Tout commence En Finistère

Tout commence en Finistère

Une marque qui évolue avec son temps

Depuis sa création, la marque Tout commence en Finistère (TCF) a souvent eu un temps d'avance. En 2020, elle va devenir la première marque de territoire « à mission » de France.

«  Tout commence en Finistère est une marque de territoire exemplaire qui épouse son époque et continue à évoluer avec elle. Elle redonne aux Finistérien.ne.s, la mesure de leur territoire». Carole Dany, directrice de l'agence Signe des temps qui accompagne la marque dans sa stratégie de développement depuis son origine, est enthousiaste quand elle évoque le Finistère.

Alors qu'elle aurait pu se contenter comme tant d'autres d'être un outil de promotion touristique, qu'elle aurait également pu disparaître dans les deux années suivant sa création (une marque sur deux), la marque TCF a montré depuis bientôt dix ans qu'elle avait d'autres ambitions. Il faut noter la longévité de TCF, elle incarne réellement la dynamique économique et territoriale, s'appuyant sur un réseau de 1 500 ambassadeur.rice.s aux profils variés ; ils et elles revendiquent leur identité et leurs affinités avec le Finistère, et créent de l'intelligence collective. Elle est aussi l'une des seules à avoir osé évaluer sa notoriété. Résultat, un Finistérien sur deux la connaît et l'apprécie. « TCF est une marque citoyenne et partagée qui œuvre pour l'attractivité et la solidarité », souligne Albine Villeger, responsable du pôle éditorial et marques au sein de l'agence Finistère 360° dont dépend TCF. Aujourd'hui, s'inspirant de la récente loi Pacte*, TCF va plus loin et va devenir la première marque de territoire « à mission » pour affirmer son engagement en faveur des transitions économiques, écologiques, sociales et sociétales. Cette démarche se traduit par la création d'un label d'Engagement et de Lien, une marque qualifiante accessible aux ambassadeurs engagés comme elle pour le climat et la planète, avec une attribution soumise à évaluation. Le signe de cette reconnaissance, une esperluette accolée au logo de TCF.

*La loi Pacte du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises est destinée à faire grandir les entreprises et repenser leur place dans la société.

En savoir +

www.toutcommenceenfinistere.com 

Trophées et lancement de la marque qualifiante 

Les ambassadeurs de la marque TCF ont du talent. Lors de la soirée annuelle qui leur était consacrée le 15 octobre à Quimper, trois d'entre eux ont été récompensés pour leurs actions. 

Marie-Laure Jarry de la biscuiterie Le Goff a reçu le trophée du Bien Manger, la blogueuse Natacha Le Floch celui de la communication et Anthony Szymalka avec son voilier bar à vin accessible à tous, celui de la solidarité (voir portraits ci-contre) La soirée était aussi l'occasion de dévoiler une vidéo pour présenter officiellement le changement des statuts de lamarque. Elle a été réalisée par l'agence de communication finistérienne So-HO ! qui accompagne les marques engagées dans le changement. Elle est elle-même ambassadrice de la marque.

PORTRAITS D'AMBASSADEURS

cap au vin à Concarneau

La marque Tout commence en Finistère est forte d’un réseau de près de 1 500 ambassadeurs. Entreprises, particuliers, associations… participent à la promotion et au rayonnement de notre territoire. A l’instar de Cap au vin et Nat Pennarbed.

Ancien pompier professionnel, mais aussi grimpeur-élagueur ou bûcheron, Anthony Szymalka a déjà vécu mille vies. Il a aussi failli perdre l’usage de ses jambes, après une intervention sur un incendie. Sa colonne vertébrale ayant été touchée, il risquait de perdre son statut opérationnel au bout de dix ans. «  J’ai donc ressorti tous mes projets», explique l’audacieux entrepreneur. Cinq ans plus tard, le projet Cap au vin sort des cartons, mêlant deux de ses passions : la voile traditionnelle et le vin.

Sur un voilier du patrimoine anglais, un maquereautier-thonier, Anthony propose depuis 2018 des sorties en mer à la journée. Quand le bateau est à quai, à Concarneau, il se transforme en bar à vin, mais peut aussi être loué. « L’échange, le partage, la découverte c’est ce qui anime ce projet », martèle le gérant. Il avance aussi sa dimension sociale et solidaire, avec un bateau accessible aux personnes handicapées « aux normes terrestres et maritimes », et 5 % des bénéfices reversés à des associations du monde du handicap.

Même s’il habite dans le Morbihan, Anthony apprécie son ancrage finistérien. « On est dans un port patrimonial, un port de pêche, clin d’œil au passé du bateau. C’est un écrin aussi, avec au large les Glénan, l’île aux Moutons ou encore Penmarch’ à proximité. »

Nat Pennarbed : la blogueuse bigoudène

Le bagad Cap Caval qui répète à la Torche, une virée à cheval sur les plages de la baie d'Audierne au petit matin, le calvaire de Tronoën… Natacha Le Floc'h alias Nat Pennarbed n'en finit pas d'admirer son début du monde*. 

« J'ai tellement de chance de vivre là où les gens viennent en vacances que je partage au quotidien des images du pays bigouden. Mes posts ont le goût sucré d'une kouign à la confiture, la saveur iodée de nos coups de vent et le startijenn d'une bigoudène amoureuse de son pays. » Instagram, Facebook, Twitter, LinkedIn, depuis deux ans, Natacha est présente partout et compte près de 6 000 abonnés amoureux du Finistère dont un certain nombre d'anglophones, de bretonnants ou de cavaliers. Sa particularité étant de communiquer en français, en anglais, en breton et de poster régulièrement des vidéos de ses balades à cheval.

En mars 2018, elle a rejoint le réseau des ambassadeurs sur les conseils du blogueur Souffleurdebreizh : «  Le Finistère est un territoire à la fois préservé et attractif, où le lien social est très fort. Dans un monde en perte de repères, je trouvais important de rejoindre un réseau d'ambassadeurs qui partagent les mêmes valeurs.»

*Début du monde : traduction française de Penn ar Bed

Pays de Brest

Recyclerie Un peu d’R

LA SECONDE VIE DES objets

La recyclerie Un peu d'R est sur tous les fronts pour donner une seconde vie aux objets et matériaux.

Donner une seconde vie aux objets, promouvoir le réemploi et, quand ce n'est pas possible, orienter les donateurs vers les filières de recyclage, tel est l'objectif de la recyclerie Un peu d'R à Brest. Dans leur local de 2 300 m², les 80 bénévoles, 7 permanents, auxquels s'ajoutent un jeune en service civique ainsi que des bénéficiaires des minima sociaux inscrits en atelier d'insertion, récupèrent chaque année près de 300 tonnes de matériel auprès des particuliers et des entreprises.

Une fois collectés, ces objets prennent différents circuits. Certains sont vendus dans l'espace de vente, d'autres servent à équiper des logements sociaux et donc à aider des familles en difficulté, environ 300 par an.

La collecte nécessite trois fourgons. Malheureusement, il y a quelques mois, l'un d'entre eux a brûlé : «  Un matin, quand je suis arrivé au travail, le véhicule que j'utilisais habituellement n'était plus qu'un tas de cendres», déplore Alexandre Jouseau, chauffeur livreur à caractère social. Difficile dès lors de poursuivre dans de bonnes conditions.

« Face à cette situation et pour continuer à mener à bien nos missions, le Département nous a proposé d'acheter pour une somme très modique l'un de leur fourgon déclassé», raconte Emmanuel Gazin, le directeur de l'association.

Grâce à cette offre, les activités ont pu reprendre à plein régime, notamment pour assurer la présence de la recyclerie dans les déchèteries de Brest Métropole, du Pays d'Iroise et du Pays des Abers. Les fourgons sont là pour récupérer les objets encore utilisables et les chauffeurs pour dispenser des conseils.

«  Il est aussi possible de les déposer directement à la recyclerie à certains moments prévus à cet effet et consultables sur le site internet», précise le directeur.

Route en chantier

RD 770, les travaux de sécurisation se poursuivent

Pour sécuriser l'axe Ploudaniel Saint-Eloi, théâtre de nombreux accidents, le Département a entrepris un important chantier de réaménagement.

Les premiers travaux d'ampleur viennent de démarrer et prévoient la réalisation de deux giratoires aux lieux-dits Auberge neuve et Kerfelgar pour limiter la vitesse des 13 500 véhicules qui passent chaque jour sur cette voie.

Pendant cette période de travaux, les contraintes seront limitées, le flux de circulation n'étant pas dévié, ce qui ne sera pas le cas pour la deuxième partie des travaux en 2021 et 2022. Un chantier de requalification à l'ouest de la route départementale a donc été opéré pour accueillir la future déviation.

Pays de Morlaix

Vallée de Pont-d'Arm

Entre balade et sensibilisation à la nature

La vallée de Pont-d'Arm à Plounevez-Lochrist a été aménagée par le Conseil départemental pour en faire un lieu de promenade et de sensibilisation à la nature.

À Plounevez-Lochrist, petite ville du Léon située entre mer et plaines agricoles, un petit ruisseau, l'Ar Rest, a creusé son lit au fil des siècles, créant une coulée verte à proximité du bourg. Entre prairies humides et paysages forestiers, la vallée du Pont-d'Arm constitue un espace naturel que les habitants souhaitaient se réapproprier après des années d'abandon.

Dans le cadre de son schéma départemental des espaces naturels sensibles et de la biodiversité 2015-2025, le Département a répondu à leur demande en investissant 147 000 euros pour réaménager le site de cinq hectares en sentier d'interprétation et opérer des travaux de restauration écologique (restauration de prairies, pâturage par des moutons, installation de nichoirs pour chauve-souris et oiseaux, arrachage de plantes ornementales, plantation d'arbres…).

Inauguré en janvier 2020, le sentier qui serpente sur les deux rives de la rivière invite les visiteurs à découvrir les services rendus par la nature à l'homme au travers de sept ateliers installés le long du parcours. Une malle pédagogique destinée aux écoles et aux centres de loisirs, créées par les élèves du lycée de Suscino à Morlaix, ainsi qu'un programme d'animations, permettent de compléter les actions de sensibilisation.

Landivisiau

Une nouvelle Maison de services au public

Où trouver les réponses aux questions relatives aux démarches administratives (emploi, formation, accès aux droits, santé, famille, solidarité, mobilité, amélioration de l'habitat)  ? Comment y accéder dans un monde de plus en plus numérique  ? 

Les Maisons de services au public (MSAP) ont été créées pour faciliter la vie des usagers dans leurs démarches de la vie quotidienne. À Landivisiau, l'une d'entre elles*, portée par la communauté de communes du Pays de Landivisiau et subventionnée par la Département**, a ouvert ses portes le 15 juin. Elle compte une vingtaine d'organismes présents au quotidien ou assurant des permanences. 

*La MSAP du Pays de Landivisiau aura bientôt la labellisation « France Services »

**Le Département a octroyé une subvention de 96 624 €

Pays de Cornouaille

OCEAN GIRLZH

ENTRE FILLES

Ce soir de septembre, à la base nautique de Ty taz Wakepark, à Quimper, une dizaine de femmes se sont donné rendez-vous. Certaines s’essaient au wakeboard, d’autres à la bouée tractée, avec pour mot d’ordre : du fun  !

Depuis 2018, l’association Océan Girlzh, créée par Justine Chiara et Marine Grosjean, s’est constituée dans un esprit bon enfant, avec l’idée de tester de nouvelles activités entre filles dans le Finistère. Passionnées d’océan, de sports nautiques et de découvertes, les deux amies ont réussi leur pari, avec une cinquantaine d’adhérentes et un noyau actif d’une trentaine de femmes. Depuis, Marine a laissé sa place à Marie Carval pour l’animation du groupe.

Océan, sport et écologie

« Tout a commencé par un premier événement organisé en 2017. On a proposé un après-midi avec des cours de surf, du Pilates, du yoga et du monopalme, en diffusant l’information sur les réseaux sociaux», explique Justine. Soixante-cinq femmes répondent présentes. « C’était fou  ! On s’est dit qu’il y avait un truc à faire.»

Elles lancent alors un site et une page Facebook. Le concept est simple : organiser des rendez-vous ponctuels, deux fois par mois sur les thématiques de l’océan, du sport, de l’écologie. Et pourquoi réservés aux filles  ? «  Parce qu’on s’est rendu compte que les pratiques sportives des hommes et des femmes ne sont pas les mêmes. Nous, on avait envie d’être dans le loisir, la découverte, le fun, sans jugement ni performances. »

« On est ouvertes à toutes »

Surf, yoga, découverte des algues, escalade, skate, paddle, kayak ou réalisation de cosmétiques naturels… les thématiques des rencontres sont variées et évoluent au gré des propositions de chacune. « On est ouvertes à toutes  ! Il ne faut pas hésiter à nous rejoindre. Notre but est de passer de bons moments », affirme Marie Carval.

Pays de Centre Ouest Bretagne

Ferme expérimentale de Trévarez

Améliorer la production laitière

La ferme expérimentale de Trévarez existe depuis 1970. Des travaux de recherche sont effectués sur des troupeaux de vaches laitières, en vue d’aider les agriculteurs bretons à mieux produire. Tour d’horizon.

En contrebas du château de Trévarez, sur un domaine de 205 hectares, de belles vaches paissent en cette matinée ensoleillée de septembre. Mais la ferme de Trévarez n’est pas une exploitation agricole classique. Le Conseil départemental est propriétaire du bâti et de la moitié du foncier, l'autre moitié étant louée à des propriétaires privés. Les élus de la Chambre d’agriculture de Bretagne pilotent cette ferme expérimentale laitière. « Notre métier est de fournir des réponses aux producteurs bretons, résume Pascal Le Cœur, responsable de l’exploitation. Notre atout, c’est de pouvoir établir un lien direct entre qualité des pâturages et performances laitières des animaux.»

La ferme regroupe un cheptel de 130 vaches en agriculture conventionnelle et 60 en bio, depuis 2013, pour un effectif de 11 salariés. La production laitière est de 1,2 million de litres de lait par an.

Une réduction de l’empreinte carbone de 10 %

Les programmes de recherche de la ferme sont principalement consacrés à l’amélioration de la production laitière. L’introduction d’un robot de traite mobile qui se déplace en été en bordure des pâturages ou encore le croisement de vaches plus adaptées à la réalité de certaines exploitations bretonnes, composées à 75 % d’herbe, sont des exemples d’expérimentations. « Nous avons commencé en 2015 à croiser des Prim’holstein avec des Jersiaises et des Normandes, explique Pascal Le Cœur. La première “trois voies“ (troisième génération de vaches croisées) est née en août. Notre objectif est d’évaluer notamment la réponse laitière face à ce système d’alimentation herbager. Dans deux ans, nous aurons des résultats sur l’efficacité de ce croisement de races.»

L’équipe travaille également sur la réduction de l’empreinte carbone du lait, en recherchant l’autonomie alimentaire, avec une production de céréales et de fourrage sur place, en testant des fourrages innovants comme la betterave fourragère et la féverole, en réduisant la part d’animaux improductifs et les émissions de méthane avec des additifs naturels dans la nourriture (un mélange de citrus et d’ail sera testé cet hiver) ou encore avec une vigilance sur la santé des animaux. « En deux ans de programme, notre empreinte carbone a diminué de l’ordre de 5 %, avec un taux déjà bas au départ», commente Pascal Le Cœur.