Actus

Crise sanitaire

Message de Nathalie Sarrabezolles

Mesdames, Messieurs,

Notre pays fait face à une crise sanitaire sans précédent. Le Président de la République a annoncé le 16 mars des mesures fortes, afin d’endiguer cette épidémie.

Le Conseil départemental du Finistère reste mobilisé dans cette période de confinement afin de garantir ses missions d’intérêt général, notamment en matière de solidarités. Nos actions d’accompagnement des Finistériennes et Finistériens les plus vulnérables restent assurées, et les agent·e·s mobilisés pour répondre aux besoins essentiels des personnes âgées, personnes en situation de handicap, enfants confiés à l’Aide sociale à l’enfance, proches aidants, familles vulnérables.

Les informatives relatives à l’organisation du service public seront régulièrement mises à jour depuis le site www.finistere.fr. N'hésitez pas à le consulter régulièrement.

Je souhaite réaffirmer l’engagement de l’ensemble des élu·e·s et agent·e·s du Conseil départemental aux cotés des Finistériennes et Finistériens. C’est par une mobilisation complète et efficace de la collectivité que nous entendons contribuer à surmonter collectivement cette épreuve.

Nathalie Sarrabezolles

Présidente du Conseil départemental du Finistère

UNE NOUVELLE CHARTE GRAPHIQUE

FIER D’ÊTRE SOLIDAIRE !

Le Conseil départemental du Finistère vient de se doter d’une signature, qui sera présente dans l’ensemble de ses documents d’information et de communication. Elle traduit l’engagement du Département dans des missions essentielles : la solidarité humaine et territoriale. Fédératrice, elle est empreinte du caractère et de la fierté d’appartenance des Finistérien.ne.s. à un territoire dynamique, et cohérente avec les valeurs qui animent chacun.e d’entre nous. La mise en place de cette signature associée au logotype de la collectivité doit permettre de mieux identifier l’ensemble des actions que mène au quotidien le Conseil départemental en direction de tous les Finistérien.ne.s.

Charte du bilinguisme du Conseil départemental

La langue bretonne, comme une évidence

Le Finistère est le département comptant le plus grand nombre de locuteurs.trices en langue bretonne. Le Conseil départemental du Finistère mobilise chaque année plus de deux millions d’euros pour sa promotion et son enseignement dans les filières bilingues du territoire. Le Département a décidé de renforcer et d’inscrire dans le temps son soutien à la langue bretonne en élaborant une charte du bilinguisme destinée à être appliquée progressivement à la communication de l’institution. Avec un double objectif : rendre davantage lisible la langue bretonne, pour les bretonnants et non bretonnants et proposer des contenus enrichis en breton pour les locuteurs.trices, notamment les plus jeunes.

Au Conseil départemental

2020, année du service public

L’année 2020, au Conseil départemental, est dédiée au service public. Celui-ci, apporté chaque jour par les 3 800 agents du Département, est une réponse concrète aux besoins des citoyen.ne.s. Une initiative qui, en plus de rappeler les valeurs de bien commun et de solidarité, va permettre de mieux faire connaître la grande diversité des missions du Conseil départemental et les quelque 100 métiers qui participent à l’amélioration du quotidien des usager.e.s : pour garantir les solidarités, sécuriser les routes, assurer le fonctionnement des collèges, protéger les espaces naturels sensibles, aider à la réalisation de projets au sein des communes… Une proximité génératrice de liens, pour mieux répondre aux attentes individuelles et collectives.

De Brest vers Charleston (USA)

The transat CIC : un homme et l’océan

Le départ de la 2e plus grande transatlantique multiclasse du monde – après la Route du Rhum – est prévu le dimanche 10 mai 2020 à Brest.  Class40, IMOCA, Multi50 et Ultimes sont invités à y participer. Connue historiquement sous l’appellation OSTAR ou « transat anglaise », The Transat CIC change de braquet pour fêter les soixante ans de la création de cette première course océanique en solitaire. La course propose un tout nouveau parcours avec un départ de Brest, une première française, et une arrivée à Charleston (USA), une première américaine. En tout, 3 100 milles en solitaire au printemps en Atlantique Nord, face aux courants et aux vents dominants. L’engouement est déjà fort puisque ce sera l’une des dernières possibilités pour les participants au Vendée Globe de se retrouver seul face aux éléments avec leur bateau.

Port de tous les records – Tour du Monde en solitaire et en équipage – Brest voulait également devenir le port de référence de ce monument incontournable de la voile océanique. Le village de la course se mettra ainsi à l’heure américaine dix jours avant le départ de la course, le 1er mai. Le Département est partenaire de la course The Transat CIC et sera présent sur le village.

Action

Climat-environnement

Le département s’engage

Devant l’urgence de la transition écologique, le Conseil départemental du Finistère a décidé d’inscrire dans un rapport Climat-environnement l’ensemble des orientations et des actions concrètes qu’il va impulser dans ses politiques publiques.

Trois questions à Armelle Huruguen, Vice-présidente, présidente de la commission territoires et environnement

Pourquoi avoir choisi de mettre en place un rapport d’engagement sur le climat et l’environnement  ?

La période qui s’ouvre doit d’abord traduire les besoins de solidarité envers les humains et envers les territoires. En ce sens, le Département va prendre ses responsabilités dans les transitions à engager face au changement climatique et à la perte de biodiversité. Le Conseil départemental anime depuis de nombreuses années des politiques reconnues à l’échelle nationale tant dans la préservation des espaces naturels, que dans les problématiques de l’eau, de la biodiversité ou des zones humides.

Dans ce rapport d’engagement, nous avons identifié six enjeux principaux : le foncier, l’eau, la biodiversité, la neutralité carbone, les déchets et la dé-plastification et le numérique.

Comment allez-vous procéder  ?

La Présidente a voulu associer un ensemble d’acteurs représentatifs du Finistère, associatifs, économiques, universitaires, mais aussi des citoyen.ne.s, jeunes et moins jeunes, des élu.e.s, autour d’un collège des transitions. Il sera mis en place mi-2020. Il participera à l’élaboration du plan d’action du rapport d’engagement et priorisera les actions en lien avec les orientations votées par les élu.e.s.

Comment le Département pourra-t-il être acteur ou accompagner ces transitions  ?

Dans un contexte budgétaire contraint, il faut se concentrer sur ce qui est vraiment prioritaire et installer des paramètres d’éco-conditionnalité des aides attribuées par le Conseil départemental. Il s’agit de partager une volonté profonde d’agir différemment.

Pour mener à bien les projets que subventionne le Département, l’assistance technique qu’il déploie à l'intention des communes et des intercommunalités va être renforcée pour les accompagner au changement. Les 111 millions du budget d’investissement du Département devront désormais être marqués du sceau des transformations qui sont attendues.

Le Conseil départemental anime depuis de nombreuses années des politiques reconnues à l'échelle nationale.

Le rapport est consultable sur

finistere.fr

 

gestion de l'eau et des milieux aquatiques

de la source à la source

Le Conseil départemental assure depuis de nombreuses années un accompagnement stratégique, technique et financier des collectivités et des Finistérien.ne.s sur l’ensemble des actions visant à préserver la qualité de l’eau et à en garantir l’accès. Finistère Penn ar bed se propose ici, ainsi que dans les cinq prochains numéros, de vous faire découvrir le circuit de l'eau et ses différents acteurs.

  1. Têtes de bassin-versant : zones amont des rivières (sources, ruisseaux, milieux naturels…). Réparties sur 74 % du Finistère, elles sont des zones stratégiques pour la gestion de l’eau.
  2. Bocage : haies et talus limitent le ruissellement et favorisent l’infiltration de l’eau dans le sol.
  3. Milieux aquatiques : 7 000 km de cours d’eau permanents, 9,8 % du Finistère en zones humides : rôle de filtre, de tampon et de réservoir de biodiversité, de corridors écologiques.
  4. Suivi de la qualité des milieux : 22 points de mesure pour le réseau départemental de surveillance de la qualité des eaux des rivières, complémentaire des réseaux des collectivités locales, de l’Agence de l'eau et de l’État.
  5. Gestion des eaux pluviales : limiter le ruissellement et favoriser l’infiltration.
  6. Prévention des inondations : des cumuls de volume de pluie importants provoquent une hausse du niveau des rivières, parfois accentuée dans les estuaires par l’effet des marées. Des solutions fondées sur la nature (zones humides, bocage) ou la construction d’ouvrages de ralentissement des écoulements permettent de diminuer l’impact des crues, sans empêcher toutefois la survenue de grandes crues.
  7. Protéger la ressource pour l’alimentation en eau potable : 265 captages et 37 prises d’eau à protéger pour une eau de qualité.
  8. Alimentation en eau potable : 66 millions de m3 prélevés et traités pour l’alimentation en eau potable, dont 70 % de l’eau produite proviennent des eaux de surface.
  9. Assainissement : les effluents domestiques (eaux usées), industriels, doivent être épurés pour limiter leur impact sur les rivières.
  10. Érosion littorale et submersion marine : la hausse du niveau marin liée au changement climatique provoque une érosion du littoral ou des submersions qui menacent certains enjeux.
Mots clés

Le Conseil départemental s’engage dans la démarche « Finistère eau potable 2050 » pour répondre aux enjeux de l’alimentation en eau potable dans le Finistère au regard des perspectives de changement climatique.

+ D’INFOS SUR

finistere.fr

budget 2020

au service des solidarités humaines et territoriales

Le budget 2020 du Conseil départemental du Finistère, adopté lors de la séance plénière des 30 et 31 janvier, s’élève à 979,78 millions d’euros.

La solidarité constitue le cœur des missions du Conseil départemental. Au total ce sont près de 500 millions d’euros (fonctionnement et investissement) qui sont consacrés cette année aux politiques en direction des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, en faveur de l’insertion, ou encore de l’aide à l’enfance et à la famille. Les politiques « handicap » demeurent le premier budget du Département (153 millions d’euros). La protection maternelle infantile (PMI) proposera aux futurs et jeunes parents un accompagnement personnalisé à domicile sur l’ensemble du Finistère (« petits pas, grands pas »).

Le Département poursuit ses investissements et mobilise 110,6 millions d’euros en 2020 pour ses politiques mais également pour les communes et les EPCI. En propre cela concerne par exemple l’entretien et la création de nouveaux collèges (25 millions d’euros), le développement de l’accessibilité (15 millions d’euros pour les routes départementales), le renforcement du logement social, l’hébergement des personnes âgées et handicapées, la préservation du patrimoine naturel et culturel du Finistère et le soutien aux projets des communes et de leurs groupements.

Pas d’augmentation d’impôt, + 1 % de fonctionnement, un désendettement engagé

Cette année encore, le Conseil départemental a choisi de ne pas augmenter la fiscalité, afin de ne pas peser sur le pouvoir d’achat des ménages finistériens. Ceci est rendu possible grâce à une bonne maîtrise et une gestion saine de ses dépenses de fonctionnement, en augmentation de seulement 1 % par rapport au budget 2019). Et comme en 2019, la diminution de la dette est engagée pour 2020 avec un désendettement de plus de 11 millions d’euros.

Fin de l’autonomie fiscale des Départements

L’an prochain, la part départementale de la taxe sur le foncier bâti sera versée aux communes pour leur permettre de compenser la perte de recettes qu’elles subissent du fait de la suppression de la taxe d’habitation. Pour le Département, la perte de recettes sera compensée par une part de TVA. Le Conseil départemental du Finistère, ainsi que l’Assemblée des Départements de France (ADF) et l’Association des Maires de France (AMF), étaient opposés à cette réforme de la fiscalité locale qui met fin à l’autonomie fiscale des Conseils départementaux. Le Département ne dispose plus dorénavant de possibilité d’agir sur ses recettes pour financer des politiques publiques que l’Assemblée départementale élue souhaiterait mettre en œuvre.

Le Département investit pour les collèges publics

La place importante des collèges dans le budget 2020 témoigne de l’accompagnement de la collectivité pour l’épanouissement scolaire des jeunes (46,8 millions d’euros pour 2020 en fonctionnement et investissement) avec les restructurations et extensions des collèges Louis-et-Marie-Fichez à Plouescat (5,3 millions d’euros) et Jean-Jaurès à Bannalec (7 millions d’euros), ainsi que la construction du collège Simone-Veil de Saint-Renan (17,6 millions d’euros) ou encore le début des travaux pour l’opération d’extension et de restructuration du collège Edouard-Quéau de Ploudalmézeau (5,7 millions d’euros).

Accessibilité

Pourquoi le train est une priorité ?

L’ensemble des élu.e.s du Conseil départemental sont mobilisé.e.s pour le respect des engagements du Pacte Breton d’accessibilité et de mobilité, visant notamment à améliorer la desserte ferroviaire du Finistère. C’est une nécessité pour un aménagement équilibré du territoire. C’est aussi un impératif face à l’urgence climatique.

Le Finistère reste périphérique 

Les aménagements ferroviaires ont rapproché le Finistère de Paris, mais ils n’ont pas atténué son caractère périphérique. Il reste notamment plus éloigné de Paris que les grandes métropoles allemandes, belges et néerlandaises.

Un développement déséquilibré de la Bretagne

L’écart démographique se creuse entre l’Est et l’Ouest de la Région. La croissance de la population en âge de travailler se fait principalement dans la région de Rennes.

Des relations fortes au quotidien entre les villes bretonnes

Flux domicile-lieu de travail, 2016

Les relations déjà fortes entre villes bretonnes doivent être confortées par l’amélioration des infrastructures de transport au sein de la région et permettre un report de la voiture vers le train, pour des itinéraires plus fluides.

Source : Insee, Recensement de la population (RP), exploitation complémentaire

Le train, plus écologique

Émissions de CO2 du transport de passagers

Si le secteur des transports représente 29 % de l’ensemble des émissions des Gaz à effet de serre, le train est le mode de déplacement le moins émetteur de CO2. Beaucoup moins que la voiture, à un ou deux passagers, qui représente 83 % des déplacements dans le Finistère et une partie importante des liaisons de villes à villes.

Source : EEA report TERM 2014 eea.europa.eu/transport

Développer le rail pour faciliter les trajets du quotidien

Améliorations à l’étude sur les deux axes Brest-Rennes et Quimper-Rennes

Le pacte breton d’accessibilité et de mobilité, signé à Rennes le 8 février 2019, a validé la création d’une section de voie nouvelle entre Rennes et Redon, qui se traduirait par un gain de temps de 10 minutes entre Quimper et Rennes. Les études sont en cours.

La mobilisation des élus du Département a permis également de relancer l’étude de travaux en vue de l’amélioration de l’axe Brest-Rennes.

Plusieurs hypothèses d’aménagement seront étudiées par SNCF Réseau, allant de travaux sur les nœuds ferroviaires de Rennes ou Landerneau, à l’étude d’une voie supplémentaire en sortie ouest de Rennes, jusqu’à des aménagements localisés sur voies ou des améliorations des systèmes d’information. L'objectif des élus du Département est de mettre Brest et Quimper à 1 h 30 de Rennes et 3 h de Paris.

Actrices & acteurs

Finistèrien.ne.s Joël Bougain

Pêcheur à la mouche et gardien de la rivière

Joël Bougain est président du club Mouche de Cornouaille depuis plus de vingt ans. Une technique de pêche qu’il a découverte grâce à son beau-père… « C’est une longue histoire », commence ce retraité heureux qui partage aujourd’hui sa passion avec les quelque 40 licenciés du club. Qu’on l’interroge sur le montage des mouches, le lancer ou l’entretien des cours d’eau, Joël est intarissable. Et se dégage de son discours une véritable philosophie de vie.

« Quand on pêche, on est responsable de ce qu'il y a autour de nous, explique-t-il avec conviction. Les mouches doivent ressembler le plus possible à ce que mange le poisson aux différents stades de sa vie. Le pêcheur doit donc observer le cycle du poisson pour pouvoir lui présenter le bon leurre. C’est passionnant ! Notre action, c’est aussi d’expliquer que le moindre geste du pêcheur peut être catastrophique pour l’écosystème. » C’est pour cela qu’à la fin septembre, le club emmène tous ses adhérents entretenir les cours d'eau. « On coupe les branches et tout ce qui risque de tomber dans l’eau. Mais dans une rivière, il n’y a pas que les berges ! Il faut aussi entretenir les zones de frayères (nurseries des poissons), ainsi que les fonds où les poissons viennent pondre leurs oeufs et où les insectes qui les nourrissent se reproduisent. Le pêcheur est le premier surveillant, le garde de la rivière », insiste Joël. Un savoir-faire qui s’acquiert au fil du temps et que le club a à coeur de partager avec le plus grand nombre, et notamment avec ses adhérents, de 13 à 86 ans !

Le grand portrait Claire Hédon, présidente d’ATD Quart Monde

Agir contre la pauvreté

Claire Hédon est journaliste à RFI. Mais depuis vingt-sept ans, elle s’investit dans l’association ATD Quart Monde dont elle est devenue la présidente il y a quatre ans. Elle était présente lors de la 2e édition de la Conférence des solidarités, organisée par le Département et la ville de Brest, le 22 novembre dernier aux Capucins à Brest. Retour avec elle sur les priorités de la lutte contre la grande pauvreté.

Pour commencer, pouvez-vous définir ce qu’est la grande pauvreté  ?

La pauvreté se définit généralement par un manque de ressources financières mais aussi par un non-accès aux droits essentiels : droit au logement, au travail, à une éducation, à l’accès aux soins, à la culture. En France, 9,1 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté en 2018, celui-ci représentant 60 % du niveau de vie médian, soit 1 041 euros par mois. Si l’on regarde la population dont les revenus sont inférieurs à 40 % du niveau de vie médian, soit 680 euros, cela représente 2,2 millions de personnes en situation de très grande pauvreté.

Comment peuvent agir les pouvoirs publics pour y remédier  ?

On doit prendre en compte l’intégralité des problématiques. Si l’on ne travaille que sur un aspect, l’école, le logement ou encore la santé, cela ne suffit pas. Nous avons notamment une demande : celle d’évaluer les politiques publiques à partir des 10 % les plus pauvres, comme curseur. Il faut aussi travailler avec les personnes concernées. Et en plus de la justice sociale, il faut maintenant aussi prendre en compte la justice climatique.

Quel est le rôle des acteurs publics locaux  ?

La lutte contre la grande pauvreté doit se faire à l’échelon local. Cela se joue dans la proximité, au niveau des départements et des communes. En premier lieu, il y a le RSA (financé par le Conseil départemental, NDLR), dont le plus grand problème est le non-recours. Approximativement 30 % des personnes qui y ont droit ne le demandent pas. C’est là-dessus qu’il faudrait travailler en priorité, plutôt que la lutte contre la fraude qui est contre-productive et éloigne les personnes de ce droit.

L’autre priorité est l’accès au travail à l’échelon local. Nous sommes à l’origine de l’initiative « Territoires zéro chômeur de longue durée ». En 2016, dix territoires ont été sélectionnés par l’État pour expérimenter ce projet. Treize entreprises à but d’emploi ont été créées et quelque 900 personnes ont été recrutées. Preuve que l’on ne manque pas de travail  ! Cela montre aussi comment le travail change la vie des gens, leur permet de s'insérer, et change aussi la vie des territoires. Dans ces entreprises, les gens sont embauchés au SMIC, en CDI et on voit bien qu’ils vivent mieux au SMIC qu’au RSA. Nous demandons une extension de cette expérimentation, pour atteindre 100 territoires.

Le RSA, approximativement 30 % des personnes qui y ont le droit ne le demandent pas.
Mots clés

9,1 M€

de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France (2018)