À l'affiche

chemins du patrimoine en finistère

Rendez-vous culturels

De belles invitations au voyage à travers les contes de la forêt amazonienne à l’abbaye de Daoulas, ou les contes de fées du château de Kerjean. Découvrez également les créations originales des artisans d’art et des designers, à Kerjean, dans une ambiance inspirée par la magie de Noël !

Catalina Pineda : Contes du soleil et de la lune

Dans le cadre du festival Grande Marée, qui invite chaque année des conteurs de divers horizons en pays de Brest, la conteuse et metteuse en scène, Catalina Pineda, nous fait découvrir la culture de ses origines à travers des histoires, les contes du soleil et de la lune…

Au commencement du temps, il n'y avait pas de lumière. Puis, certains animaux ont réussi à résoudre le problème… et la lumière fut avec le jour, mais la nuit avait disparu. Pour plusieurs peuples d'Amazonie, au commencement des temps, trouver l'équilibre entre le jour et la nuit fut un grand souci. Chaque peuple raconte sa quête et ses bouleversements.

Programmé par l’abbaye de Daoulas en partenariat avec l'association ADAO.

Pause douceur et atelier famille pour faire durer le plaisir

Les petits créateurs de noël - atelier en famille

À votre tour, venez exprimer vos talents dans l’atelier « les petits créateurs de Noël ». Nous vous proposons des activités manuelles à réaliser en famille. Pendant une vingtaine de minutes, avec du matériel mis à votre disposition, confectionnez de beaux objets festifs puis repartez avec votre réalisation.

Petite restauration sur place pendant toute la durée de l’événement

Au cœur du château, un espace a été aménagé tout spécialement pour accueillir les curieux et les gourmands. La boulangerie-pâtisserie Le Signor proposera également des produits biologiques salés ou sucrés. À déguster sur place ou à emporter.

Atelier le samedi et le dimanche sur réservation en ligne au château de Kerjean

Piano Zolo de Romain Dubois

Après le succès du rendez-vous musical avec le musicien kurde Rusan Filiztek en décembre 2019, l'abbaye de Daoulas propose un nouveau concert découverte dans le cadre du festival NoBorder hors les murs : « Piano Zolo » du compositeur et ingénieur du son Romain Dubois.

NoBorder est un festival cosmopolite et métissé, né en 2011, de la complicité du collectif Bretagne(s) World Sounds, de l’association DROM et du Quartz-Scène nationale de Brest. Il repousse les frontières et célèbre les musiques populaires du monde en proposant concerts, colloques, rencontres professionnelles et débats.

« Piano Zolo » est l’aboutissement de plusieurs années d’expérimentations, de compositions, où les frontières de style n'ont au final que peu d'importance. Seule contrainte pure, celle de l'instrument poussé dans ses retranchements. Romain Dubois développe ici, sous l’apparente sobriété du piano, les impulsions d’une musique tantôt minimaliste et chaleureuse, tantôt têtue, musclée, orchestrale. « Piano Zolo » a été joué aux Tombées de la Nuit (35), au Festival Palma (14), etc.

Programmé par l’abbaye de Daoulas en partenariat avec le collectif Bretagne(s) World Sounds et le Quartz - Scène nationale de Brest. Salle Kerneis à Daoulas, Sur réservation, Nombre limité de places

+ D’INFOS SUR

 www.cdp29.fr

Noël des créateurs au Château de Kerjean

À quelques semaines de Noël, découvrez une multitude de créations originales au fil des salles du château  !

Le Noël des créateurs du château de Kerjean est aujourd'hui un salon professionnel reconnu dans le territoire. Il rassemble des artisans d'art et des designers sélectionnés de manière exigeante pour la qualité de leur production. Le travail sur la matière est mis en valeur à travers des réalisations originales qui sont autant d'idées cadeaux à découvrir au fil d'une vingtaine de salles du château. Un avant-goût de Noël dans un cadre exceptionnel  !

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Réservation en ligne à partir du lundi 16 novembre sur www.cdp29.fr

Des histoires de châteaux

La fête, les vacances, une ambiance… Cette période d’ouverture du château de Kerjean est l’occasion de mettre en valeur le domaine sur le thème des contes, pour revisiter l’histoire de ce lieu enchanteur en mettant l’accent sur les figures féminines qui ont marqué Kerjean. En effet, les châteaux servent souvent de décor aux contes de fées. Dans l'imaginaire collectif, les princesses et les princes charmants font partie du tableau. Au château de Kerjean ne vivaient pas des princesses mais des marquises. Loin du cliché des “belles endormies”, ce sont souvent ces femmes qui ont su “réveiller” cette splendide demeure Renaissance. 

Les marquises se rebellent pendant les vacances de Noël au château de Kerjean !

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Programme et réservation sur le site Internet www.cdp29.fr

Musée départemental breton

« Crêpe ou galette ? » Termine dans 1 mois, 2 semaines !

« Et vous ? Êtes-vous plutôt crêpe ou galette ? » C’est le titre de la nouvelle exposition proposée par le Musée départemental breton, du 17 octobre 2020 au 18 avril 2021.

La crêpe, plat emblématique de la Bretagne  ? La question est posée dans l’exposition proposée par le Musée départemental breton jusqu’au printemps. Elle présentera recettes, rituels, mises en scène, traditions, consécration, industrialisation… De la maison à la boutique en passant par les marchés, et bien sûr les crêperies, la crêpe (ou galette  ?) n’aura plus de secret pour vous  !

En effet, la fabrication et la consommation de crêpes sont des pratiques largement répandues en Bretagne depuis plusieurs siècles. Mais cela fait peu de temps qu’elle est reconnue comme une spécialité culinaire. C’est au cours du XXe siècle que se construisit l’image de la crêpe comme spécialité bretonne et qu’elle acquiert ses lettres de noblesse gastronomique.

Et notamment à Quimper, capitale des crêpes dentelles, où l’on compte aujourd’hui plus de 40 crêperies servant crêpes kras (croustillantes) de blé noir ou de froment.

Un parcours ludique adapté aux familles

Installé au cœur de cette ville aux quarante crêperies, le musée s’interroge sur l’histoire de cette délicieuse spécialité : depuis quand et pourquoi la crêpe est-elle perçue comme un plat emblématique de la Bretagne  ? Comment se sont développées les crêperies  ?

Dans un parcours ludique adapté aux familles, l’exposition explore l’histoire des représentations de crêpes et de crêperies. Le public pourra découvrir à quel point la perception du plat a évolué, passant d’un certain mépris à une forme de consécration, mais demeurant toujours associée à une singularité bretonne.

À la rencontre des professionnels quimpérois de la crêpe aujourd’hui, l’exposition permet également découvrir leurs métiers singuliers, et les enjeux contemporains liés à ce patrimoine vivant dont nous sommes tous acteurs, tour-à-tour faiseurs ou mangeurs de crêpes et de galettes.

À noter, des expositions autour de la crêpe étaient visibles dans 4 autres sites bretons (Le Musée bigouden de Pont-l’Abbé, le Musée de l’ancienne abbaye de Landévennec, l’Écomusée des Monts d’Arrée à Commana et à Saint-Rivoal et le Musée de Dinan) pendant la saison estivale et seront à nouveau programmées au printemps.

Mots clés

+ D’INFOS

  • Musée départemental breton
  • 02 98 95 21 60

Art billig

En écho aux représentations anciennes, l’art contemporain s’invite à table. Née de l’initiative d’un collectionneur et galeriste de Landerneau, Alain Tanguy, une collection originale, concoctée à base de billig (plaques à crêpes) traditionnelles, est à découvrir en exclusivité pendant toute la durée de l’exposition.

 

Océanopolis

Trente ans de voyage au cœur de l’océan

Depuis trente ans, Océanopolis partage des savoirs et crée des émotions pour changer le regard sur l'océan

Les forêts tropicales absorbent 25 à 30 % du dioxyde de carbone que l'humanité rejette dans l'atmosphère, permettant ainsi de réguler la température à la surface de la Terre. L’océan, lui, en absorbe 20 % de plus.

« On ne peut plus ignorer l’océan, son rôle est primordial. Le nôtre à Océanopolis, depuis trente ans, est de partager des savoirs, de créer des émotions pour changer le regard sur l'océan», rappelle Stéphane Maby, directeur de Brest’aim, la SEM* qui gère cet équipement pour Brest Métropole.

C'est en effet en 1990 qu'Océanopolis a vu le jour, avec le pavillon tempéré pour commencer, complété ensuite par les pavillons polaire et tropical en 2000, puis le sentier des loutres en 2013 faisant du parc le seul en France à présenter des loutres de mer. Objectif : mettre la connaissance scientifique au service du citoyen et être une vitrine de la recherche océanographique.

L'histoire continue…

Au fil des ans, Océanopolis a su évoluer et innover. La structure a multiplié les moyens de transmission pour que tous les publics puissent comprendre le fonctionnement de l’océan. 

Aujourd'hui, Océanopolis se tourne vers l'avenir avec « Métamorphose », vaste projet de rénovation qui a démarré cette année avec une nouvelle charte graphique, la rénovation des toitures et des verrières, la pose de panneaux photovoltaïques pour une autoconsommation, sur les pentes du pavillon Bretagne** ainsi que sur la coursive entre le pavillon tropical et le pavillon polaire. En novembre débutera également la rénovation du restaurant libre-service.

L'avenir c'est aussi, encore et toujours l'innovation. « Indispensable en cette période de crise sanitaire», précise le directeur.

Ainsi, les scolaires du primaire à la terminale ont désormais la possibilité de participer à de nouveaux ateliers dématérialisés à distance, les « e-classes ». Les visiteurs, quant à eux, peuvent désormais télécharger une application mobile « My Océano polis » pour accompagner leur découverte des océans, organiser leur visite et devenir incollable sur le milieu marin. L'histoire continue…

*SEM : Société d'économie mixte

**Le pavillon Bretagne est le nouveau nom du pavillon tempéré depuis sa rénovation en 2017.

Culture Lab 29

Aux côtés des acteurs culturels

Depuis le 6 février 2020, l’agence qui accompagne les acteurs culturels du territoire depuis 1977 a fait peau neuve. Musiques et danses en Finistère (MDF) a fait place à Culture Lab 29. Un changement de nom qui illustre le nouveau projet de l’agence départementale.

Culture Lab 29 est le nouveau nom de Musiques et danses en Finistère, l’agence départementale d’accompagnement des acteurs culturels. Depuis les années 2000, le projet de la structure est axé sur l’accompagnement des écoles de musique et  de danse, des musiques actuelles, auquel s’est ajoutée la formation pour les directeur.trice.s et enseignant.e.s des écoles de musique et danse, les artistes et le secteur musiques actuelles.

«  À partir de 2017, le Département a choisi d’accentuer son action en direction des intercommunalités : à travers les contrats de territoire et le développement du volet culturel », explique Florence Magnanon, directrice de Culture Lab 29. Il est alors confié une nouvelle mission à l’agence Musiques et danses en Finistère : celle de proposer un accompagnement méthodologique aux EPCI* volontaires pour la mise en place de projet culturel de territoire (PCT). « Cela impliquait de faire évoluer nos missions. Nous avons donc travaillé avec l’équipe et le conseil d’administration pour mettre à plat nos actions et développer cette nouvelle donne. » Deux ans après, les nouvelles missions de l’agence culturelle sont définies et validées en juin 2019. Trois axes se distinguent alors.

Trois nouveaux pôles interconnectés

Le pôle culture et territoires se focalise sur l’accompagnement des intercommunalités à la mise en place d’un projet culturel de territoire (PCT), avec la mise à disposition d’une ingénierie humaine. «  Notre souhait est également d’associer la Région et la DRAC pour une bonne activation des différents échelons de politiques publiques et une coconstruction avec les autres financeurs, pour soutenir des actions stratégiques sur le territoire », précise la directrice.

Le pôle formation professionnelle est maintenu et renforcé. Son enjeu principal est de garder l’offre de formation culturelle dans le Finistère, mais aussi de la développer hors du département. «  Nous avons une spécification historique sur la musique et la danse, que l’on a gardée. Mais aussi des formations plus transversales concernant par exemple le développement culturel territorial, les budgets ou la communication, explique la directrice. Nous avons aujourd’hui une expertise et une qualité garantie par notre agrément. » La particularité de Culture Lab 29 réside notamment dans des formations ajustées en fonction des besoins, proposées sur le terrain.

Le pôle information, ressources, accompagnement fait partie des missions historiques de l’agence. «  Nous animons des réseaux départementaux depuis les années 2000, qu’il s’agisse des écoles de musique et de danse, des intervenants artistiques en milieu scolaire, du secteur chorégraphique ou des musiques actuelles. Nous permettons ainsi une bonne interconnaissance entre acteurs, qui favorise les échanges de bonnes pratiques.»

Le pôle informe les acteurs culturels par des ressources juridiques et financières. Il propose également depuis cette année d’accompagner les projets artistiques émergents. L’appel à projet Co'LAB permet de mobiliser un regard artistique extérieur sur un projet de création.

« Il faut noter enfin la forte porosité entre les pôles. Chaque activité nourrit les autres et permet une adaptation permanente du projet », conclut Florence Magnanon.

* EPCI : établissement public de coopération intercommunale

Haut-Léon Communauté : bien accompagné

Haut-Léon Communauté est l’une des premières intercommunalités à s’être intéressée à l’accompagnement de Culture Lab 29 qui vise à la mise en place d’un projet culturel de territoire. La collectivité a répondu dès 2018 à la proposition de l’agence culturelle et choisi de réaliser un état des lieux à présenter en février 2020, en vue de la mandature à venir.

« Grâce au réseau de Culture Lab 29, nous avons eu rapidement des portes d’entrées pour contacter des structures départementales », explique notamment Amélie Branellec, chargée du développement local de Haut-Léon Communauté. «  L’agence nous a également aidés en réalisant un travail de cartographie et d’analyse, complète son collègue, Matthieu Simon, responsable de l’école de musique et de danse de Haut-Léon Communauté. Notre objectif était en effet d’avoir un rendu assez synthétique et visuel pour le document final de présentation. »

Travaillant avec l’agence culturelle depuis longtemps, il a également apprécié leur expertise et leur connaissance du territoire : « Ils nous ont fait bénéficier de leurs compétences mais aussi de leurs outils. Avec une mise en perspective de ce qui pouvait se faire ailleurs. »

Centre national des Phares

Ouessant pleins feux !

L’animation et la rénovation du musée des Phares et Balises de Ouessant représentent une dimension fondamentale du projet du Centre national des Phares, porté par le Département du Finistère. Présentation de l’exposition en cours au musée et des perspectives de rénovation à venir.

Dans la cuisine du phare de Cordouan

Les Gardiens à table  !

Raconter l’ordinaire, les caisses à vivres, les réserves, les recettes, la pêche à pied, la salaison du poisson, les silences au-dessus des assiettes, les odeurs, le vin, le temps qui passe et que les repas rythment. Raconter la table familiale et la chaise vide du gardien, raconter aussi les jours de fêtes au phare, un Noël à Ar-Men par exemple :

« Martin avait réussi à confectionner une omelette, des frites, un gâteau de riz fade, et comme il restait une bouteille de rhum nous avons tenté pour finir de faire une tisane de pruneaux à la mode de l’île. »

Pousser la porte des cuisines pour raconter des histoires de « far au four au phare du Four dans une cuisinière Far», des histoires de fars pour raconter des histoires de gardiens, c’est le menu du musée des Phares et Balises d’Ouessant.

À venir déguster jusqu’en septembre 2021.

Le phare du Créac’h

Le musée des Phares et Balises

Le musée des phares et balises présente une thématique unique en France : l’histoire de la conception d’un réseau national et mondial de signalisation maritime. Plusieurs dizaines d'objets de collection y retracent l'ensemble des évolutions techniques réalisées depuis plusieurs siècles en matière d'éclairage et de signalétique marine. Les portes du musée sont poussées par près de 19 000 visiteurs par an. Le projet de rénovation du musée s’appuie sur ses atouts considérables : un bâtiment emblématique situé sur un territoire exceptionnel. L’histoire générale des phares sera présentée en faisant un focus sur ceux de la mer d’Iroise. Le parcours actuel sera enrichi et étoffé, autour de l’aventure humaine des phares (récits de naufragés, de sauveteurs, de bâtisseurs, des gardiens et de leurs familles) et de leur dimension imaginaire, de l’art à la symbolique des phares.

Suscitant émotion et émerveillement, les visiteurs pourront à terme découvrir des espaces non accessibles jusqu’alors : le fût du phare, des anciens logements des gardiens, les ateliers…

Dates clés

  • Novembre 2020: Lancement des études pour la rénovation du parcours permanent du musée
  • Printemps 2021: Démarrage des travaux de restauration du fût du phare, classé Monument historique
  • Printemps 2022 : Ouverture du fût à la visite et démarrage des travaux de rénovation du musée et des autres espaces patrimoniaux (anciens logements, bureaux et ateliers)
  • 2023 : Ouverture d’un musée rénové présentant au public un parcours augmenté et enrichi.
Festival de Cornouaille

Une édition automne-hiver

Après l'annulation du Festival de Cornouaille cet été pour cause de pandémie de Covid-19, le directeur Igor Gardes et son équipe ont décidé de proposer une édition d’automne-hiver.

«  Quand on a compris qu’il n’y aurait pas de Festival de Cornouaille cet été, on s’est dit qu’il fallait faire quelque chose sur l’année 2020. » Igor Gardes, directeur de la manifestation n’a pas pu se résoudre à voir la 97e édition de ce grand rassemblement de la culture bretonne disparaître pour cause de crise sanitaire.   

Trois jours d’animations ont quand même été proposés pendant l'été dans les jardins de l’Évêché, à Quimper, «  pour conjurer le sort». Cette volonté de « garder la dynamique» s’est maintenue en décidant d’organiser une édition automne-hiver du festival.

Ce sera donc un festival en deux temps, en novembre et en décembre, avec quatre soirées de concerts, au Théâtre de Cornouaille et au Pavillon de Penvillers, ainsi que deux journées d’animations gratuites dans les rues de Quimper, avec des cercles et des bagadoù locaux.

Le 27 décembre, les Eostiged ar Stangala proposeront notamment une déambulation sur le thème de leur spectacle Dark noz, déjà présenté. Des têtes d’affiches prévues pour l’été seront présentes, comme Enrico Macias et un orchestre arabo-andalou qui se produiront avec le Bagad de Penhars. Le cyber Fest Noz sera également maintenu, avec une incertitude quant à la possibilité de danser… « Ce sera une version sans bar, sans restauration publique. Avec les contraintes météo et le contexte sanitaire», concède Igor Gardes.

Renouer avec le public local

Ce bouleversement, dû à la pandémie de Covid-19, le directeur essaie de le prendre avec philosophie. « Ce festival n’est pas qu’un clin d’œil à la culture bretonne. Nous avons souhaité aller au maximum de notre capacité, dans le contexte actuel. Nous avons besoin de donner une perspective de boulot aux cercles et aux bagadoù. » Avoir une édition automnale permettra aussi de mobiliser une partie des quelque 850 bénévoles présents chaque année.

Organiser le festival à une date inédite permettra également de tester une nouvelle formule avec un public différent, plus local. « En novembre et décembre, nous aurons un public quimpérois, voire finistérien. C’est aussi important de renouer le dialogue avec ce public en hiver», conclut le directeur.

Balades

randonnée

Entre dunes et forêt

Une balade familiale dans la forêt domaniale de Santec, qui permet de profiter, sur une courte distance, de panoramas sur l’île de Sieck ou sur les prés-salés qui bordent l’Horn, le tout au cœur d’un massif dunaire où vous serpenterez entre les arbres de la forêt et les dunes à oyat.

 

Mémoire

Archéologie préventive

Vestiges du Léon

Dans le cadre de l’aménagement de l’axe routier RD 770 mené à Ploudaniel par le Conseil départemental, la Direction régionale des affaires culturelles –DRAC- de Bretagne a commandé la réalisation d’opérations d’archéologie préventive. Elles ont permis de compléter les connaissances sur les occupations humaines anciennes de cette partie du plateau du Léon. Par le biais, tout d’abord, d’un diagnostic archéologique en automne 2019, puis par la réalisation de deux fouilles archéologiques préventives de juin à octobre 2020.

Cruche gallo-romaine datée du Ier au IIIe s. de notre ère, Ploudaniel, Kerfelgar Bihan

La prescription d’un diagnostic était commandée par la présence de nombreux vestiges archéologiques connus au travers de diverses opérations (prospections, fouilles, diagnostics) et découvertes anciennes dans cette zone géographique. Sur l’ensemble du parcours, long de 5,5 km, dix secteurs avaient été définis par deux critères : leur accessibilité et leurs dimensions.

Le diagnostic archéologique consiste à sonder autour de 10 % de la surface prescrite, au moyen de tranchées réparties de manière homogène sur l’ensemble du projet, afin de déterminer ou non l’existence de vestiges. Durant l’opération sur le tracé de la RD 770, soixante tranchées ont ainsi été réalisées. Sur les dix secteurs définis, quatre ont permis la découverte de structures archéologiques organisées : Saint-Eloi, Auberge Neuve, Valy Goz et Kerfelgar Bihan. D’un point de vue chronologique, cette opération a permis la découverte de vestiges principalement datés de l'âge du bronze moyen-final (1 600-800 av. n.-è.), de l’Antiquité (Ier-IIIe siècle de notre ère) et du Moyen-Âge. À la suite de ce diagnostic, la DRAC de Bretagne a émis deux prescriptions de fouilles archéologiques préventives dans les secteurs de Saint-Eloi et Kerfelgar Bihan.

Ces deux opérations ont été réalisées par le Centre départemental de l’archéologie du Finistère. Les données de ces opérations sont encore en cours de traitement, mais un premier bilan peut être esquissé.

« Repérer l’organisation des vestiges d’une même époque »

La fouille de Saint-Eloi, à proximité immédiate de la chapelle du même nom, était située à moins d’un kilomètre des sites de Leslouc’h et Rest-Kerolland, fouillés en 2008 et 2018 par l’Institut national de recherches archéologiques préventives -INRAP. Ceux-ci ont livré des occupations importantes de l’âge du bronze au Moyen Âge. Les découvertes faites à Saint-Eloi se composent principalement de fossés (enclos et parcellaires) de ces mêmes périodes chronologiques. La fenêtre d’exploration n’était pas suffisamment large pour repérer l’organisation complète des vestiges d’une même époque. L’étude stratigraphique (position des vestiges les uns par rapport aux autres) a permis en revanche d’obtenir une chronologie relative. Ainsi, un fossé courbe délimitant un enclos, vraisemblablement médiéval, recoupe des fossés de parcellaire antique. En limite de fouille, une entrée aménagée par deux fossés parallèles dans lesquels étaient implantés des poteaux a été découverte. Il pourrait s’agir d’éléments protohistoriques (âge du bronze ou âge du fer). Une datation au carbone 14 apportera la réponse. Pour l’interprétation des vestiges de Saint-Eloi, l’hypothèse retenue est celle de zones agraires (champs et pâturages) périphériques aux occupations de Leslouc’h et Rest-Kerolland.

La fouille de Kerfelgar Bihan, située à moins d’un kilomètre du bourg de Ploudaniel, était répartie de part et d’autre de la RD 770. À l’ouest a été découvert un fossé d’enclos large d’environ 3 à 4 mètres pour une profondeur de près de 2 mètres. Le mobilier céramique découvert dans son comblement a été daté du Moyen Âge, sans doute des IXe et Xe siècles.

À l’est de la route, un ensemble de fossés et de fosses attribués lors du diagnostic à l’âge du bronze et à l’Antiquité ont été fouillés de manière systématique afin de dater et de définir le type d’occupation.

Des vestiges qui datent du Xe siècle

En outre, un autre grand fossé a lui aussi livré du mobilier céramique attribuable au Moyen Âge, laissant supposer son attribution à cette période, comme du côté ouest.

Enfin, le décapage complet de la zone a permis la découverte d’au moins deux petites maisons très frustres, dont il ne reste que l’empreinte des poteaux et le sol de terre battue, chacune comportant un foyer quadrangulaire en terre rubéfiée. Une autre structure de même type pourrait en porter le nombre à trois, à moins qu’il ne s’agisse d’une structure dédiée à une activité artisanale, comme le laisse supposer la grande quantité de charbons évoquant l’existence d’un four ou d’un grand foyer. Le type de mobilier céramique découvert permet de dater ces ensembles autour du Xe siècle. Enfin, ce petit hameau médiéval s’articule autour d’un puits.

Kerfelgar Bihan est un secteur qui semble avoir favorisé l’implantation humaine depuis au moins l’âge du bronze. Les analyses en cours permettront sans aucun doute de mieux définir celles-ci, ainsi que leur place dans l’histoire de cette zone géographique.

Kiosque

À fleur de corps

Cristhine Le Portal et Fabien Ribery

Cristhine Le Portal et Fabien Ribery, Éditions Locus Solus

Un ouvrage de photographies, travail sensible d’un photographe qui restera comme celui ayant su magnifier les femmes et les hommes de Bretagne, Michel Thersiquel. Ses photographies d’À fleur de corps témoignent, avec pudeur et sans misérabilisme, de moments de partage, notamment avec des enfants, au centre de rééducation fonctionnelle de Kerpape à Ploemeur (Morbihan), pendant quatorze années. Une exposition de ces photos sera visible aux Capucins, à Brest, du 7 novembre 2020 au 17 janvier 2021.

Goëlettes bretonnes Les belles heures du cabotage

Jack K. Neale / association Océanide, Éditions Coop Breizh

Un témoignage exceptionnel, tant par sa précision technique que par les aspects humains qui y sont évoqués, sur les derniers voiliers caboteurs bretons, qui, avant la Seconde Guerre, effectuaient le cabotage entre la Bretagne et le pays de Galles.

Pleyben de A à Z

Jean-Yves Kerhoas et Hervé Guirriec, Éditions Locus Solus

Dans ce petit ouvrage de quelque 60 pages, Pleyben dévoile, sous la forme d’un abécédaire, toutes ses richesses : son histoire, ses célébrités, ses drames, ses singularités… 

250 grandes figures de Bretagne D’Abélard à Jules Verne

Christian Mars, Édition Skol Vreizh

Une galerie inédite de 250 portraits croqués sur le vif de l’histoire : des marins, des philosophes, des ingénieurs, des poètes, des ducs, des aventuriers… Pour se souvenir des femmes et des hommes qui ont fait la réputation de leur région et parfois épaté le monde.

Mes petits contes bretons Brewal et la bombarde et Anaëlle et le dauphin

Christophe Boncens, Éditions Beluga / Coop Breizh

Des aventures à découvrir pour les jeunes enfants. Une question est posée à l’enfant dans chaque page du récit. Il participe ainsi plus activement à la lecture et développe son sens de l’observation.

Rapaces de Bretagne

Didier Clech et Jean-Pierre Guilleron, Éditions Yoran Embanne

Un ouvrage fort bien renseigné sur la présence des rapaces en Bretagne. L’auteur distingue les rapaces qui nichent en Bretagne, ceux qui y passent et ceux qui, exceptionnellement, y ont été aperçus. Les illustrations complètent à merveille les données scientifiques et culturelles de ce livre qui intéressera les passionnés d’ornithologie.