À l'affiche

printemps

Idées de sorties

Amour et Astéracées, village breton et terres inconnues, floraisons nature ou en peinture… un doux vent printanier vous emporte sur les traces de Christophe Colomb ou de la belle Shirin, frôlant les branches d’une fabuleuse forêt. Et pour le retour des beaux jours, le Jardin remarquable de Daoulas et celui du domaine de Trévarez rouvrent leurs portes !

La fuite de Shirin et Farhad à l'abbaye de daoulas

Dans la commune, les photographies de Laura Pannack : « Separation » et « Young love ».

Exposition photographique: du 1er avril 2020 au 3 janvier 2021

Dans le cadre des Balades photographiques de Daoulas et en lien avec l’exposition 2020, « AMOUR. Récits d’Orient et d’Occident », le photographe Babak Kazemi offre dans les jardins de l’abbaye une écriture moderne de l’un des plus grands classiques de la culture persane, Shirin et Farhad du poète Nezami Ganjavi (1175) : le récit tragique et romantique de Farhad le tailleur de pierre et du roi Khosrow, tous deux amoureux de la belle Shirin. Revisiter cette histoire d’amour par la photographie est un moyen détourné pour l’artiste d’évoquer les luttes actuelles de ceux qui doivent s’exiler pour retrouver l’amour et la liberté.

Et aussi :

  • Ouverture des jardins : à partir du 1er avril 2020
  • AMOUR. Récits d’Orient et d’Occident : exposition du 12 juin 2020 au 3 janvier 2021
  • C’est quoi l’amour  ? Café philo le 14 juin 2020 avec Yan Marchand

Abbaye du Relec

À partir du 6 juin 2020

Dans le nouvel espace d’accueil : L’abbaye du Relec, toute une histoire (titre provisoire)

De la vie paisible et retirée des moines cisterciens à celle animée d’un village breton, neuf siècles d’existence de ce « pays » hors du commun se découvrent en 2020. Une maquette animée et une projection immersive en racontent l’histoire. Au XIIe siècle, l’abbaye s’implante au milieu de terres « sauvages », après un temps de prospérité elle connaît un lent déclin, puis c’est la fin d’un monde avant la renaissance grâce à la vivacité d’un territoire, du village et de ses habitants.

Au jardin : Espèce de… Astéracées

 

Après les Cucurbitacées, les Fabacées et les Brassicacées, place aux Astéracées : plantes des jardins ou plantes sauvages, elles sont utiles à tout le monde et présentes dans tous les potagers. Les Astéracées de l’herboriste, du fleuriste, de l’abeille ou des familles sont très différentes mais tout aussi belles et bonnes  !

Et aussi :

  • Ouverture de la saison musicale (avec le Théâtre de Cornouaille) : concert le 31 mai 2020
  • Jardins de l'imaginaire - États d'esprits : expo photo du 6 juin au 31 octobre 2020
  • Voix en chœur : concerts gratuits du 14 au 21 juin 2020

En Terre inconnue ? Le monde au XVe siècle au CHÂTEAU de kerjean

Exposition du 1er mai au 1er novembre 2020

Le château de Kerjean ouvre un cycle de trois ans sur l'élargissement du monde à la Renaissance. Ce premier volet s'intéresse à la période qui précède les « grandes découvertes », en observant au XVe siècle les quatre principales parties du monde, l’Europe, l’Asie, l’Afrique et l’Amérique. En dépit de l’isolement apparent de ces continents, la circulation des marchands notamment dessine un monde de relations interconnectées. Représentations cartographiques, objets et livres anciens, films d’animation et œuvres contemporaines éveillent la curiosité et témoignent de la spécificité de cet univers entre terres connues et inconnues…

Et aussi :

Journées de l’archéologie : visites et animations les 20 et 21 juin 2020

Charles BELLE et François ROYET : Regard d’artiste au domaine de trévarez

Exposition du 25 avril au 4 octobre 2020

Pour la 10e édition de « Regard d’artiste », le cinéaste François Royet et le peintre Charles Belle tentent de percer le mystère de la création artistique. Charles Belle est connu pour ses peintures de la nature dans des formats souvent monumentaux, tantôt d’un réalisme tendre et profond, tantôt exprimant une gestuelle intense et sensuelle. Depuis plus de quinze ans, François Royet filme Charles Belle au travail dans une proximité exceptionnelle qui permet une approche originale et profonde de ce que peut représenter l’énergie de la création. Dans ces images, on côtoie les émotions, les doutes, les vertiges d’un artiste. L’exposition est un parcours entre les peintures, les photographies, et les films de ces deux artistes.

Et aussi :

  • Ouverture du parc : à partir du 8 avril 2020
  • Marie Dubuisson / Karl Blossfeldt : expos photos du 8 avril 2020 au 3 janvier 2021
  • Le printemps à Trévarez : évènement les 8, 9 et 10 mai 2020

Manoir de Kernault

À partir du 3 avril 2020

Nuit - Exposition dans le manoir du 3 avril au 20 septembre 2020 - Prolongation

Distinguer le chant du crapaud accoucheur de celui du rossignol, se préparer à une bonne nuit de sommeil, éteindre les lumières de la ville, apprendre à reconnaître les constellations… de nombreux dispositifs interactifs permettent de découvrir, en famille, les différents aspects de la nuit.

Fabulous Arborescence Forest (titre provisoire)- Expo photo dans le parc à partir du 5 juin 2020

Comme un prélude aux beaux jours, le manoir de Kernault accueille le travail du photographe François Fontes Abrantes, qui invite chacun à regarder autrement les arbres, ces géants chargés d’histoires et de promesses d’avenir.

Et aussi :

  • Sorties nature : Chouettes et compagnie: les 3 et 10 avril, Des oiseaux, des nids et des œufs les 8, 15, 22 et 29 avril, Du miel et des abeilles les 16 et 23 avril, Kernod diouzh noz le 24 avril, Papillons de nuit le 29 mai et le 19 juin 2020
  • Un matin : spectacle et ateliers parent-enfant le 5 avril 2020
  • Des mots des mômes : contes en balade le 21 mai 2020

Et sur les 5 sites :

  • Vacances de Pâques : visites et animations du 11 au 26 avril 2020
  • Rendez-vous aux jardins : entrée gratuite avec visites et animations les 6 et 7 juin 2020

+ D’INFOS SUR 

www.cdp29.fr

Mer et fêtes

Événements nautiques

Brest 2020

Cette année la ville de Brest accueillera la 8e édition des Fêtes maritimes internationales, du 10 au 16 juillet. Si habituellement des pays invités sont mis à l’honneur, Brest 2020 laissera la place à cinq « escales » maritimes : l'océan Atlantique, l'océan Pacifique, la mer Méditerranée, l'océan Indien, les océans Arctique et Antarctique : les Pôles. Les visites de bateaux et les sorties en mer seront comme toujours au cœur des fêtes, complétées par des propositions de concerts, théâtre de rue, défilés, parades. Petite nouveauté de l’année, un centre d’interprétation, l’Archipel, sera installé autour de cinq thèmes : la recherche et l'innovation, les métiers et la formation, l'environnement, la culture matérielle et immatérielle et la construction maritime. Le Département présentera le projet du Centre national des phares au public des fêtes.

+ D’INFOS SUR: brest2020.fr

Temps fête 2020

Le festival maritime douarneniste Temps Fête aura lieu cette année du 15 au 19 juillet. Il célèbre les vieux gréements, tous les deux ans et depuis 1986. Pour chaque édition, ce sont près de 1 200 personnes, soit près d’un habitant de la ville sur six, qui s’investissent pour faire vivre cet événement. Quelques premiers noms de vieux gréements présents sont déjà dévoilés : le Shtandhart et la Marité. Sur les quais et sur l’eau de nombreuses animations contribueront à la fête.

+ D’INFOS SUR: tempsfete.com

musée départemental breton

mucha s'expose

« La beauté art nouveau » est la nouvelle exposition temporaire proposée cet été par le Musée départemental breton. Elle présentera une centaine d’œuvres de l’artiste tchèque Alphonse Mucha (1860-1939).

On connaît de Mucha ses célèbres affiches art nouveau, et notamment celles commandées pour illustrer les pièces de Sarah Bernard. Mais ce que l’on sait peut-être moins c’est que le grand artiste tchèque, qui s’illustra en rejoignant Paris s’est lié d’amitié avec Paul Gauguin et a même fait un séjour breton  !

Pendant la saison estivale, du 19 juin au 20 septembre, le Musée départemental breton, à Quimper, rend hommage à Alphonse Mucha à travers l’exposition « La beauté art nouveau ». Cette rétrospective d’une centaine d’œuvres met en lumière, pour la première fois en Bretagne, l’un des plus illustres créateurs de l’art nouveau.

Des dessins inédits inspirés de la Bretagne

Peintures, dessins, affiches, photographies, sculptures et objets d’art décoratif de l’artiste, prêtés par la Fondation Alphonse Mucha de Prague, seront ainsi exposés au Musée départemental. Certaines des œuvres présentées figurent parmi les plus renommées de l’artiste, célébrant la figure féminine dans un style parfaitement reconnaissable qui s’inscrit dans le mouvement artistique de l’art nouveau. D’autres, telles que ces dessins inspirés de sa découverte de la Bretagne, sont des inédits. L’exposition permettra également de percevoir, à travers ses œuvres, son dévouement à la cause de l’indépendance des peuples et à leur réconciliation.

patrimoine

Appel à témoignages autour de la crêpe

Vous avez fréquenté ou tenu une crêperie/un lieu de vente de crêpes dans le Finistère, avant les années quatre-vingt-dix  ? Cela vous a marqué et vous avez envie d’en parler  ? N’hésitez pas à contacter le Musée départemental breton  !

Dans le cadre de son exposition d’automne, consacrée cette année à l’émergence de la crêpe comme spécialité régionale, le musée recherche des témoignages sur des activités de crêperie ou de vente de crêpes, pendant le XXe siècle.

Le projet mobilisera cinq musées bretons : le Musée départemental, qui présentera une exposition du 17 octobre 2020 au 18 avril 2021, l’ancienne abbaye de Landivisiau, l’Écomusée des monts d’Arrée, le Musée bigouden et le Musée de Dinan.

phare du créac'h

nouvelle jeunesse

Le phare du Créac'h à Ouessant, 54,85 mètres de haut, l'un des plus puissants du monde avec ses 30 miles marins par bonne visibilité et classé aux Monuments historiques depuis 2011, va être restauré pour permettre au public de le visiter à l'horizon 2022. Le chantier qui débutera en fin d'année s'inscrit dans le cadre plus général du projet de création du Centre national des phares. Cette première phase de travaux se poursuivra par la rénovation du musée et la restauration de l'aile ouest qui abritait trois logements de gardiens.

Témoignage: Marie Suzanne de Ponthaud  

Marie Suzanne de Ponthaud est Architecte en chef des Monuments historiques en charge du Finistère

Quelles sont les caractéristiques du phare du Créac'h  ?

Inauguré en 1863, le phare du Créac'h répond aux formes types des phares du XIXe siècle, à savoir, une colonne monumentale avec soubassement, fût et couronnement. Le soubassement est en granit, le fût en moellon enduit de ciment peint en noir et blanc, percé de dix-neuf fenêtres correspondant aux paliers intermédiaires et à la chambre de veille.

Quelle est la mission qui vous a été confiée  ?

Notre mission est de restaurer le phare du Créac'h. Pour préfigurer ce travail, nous avions fait en 2013 une étude diagnostic sur sa restauration et sa mise en valeur. L'objectif est de l'ouvrir à la visite et de permettre l'accès jusqu'aux parties hautes. Là-haut, les visiteurs découvriront une vue tout simplement magnifique vers le nord-ouest, vers l'Amérique, à l'opposé de la vue que le visiteur a depuis le Stiff.

Quels sont les travaux que vous allez réaliser  ?

Pour l'extérieur, nous allons faire une campagne classique de ravalement. À l’intérieur du fût, qui connaît quelques problèmes de ventilation, l'enduit en ciment sera remplacé par un enduit à la chaux complétée par la possibilité d'ouverture des fenêtres. Nous allons déposer les boiseries de la chambre de veille, les restaurer et les reposer, refaire entièrement le sol de la courtine haute. Nous allons aussi permettre l'accès du rez-de-chaussée aux personnes à mobilité réduite pour qu'elles puissent apprécier le volume intérieur du fût et son bel escalier. À l’issue des travaux, le phare retrouvera sa physionomie d'origine.

La rénovation d'un phare, est-ce un chantier comme un autre  ?

Les phares sont un sujet que nous maîtrisons avec mon équipe. Nous avons déjà travaillé sur le phare du Stiff, sur celui de l'île de Batz et actuellement sur celui de l'île Vierge à Plouguerneau. C'est effectivement un peu plus compliqué car il faut prendre le bateau, acheminer les matériaux et souvent les sites sont particulièrement exposés. La difficulté réside aussi dans le fait que les phares restent en activité. Mais nous travaillons en collaboration avec la DIRM NAMO* et la Subdivision des phares et balises pour une bonne cohabitation des activités opérationnelles, patrimoniales et touristiques.

 

*DIRM NAMO : Direction interrégionale de mer Nord Atlantique-Manche

Le pôle culturel de Plouescat

culture partagée

En juin 2018, Plouescat a inauguré l'Atelier, un pôle culturel favorisant l’échange, le lien social et l'accès à une culture partagée.

Patricia Louédec, la directrice de l'Atelier, nous avait prévenus : « Ici c’est une vraie fourmilière. » Depuis 2018, date de son ouverture, le pôle culturel*, composé d'une médiathèque, d'une salle de spectacle, d'un hall d'exposition et d'un amphithéâtre extérieur, est devenu un lieu de vie incontournable pour les habitants de Plouescat et des environs. L'équipement nouvelle génération est une médiathèque ''troisième lieu'', concept venu des États-Unis qui met l'humain au cœur du projet.

Et c'est bien ce qui se passe  ! L'Atelier attire des usagers de tout âge qui investissent l'endroit, pour lire bien au chaud à l'intérieur ou dans le patio extérieur, tester la réalité virtuelle, écouter de la musique, prendre des cours d'informatique, voir une expo, assister à un spectacle… En deux ans, l'équipement a engrangé 1 500 abonnés.

« Nous voulions proposer un lieu ouvert, dynamique, qui favorise l'accès à une culture partagée ainsi que l'échange et le lien social. La fréquentation est à la hauteur de nos espoirs  ! », fait remarquer Catherine Gourmelon, l'élue à la culture.

La richesse du tissu associatif

« Pour le faire vivre, nous nous appuyons sur le tissu associatif très riche. Cela nous permet d'accueillir une multitude d'activités et de rendez-vous », ajoute Patricia Louédec.

La dynamique association de retraités Treas Glaz fait partie de ces acteurs. « Nous pouvons désormais proposer plus de projets. Avant nous étions limités faute d'équipement adapté. C'est vraiment un outil indispensable », apprécie sa secrétaire Françoise Kermoal.

Margot, Eloane et Émilie, élèves au collège Fichez, plébiscitent elles aussi l'équipement : « On vient là tous les soirs en attendant le car. On peut discuter, emprunter des livres et faire des recherches pour nos devoirs. »

Quelle que soit la motivation des uns et des autres, l'Atelier a trouvé son public et ses acteurs qui le font vivre. « Cette profusion de propositions permet d'être surpris à chaque fois que l'on pousse la porte », commente la directrice.

*Coût du pôle culturel : 2,28 M€ HT - Subventions : 600 000 € dont 175 000 € du Département

Mots clés

Les grands rendez-vous du printemps et de l'été

  • En mars/avril : Carte blanche à la BD dans le cadre du prix « Du vent dans les BD ». Café BD, exposition « L'atelier en bulles : le making off », ateliers de création de BD…
  • Du 6 au 11 avril : « Le printemps du Jazz » avec un concert du groupe Mosaïque le 11 avril.
  • Du 4 juillet au 20 septembre : Exposition de Paul Bloas
  • Les lundis de l'été : « Place aux mômes » suivie des « Lundis en scène », théâtre tout public
  • Les mercredis de l'été : « Les racontines à la plage » sur la plage de Pors Meur
  • 24 et 25 juillet : Festival des jeux avec l'association Ludi Breizh

+ D’INFOS

L'Atelier, Médiathèque de Plouescat

Centre nautique de Crozon

60 ans déjà !

Surf, paddle, voile, habitable, kayak… Le centre nautique de Crozon, qui a fêté en 2019 ses 60 ans, est le premier point de location en France pour les offres nautiques*, avec une large proposition de prestations. Tour d’horizon.

Avec 1,4 million d'euros de chiffre d’affaires, le centre nautique de Crozon est le deuxième employeur privé de la commune, avec 19 ETP (équivalent temps plein) et 13 employés à l’année. En été, l’activité atteint un pic avec 62 contrats signés. « Cela permet aux jeunes du coin de mettre un pied à l’étrier, avec des boulots accessibles comme moniteur de voile », explique Alban Valat, responsable du point location et du développement. Le club a choisi une montée en gamme des prestations nautiques pour s’adapter aux exigences de ses clients. « En tant qu'association, nous n'avons pas vocation à faire des bénéfices, mais nous souhaitons proposer une offre commerciale large et dynamique : cours et stages pour les vacanciers, séminaires, hébergement, team building… Ce qui nous permet de financer des programmes sociaux ambitieux et ce qui favorise la pratique locale du nautisme, avec des tarifs très abordables. »

Un beau panel de manifestations nautiques

Au-delà des activités proposées, le centre nautique de Crozon organise de nombreux événements. Le Grand Prix de l’École navale figure parmi leurs temps forts. Près de 200 équipages sont accueillis chaque année  depuis 2008 sur le plan d’eau. En 2020, le Grand Prix se déroulera du 21 au 23 mai.

Le reste de la liste est long et non moins prestigieux. La saison des compétitions commence les 11, 12, 13 avril, avec la Coupe de France waveski-surfing. Elle se poursuit avec deux épreuves en amont du Championnat du monde 420 : la sélective 420 Crozon-Morgat, du 29 mai au 1er juin, avec 100 bateaux en équipage de 2 et la « Pre-worlds » 420, du 29 juin au 1er juillet, avec le même nombre de bateaux.

Le Championnat du monde 420 a lieu dans la foulée, du 3 au 11 juillet, avec 250 à 300 bateaux en équipage de deux attendus. « On fait un retour trente ans après une première organisation en 1990  ! précise Olivier Latin, responsable du pôle plaisance. C’était un moment fort à l’époque. Il était logique que l’évènement repasse par ici cette année pour fêter les 60 ans de l'association de classe des 420 Uniqua France. »

La saison des compétitions se termine le 27 septembre, avec la Coupe de Bretagne de waveski.

« Nous avons 150 bénévoles pour nous aider à organiser ces manifestations, rappelle Olivier Latin. Professionnels, bénévoles, mais aussi élus constituent une équipe qui fonctionne ensemble. »

*15 700 personnes ont loué un support en 2019.

amandine chazot

double vice-championne de paddle

Lauréate des Trophées 2020 du nautisme organisés par l’agence Finistère 360, Amandine Chazot est une des étoiles montantes du stand up paddle. Portrait.

Grande blonde athlétique, Amandine Chazot a assurément un physique de sportive. Vice-championne du monde de longue distance et de technical race, deux des trois disciplines du stand up paddle (grande planche de surf manœuvrée à l'aide d'une pagaie), la jeune femme de 28 ans a rapidement gravi les échelons du palmarès mondial. « Le paddle, ça m’est venu il y a six ans. J’ai toujours été très sportive. Puis j’ai eu envie d’un sport nautique à pratiquer quelles que soient les conditions. Avec le paddle, on peut aller sur l’eau sans vent, avec des vagues, quand c’est la tempête… »

Si elle excelle, Amandine Chazot le doit probablement à sa rigueur. Interne en médecine à Brest, elle gère un agenda serré. « Ma vie est très cadrée. Je m’entraîne le matin, je vais au travail, et je m’entraîne encore le soir, vers le port du Moulin-blanc, où j’habite. » Les week-ends, elle les passe généralement en presqu’île de Crozon pour s’entraîner dans des conditions plus océaniques. Bien entourée, de ses entraîneurs et son compagnon également paddleur Boris Jinvresse, Amandine a intégré l’équipe de France il y a trois ans. Une belle carrière qu’elle aimerait continuer encore longtemps.

Elie le dez

champion d'enduro finistérien

Du haut de ses 23 ans, Elie Le Dez est loin d’être un débutant. « J’ai eu ma première moto à 4 ans. C’est une passion de famille. Mon père et mon oncle ont toujours fait de l’enduro en compétition. » Aujourd’hui, le jeune homme, licencié au club Moto sport Tréméven, peut être fier de son parcours. En 2019, il a remporté le titre de champion de Bretagne enduro L1 scratch et E1, et a fini 3e au championnat de France Nationale 1.

Le Riécois garde cependant la tête sur les épaules : encouragé par ses parents, il a fini ses études en 2018 pour exercer comme dessinateur-projeteur dans un bureau d’études. « C’est dur d’avoir suffisamment de contrats avec des sponsors pour vivre de l’enduro », explique le jeune homme.

En dehors de son travail, Elie consacre tout son temps libre à sa passion, entre cinq et dix heures par semaine. Préparation physique, musculation, VTT, course à pied les soirs de semaine et entraînements à moto le week-end… La vie d’Elie est bien remplie pour atteindre son prochain objectif : « Cette année, j’espère avoir deux titres au championnat de Bretagne, rester en Nationale pour le championnat de France et avoir le titre  ! »

Balades

randonnée

Locquénolé et ses sites

Sur les pas de Mathurine, jeune Parisienne en vacances à Locquénolé en 1925, partez à la découverte des habitants de cette époque grâce à sa correspondance, mise en lumière dans un sentier d’interprétation. En chemin, observez les postes de guet du Castel an Trébez, le manoir de Keromnès ou encore l’un des derniers arbres de la Liberté.

  

Mémoire

Compagnie des Tramways Électriques de Brest (1898-1944)

Le tram avant le tram

Vers 1890, la ville de Brest et ses faubourgs (Lambézellec, Saint-Marc, Saint-Pierre-Quilbignon) dépassent les 100 000 habitants, mais la population ne connaît que l’omnibus à chevaux pour se véhiculer collectivement sur une zone habitée très étendue : quatre kilomètres d'est en ouest de la place de Strasbourg à la porte du Conquet ; autant du nord au sud, de l’église de Lambézellec au port de commerce.

L’omnibus à chevaux, c’est d’abord un certain Galliou de 1873 à 1876, puis un nommé Hérodote de 1895 à 1895. Mais la ligne hippomobile qui conduit le voyageur de la rue de la porte à Recouvrance à l’octroi de Saint-Marc ne satisfait personne, malgré une cadence tout à fait honorable de six à huit départs à l’heure.

Les autorités veulent y remédier et le Conseil municipal s’en émeut. On parle d’un « sentiment de profonde pitié » pour une ville de cette importance.

Alors que Rennes opte pour un tramway électrique qui entre en service le 15 juillet 1897, la cité du Ponant ne veut pas être en reste et lorsque les idées affluent, c’est la proposition de promoteurs de tramways électriques qui finit par l’emporter. Il s’agit de deux Lyonnais, MM. Laval et Durand et d’un Caennais, M. Hérodote qui s’allient pour fonder la Compagnie des Tramways Électriques de Brest.

Deux lignes pour commencer

La Ville, concessionnaire de l’État, obtient la rétrocession pour 50 ans d’un réseau pour servir la région brestoise le 28 avril 1898. Les travaux ont d’ores et déjà débuté au mois de janvier et l’on noie les rails dans la chaussée selon l’invention d’Alphonse Loubat, ce qui facilite la circulation des autres véhicules ; une usine électrique est quant à elle installée à Kérinou pour fournir le courant nécessaire à l’installation. Le réseau primitif se compose alors de deux lignes :

  • la ligne 1 qui chemine de la rue Inkermann à Saint-Pierre-Quilbignon jusqu'à la rue de Brest en passant par la place de la Liberté et la rue de Siam,
  • la ligne 2 qui grimpe par les rampes du port de commerce pour se rendre à Kérinou.

Les deux lignes sont officiellement inaugurées le 11 juin 1898 sous la présidence des plus hautes autorités de la ville et du département.

Carte des tracés des lignes 1 et 2 du tramway électrique de Brest, 18 avril 1896 (AdF, 2 O 294_02)

Succès et développement

Dès le lendemain, on enregistre 12 500 voyageurs. Les prix sont raisonnables, l’usager payant 10 centimes par section empruntée contre 15 à Rennes. Le caractère populaire de l’équipement est assumé et l’on ne trouve qu’une classe unique quand on note l’existence d’une première classe pour le tramway de Caen à la même période. Le développement est rapide et dès l’entrée dans le nouveau siècle, les lignes 1 et 2 sont prolongées, puis une troisième voit le jour et transporte les voyageurs de la place du Château à l’église de Saint-Marc par le boulevard de la Marine et la rue Louis-Pasteur.

Les plans de la sous-série 2 O (dossiers d’administration communale, 1800-1940) en cours de reclassement aux Archives départementales du Finistère, permettent de parfaire la connaissance des composants techniques de l’ancien tramway électrique de Brest et d’en détailler le tracé des voies.

Une belle longévité et quelques accidents

Malgré le succès, la déclivité des pentes brestoises associée à la mauvaise qualité du freinage rend le tramway électrique vulnérable. De nombreux incidents, quelques fois un accident grave comme la mort d’une fillette de dix ans en 1901 à la suite d’une manœuvre, jettent une ombre sur ce mode transport que certains n’hésitent pas à affubler du surnom de « péril jaune ». Et pourtant, le service se poursuit pendant plus de quarante ans, conduisant plusieurs dizaines de millions de passagers à travers la cité et ses faubourgs. Ce furent les tonnes de bombes déversées par les Alliés en 1944 qui finirent par avoir raison de l’installation. La fin d'une aventure  ? Pas tout à fait…

Kiosque

Ma jolie Bretagne de A à Z

Christophe Boncens, Éditions Beluga

Cet album est à la fois un abécédaire pour découvrir la Bretagne (animaux, objets, éléments du paysage) et un livre pédagogique pour la lecture et l’écriture. Dès la moyenne section, et au-delà du CP (4-6 ans)

La hulotte

Pierre Deom; Éditions Passerage

Un petit journal, très bien documenté, qui raconte d’une façon amusante la vie des arbres, des animaux, des fleurs. Cette revue n’est vendue que par abonnement. (32 euros pour 6 numéros)

Contact : 03 24 30 01 30 ou lahulotte.fr

Fil harmonie La Bretagne de fil en aiguille

Hélène Cario; Éditions Embannadurioù Coop Breizh

Brodeuse de talent, Hélène Cario nous propose, dans ce carnet, trente-six modèles accompagnés des fiches techniques permettant de les réaliser point par point. Ses créations s’inspirent du fonds traditionnel breton qu’elles interprètent et actualisent avec créativité. 

Châteaulin, histoire et patrimoine

Erwana L’haridon et Philippe Bonnet, Éditions Locus Solus

Une présentation historique et patrimoniale de la commune de Châteaulin, en format guide très illustré de cartes et de photographies. Une ville au cœur du Parc naturel régional d’Armorique que traverse l’Aulne.

Bretons sur Seine Quinze siècles de présence bretonne à Paris

Françoise Le Goaziou et Frédéric Morvan; Éditions Ouest-France

Paris, mais aussi toute l’Île-de-France, a vu arriver les Bretons de la diaspora. À travers la diversité de ces Bretons sur Seine, toute la richesse de la culture bretonne à Paris. 

Land art à Brest

La ligne bleue, Brest palimpseste

Gwenaëlle Magadur et Jean-Manuel Warnet, Éditions Dynamo

Il semble qu'aucun brestois n'a oublié l'apparition soudaine, en juin 2000, de cette fameuse ligne de peinture bleue "pétant", qui matérialisait, sur sept kilomètres, l'emplacement des remparts de la ville, effacés brutalement par la dernière guerre.

Ce livre, coécrit par l'artiste Gwenaëlle Magadur, l'artiste conceptrice de la ligne bleue, et Jean-Manuel Warnet, universitaire, qui l'a arpentée à l'époque avec ivresse et exaltation, revient sur cet œuvre grandeur nature qui a créé l'évènement.

Mise en page originale et dialogue érudit, le livre est une puissante invitation à parcourir Brest dans ses rues et dans son histoire. C'est un livre d'art, une balade amoureuse et esthétique, qui se lit avec les pieds.