Brezhoneg

Ober anaoudegezh gant ar brezhoneg er skol

Abaoe ar bloavezh 2000 ez eus eus ur stignad tañva brezhoneg er skolioù publik, savet gant Departamant Penn ar Bed, Ensellerezh Akademiezh Penn-ar-bed kentoc’h ha peder c'hevredigezh kar-o-yezh.

A-viskoazh eo bet tomm Kuzul Departamant Penn-ar-Bed ouzh ar brezhoneg. Glad sevenadurel tud Penn ar Bed an hini eo, hag a zle bout anavet gant ar re yaouankañ. Setu peseurt mod e c'hall 8 000 bugel ober un tañva eus ar brezhoneg er bloaz-mañ, un eurvezh bep sizhun e-pad tost ur bloavezh-skol. Paeet e vez ar 600 000 euro a goust ar stignad-se gant an Departamant evit an hanter, gant Rannvro Breizh hag ar 84 c'humun a gemer perzh ennañ, evit an hanter all. Diouzh raktres-skol ar skolioù ha goulenn ar skolaerien e c'hall stummerien ar c'hevredigezhioù Mervent e bro Gerne, SKED e bro Brest, Ti ar Vro-Bro Leon e Goueled Leon ha KLT e bro Montroulez, dont da labourat gant ar skolidi. Ouzhpenn kant skol a gemer perzh er bloaz-mañ, evit daou vloaz bep tro. E Bro Montroulez ez eo ar gevredigezh KLT (Kerne Leon Treger) a vez o kas en-dro an abadennoù tañva-se. Krouet e oa bet an aozadur-mañ er bloavezh 1999 evit ober war-dro kentelioù brezhoneg, diouzh an noz. Tamm ha tamm eo bet ledanaet o zachenn gant kentelioù brezhoneg diouzh an deiz, evit ar re war an oad, peotramant gant festivalioù brezhonek aozet gante, evel Tan Miz Du pe c'hoazh kampoù vakañsiñ war velo evit ar grennarded, a-hed hent glas Rosko Konk-Kerne. 1 500 bugel e 19 skol a glev o gerioù brezhonek kentañ gant ar pevar animatour eus ar gevredigezh KLT eta. Eus Ploueskad da Lanneur en ur dremen dre Blounaour e ra stummerien KLT war-dro moused vihan peotramant bugale goshoc'h. Kristian Le Mener, rener KLT, a zispleg deomp peseurt mod e oar ar stummerien azasaat o doare da labourat diouzh oad ar skolidi. Ar skeudennoù, ar c'hoarioù, ar margodennoù pe ar c'hanaouennoù hag ar binvioù sonerezh zo mat evit degas ur c'heriaoueg simpl dezhe. A bep seurt temoù a vez dizoloet er c'hlas evel al livioù, ar boued, an dilhad pe an natur da skouer, diouzh goulenn ar skolaerien. Ouzhpenn deskiñ gerioù brezhonek, ar vugale a ziskoach un tamm eus o identegezh dre an abadennoù tañva-se. Ha marteze e savo c'hoant enne da genderc'hel er skolaj goude-se, en ur lakaat o anv en opsion brezhoneg piv 'oar  ? War-dro 15 % eus bugale skolioù publik an departamant a vez kizidikaet ouzh ar brezhoneg er bloaz-mañ, met ar pal a vefe tizhout 18 000 anezhe er bloavezhioù da zont. Betek ma vo holleget an tañva eus ar brezhoneg evit an holl skolidi, evel e Korsika, un deiz bennak.

Traduction: S'initier au breton à l'école

Depuis l'an 2000 a été mis en place un dispositif tripartite d'initiation à la langue bretonne dans les écoles primaires publiques, avec le Département, l'inspection académique et quatre associations culturelles bretonnes.

Le Conseil Départemental du Finistère a toujours été sensible à la langue bretonne. Celle-ci fait partie du patrimoine culturel de chaque Finistérien.ne, qui doit être connu par les plus jeunes. C'est ainsi que plus de 8 000 élèves bénéficient d'une initiation au breton cette année, à raison d'une heure par semaine pendant presque la totalité de l'année scolaire. Le Conseil Départemental finance la moitié des 600 000 € du dispositif, l'autre moitié étant prise en charge par la Région Bretagne et les 84 communes concernées. Selon le projet d'école et à la demande des enseignants, les animateurs des associations Mervent, en Cornouaille, SKED en pays de Brest, Ti ar Vro-Bro Leon pour le bas Léon et KLT pour le pays de Morlaix, peuvent intervenir dans les classes. Plus d'une centaine d'écoles finistériennes bénéficient de ces interventions cette année, pour deux ans à chaque fois. Dans le pays de Morlaix, c'est l'association KLT (Kerne Leon Treger) qui anime les séances d'initiation au breton dans les écoles. Créée en 1999, l'association se charge dans un premier temps de dispenser des cours du soir de breton. Elle élargit son champ d'intervention au fil des années en animant des cours de breton en journée, pour les personnes d'un certain âge, et organise même des festivals comme le Tan Miz Du au mois de novembre, le mois du breton en Mars ou encore des camps de vacances pour enfants, comme le camp vélo au long de la voie verte Roscoff-Concarneau. 1500 enfants de 19 écoles entendent donc leurs premiers mots de breton grâce aux 4 animateurs de l'association. De Plouescat à Lanmeur, en passant par Plounéour-Menez, ceux-ci s'occupent aussi bien des tout-petits que des enfants plus âgés. Kristian Le Mener, le directeur de KLT, nous explique comment les animateurs savent adapter leur pédagogie selon l'âge de ces derniers. A grand renfort d'images, de jeux, de marionettes, de chansons et d'instruments de musique, les enfants engrangent du vocabulaire simple. Les thèmes abordés en classe sont variés, comme les couleurs, la nourriture, les vêtements par exemple, en concertation avec l'enseignant. Mais en plus d'apprendre des mots en breton, les écoliers découvrent une partie de leur identité grâce à ces séances d'initiation. Et peut-être auront-ils envie de continuer leur apprentissage au collège, en choisissant l'option langue bretonne ? 15 % des élèves des écoles publiques du Finistère sont concernés dans ce dispositif d'initiation au breton, à l'heure actuelle. L'objectif à moyen terme est de toucher quelques 18 000 écoliers. Jusqu'à ce que soit généralisé l'initiation au breton dans les écoles et collèges, comme en Corse, à l'avenir.

Mots clés

Le Conseil départemental du Finistère a toujours été sensible à la langue bretonne. Celle-ci fait partie du patrimoine culturel de chaque Finistérien.ne, et doit être connue par les plus jeunes. C'est ainsi que plus de 8 000 élèves bénéficient d'une initiation au breton cette année, à raison d'une heure par semaine pendant presque la totalité de l'année scolaire.

langue bretonne

Parc Naturel Régional d'Armorique / Park an Arvorig

Le département du Finistère a la chance (ar chañs) d'accueillir sur son territoire (e derouer) le Parc Naturel Régional d'Armorique (Park an Arvorig), haut lieu de biodiversité (ar bevliesseurted). N'hésitez pas (arabat chom da dortal) ce printemps à aller vous promener (mont da bourmen) par les nombreux chemins et sentiers (dre an hentoù hag ar gwenodennoù) qui sillonnent le parc pour admirer (bamiñ ouzh) la flore sauvage (ar plant hag ar bleunioù gouez). Les primevères (ar bokedoù-laezh) seront, cette année encore (ar bloaz-mañ adarre) les premières à fleurir. Surnommée (lesanvet) fleur de Saint-Pierre (bleunienn Sant Pêr) ou encore braie de cocu (bragoù dogan), les jeunes filles d'autrefois (ar merc'hed yaouank gwechall) étaient certaines de se marier si elles en trouvaient une à sept pétales (unan gant seizh delienn vleuñv). Dans les bois, vous rencontrerez sûrement des anémones (kokuloz-gouez) qui égaient les talus (ar c'hleuñioù) de leur couleur blanche, de mars à avril (eus miz Meurzh da viz Ebrel). Symbole de l'amour fragile (ar garantez vresk, berrbad), elles n'en sont pas moins toxiques (pistrius), contrairement (er c'hontrol da) à la blanche stellaire holostée (bokedoù-ar-werc'hez). La forme en étoile (ur steredenn) de ses cinq pétales, séparés tels des rayons (bannoù) lui a d'ailleurs donné son nom. Enfin, pour cette première promenade (ar bourmenadenn gentañ), vous aurez peut-être la chance de tomber sur une petite pervenche (ur rouanez-vihan) à la belle couleur violette (glasruz).