Brezhoneg

Brezhoneg

Deskiñ brezhoneg buan hag aes !

Bep bloaz e klask Ofis Publik ar Brezhoneg broudañ ar Vretoned da zeskiñ brezhoneg. Ouzhpenn 200 000 a dud a gomz brezhoneg an deiz a hirio, kalz nebeutoc'h evit ar milion a gomzerien a oa war-dro ar bloavezh 1950.

Peseurt mod deskiñ brezhoneg hirio an deiz  ? Eeunoc'h e seblant bout an traoù evit ar vugale eget an dud deuet. Klasoù divyezhek gallek-brezhonek, peotramant dre soubidigezh, a gav an nen un tamm peplec'h e Breizh, ha posubl eo kenderc'hel betek ar vachelouriezh e liseoù zo. Evit an oadourien, meur a zoare zo da zeskiñ brezhoneg ivez. Gallout a reont heuliañ kentelioù noz war ar brezhoneg, a vez roet gant kevredigezhioù kar o yezh an aliesañ. Ul labour war hir dermen eo ha dav e vez d'an deskard dont aketus d'ar gentel, ma faot dezhañ mont war-raok gant ar brezhoneg. War-dro 1 500 a dud a boan e-giz se e departamant Penn ar Bed e-pad ar bloaz. Tud Ofis Publik ar Brezhoneg (OPAB) o deus lakaet ar pouez war ar stummadurioù hir evit o c'houlzad bruderezh nevez. E Penn ar Bed, eizh kreizenn stummañ a ginnig d'an dud deuet stummadurioù c'hwec'h pe nav miz, evit en em zibab dre gomz ha dre skrid e brezhoneg. Ar c'hevredigezhioù Stumdi, Roudour, Kelenn peotramant Mervent a gas ar stajoù-se en-dro en departamant. E 2017 e oa bet stummet 350 stajiad gante e Breizh. Margaux Le Vern, stummerez evit Mervent e traoñ Kerne, a zispleg deomp e vez daou staj c'hwec'h miz bep bloaz, unan hag a gomañs e miz Gwengolo hag egile e miz Genver. Posubl eo d'ar stajiad ober tri miz ouzhpenn evit peurzeskiñ pe mont donoc'h er yezh. N'eus ket amzer da goll  ! Puilh e vez an traoù da zeskiñ evit ar stajidi e-pad o frantad stummañ. Bep hanter devezh e cheñchont stummer hag a vod da gelenn eta. Gant ar selaou, al lenn hag ar skrivañ, deskiñ a ra an dud dre ar c'han, ar c'hoari pe ar c'hoari-pezh ivez. E-kichenn ar stummadurioù hir, gallout a ra neb a gar lakaat e anv evit prientiñ ar CAP Bugaligoù e brezhoneg, evit bout gouest da ober war-dro bugaligoù dindan tri bloaz. Laouen e vez ar stajidi gant o stummadur alies-tre. Meur a hani zo bet aterset gant tud an OPAB, o kontañ peseurt mod eo bet cheñchet o buhez goude-se. Evit Maxime ha Clément, deskiñ brezhoneg zo bet un alc'hwez evit labourat, e-giz kelenner istor-geo e brezhoneg evit an eil hag aktour c'hoariva evit egile. Nadia he deus kavet labour en ur vagouri goude he staj, met c'hoant he doa ober al liamm gant he c'hultur dibaoe pell, a-drugarez d'ar brezhoneg. Yann a lâr deomp e kompren gwelloc'h ar bed bremañ, gant ar brezhoneg. Un dra zo anat evit an holl, forzh plijadur zo o komz brezhoneg  !

Traduction

Apprendre le breton rapidement et facilement  !

Chaque année, l'Office Public de la Langue Bretonne lance une campagne promotionnelle pour l'apprentissage du breton. On compte plus de 200 000 locuteurs aujourd'hui, loin du million de bretonnants en 1950.

Comment apprendre le breton aujourd'hui ? La voie de l'apprentissage des enfants est toute tracée et mieux connue que celle des adultes. De nombreuses classes bilingues ou immersives ont été ouvertes ces dernières années un peu partout en Bretagne et les jeunes peuvent continuer leur apprentissage jusqu'au baccalauréat dans certains lycées.

Pour les adultes, il existe plusieurs façons d'apprendre le breton. Ils peuvent suivre des cours du soir, donnés par des associations culturelles le plus souvent. C'est un apprentissage sur le long terme et l'apprenant doit être assidu aux cours s'il souhaite progresser convenablement. 1500 personnes suivent actuellement des cours du soir en Finistère. L'Office Public de la Langue Bretonne (OPLB) a mis l'accent sur les formations intensives cette année, dans sa campagne promotionnelle pour l'apprentissage de la langue bretonne.

En Finistère, huit centres de formation pour adultes proposent des sessions de six ou neuf mois pour apprendre les rudiments la langue bretonne, à l'oral comme à l'écrit. Les association Stumdi, Roudour, Kelenn ou encore Mervent animent ces stages dans le département. 350 stagiaires ont bénéficié d'une formation longue en 2017 en Bretagne.

Margaux Le Vern est formatrice pour Mervent et nous explique que deux formations longues ont lieu chaque année, l'une débutant en septembre et l'autre en janvier. Le stagiaire peut faire trois mois supplémentaires pour se perfectionner en langue bretonne. Et il n'y a pas de temps à perdre ! Le programme est chargé pour les stagiaires. A chaque demi-journée, ils changent d'intervenant et ainsi de pédagogie. Avec l'écoute, la lecture et l'écriture, les stagiaires apprennent aussi par le chant, le jeu ou encore le théâtre.

A côté de ces formations longues, il est également possible de préparer le CAP Petite Enfance en breton, afin d'être capable de s'occuper d'enfants de moins de trois ans. Les stagiaires sont majoritairement satisfaits de leur formation intensive. Plusieurs d'entre-eux ont été interviewés par l'OPLB et racontent comment leur vie en a été transformée. Pour Maxime et Clément, apprendre le breton a été une clé pour décrocher un travail, comme professeur d'histoire-géo en breton pour l'un et acteur de théâtre pour l'autre. Nadia a trouvé du travail dans une crèche en breton, mais elle souhaitait depuis longtemps mieux connaître sa culture, chose réalisée depuis grâce à l'apprentissage de la langue bretonne. Yann quant à lui nous dit qu'il comprend mieux le monde aujourd'hui avec le breton. Une chose est évidente pour tous, parler breton procure beaucoup de bonheur !

Mots clés

Evit goût hiroc’h :

La langue bretonne attire de plus en plus d’apprenants : cette année, ils sont plus de 30 000, jeunes et adultes. Ils souhaitent s’approprier une langue qui fait la particularité de la Bretagne. Parmi eux, les parents d’élèves sont de plus en plus nombreux à apprendre le breton à la suite de leurs enfants inscrits en filière bilingue. Pour cela, ils et elles ont le choix entre plusieurs formules : cours du soir, cours en journée, stages intensifs de 6 ou 9 mois.

langue bretonne

Voyager en Europe / Beajiñ en Europa

Les voyages (ar beajoù) forment la jeunesse (ar yaouankiz), dit-on souvent. Celle-ci étant comptée, il s'agit d'en profiter (dav eo tennañ splet diouti)  ! Comme le dit la chanson, n'em eus nemet dek miz da roul' va yaouankiz, je n'ai plus que dix mois pour rouler ma jeunesse… Les voyageurs (ar veajourien) laissent parfois des traces (roudoù) de leur passage dans des textes (testennoù) ou des carnets de voyages (karnedoù hent). Les plus anciens voyageurs en Europe (Europa) comme le navigateur (an den a vor) Pythéas de Marseille ou encore le géographe (an douaroniour) Polybe nous donnent de précieux renseignements sur les peuples (ar pobloù) et leurs coutumes (o boazioù), mais aussi sur leur mode de transport (an treuzdougen). Pour voyager, il faut se déplacer (en em ziblasañ), soit à pied (war droad), à vélo (war velo), en voiture ou encore par les airs (gant an oto pe dre-nij). Le train (an tren) semble être le moyen de transport le plus écologique (an treuzdougen naturelañ, ekologelañ). Voyager (beajiñ) est essentiel (ret)  pour certaines personnes (evit tud zo) pour leurs affaires (al labour, ar c'henwerzh) en Europe notamment. Depuis 1995 et la création de l'espace Schengen (emglev Schengen), c'est un jeu d'enfant (ur c'hoariadenn) de voyager en Europe. Les frontières (an harzoù) ne sont plus gardées et 26 pays (c'hwec'h bro warn-ugent) sont accessibles sans visa. L'Europe est donc à dévouvrir (diskoachañ) pour celui qui éprouve du plaisir (plijadur) à voyager.