Pays de Centre Ouest Bretagne

Ferme expérimentale de Trévarez

Améliorer la production laitière

La ferme expérimentale de Trévarez existe depuis 1970. Des travaux de recherche sont effectués sur des troupeaux de vaches laitières, en vue d’aider les agriculteurs bretons à mieux produire. Tour d’horizon.

En contrebas du château de Trévarez, sur un domaine de 205 hectares, de belles vaches paissent en cette matinée ensoleillée de septembre. Mais la ferme de Trévarez n’est pas une exploitation agricole classique. Le Conseil départemental est propriétaire du bâti et de la moitié du foncier, l'autre moitié étant louée à des propriétaires privés. Les élus de la Chambre d’agriculture de Bretagne pilotent cette ferme expérimentale laitière. « Notre métier est de fournir des réponses aux producteurs bretons, résume Pascal Le Cœur, responsable de l’exploitation. Notre atout, c’est de pouvoir établir un lien direct entre qualité des pâturages et performances laitières des animaux.»

La ferme regroupe un cheptel de 130 vaches en agriculture conventionnelle et 60 en bio, depuis 2013, pour un effectif de 11 salariés. La production laitière est de 1,2 million de litres de lait par an.

Une réduction de l’empreinte carbone de 10 %

Les programmes de recherche de la ferme sont principalement consacrés à l’amélioration de la production laitière. L’introduction d’un robot de traite mobile qui se déplace en été en bordure des pâturages ou encore le croisement de vaches plus adaptées à la réalité de certaines exploitations bretonnes, composées à 75 % d’herbe, sont des exemples d’expérimentations. « Nous avons commencé en 2015 à croiser des Prim’holstein avec des Jersiaises et des Normandes, explique Pascal Le Cœur. La première “trois voies“ (troisième génération de vaches croisées) est née en août. Notre objectif est d’évaluer notamment la réponse laitière face à ce système d’alimentation herbager. Dans deux ans, nous aurons des résultats sur l’efficacité de ce croisement de races.»

L’équipe travaille également sur la réduction de l’empreinte carbone du lait, en recherchant l’autonomie alimentaire, avec une production de céréales et de fourrage sur place, en testant des fourrages innovants comme la betterave fourragère et la féverole, en réduisant la part d’animaux improductifs et les émissions de méthane avec des additifs naturels dans la nourriture (un mélange de citrus et d’ail sera testé cet hiver) ou encore avec une vigilance sur la santé des animaux. « En deux ans de programme, notre empreinte carbone a diminué de l’ordre de 5 %, avec un taux déjà bas au départ», commente Pascal Le Cœur.