avaient gagné, etc. Puis j’ai rencontré des coureurs professionnels, venus disputer l’épreuve de Scaër. J’ai discuté avec eux et je leur ai donné tout leur palmarès. Et ils n’en revenaient pas et m’ont demandé ce que je voulais faire dans la vie. Je leur ai dit que je voulais être journaliste et ils m’ont proposé, quand je serais en âge de travailler, de faire le tour des rédactions. C’est comme ça que je suis rentré, à 17 ans et demi, dans un journal qui s’appelait le Vélo journal. Je suis ensuite passé par La Dépêche de Poissy, puis L’Aurore… Avant de travailler à l’ORTF, puis France Télévision, que j’ai quittée à 70 ans.

Quelle relation les Bretons entretiennent-ils avec le vélo  ?

La Bretagne est une terre de cyclisme. Le sport cycliste correspond à la mentalité du Breton : une volonté de fer, pour se battre sur des routes qui ne sont pas très bonnes mais dont on sort vainqueur. Le tempérament du Breton s’y retrouvait. La Bretagne a toujours eu un rôle à jouer. Les étapes bretonnes du Tour sont sélectives, car le relief monte et descend tout le temps. L’arrivée à Mur-de-Bretagne notamment, ce sont des belles étapes, avec beaucoup de bagarres. Il y a un très beau parcours en Bretagne.

Quels souvenirs gardez-vous de ces années à suivre le Tour  ?

Des Tours de France, j’en ai fait 41. Je continue toujours à m’y intéresser. C’est normal, ça a quand même été une grosse partie de ma vie. J’ai beaucoup aimé les Tours de France avec Hinault. Parce que Bernard Hinault, c’est un tempérament, on sent l’imprégnation du Breton. Tous ses Tours de France, je les ai faits avec un immense plaisir. Je l’ai vu agir, je l’ai vu attaquer, c’était un sanguin. Il avait de la classe quoi, il avait du nerf. Pour moi, ça a été une grande joie d’être avec lui au fil de ces années-là, de le voir évoluer.

Europe projets

COOPÉRATION EUROPÉENNE

Réduire de 10 % l’empreinte carbone du lait

Le projet ABCD (Agriculture bas-carbone for dairy farm) s'intéresse au régime alimentaire des vaches laitières et son influence sur les émissions de gaz à effet de serre. Explications.

Le projet ABCD est porté par le Conseil départemental et le Cornwall Council, son homologue en Cornouailles anglaises. La Chambre régionale d’agriculture de Bretagne est partenaire de ce projet expérimental. Son objectif : réduire les émissions en carbones de la production laitière. « On espère toucher 400 éleveurs en tout, dont la moitié en Finistère et, à terme, réduire de 10 % l’empreinte carbone de la production de lait, en associant également les grosses entreprises laitières à la démarche. 37 % des exploitations bretonnes produisent du lait, l’impact peut donc être important », explique Aline Chever, chargée de mission au Département du Finistère.

80 fermes laitières accompagnées

Dans la ferme expérimentale de Trévarez, propriété du Département gérée par la Chambre d’agriculture, les expérimentations ont déjà commencé.

La réduction des émissions de méthane des vaches laitières est visée, en jouant sur leur alimentation et notamment le pourcentage d’herbe. Pour cela, le pâturage sera encouragé, ainsi que l’apport d’herbe en hiver. La proportion de colza et de soja sera réduite.

Le projet ABCD se découpe en deux étapes : une phase expérimentale, à l’automne-hiver 2021-2022, et un déploiement dans 40 élevages finistériens, accompagnés par la Chambre d’agriculture, en 2022. 40 fermes seront également accompagnées en Cornouailles anglaises, soit 80 exploitations en tout. L’expérimentation doit durer de mars 2021 à juin 2023, avec un budget de 500 000 euros, dont 400 000 financés dans le cadre du programme européen INTERREG France-(Manche)-Angleterre.

Ce projet s’inscrit dans le plan d’action de coopération 2020-2021 entre le Département du Finistère et le Cornwal Council, dont la thématique est la lutte contre le réchauffement climatique. Les deux collectivités souhaitent en effet devenir territoires zéro carbone à moyen terme.