Tout commence En Finistère

attractivité

bien manger, un art de vivre en Finistère

Finistère 360°, l'agence d'attractivité du Finistère, a souhaité valoriser cette année le bien manger dans le département : un véritable art de vivre en Finistère, grâce aux producteurs, professionnels des métiers de bouche, cuisiniers, restaurateurs, artisans des arts de la table… Dans le cadre de cette année thématique, les ambassadeurs de la marque Tout Commence en Finistère ont décidé de mettre les algues à l'honneur, au naturel ou cuisinées.

« Mangez bien en Finistère », une exposition singulière de Nicolas Boutruche

Nicolas Boutruche est un photographe à l'univers singulier. Il aime regarder au-delà des apparences, nous embarquant dans un monde onirique qu'il compose à partir de dizaines de clichés.

Pour l'exposition « Mangez bien en Finistère », il est allé à la rencontre de quinze acteurs économiques qui agissent chaque jour pour une alimentation de qualité. Il nous propose des versions inattendues et insolites de leur métier. Les visuels seront présentés en avant-première au Salon international de l'agriculture à Paris puis publiés progressivement sur les réseaux sociaux.

L'exposition sera ensuite visible lors de manifestations comme Agrideiz, Cornouaille Gourmand, ou encore les Fêtes maritimes de Brest.

Deux questions à Delphine Le Maout, Chargée de marketing relationnel au sein du Pôle éditorial & marques de Finistère 360°

Les ambassadeurs ont choisi les algues pour leur année thématique. Pourquoi ce choix  ?

Les algues sont apparues tout de suite comme une évidence pour les ambassadeurs. C'est un aliment intéressant à travailler que l'on trouve en quantité en Finistère. Le groupe va pouvoir s'appuyer sur les conseils de certains ambassadeurs experts en la matière.

Quelles sont les actions qui vont être mises en place  ?

Deux actions phares sont prévues. La première est la création d'un livret d'informations et de valorisation sur les algues avec des photos de haute qualité*. La deuxième** est un concours pour créer une recette de crêpes et un biscuit aux algues dans le cadre d'un circuit en six escales. Nous apporterons aussi une attention particulière aux enfants avec des actions spécifiques.

*La création du livret est pilotée par Domitille Langot, rédactrice/styliste culinaire (voir portrait ci-contre)

** Le circuit des algues est piloté par Anne-Laure Jarry, directrice de la Biscuiterie Le Goff (voir portrait ci-contre)

Le Pass Mon Finistère, des expériences inédites pour les internautes

Vivre le Finistère intensément, c'est ce que propose le Pass Mon Finistère à partir du mois d'avril pour les internautes qui fréquentent le site Tout Commence en Finistère. Les visiteurs pourront vivre gratuitement des expériences inédites, participer à des ateliers de cuisine, faire des visites, gagner des cadeaux, télécharger des documents iconographiques, bénéficier de bons plans locaux…

Le Pass sera accessible depuis la page d'accueil du site où une inscription sera nécessaire. Ensuite, il suffira de réserver une place pour un événement.

+ D’INFOS SUR 

www.toutcommenceenfinistere.com

 

domitille et michel langot

Inspirateurs culinaires

Oursins sur leur lit de chou-rave, chou romanesco dans son habit de fougères… Voici quelques- unes des compositions de la rédactrice-styliste Domitille Langot et son mari photographe. Bienvenue dans l’univers de ces passionnés de compositions végétales.

Domitille et Michel Langot ont travaillé pendant vingt ans dans la pub à Paris, avant de réaliser des livres de cuisine. Elle écrit et met en scène produits et recettes, tandis qu’il les photographie avec talent. Leur 37e ouvrage doit sortir prochainement.

Depuis quatre ans, ils vivent dans le Finistère. Michel, amateur de pêche et de voile, était un habitué des vacances familiales en Bretagne. « L’idée de nous y installer s’est donc imposée. » En parallèle des livres, Domitille anime un blog de cuisine. « Locavore et attachée au respect de la saisonnalité, je veux remettre les légumes au goût du jour, montrer qu’ils sont à la fois beaux et délicieux  ! Et ici, on a ce qu’il faut toute l’année, avec beaucoup plus de variétés qu’il y a vingt ans, locales et bios. » Sur son compte Instagram, de belles photos de compositions culinaires colorées sont suivies et commentées par près de 6 000 followers. Une savoureuse manière de s’inspirer, pour bien manger  !

Biscuiterie finistérienne

à la conquête du monde

À Morlaix, la Maison Le Goff fabrique des biscuits depuis 1950. Reprise en 2019 par Bio Conquête, elle trouve un nouveau souffle.

Connaissez-vous la biscuiterie Le Goff  ? Si vous n'êtes pas de Morlaix et sa région, c'est peu probable et pourtant  ! Vous avez certainement déjà mangé leurs produits car l'entreprise fournit, depuis de nombreuses années, les marques repères de plusieurs enseignes. L'entreprise familiale créée par Yvette Le Goff en 1950 fut aussi la première à distribuer dans toute la France les gâteaux bretons.

En 2019, la biscuiterie a été reprise par Bio Conquête, un groupe d'exploitations agricoles et d'usines agroalimentaires bio. Objectifs affichés, créer une marque Madame Le Goff, proposer très prochainement des gammes bio, des recettes salées avec des algues, ouvrir une boutique en plein cœur de Morlaix et développer l'activité à l'international. « Nous avons déjà des perspectives très intéressantes au Japon et au Canada », se réjouit Marie-Laure Jarry, la directrice.

Pour assurer ce développement, la directrice sait qu'elle peut compter sur les salarié-e-s qui ont tous plus de vingt ans d'ancienneté dans l'entreprise : « Il y a ici une véritable culture de l'engagement, de l'effort et du travail. Il y a un également un véritable savoir-faire en pétrissage. Ce qui est sûr, c'est qu'il faut revendiquer notre appartenance au Finistère et valoriser les valeurs de ce territoire. »

Pays de Brest

Collège Kerzouar de Saint-Renan

Jeunes philosophes

L'association L'Écume de Saint-Renan anime des ateliers de philosophie avec les enfants et les adolescents du Finistère pour leur permettre de développer leur pensée critique.

Après le premier atelier de philosophie qu'elle a animé avec les 6es de Marine Le Goff, professeure de français au collège Kerzouar de Saint-Renan, Myriam Mekouar, l'intervenante, a demandé aux élèves s'ils avaient aimé la séance. Ils et elles lui ont répondu « Non madame, nous n'avons pas aimé… nous avons adoré  ! » Depuis deux ans et demi, l'association L'Écume offre la possibilité aux enfants et aux adolescents du département de découvrir les bienfaits de la philosophie grâce à des ateliers que Myriam Mekouar, ancienne professeure de lettres, anime. « Mes ateliers s'adressent à tous les enfants. J'interviens dans les établissements scolaires du primaire au secondaire, en structures médico-éducatives, dans les médiathèques et tout autre type de structures intéressées par la pratique… » précise-t-elle. « Le but de ces ateliers est d'apprendre aux jeunes à devenir des citoyens éclairés capables d'avoir un regard lucide et critique sur le monde qui les entoure », poursuit-elle.

« Cette activité a beaucoup de succès auprès des élèves. Elle leur permet de s'exprimer à l'oral, d'adopter une attitude critique par rapport à leurs propos, d'écouter et de respecter la parole de l'autre », se félicite Marine Le Goff.

Pour développer cette pratique et répondre à de nombreuses sollicitations, Myriam Mekouar fait aussi des formations à l'animation d'ateliers philosophiques destinés aux enseignants, aux animateurs, aux travailleurs sociaux. Et avec les Francas, organisation d'éducation populaire dont elle est vice-présidente, elle prépare pour ce printemps 2020, un festival Graines de philo.

À Plougastel-Daoulas, du 2 au 5 avril

À la rencontre des musiques anciennes

Mots clés

La 3e édition du des Chapeaux d'avril se déroulera à Plougastel-Daoulas du 2 au 5 avril 2020. L’objectif de ces rencontres  : proposer au public une approche moderne et ludique de la musique ancienne au travers de multiples supports artistiques. Musique, danse, chant choral, cinéma, écriture et dégustation de vin sont inscrits au programme de cette édition, avec un moment d’émotion, le spectacle R&B – Rythm and Barock – création musicale et chorégraphique mêlant musique baroque, danse contemporaine et hip-hop.

CONTACT

Pays de Morlaix

Coopérative Landivisienne

Bio Breizh : 100 % bio et 100 % durable

À Landivisiau, la coopérative Bio Breizh regroupe des producteurs bretons de fruits et légumes bio. En 2018, elle s'est dotée d'un nouveau cahier des charges plus exigeant, 100 % bio, 100 % durable.

Patrick Cabioch est producteur de légumes bio à Cléder. Il est aussi président de la coopérative Bio Breizh située à Landivisiau. « Je me suis converti au bio en 2010 après avoir été dans l'agriculture conventionnelle pendant vingt-trois ans. J'en avais assez de cultiver des légumes en quantité importante pour m'entendre dire ensuite qu'il fallait les jeter car il y en avait trop », se souvient-il.

Pour mener à bien sa conversion, il a rejoint la coopérative Bio Breizh. Créée en 1997, elle est née de la volonté de producteurs de fruits et légumes bio soucieux de défendre leur vision commune d'un modèle agricole non-productiviste, capable de relever les enjeux de transition économique, sociétale et environnementale. Elle regroupe aujourd'hui soixante-dix producteurs dans toute la Bretagne dont le noyau dur est dans le Finistère nord. Cela représente 300 emplois générés, 15 000 tonnes de légumes commercialisés en bio, 1 200 hectares de surfaces cultivées.

Un cahier des charges exigeant

Pour formaliser cette démarche, la coopérative a rédigé en 2002 un premier cahier des charges avec des critères supérieurs aux standards de la certification européenne. En 2018, dans un contexte d'abaissement continu des normes de production bio, les producteurs de Bio Breizh ont rédigé une deuxième version 100 % bio, 100 % durable qui les engage dans une filière entièrement bio et apporte aux consommateurs des garanties supplémentaires en matière de développement durable.

« L'ossature de notre modèle est la planification, c’est-à-dire l'organisation des productions de manière à éviter la surproduction et à répondre aux besoins des consommateurs. Tout le monde y trouve son compte, producteurs comme distributeurs », précise Yoann Morin, chargé de communication au sein de Bio Breizh.

« C'est vraiment ce qui m'a séduit dans la démarche et qui fait la différence. Je ne produis aujourd'hui que ce que je peux écouler », apprécie Patrick Cabioch.

Chiffres clefs du bio en Finistère (Chiffres 2018)

  • 835 fermes engagées en bio
  • + 116 fermes en un an et 542 en dix ans
  • 10,9 % des fermes du Finistère
  • 25 810 ha dont 6 272 ha en conversion
  • + 6 358 ha en un an et 17 858 ha en dix ans
  • 6,8 % de la surface agricole du Finistère
  • 83 % des communes finistériennes ont au moins une ferme bio
  • Activités dominantes des fermes bio : légumes (37 %), bovins lait (19 %), bovins viande (7 %), grandes cultures (6 %), fruits (6 %)

+ D’INFOS SUR 

biobreizh.org

Pays de Cornouaille

Contre la fracture numérique

Distribution d’ordinateurs et ateliers

Le centre social des Abeilles, à Quimper, est depuis dix ans engagé dans la lutte contre la fracture numérique. René, l’un des 800 adhérents du centre, est à l’origine des premières actions. Retraité du service informatique de la DDE, il a continué à faire ce que faisait le service de l’équipement : donner les vieux ordinateurs à des associations. Commence alors la distribution de vieux ordinateurs (de 7 à 10 ans d'âge) reconditionnés sous le système d’exploitation libre Linux. « La première année, on en a distribué 90. En 2019, on atteint 315 ordinateurs  ! », précise René. Tous les quinze jours, une distribution d’une douzaine d’ordinateurs, donnés par des administrations, des hôpitaux, des collectivités ou des entreprises, est organisée. Depuis trois quatre ans, de nouvelles activités se sont également développées au centre social sous la forme d’ateliers « abeilles numériques », ouverts à tous : permanences Linux et numériques destinées principalement aux seniors, ou encore « Install party », conférences sur les logiciels libres et les usages du numérique. 

Allocation personnalisée d’autonomie (APA)

Mieux accompagner les personnes âgées sur le numérique

De juillet à décembre 2019, les agents en charge de l’évaluation des demandes d'APA (allocation personnalisée d'autonomie), sont aujourd’hui équipés de tablettes numériques pour mieux accompagner les personnes âgées dans les démarches administratives.

Depuis juillet 2019, Marie-Pierre Moizan, chargée d’évaluation de l’APA pour le Conseil départemental, est équipée d’un nouvel outil pour effectuer ses visites à domicile auprès des personnes de plus de 60 ans ayant fait une demande d’allocation. Au démarrage de l’expérimentation, les professionnel.le.s 

craignaient une modification de leurs relations avec les personnes âgées lors de leur visite à domicile. Mais à ce jour, Marie-Pierre y voit surtout des avantages. « Avant on arrivait avec un questionnaire sur papier, pour évaluer les conditions d’accueil et de vie de la personne, définissant son niveau de perte d’autonomie, du GIR 6 au GIR 1. Aujourd’hui, cet outil contient de manière dématérialisée toutes les informations et les documents nécessaires à l’instruction des demandes lors des visites à domicile : la grille des GIR, la proposition de plan d’aide, les tarifs des services d’aide à domicile… » Et finalement, cela permet d'enrichir les échanges, avec « plus de visibilité et de transparence vis-à-vis de l'usager·e sur la proposition qui lui sera faite ultérieurement et le reste à charge », poursuit l’agent.

Depuis décembre 2019, cet outil de travail a été généralisé à l’ensemble des chargé·e·s d’évaluation APA du Département.

Pays de Centre Ouest Bretagne

Services d’aides et de soins

la maia, pour la santé des personnes Âgées

La Maia* a commencé à se déployer dans le Cob** en avril 2016. 86 personnes âgées en perte d’autonomie ont bénéficié depuis d’un suivi, grâce à cette nouvelle méthode d’action.

Depuis quatre ans, le pays du Cob bénéficie d’une méthode d’action pour l’intégration des services d’aide et de soins dans le champ de l’autonomie : la MAIA. Elle vise à améliorer les parcours de santé des personnes âgées, dont celles en situation complexe, qui souhaitent vivre à domicile. Son objectif : renforcer la concertation entre professionnel.le.s travaillant auprès de ces personnes, proposer un service de gestion de cas et partager leurs analyses au sein du réseau de professionnels.

Un accompagnement individualisé, intensif et au long cours

Les situations complexes sont définies par trois types de critères : santé (pathologie chronique diagnostiquée, troubles décisionnels et fonctionnels), aide et soins (absence ou manque de continuité dans le suivi médical, refus d’aide ou de soins, aides humaines ou techniques inadaptées ou insuffisantes, épuisement des professionnel·le·s) et environnement (personne isolée ou aidant·e·s indisponibles, problèmes financiers ou administratifs, précarité, problématique liée au lieu de vie).

Lorsqu’il est sollicité par un.e professionnel·le, le comité de la MAIA Cob examine ces critères, avant de mobiliser un gestionnaire de cas. Fabienne Duigou est l’une d’elles. Elle suit 30 personnes à l’image de cet homme qu’elle accompagne depuis trois ans. Celui-ci, vivant seul, atteint d’un éthylisme chronique, ne payait plus ses factures. « Le service de portage de repas à domicile nous a prévenus, car les repas servis n’étaient pas consommés », explique la gestionnaire. Elle mettra plus de six mois à établir un lien avec lui. Puis après une hospitalisation, elle réussit à lui proposer la mise en place d’un plan d’aide. « Aujourd’hui, il va emménager dans un logement salubre. Il a retrouvé une vie sociale et bénéficie d’un suivi médical adapté. »

*Maia : méthode d’action pour l’intégration des services d’aide et de soins dans le champ  de l’autonomie.

**Cob : Centre ouest Bretagne, territoire  qui s’étend sur deux départements, le Finistère et les Côtes-d'Armor.

Objectif de la Maia : renforcer la concertation entre professionnels travaillant auprès des personnes âgées.

Témoignage

Jean-Pierre HémonPrésident de la commission santé du Conseil de développement du Pays COB.

« En juillet 2014, l’Agence régionale de santé du Finistère (ARS 29) a souhaité rencontrer le Conseil de développement (commission santé) afin d’évaluer la pertinence et la faisabilité d’une Maia au sein du pays du Centre ouest-Bretagne. Une belle initiative avec trois effets majeurs : une réponse de proximité pour les cas complexes - personnes en perte d’autonomie, une valeur ajoutée considérable quant à la compétence et l’adhésion des acteurs du territoire et des élus, un renfort de crédibilité du Pôle Santé – Pays COB dans son rôle de coordination. »