Actrices & acteurs

Finistèrien.ne.s Nadia Améziane

cheffe de la station marine de Concarneau

Depuis 2013, Nadia Améziane, professeure au Muséum d’histoire naturelle de Paris, est responsable de la station marine de Concarneau. « La plus ancienne station marine dans le monde (1859) encore en activité », souligne sa dynamique directrice.

Docteur en paléontologie, cette spécialiste des échinodermes (animaux dont le corps est divisé en cinq parties, comme les étoiles de mer ou les oursins) a rejoint la prestigieuse institution il y a 15 ans, comme responsable scientifique de collections. Elle est toujours rattachée au Muséum, dont la station de Concarneau est l’un des 13 sites décentralisés.

Depuis son arrivéedans la Ville bleue, Nadia Améziane a continué à faire vivre cette station marine autour des cinq activités du Muséum : recherche, enseignement, expertise, gestion des collections et médiation scientifique, grâce au Marinarium (30 000 entrées par an). Cette dernière activité est celle que la cheffe de station a tenu à développer. « La diffusion des connaissances est importante car elle permet de sensibiliser le public à tous les enjeux de la biodiversité, souligne-t-elle. On le fait grâce à différents moyens : des projets de science participative, des ateliers, des expositions et des conférences. »

Développement durable

vers la consommation responsable

« S’y mettre » est une nouvelle initiative, gérée par le Symeed 29 (syndicat mixte d’étude pour une gestion durable des déchets) en partenariat avec l’ensemble des collectivités du territoire finistérien. Décryptage.

L’initiative « S’y mettre » est née au début de l’année 2019. D'origine finistérienne, elle encourage une consommation responsable en donnant la parole aux acteurs locaux du développement durable. Depuis un an, elle commence à émerger du paysage sous la forme d’un site internet, une page Facebook, une page Instagram, une chaîne Youtube et l’organisation d’un premier événement. « Bienvenue dans ma maison zéro déchet », organisé en février 2020, a connu un beau succès sur le territoire. Les habitants de 56 foyers finistériens se sont portés volontaires pour accueillir plus de 1 000 visiteurs, et échanger le temps d’un week-end sur leurs bonnes pratiques en termes de réduction des déchets.

Participatif et collaboratif

« L’ambition commune de “S’y mettre“ est de s’adresser au grand public pour l'encourager à s’engager dans une consommation responsable, de créer une communauté pour trouver trucs et astuces autour du zéro déchet, pour un style de vie durable », résume Vincent Garnier, responsable du Symeed 29.

Le site internet « S’y mettre » est ainsi composé de plusieurs rubriques : des bonnes adresses, avec des cartographies, qui ont particulièrement bien marché pendant la période de confinement (circuit court et vente directe, annuaire des répar’acteurs…), des portraits de Finstérien.ne.s, d’entreprises ou d’associations engagé·e·s, des reportages, des micro-trottoirs.

« On n’est pas des donneurs de leçons »

« On ne veut pas se positionner en institutionnels ou en donneurs de leçons, précise bien Perrine Dagorn chargée de communication au Symeed 29. Nous voulons faire témoigner les Finistérien.ne.s, à tous les moments de la consommation responsable, de l’achat local et bio par exemple, jusqu’à la réduction de leurs déchets. »

Pendant le confinement, on a pu voir que les portraits de Finistérien.ne.s étaient beaucoup lus. La page Facebook permet aussi de partager des événements, des initiatives d’autres groupes ou individus. À l’automne, l’appel à contribution sera proposé sur le site, pour proposer des idées de sujets, des événements ou autres trucs et astuces à partager pour s’y mettre.

Conseil départemental de la citoyenneté et de l'autonomie

Au service des personnes âgées et des personnes handicapées

Le Conseil départemental de la citoyenneté et de l'autonomie (CDCA) est une instance consultative qui accompagne le Département dans ses politiques publiques. Rencontre avec Marie-Armelle Barbier, vice-présidente du CDCA.

Qu'est-ce qu'est le CDCA  ?

Le CDCA est un organisme de démocratie locale, installé dans le Finistère en février 2017,  renouvelé en juin 2020. Il cherche à faciliter la concertation dans l'élaboration et la mise en oeuvre des politiques publiques liées à l'autonomie et la citoyenneté des personnes âgées et des personnes handicapées. Le CDCA est composé de deux formations spécialisées (FSPA et FSPH) où siègent des représentants d'usagers, de professionnels, d'institutions, de collectivités territoriales et des personnalités qualifiées.

Quelles sont ses compétences  ?

Le CDCA est associé aux schémas départementaux PA, PH**, doit donner chaque année un avis sur les activités de différentes instances (Conférence des financeurs, MDPH**…). Il peut aussi débattre à son initiative de tout sujet relatif aux politiques de l'autonomie et de la citoyenneté et être saisi par toute institution souhaitant le consulter.

Le CDCA n'a qu'un rôle consultatif. N'est-ce pas frustrant ?

Quand on rentre au CDCA, on accepte ce rôle consultatif. Cela donne une certaine liberté pour exprimer ce qui peut donner du sens au quotidien de chacun, quelque soit son âge. Les démarches participatives sont fondamentales pour connaître les besoins et attentes des personnes âgées ou handicapées et chercher les réponses « avec elles » et leurs proches.

Justement qu'est-ce qui fait sens dans votre action ?

Notre rôle est de rappeler que chacune, chacun, confrontés à de multiples situations, doivent pouvoir être « acteurs » de leur vie. Aussi, est-il fondamental de favoriser des parcours de soins, de santé qui s'inscrivent dans de véritables parcours de vie. Nous sommes attentifs également à ce que la vie des personnes en situation précaire soit bien prise en compte, d'où la nécessité d'aller vers elles et les écouter.

*PA et PH : personnes âgées, personnes handicapées

**MDPH : maison départementale des personnes handicapées

CONTACT

  • Conseil départemental du Finistère
  • Direction des personnes âgées et handicapées
  • Cité administrative - 5, boulevard du Finistère
  • 29000 Quimper
  • 02.98.76.23.03
Le grand portrait Christian Le Pape

« On peut tout, collectivement, éprouver de la fierté »

Avec ses 50 coureurs, le Pôle Finistère course au large, basé à Port-La-Forêt, a misé l’excellence pour faire reconnaître la discipline comme un sport de haut niveau. Rencontre avec Christian Le Pape qui dirige le Pôle depuis sa création en 1992.

Avec la Covid-19, comment avez-vous maintenu l’activité du Pôle  ?

On n'a pas chômé. On a eu une petite semaine de sidération, où tout s’est arrêté. Et puis on a proposé un grand nombre d’heures de formation par visio, y compris de la préparation physique, trois fois par semaine. La fréquentation a été exponentielle et ça a eu un succès fou  ! On a eu de la chance, car les courses et les entraînements en solitaire ont pu reprendre très vite. Les barrières physiques et les mesures sanitaires étaient faciles à respecter. On a aussi repris les stages d’entraînement pour le Vendée Globe.

Les cinq derniers vainqueurs du Vendée Globe s’entraînaient au Pôle. Comment expliquez-vous ce palmarès  ?

Le Pôle a été créé avec le projet de former une flotte de bateaux monotypes. On s’est dit que ça allait être efficace de s’entraîner collectivement, en solitaire. On nous regardait alors avec condescendance en pensant que ça ne marcherait pas, que des coureurs en solitaire seraient incapables de partager et d’échanger. Alors que justement, c’est l’ADN du Pôle : le partage et la mutualisation des savoirs, des savoir-faire, pour être plus forts face à la concurrence. Et ça a marché, je pense au-delà des espérances de beaucoup de monde. Cette année, l’équipe du Pôle a neuf coureurs engagés pour l’édition 2020-2021. On espère que l’un d’eux finira vainqueur, c’est la formule qui a marché depuis 2000  !

Après plus de 30 ans à la tête du Pôle, quel est votre sentiment à la veille de ce 9e Vendée Globe  ?

Il n’y a qu’un Pôle France de course au large et il est dans le Finistère. On a les coureurs les plus emblématiques, qui gagnent les courses et génèrent des retombées économiques. Institutions, élus, entraîneurs du Pôle, on peut tous, collectivement, éprouver de la fierté. Le Conseil général (devenu départemental) est resté fidèle, l’État aussi. Ces deux entités étaient à l’initiative de la création du Pôle. Tout le monde a maintenu ses engagements. Si je pense aux grands moments du Pôle, je pense aux victoires, les premières. La première victoire de la Solitaire du Figaro en 1992 avec Michel Desjoyeaux, sa première victoire du Vendée Globe en 2001. Puis il y a les réussites des coureurs découverts par le Pôle. François Gabart en est un. On l’a accompagné vers le plus haut niveau. En 10 ans, il est devenu une star. Émotionnellement, c’est quand même très fort, c’est un sentiment de réussite professionnelle.

Cette année, l’équipe du Pôle a neuf coureurs engagés pour l’édition 2020-2021.
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