Le département, premier partenaire des collectivités finistériennes

Pour un développement équilibré des territoires

Le département, premier partenaire des collectivités finistériennes

Le Département joue, au côté des autres collectivités, un rôle important en assurant des services essentiels à la population. Le Finistère compte aujourd’hui 909 000 habitants répartis dans 277 communes, 21 intercommunalités. Le contrat de territoire a été un outil privilégié pour rassembler les compétences des collectivités et mener en commun des projets de développement. Il a permis la réalisation de 900 projets entre 2015 et 2020 au service d'un développement harmonieux et respectueux du territoire. En 2021, ce partenariat évolue vers des « accords pour des territoires solidaires », un changement de modèle vers l'accompagnement de projets toujours plus structurants et vertueux autour des enjeux de cohésion sociale et de transition écologique.

Deux questions à Armelle HuruguenVice-présidente du Conseil départemental, Présidente de la commission territoires et environnement 

Quel est l’objectif des contrats de territoire  ?

Un développement équilibré du département nécessite d’éviter la mise en concurrence des territoires. Nous avons mis en place les premiers contrats de territoire, entre les intercommunalités et le Département en 2008. Les intercommunalités représentent des bassins de vie intéressants pour développer des politiques publiques de solidarité. L’objectif est d’engager un dialogue, pour partager les enjeux du territoire concerné, et d’accompagner des projets qui répondent à la fois aux priorités du Département et à celles des intercommunalités.

Au départ, le Département contribuait au financement d’équipements sous la forme de subvention aux projets. La génération de contrats de 2014-2020 est venue soumettre l’importance d’une meilleure connaissance, par les deux parties, de la situation sociale des habitant.e.s pour commander le caractère prioritaire des projets. Toutes les réalisations des contrats de territoires ont pour but de permettre aux Finistérien.ne.s de mieux vivre ensemble là où ils habitent. Depuis 2015, 135 millions d’euros ont été attribués à cette fin. 

Comment se présente la nouvelle génération des contrats de territoire, les  « accords pour des territoires solidaires »  ?

La crise sanitaire que nous vivons est un appel à nous concentrer sur les priorités. Nous étions déjà dans cet élan avant le début de cette crise. Nous ne disions pas autre chose que cela : il faut prioriser pour répondre aux besoins. Il faut coopérer pour porter des ambitions. Pour aider les intercommunalités et les communes à définir leurs projets, l’accompagnement technique de ceux-ci est indispensable. Pour ce faire, le Département a créé un réseau départemental de conseil et d’assistance. Il s’agit de favoriser la mise en œuvre de projets de qualité, durables, qui prendront en compte les transformations qui sont attendues sur les plans social, environnemental et économique. Ces projets doivent aussi démontrer que l’on peut faire autrement. C’est d’ailleurs au travers de ces exigences que devront être établis les niveaux de financements. En repérant les priorités des territoires, il s’agira aussi de se donner les moyens de mieux les accompagner. 

Port de Brest

Accueillir les énergies marines renouvelables

D'ici dix ans, les énergies marines renouvelables (EMR) devrait assurer 35 % de la consommation d'énergie en Bretagne.

Les nombreux projets de parcs d'exploitation d'hydroliennes, d'éoliennes offshore ou flottantes, de systèmes houlomoteurs le long des côtes bretonnes peuvent laisser présager que cet objectif de 35 % sera atteint.

Ce développement nécessite des infrastructures portuaires importantes capables d'accueillir la production, le stockage et la maintenance des éléments lourds et volumineux des structures offshore des EMR. Le port de Brest, propriété de la Région Bretagne est l'élément central de cette grande ambition.

Depuis 2017, la Région y a investi 220 millions d'euros pour améliorer les conditions d'accès aux navires de grande taille, consolider le polder existant, aménager une promenade entre la ville et le port et créer un quai dédié aux EMR qui sera livré au printemps 2021.

Pour le Département, ce positionnement est une priorité partagée qu'il a subventionné à hauteur de 15,5 millions d'euros dans le cadre du contrat de territoire 2015-2020 : « Soutenir la vocation maritime du territoire s'avère un enjeu stratégique fondamental. Le Conseil départemental partage avec le Conseil régional cette volonté de faire de Brest le lieu d'ancrage d'une filière industrielle des énergies marines renouvelables. »

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portbrest.bretagne.bzh

Qualité de vie

Lanildut redynamise son centre-bourg

Premier port d'Europe pour le déchargement du goémon, Lanildut compte 973 habitants en hiver et deux fois plus en été. Entre une mairie qui n'était plus aux normes et la fermeture programmée de la dernière épicerie du bourg, la collectivité devait agir. Elle a profité de l'achat d'une ancienne maison de maître en face de l'aber Ildut pour créer un pôle regroupant la mairie, quatre logements locatifs gérés par Brest Métropole Habitat et un commerce alimentaire qui fait office de Poste, l'ensemble étant chauffé par une chaudière collective à granulés de bois. Dans le prolongement de ces travaux, et dans un souci de faire cohabiter tous les modes de déplacement, la commune a réalisé un aménagement paysager et un cheminement doux entre l'église et le nouveau pôle.

« Ce projet de 2,7 millions d'euros était un projet d'envergure pour une petite commune comme la nôtre. Aussi le soutien du Département*, dans le cadre des contrats de territoires, a-t-il été essentiel pour nous », estime Florence Tanguy, la directrice générale des services de la mairie de Lanildut.

*Subventions du Département : 100 000 € pour l'appel à manifestation d'intérêt, 15 000 € pour l'aide au dernier commerce et 127 000 € pour l'aménagement du centre-bourg

morlaix

Un pôle culturel à la Manu

Cinéma, théâtre, musique, trois associations morlaisiennes sont réunies pour créer à la Manu un lieu de culture et de vie.

« Notre projet est pensé comme une nouvelle place publique à Morlaix où les gens pourront venir voir un film, une pièce de théâtre, assister à un concert, mais aussi manger, boire un verre, acheter un livre », s'enthousiasment Thierry Seguin du Théâtre de l'Entresort et Véronique L'Allain du cinéma d'art et d'essai La Salamandre.

Les deux structures, avec l'association Wart, organisatrice du festival Panoramas, ont créé le collectif SEW chargé de mettre en œuvre un lieu de vie, de création, de diffusion culturelle au sein de l'ancienne manufacture des tabacs.

Une salle de spectacle jusqu'à 800 places debout et trois salles de répétition ont déjà ouvert leurs portes. La Salamandre, elle, disposera début 2021 de trois atypiques salles de cinéma construites en forme de coque de bateau. Un bar-restaurant et une librairie viendront compléter le site.

Inscrit au contrat de territoire 2015/2020, le projet a bénéficié d'une subvention d'un million d'euros du Département auxquelles s'ajoutent les subventions de fonctionnement de chaque structure.

« Le Département est la première collectivité à avoir cru en notre projet. C'est ce qui a incité les autres collectivités à le subventionner », apprécie le directeur du Théâtre de l'Entresort.

Guimaëc

Une deuxième jeunesse pour le musée rural

Pour ceux qui ont déjà eu l'occasion de le visiter par le passé, le Musée des vieux outils de Guimaëc ''Ar Vagajenn'' relevait plus du cabinet de curiosités que d'un véritable musée. « Il est installé dans un ancien hangar à légumes qui était devenu totalement vétuste. Pour continuer à accueillir les visiteurs, il était indispensable de le rénover. Nous en avons profité pour créer un lieu de vie en y installant un bistro-restaurant qui privilégie des produits en circuit court », souligne Pierre Le Goff, le maire de la commune. « Inscrit au contrat de territoire 2015-2020, le projet d'un coût de 400 000 euros a obtenu une aide de 80 000 euros du Département », précise l'élu.

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  • Tél. 02 57 68 24 99
  • Ouvert les mercredis, samedis et vacances scolaires
Point d’accueil écoute jeunes

Oxyjeunes : parole libre

Oxyjeunes a vu le jour en 2006 dans le Centre Ouest Bretagne (COB), un diagnostic de territoire ayant mis en évidence que les jeunes avaient besoin d'être écoutés. Dès le départ, le Département a soutenu le projet dans le cadre d’un contrat de territoire. Depuis 2009, le PAEJ Oxyjeunes est géré par l’association SeSAM Bretagne qui soutient, dans l’ensemble de la Bretagne, quatre PAEJ (Lorient, Guingamp, Morlaix et COB).

Le PAEJ Oxyjeunes, basé à Carhaix, s’inscrit dans le cadre du dispositif national des Points d’accueil Écoute Jeunes (PAEJ), destiné aux 12-25 ans. Il propose un accueil généraliste anonyme, gratuit et confidentiel. « Nous avons étendu l’accueil aux 11-30 ans, en lien avec la spécificité du territoire, les besoins n’étant pas couverts pour cette tranche d’âge », explique M. Cochen, éducateur spécialisé, présent depuis le lancement du service.

Une sécurisation des subventions

Au-delà de l’aide à la création du service, le Conseil départemental a sécurisé les subventions des PAEJ. « Au titre de l’accompagnement des PAEJ, le Département nous octroie une subvention annuelle, inscrite dans les contrats de territoire », précise Mme Dugué, directrice de l’association SeSAM Bretagne.

Autre accompagnement du Département souligné par l’équipe : son implication dans le Réseau Écoute Jeunes en Finistère. « Il y a une volonté de soutenir les acteurs de l’écoute de proximité. Cela nous donne de la crédibilité dans nos échanges avec les intercommunalités et les mairies, notamment dans la recherche de financements complémentaires. Sans le Département, on ne pourrait pas continuer à fonctionner avec trois écoutants professionnels ». L’équipe se compose d’un éducateur à plein temps, M. Cochen, et de deux psychologues à temps partiel, Mme Taillandier et Mme Jézéquel qui se répartissent le vaste territoire du COB (Finistère, Côtes- d’Armor et Morbihan).

La parole est libre

Quatre lieux d’accueil principaux existent pour recevoir les jeunes : Carhaix, Gourin, Pleyben et Rostrenen. « Pour répondre à la demande, nous allons également à leur rencontre, dans les mairies ou les établissements scolaires », ajoute Mme Taillandier. La moitié de l’activité se passe hors des lieux d’accueil principaux, les difficultés de mobilités au sein du territoire COB étant très prégnantes.

En 2019, 223 jeunes et 57 membres de l’entourage ont contacté le PAEJ Oxyjeunes et 838 entretiens ont été réalisés. Les problématiques principales évoquées concernaient les relations sociales et familiales. « La parole est libre et nous n’orientons pas les thématiques choisies par le jeune ou ses proches. Mais nous gardons en tête un axe de prévention sur le suicide et les conduites à risques », conclut l’équipe

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Nouvel équipement à Pouldreuzic

rapprocher les services des habitants

Une Maison de services au public (MSAP) a vu le jour à Pouldreuzic, grâce à l’accompagnement de l’État et du Département. Elle a bénéficié d’une subvention départementale de 72 406 euros, octroyée dans le cadre du contrat de territoire avec la communauté de communes du Haut Pays Bigouden (2014-2020).

Dans le cadre de l’extension de son siège à Pouldreuzic, la communauté de communes du Haut Pays Bigouden a ouvert en septembre 2017 une Maison de services au public (MSAP) au rez-de-chaussée de son bâtiment. Les besoins de ce nouvel équipement avaient été identifiés par un état des lieux et un diagnostic de territoire – le schéma départemental d’amélioration de l’accessibilité des services au public – initié par l’État et le Conseil départemental. « Pouldreuzic est d’accès facile. Nous avions subi la fermeture de services publics et sommes dans un contexte de dématérialisation des procédures », explique Marie-Pierre Quéré, directrice générale des services de la collectivité.

Une douzaine de partenaires présents

« Aujourd’hui, le Département continue de nous accompagner, grâce aux rencontres organisées avec les autres MSAP et Maisons France services (MFS), ajoute Priscilla Ollivier, animatrice du service. Cela permet des échanges de bonnes pratiques, de montrer des partenariats, de communiquer. Le réseau est indispensable. » Seule à la tête de ce service, elle apprécie de pouvoir échanger avec ses collègues d’autres territoires.

La MSAP de Pouldreuzic travaille aujourd’hui avec une douzaine de partenaires, intervenant sur les thématiques de l’habitat, de l’emploi, du social, de l’accompagnement aux entreprises… « Ces services étaient éloignés ou absents du territoire. Les permanences dans la MSAP ont renforcé leur présence », précise Priscilla Ollivier. Le fait d’avoir désormais un lieu permet aussi de se rencontrer entre acteurs et de monter des projets en partenariat, comme des cafés de l’emploi.

L’accompagnement aux outils numériques est enfin une partie non négligeable de l’activité, avec un espace numérique en accès libre, et l’ouverture de cours, dispensés dans une salle multimédia équipée de dix postes.

CONTACT

  • Communauté de communes du Haut Pays Bigouden
  • Maison de services au public, 2A rue de la mer
  • 29710 Pouldreuzic - Tél. 02 98 54 49 04
  • msap@cchpb.com - www.cchpb.bzh

LES CONTRATS DE TERRITOIRE

La collectivité départementale, de par sa connaissance du terrain, ses liens de proximité avec les communes et leurs groupements, est capable de moduler ses interventions en fonction des enjeux, atouts et fragilités des territoires. Ces soutiens différenciés aux initiatives locales permettent un aménagement équilibré du Finistère, dans le sens d’un égal accès de toutes et tous aux services.