jeunes

Finisterejob.fr

Des clics et du taf

Cette plateforme finiseterejob.fr, qui a pour but de favoriser l’emploi des jeunes du Finistère, ouvrira seulement en JUIN prochain, en raison du contexte de crise sanitaire.

Favoriser l'accès à l'autonomie de tous les jeunes Finistériens et Finistérien.ne.s est une préoccupation constante du Conseil départemental. En 2018, suite à une rencontre entre les services de l’insertion, les partenaires de l'emploi et une trentaine de jeunes, l'idée de création d'une plateforme numérique d'accès à l'emploi a germé.

En ce mois de mars, l'idée devient réalité avec la mise en ligne de la plateforme finisterejob.fr. Pour la mettre en place, le Département a noué des partenariats avec les missions locales du Finistère, Pôle Emploi, les partenaires de l'emploi, et a associé des entreprises et des jeunes à sa conception.

« Cette plateforme a pour ambition de donner la possibilité aux jeunes Finistérien·ne·s de 15 à 30 ans, quel que soit leur niveau ou leur situation, d'accéder par eux-mêmes à des offres d'emploi, de stages, de formations les concernant et de favoriser les échanges avec le monde économique », explique Mickaëlle Jaouen, chargée de mobilisation économique au sein du Conseil départemental.

Un accès à des offres personnalisées

Concrètement, les jeunes peuvent créer un compte, y déposer leur CV et accéder aux offres qui les intéressent grâce au CV catcher*. Les entreprises de leur côté ont aussi un espace personnel pour déposer leurs offres d'emploi et consulter la CVthèque.

Le site propose un fil d'actualité avec des articles de fond, la mise en avant d'événements liés à l'emploi ou à la formation et un premier niveau d'information pour tout ce qui touche à la mobilité, au logement, au handicap. Des offres d’emploi du Conseil départemental et de ses partenaires sont également accessibles. Dans un second temps, un forum permettra aux jeunes d'échanger entre eux ou directement avec les employeurs.

« Les premières offres sont issues d'une agrégation de sites nationaux. Mais notre objectif est de développer des partenariats avec des entreprises locales pour l'enrichir et ainsi avoir des offres exclusives », précise Mickaëlle Jaouen. Pour assurer cette mission, le Département a recruté une animatrice en service civique.

*CV catcher : outil de recherche d'emploi qui permet à partir d'un CV de proposer des offres d'emplois personnalisées.

Témoignage

Guillaume Roguez, Mission locale de Brest

« La plateforme présente plusieurs atouts. Elle propose un maximum d'informations locales – emploi, formation, logement, mobilité – accessibles 24h/24. Elle est intéressante également car les jeunes auront accès à des offres exclusives. Par ailleurs, je pense que ça peut être un bon canal pour toucher ceux que l'on appelle les invisibles. »

Témoignage

Kevin Epert, En recherche d'emploi

« C'est un site facile d'utilisation. Une fois inscrit et le CV téléchargé, on a immédiatement accès à des annonces en fonction de ses compétences et des métiers identifiés. »

Témoignage

Erwan Le Bars, Entreprise Colas

« C'est une plateforme à l'échelle locale qui a été conçue dans une démarche participative, ce qui est intéressant car chacun va pouvoir se l'approprier et la faire connaître. Dans notre secteur des travaux publics, elle va nous permettre de valoriser nos métiers pour lesquels nous avons des difficultés de recrutement. »

Témoignage

Elody Larsonneur,Sevel Services, entreprise adaptée

« Nous avons régulièrement des offres d'emploi. La plateforme est un moyen de capter un nouveau public avec la possibilité de proposer nos stages en amont de l'emploi. Un autre intérêt est de pouvoir rentrer plus facilement en contact avec les demandeurs. »

écocitoyenneté

Une mini forêt au collège Camille-Vallaux

Dans le cadre de leur agenda 21, les élèves du collège Camille-Vallaux au Relecq-Kerhuon ont planté une miniforêt à croissance rapide selon la méthode Miyawaki.

Saviez-vous qu'une forêt pouvait pousser d'un mètre par an, que les arbres communiquaient entre eux et que c'est l'interaction entre les plantes et les synergies qu'elles développent entre elles qui permettent cette croissance rapide  ? C'est ce que l'on appelle la « végétation naturelle potentielle ».

Dans les années soixante-dix, le botaniste japonais Akira Miyawaki s'était penché sur la question et avait élaboré une méthode reprenant le principe des forêts natives (qui surgissent de façon naturelle et presque sans intervention externe), très touffues et très riches en biodiversité.

Une forêt de 600 arbres sur 200 m²

Le collège Camille-Vallaux au Relecq-Kerhuon expérimente ce concept avec l'aide de l'association nantaise Mini Big Forest. En novembre dernier, les élèves de 6e, ceux du club Agenda 21 et des membres du personnel ont planté devant l'établissement, une miniforêt de six cents arbres et arbustes sur 200 m².

« C'est un parent d'élève qui nous a soumis, l'été dernier, le projet de miniforêt et nous a proposé d'en être un mécène*. Nous avons tout de suite adhéré à cette idée car elle permet de créer un véritable poumon vert dans l'établissement et de sensibiliser nos élèves à l'écocitoyenneté, d'autant que nous menons de nombreuses actions qui vont dans le même sens – écopâturage, potager en permaculture, refuge LPO, compostage… », explique Anne-Laure Cariou l'adjointe gestionnaire.

Des élèves enthousiastes

Avant la plantation, il a fallu choisir des espèces locales grâce à un repérage dans le bois du Costour tout proche et travailler la terre. Trente-deux essences ont ainsi été choisies, principalement du hêtre, de l'érable champêtre et de la bourdaine. « Nous avons creusé des trous, planté trois arbres de taille différente par mètre carré, puis mis de la terre et de la paille. Sur chaque arbre, chacun d'entre nous a mis un ruban avec un petit mot », détaille Joseph, un élève de 6e fréquentant le club Agenda 21. En deux mois, les résultats se font déjà sentir. « Ça pousse plus vite que je ne le pensais », s'étonne Antoine. « Nous avons hâte de voir des oiseaux, des écureuils… s'installer dans nos arbres », s'enthousiasment Aurore, Sarah et Adèle. « Ce qui est bien, c'est que tout le monde peut voir notre miniforêt », s'exclament-ils tous. Pour ce petit groupe de collégiens, c'est d'autant plus important qu'ils se sont proposés pour être des « miniguides keepers », autrement dit des gardiens de la forêt. Et dans trois ans, quand ils quitteront le collège, certains arbres mesureront déjà plus de trois mètres  !

*Le financement a été complété par un autre mécène et la mairie du Relecq-Kerhuon. Le Département quant à lui a donné une subvention de 4 000 € dans le cadre de l'Agenda 21.

collège de l'harteloire

Bien vivre ensemble

Au collège de l'Harteloire à Brest, le bien-vivre ensemble est au cœur d'une démarche globale. Collégialité, co-éducation, participation et dialogue avec les élèves en sont les maîtres mots.

Dans une époque anxiogène exacerbée par la présence accrue des réseaux sociaux, comment mettre en place le bien-vivre ensemble au sein d'un établissement scolaire  ?

Le collège de l'Harteloire a mis cette question au cœur de sa démarche pédagogique et a engagé deux diagnostics autour du climat social et de la mixité scolaire.

« Nous avons mis à plat toutes nos pratiques, pris chaque situation une à une, pour voir sur quoi on pouvait agir. Tous les personnels de l'établissement ont été associés à cette démarche, qu'ils soient enseignants, administratifs, agents territoriaux… », explique Véronique Martin-Dubois, la proviseure.

Dans ce processus, les parents ont aussi un rôle essentiel à jouer : « Ils sont associés à toutes les décisions et sont présents dans toutes les instances. Toutes les classes sociales sont représentées. C'est important pour une mixité sociale réussie. »

Cela n'empêche pas de rencontrer des difficultés avec certains élèves. « Chaque fois qu'il y a un problème, on essaie de le régler de façon individuelle et collective. C’est-à-dire que la classe entière est amenée à réfléchir à des solutions. »

Mais pour la proviseure, il faut faire confiance aux élèves. « Ils sont sensibles au bien-vivre ensemble. L'important, c'est qu'ils soient bien dans leurs apprentissages. Pour cela nous leur proposons de s'ouvrir sur le monde qui les entoure grâce à de nombreux partenariats culturels. Chacun d'entre eux à des capacités qu'il faut valoriser », conclut-elle. 

Quiz

Comment ça pousse une forêt ?

Quiz réalisé par les élèves du collège Camille-Vallaux au Relecq-Kerhuon qui ont planté une miniforêt à croissance rapide selon la méthode Miyawaki