Actus

Avec OuestGo, on sera plus proche !

Le covoiturage dans votre poche

OuestGo, la plateforme publique de covoiturage, se décline désormais en application mobile disponible gratuitement sur Android* et sur iOS*, les systèmes d’exploitation des smartphones.

Sur l’application mobile OuestGo, vous pouvez retrouver toutes les fonctionnalités du site dans votre poche, une nouvelle ergonomie et la possibilité d’expérimenter le covoiturage dynamique. Le principe du covoiturage dynamique reste le même que celui du covoiturage : mettre en relation conducteurs et passagers pour faire des économies sur leur trajet, tout en réduisant leur impact écologique.

La différence : l’immédiateté, l’instantanéité. Il permet de trouver un conducteur ou des passagers en temps réel sur votre trajet. Ainsi, lorsque vous êtes conducteur, vous sont proposés des passagers souhaitant faire tout ou une partie de votre trajet en temps réel. Si vous êtes passager à la recherche d’un trajet, lancez votre recherche sur l’application et vous pourrez trouver les conducteurs qui sont déjà sur la route ou qui ont déclaré leur départ imminent dans la rubrique « partir maintenant ».

En déposant un trajet sur OuestGo, vous multipliez les chances d’être contacté pour vos prochains trajets, réguliers ou occasionnels, immédiats ou programmés. 

Bonne route !

Saint-Renan

Les travaux avancent au collège Simone-Veil

Pour offrir de bonnes conditions d'études aux collégiens de Saint-Renan, le Département a entrepris la construction d'un nouveau collège qui remplacera celui de Kerzouar devenu trop vétuste. Situé route de Plouzané, il portera le nom de Simone-Veil et pourra accueillir 700 élèves dans un bâtiment de 5 600 m² sur deux étages, organisés autour d'un atrium desservant les différents espaces (pôle enseignement, restauration, administration, vie scolaire...).  Le bâtiment passif répondra aux objectifs de développement durable et de performances énergétiques.

Les travaux ont démarré en juin 2019. Après un arrêt de deux mois au printemps 2020 dû au confinement, les travaux ont repris progressivement. Le gros œuvre est désormais terminé et les entreprises travaillent actuellement à la pose de la couverture, des menuiseries extérieures et sur les murs intérieurs. Livraison attendue pour la rentrée 2021.

Exposition

« à fleur de corps » de Michel Thersiquel

Reportée à cause de la crise sanitaire liée à la Covid-19, l’exposition « À fleur de corps » de Michel Thersiquel a finalement été présentée du mercredi 2  septembre au 30 octobre à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) à Quimper. Elle sera visible aux Ateliers des Capucins, à Brest, du 7 novembre 2020 au 17 janvier 2021.

Cette exposition, composée de près de 70 photos, est une sélection des clichés en noir et blanc du photographe, pris au centre de rééducation fonctionnelle de Kerpape, dans le Morbihan, entre 1972 et 1985. Son ambition était de montrer des enfants en situation de handicap, dans leur joie de vivre et leur innocence, sans misérabilisme. Un livre publié aux éditions Locus Solus complète ce travail réalisé en partenariat avec l’association Les Amis de Thersi (www.michelthersiquel.bzh).

En parallèle, le musée des Beaux-arts de Brest propose une rétrospective d’autres œuvres de Michel Thersiquel dans l’exposition « À hauteur d’homme », du 17 octobre 2020 au 3 janvier 2021.

Disparition

Hommage à Roger Mellouët

Roger Mellouët nous a quittés le 27 juillet dernier. Vice-président du Conseil départemental en charge de la commission des finances, des ressources et de l’évaluation, il était également élu local depuis 1989, à Pont-de-Buis-les-Quimerch, dont il a été maire jusqu’au printemps dernier. Il savait l’importance de l’action publique locale. Au sein du Conseil départemental, il était très apprécié et savait avec chacun et chacune nouer le dialogue et mener à bien les projets de la collectivité. Il a su y conduire une action publique moderne, garantissant un accès égal au service public aux Finistériennes et aux Finistériens. C’est également en tant que conseiller départemental qu’il a exercé plusieurs mandats au sein d’établissements publics. Ses actions, notamment à la présidence du Parc naturel régional d’Armorique et du laboratoire public Labocéa, témoignent de son attachement et de son dévouement au service du territoire. Il était un ardent défenseur du Conseil départemental et ne manquait jamais de louer le professionnalisme des agentes et des agents des services départementaux. Ils se souviendront d’un vice-président chaleureux, souriant et profondément humain.

Action

« Petits pas, Grands pas »

Plus proche des futurs parents

Expérimentée depuis 2018 sur une partie du territoire, la démarche « petits pas grands pas » vise à préparer au mieux les nouveaux parents par des visites à domicile et un accompagnement plus complet. Ce dispositif unique en France se met en place désormais dans tout le Finistère.

Louna est née il y a neuf mois, faisant le bonheur de Nelly sa maman. Élodie et Julien, eux ont attendu cinq ans et plusieurs FIV* avant que Shayana ne pointe le bout de son nez, il y a sept mois.

« Quand on devient parent pour la première fois, on a des appréhensions, on se demande si on fait bien les choses », souligne Nelly. « C'est important de pouvoir être accompagnés dans ces moments-là », précise Élodie. Pour répondre à leurs interrogations et préparer l'arrivée du bébé, les deux familles ont bénéficié de visites à domicile avant et après la naissance dans le cadre du dispositif « petits pas, grands pas », une démarche de prévention précoce initiée par l'ANISS**, qui vise à renforcer les compétences parentales. « Ce dispositif gratuit s'adresse aux parents se sentant seuls ou fragilisés par la grossesse et ressentant le besoin d'être soutenus. Encadré par une sage-femme et une puéricultrice, il permet de parler en toute confiance, d'être informé sur la grossesse, l'alimentation, l'évolution de l'enfant... et prévoit un temps d'activités, d'observations et d'échanges », souligne Anne-Marie Costiou, puéricultrice encadrante.

« Les professionnelles qui sont venues nous voir ont répondu à nos questions, à nos inquiétudes, nous ont donné de nombreux conseils, nous ont appris à jouer avec notre bébé. Ces échanges nous ont vraiment beaucoup aidés », apprécie Élodie. L'échange, c'est ce que Nelly a retenu : « C'est intéressant de discuter de l'évolution de son enfant car on a le regard de professionnelles. En tant que parent, on a plus de mal à prendre du recul. Ce qui est sûr, c'est que ces visites m'ont donné confiance en moi. » Inscrite au projet départemental 2016-2021 dans le schéma Enfance Famille Jeunesse, cette démarche novatrice a été expérimentée en 2018-2019 dans le Pays de Morlaix/COB et Landerneau auprès d'une centaine de familles. Elle se déploie désormais dans tout le département et devrait être appelée, dans les années à venir, à être généralisée au niveau national selon les recommandations du rapport d'une commission d'experts pour les « 1 000 premiers jours »***.

*FIV : fécondation in vitro

**ANISS : Agence des nouvelles interventions sociales et de santé

***Le rapport des « 1 000 premiers jours » dirigé par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik précise que les 1 000 premiers jours de l'enfant constituent une période essentielle pour son bon développement et sa construction.

« petits pas, grands pas », mode d'emploi

Vous attendez un enfant, vous vous sentez seul.e.s, vous avez besoin d'être aidé.e.s et accompagné.e.s, prenez contact avec les sages-femmes et les puéricultrices du CDAS le plus proche de chez vous.

Liste des CDAS sur www.finistere.fr 

Assistant familial

un métier passionnant

Patricia Gomet est assistante familiale à Plouhinec depuis quatre ans, un choix qu'elle ne regrette pas.

Patricia Gomet a choisi il y a quatre ans de devenir assistante familiale, après avoir travaillé de nuit pendant de nombreuses années au sein d'un EHPAD. « J'ai découvert ce métier par une amie de ma mère et cela m'a donné envie. Mais avant de m’y engager je voulais que mes quatre enfants soient suffisamment grands pour être capables d'être confrontés aux difficultés des enfants accueillis. » Pour Patricia, être assistante familiale est un métier qui ne doit pas être choisi à la légère. Plusieurs étapes sont nécessaires avant d'obtenir son agrément (rencontre avec des assistants familiaux, participation aux réunions d'information organisées par le Département, visite de la Protection maternelle et infantile, entretien familial avec un psychologue). « C'est important pour mûrir son projet, pour se projeter car toute la famille est impliquée par ce choix. »

Un travail d'équipe

En quatre ans, une vingtaine d'enfants ont posé leur lourd bagage dans le foyer de Patricia pour des périodes plus ou moins longues, en accueil permanent ou séquentiel. « Chaque enfant arrive avec son histoire. Notre rôle est de les accompagner, de leur créer un cadre sécurisant pour qu'ils puissent s'épanouir, » confie-t-elle.

Si Patricia est un véritable repère pour ces enfants, elle sait qu'elle n'est pas seule pour faire face aux difficultés qu'elle peut rencontrer : « C'est un véritable travail d'équipe avec les professionnels qui interviennent auprès d'eux. » À aucun moment, l'assistante familiale ne regrette ce choix, ni pour elle, ni pour sa famille : « J'ai de la chance car mon mari est très impliqué. Quant à mes enfants, cette expérience de vie les fait grandir. »

Et quand on lui demande le secret de ce métier, elle répond : « Il faut beaucoup d'humilité, être capable de garder de la distance pour ne pas se laisser envahir par ses émotions, tout en étant en empathie. Pour cela, il est nécessaire de se préserver des moments à soi. C'est un métier passionnant dans lequel je m'épanouis pleinement. »

Mots clés

Le Conseil départemental recrute

Le Conseil départemental recrute des assistants familiaux dans tout le département. Si ce métier vous intéresse il met à votre disposition un numéro vert, le 0 800 849 272. Des professionnels sont à votre écoute du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 16h30 pour vous renseigner sur les missions et les conditions d'accès au métier. Des réunions d'information sont également organisées régulièrement dans tout le département.

+ D’INFOS SUR

www.finistere.fr

Prévenir les accidents domestiques

Preven'ty, à la rencontre des jeunes

Depuis le début de l'année, le SDIS29 dispose d'un camion aménagé en maison, appelé Preven'ty. Un outil pédagogique innovant pour prévenir les accidents domestiques. Une première en France !

Une petite hermine habillée d'une marinière est la nouvelle mascotte du Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) du Finistère. Elle a élu domicile dans un camion de 7,5 tonnes aménagé en penty. À l’intérieur, une cuisine ouverte sur un salon, une chambre, une salle de bain et de nombreux accessoires dont une cheminée capable de diffuser de la fumée. Son rôle, inviter les enfants, les adolescents, les adultes dans un environnement familier pour être formés et informés sur les différents dangers, les risques, les conséquences et surtout les bons comportements à adopter en cas de feu ou d'accidents domestiques. Quand on sait qu'on en compte 4,5 millions par an en France, la prévention n'est pas inutile.

À l’origine de l'idée, le capitaine Vanessa Godfroy, responsable du service information préventive du SDIS 29 : « J'ai eu l'opportunité d'aller à la Fire School de Philadelphie aux États-Unis. Là-bas, de nombreux véhicules pédagogiques sillonnent le pays pour faire de la prévention. Mais en France, il n'en existe pas. J'ai proposé l'idée au SDIS du Finistère qui l'a tout de suite approuvée. »

D'un montant de 160 000 euros, l'aménagement du camion a été financé à 75 % par le Département et le SDIS et à 25 % par la Fondation du Crédit Agricole.

Les enfants de six à onze ans comme cœur de cible

Inauguré en décembre 2019, Preven'ty a véritablement commencé sa mission fin septembre. Chaque semaine, le véhicule et trois formateurs, sur les trente-six formés, sillonne les routes du Finistère pour s'arrêter dans des écoles et rencontrer les enfants de six à onze ans, public prioritaire de l'action.

« Un programme quinquennal a été mis en place qui permettra aux 530 écoles du département de recevoir la visite de Préven'ty », précise la capitaine. 

« L'objectif avec les enfants est de leur apprendre à ne pas paniquer et à savoir réagir en cas d'incendie », poursuit-elle.

Béatrice Neveu, enseignante à l'école de Dinéault qui a reçu la visite de Preven'ty, est enthousiaste : « Le concept est très enrichissant car les choses sont concrètes pour les enfants, avec une mise en situation. Ils sont fiers de pouvoir repartir avec un diplôme qu'ils pourront montrer à leurs parents. »

Pour Vanessa Godfroy, ce lien avec la famille est essentiel : « Les enfants sont les principaux prescripteurs auprès des parents. »

Si 60 % de l'action sont destinés aux scolaires, 40 % visent le tout public. Là, Preven'ty s'installe à la demande, dans des forums, des festivals… et axe son message sur la prévention des accidents domestiques grâce à un jeu des sept erreurs.

Gestion de l’eau potable

Un approvisionnement en eau sécurisé

Eau potable : le rôle clé du Département

Facilement renvoyée vers un débat d’experts, la question de la gestion de l’eau comprend des dimensions politiques et sociales majeures. Longtemps abordée comme une simple ressource, l’eau est un enjeu environnemental mais également d’aménagement et de développement économique. Depuis 2015 et d'ici à 2026, les communautés de communes sont appelées à prendre la compétence "eau potable". En Finistère, 15 d'entre elles (sur 21) ont opéré ce transfert. Les autres acteurs de la production et de la distribution de l'eau sont des syndicats et des communes.

Dans ce paysage, le Conseil départemental joue auprès de l'ensemble de ces acteurs un rôle stratégique. Il accompagne techniquement et financièrement les collectivités. Il anime le schéma départemental d’alimentation en eau potable du Finistère (SDAEP) reconnu comme un véritable guide d’actions par les collectivités.

L'accès à l'eau potable n'est pas un acquis

Il paraît inconcevable pour les habitantes et habitants de ne pas avoir d’eau qui coule du robinet. Et pourtant, à bien considérer la question, l'accès à l'eau potable n'est pas un acquis. En 2014, 25 % de la population finistérienne était encore considérée comme non sécurisée face à un risque de rupture d'alimentation en eau. Avec 150 millions d'euros programmés, le schéma départemental (2014-2030) se fixe, entre autres, l'objectif de sécuriser la totalité des Finistériens d'ici à 2030. En 2020, 70 % des actions inscrites en ce sens ont déjà été engagées ou finalisées. Il s'agit d'intervenir pour améliorer le fonctionnement des usines, de créer des nouvelles ressources, des interconnexions ou des réservoirs.

Problématiques et défis de demain

En Finistère, les ressources en eau proviennent à 70 % de prises d'eau ou de cours d'eau (36), et à 30 % de capteurs de forage (265). Pour arriver au robinet, il est nécessaire de traiter l’eau brute, de la transporter, de la stocker et de la distribuer et ensuite de collecter les eaux usées, de l’épurer avant rejet au milieu naturel. Un des enjeux est d'améliorer le rendement global des 20 500 km de réseaux enterrés qui achemine l'eau. Grâce aux travaux engagés ces dernières années, ce rendement est passé de 79 à 82 % entre 2011 et 2017. Autre enjeu, celui du coût de l'eau. Il n'est pas le même partout en Finistère. Il peut varier selon les communes avec un prix moyen de 2,19 euros TTC/m3. Chaque producteur d'eau fixe son prix selon ses ressources mais aussi son programme d'investissement. 

Les sécheresses de 2003 et 2011 en Finistère ont servi de références pour élaborer le cadre d'action de l'actuel schéma départemental et dimensionner les infrastructures nécessaires. La situation atypique de la sécheresse de l’hiver 2016-2017 et les fortes inquiétudes sur les ressources en eau disponibles ont conduit le Département à s’interroger sur les conséquences du changement climatique, en mesurer les impacts et à s’intéresser aux solutions et leviers de solidarité pour garantir un accès à l’eau pour tous. Une réunion s’est tenue à Pleyben le 26 novembre 2019 pour partager ces enjeux devant 180 personnes et lancer collectivement le projet Finistère Eau Potable 2050 pour répondre aux défis de demain.

Actrices & acteurs

Finistèrien.ne.s Nadia Améziane

cheffe de la station marine de Concarneau

Depuis 2013, Nadia Améziane, professeure au Muséum d’histoire naturelle de Paris, est responsable de la station marine de Concarneau. « La plus ancienne station marine dans le monde (1859) encore en activité », souligne sa dynamique directrice.

Docteur en paléontologie, cette spécialiste des échinodermes (animaux dont le corps est divisé en cinq parties, comme les étoiles de mer ou les oursins) a rejoint la prestigieuse institution il y a 15 ans, comme responsable scientifique de collections. Elle est toujours rattachée au Muséum, dont la station de Concarneau est l’un des 13 sites décentralisés.

Depuis son arrivéedans la Ville bleue, Nadia Améziane a continué à faire vivre cette station marine autour des cinq activités du Muséum : recherche, enseignement, expertise, gestion des collections et médiation scientifique, grâce au Marinarium (30 000 entrées par an). Cette dernière activité est celle que la cheffe de station a tenu à développer. « La diffusion des connaissances est importante car elle permet de sensibiliser le public à tous les enjeux de la biodiversité, souligne-t-elle. On le fait grâce à différents moyens : des projets de science participative, des ateliers, des expositions et des conférences. »

Développement durable

vers la consommation responsable

« S’y mettre » est une nouvelle initiative, gérée par le Symeed 29 (syndicat mixte d’étude pour une gestion durable des déchets) en partenariat avec l’ensemble des collectivités du territoire finistérien. Décryptage.

L’initiative « S’y mettre » est née au début de l’année 2019. D'origine finistérienne, elle encourage une consommation responsable en donnant la parole aux acteurs locaux du développement durable. Depuis un an, elle commence à émerger du paysage sous la forme d’un site internet, une page Facebook, une page Instagram, une chaîne Youtube et l’organisation d’un premier événement. « Bienvenue dans ma maison zéro déchet », organisé en février 2020, a connu un beau succès sur le territoire. Les habitants de 56 foyers finistériens se sont portés volontaires pour accueillir plus de 1 000 visiteurs, et échanger le temps d’un week-end sur leurs bonnes pratiques en termes de réduction des déchets.

Participatif et collaboratif

« L’ambition commune de “S’y mettre“ est de s’adresser au grand public pour l'encourager à s’engager dans une consommation responsable, de créer une communauté pour trouver trucs et astuces autour du zéro déchet, pour un style de vie durable », résume Vincent Garnier, responsable du Symeed 29.

Le site internet « S’y mettre » est ainsi composé de plusieurs rubriques : des bonnes adresses, avec des cartographies, qui ont particulièrement bien marché pendant la période de confinement (circuit court et vente directe, annuaire des répar’acteurs…), des portraits de Finstérien.ne.s, d’entreprises ou d’associations engagé·e·s, des reportages, des micro-trottoirs.

« On n’est pas des donneurs de leçons »

« On ne veut pas se positionner en institutionnels ou en donneurs de leçons, précise bien Perrine Dagorn chargée de communication au Symeed 29. Nous voulons faire témoigner les Finistérien.ne.s, à tous les moments de la consommation responsable, de l’achat local et bio par exemple, jusqu’à la réduction de leurs déchets. »

Pendant le confinement, on a pu voir que les portraits de Finistérien.ne.s étaient beaucoup lus. La page Facebook permet aussi de partager des événements, des initiatives d’autres groupes ou individus. À l’automne, l’appel à contribution sera proposé sur le site, pour proposer des idées de sujets, des événements ou autres trucs et astuces à partager pour s’y mettre.

Conseil départemental de la citoyenneté et de l'autonomie

Au service des personnes âgées et des personnes handicapées

Le Conseil départemental de la citoyenneté et de l'autonomie (CDCA) est une instance consultative qui accompagne le Département dans ses politiques publiques. Rencontre avec Marie-Armelle Barbier, vice-présidente du CDCA.

Qu'est-ce qu'est le CDCA  ?

Le CDCA est un organisme de démocratie locale, installé dans le Finistère en février 2017,  renouvelé en juin 2020. Il cherche à faciliter la concertation dans l'élaboration et la mise en oeuvre des politiques publiques liées à l'autonomie et la citoyenneté des personnes âgées et des personnes handicapées. Le CDCA est composé de deux formations spécialisées (FSPA et FSPH) où siègent des représentants d'usagers, de professionnels, d'institutions, de collectivités territoriales et des personnalités qualifiées.

Quelles sont ses compétences  ?

Le CDCA est associé aux schémas départementaux PA, PH**, doit donner chaque année un avis sur les activités de différentes instances (Conférence des financeurs, MDPH**…). Il peut aussi débattre à son initiative de tout sujet relatif aux politiques de l'autonomie et de la citoyenneté et être saisi par toute institution souhaitant le consulter.

Le CDCA n'a qu'un rôle consultatif. N'est-ce pas frustrant ?

Quand on rentre au CDCA, on accepte ce rôle consultatif. Cela donne une certaine liberté pour exprimer ce qui peut donner du sens au quotidien de chacun, quelque soit son âge. Les démarches participatives sont fondamentales pour connaître les besoins et attentes des personnes âgées ou handicapées et chercher les réponses « avec elles » et leurs proches.

Justement qu'est-ce qui fait sens dans votre action ?

Notre rôle est de rappeler que chacune, chacun, confrontés à de multiples situations, doivent pouvoir être « acteurs » de leur vie. Aussi, est-il fondamental de favoriser des parcours de soins, de santé qui s'inscrivent dans de véritables parcours de vie. Nous sommes attentifs également à ce que la vie des personnes en situation précaire soit bien prise en compte, d'où la nécessité d'aller vers elles et les écouter.

*PA et PH : personnes âgées, personnes handicapées

**MDPH : maison départementale des personnes handicapées

CONTACT

  • Conseil départemental du Finistère
  • Direction des personnes âgées et handicapées
  • Cité administrative - 5, boulevard du Finistère
  • 29000 Quimper
  • 02.98.76.23.03
Le grand portrait Christian Le Pape

« On peut tout, collectivement, éprouver de la fierté »

Avec ses 50 coureurs, le Pôle Finistère course au large, basé à Port-La-Forêt, a misé l’excellence pour faire reconnaître la discipline comme un sport de haut niveau. Rencontre avec Christian Le Pape qui dirige le Pôle depuis sa création en 1992.

Avec la Covid-19, comment avez-vous maintenu l’activité du Pôle  ?

On n'a pas chômé. On a eu une petite semaine de sidération, où tout s’est arrêté. Et puis on a proposé un grand nombre d’heures de formation par visio, y compris de la préparation physique, trois fois par semaine. La fréquentation a été exponentielle et ça a eu un succès fou  ! On a eu de la chance, car les courses et les entraînements en solitaire ont pu reprendre très vite. Les barrières physiques et les mesures sanitaires étaient faciles à respecter. On a aussi repris les stages d’entraînement pour le Vendée Globe.

Les cinq derniers vainqueurs du Vendée Globe s’entraînaient au Pôle. Comment expliquez-vous ce palmarès  ?

Le Pôle a été créé avec le projet de former une flotte de bateaux monotypes. On s’est dit que ça allait être efficace de s’entraîner collectivement, en solitaire. On nous regardait alors avec condescendance en pensant que ça ne marcherait pas, que des coureurs en solitaire seraient incapables de partager et d’échanger. Alors que justement, c’est l’ADN du Pôle : le partage et la mutualisation des savoirs, des savoir-faire, pour être plus forts face à la concurrence. Et ça a marché, je pense au-delà des espérances de beaucoup de monde. Cette année, l’équipe du Pôle a neuf coureurs engagés pour l’édition 2020-2021. On espère que l’un d’eux finira vainqueur, c’est la formule qui a marché depuis 2000  !

Après plus de 30 ans à la tête du Pôle, quel est votre sentiment à la veille de ce 9e Vendée Globe  ?

Il n’y a qu’un Pôle France de course au large et il est dans le Finistère. On a les coureurs les plus emblématiques, qui gagnent les courses et génèrent des retombées économiques. Institutions, élus, entraîneurs du Pôle, on peut tous, collectivement, éprouver de la fierté. Le Conseil général (devenu départemental) est resté fidèle, l’État aussi. Ces deux entités étaient à l’initiative de la création du Pôle. Tout le monde a maintenu ses engagements. Si je pense aux grands moments du Pôle, je pense aux victoires, les premières. La première victoire de la Solitaire du Figaro en 1992 avec Michel Desjoyeaux, sa première victoire du Vendée Globe en 2001. Puis il y a les réussites des coureurs découverts par le Pôle. François Gabart en est un. On l’a accompagné vers le plus haut niveau. En 10 ans, il est devenu une star. Émotionnellement, c’est quand même très fort, c’est un sentiment de réussite professionnelle.