Actus

Foromap à Brest

L’apprentissage, voie d’avenir

La 26e édition de Foromap se tiendra au Quartz, à Brest, le samedi 18 janvier 2020, de 9 h à 17 h.

Organisé par les Lions Clubs de Brest, ce forum permet de s’informer sur les très nombreuses voies offertes par l’apprentissage et les formations en alternance. Il facilite la rencontre entre les jeunes et les organismes de formation, en vue d’un diplôme ou d’une qualification, pour accéder rapidement à un emploi. L’occasion de rassembler des établissements d’enseignements associés à la formation des apprentis, des organismes pour orienter les jeunes dans leur recherche de formation ou encore des entreprises en quête d’apprentis. Plus de 70 organismes représenteront près de 200 formations différentes. Lors de la 25e édition, 4 400 entrées, dont 3 450 jeunes, avaient été recensées.

Sécurité des agents des routes

Le succès des actions de sensibilisation

Le Conseil départemental du Finistère a reconduit, en 2019, la campagne de sensibilisation des usagers de la route à la sécurité des agents d’exploitation des agences techniques départementales. L’escadron départemental de sécurité routière et l’unité sécurité routière de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) participaient à cette action de prévention. Ainsi, un « village sécurité » a été implanté en aval des chantiers de fauchage : le 16 septembre à Lanvéoc et Camaret-sur-Mer, le 19 septembre à Plogonnec, le 23 septembre à Dirinon, le 1er octobre à Plougourvest, le 10 octobre à Pont-Aven. Les agents du Conseil départemental ont pu ainsi valoriser leurs métiers auprès des usagers de la route et s’exprimer également sur les risques qu’ils encourent au quotidien : bruit, vitesse, incivilités… Une alternative à la sanction a été proposée aux contrevenants par une information sur le « village sécurité ». Le bilan de ces journées confirme les vitesses excessives constatées aux abords des chantiers et la pertinence du partenariat des autorités publiques. La sécurité routière reste un enjeu permanent qui nécessite des actions concertées entre les élus du Conseil départemental, le Préfet du Finistère, le groupement départemental de Gendarmerie du Finistère, la DDTM et les parquets de Brest et de Quimper.

• 240 conducteurs interpellés pour une vitesse supérieure à 70 km/h (vitesse limitée à 50 km/h au droit du chantier).

• 19 suspensions de permis et des vitesses jusqu’à 118 km/h  !

Pont de Térénez

Première inspection de sécurité

Le Département est en charge des routes départementales et de l'ensemble des ouvrages d'art, dont il doit s'assurer du bon usage.

Inauguré en 2011, le pont de Térénez, qui dessert la presqu’île de Crozon, a connu sa première inspection détaillée en octobre et novembre derniers. Elle a consisté à évaluer, par un examen visuel, son état sur chaque partie de l’ouvrage : les haubans et leurs ancrages hauts et bas, l’intérieur et l’extérieur des pylônes, le tablier, les appareils d’appuis, les joints de chaussée, les dispositifs de retenue… Une inspection détaillée qui doit être réalisée dans un délai de 6 à 8 ans après l’achèvement de l’ouvrage. Elle permet de définir et de planifier les éventuelles opérations de maintenance préventive. Quelque 6 400 véhicules empruntent chaque jour le pont de Térénez.

Ecowatt en Finistère

Devenez « EcoW’acteurs » !

La Bretagne a une particularité : elle produit moins d’énergie qu’elle n’en consomme. En période de pics de consommation, notamment en hiver, le risque de rupture sur les réseaux est évalué chaque jour par les ingénieurs du Réseau de transport de l’électricité (RTE) pour le lendemain. Créé en 2008, le dispositif Ecowatt répercute ces informations vers les usagers, par SMS, pour les inviter à réduire leur consommation électrique. Le signal Ecowatt se déclenche donc quand une pointe de consommation électrique s’annonce en Bretagne. Tous les « EcoW’acteurs » inscrits ou utilisateurs de monecowatt.fr sont alertés pour réduire leur consommation électrique. Le Conseil départemental du Finistère a fait le choix de s’engager dans ce dispositif. Des « écogestes » qui permettent d’économiser des milliers de kWh et de réduire les émissions de gaz à effet de serre et l’usage des énergies fossiles.

Vous aussi rejoignez les « EcoW’acteurs » en vous inscrivant sur monecowatt.fr

Viabilité hivernale

Mobilisation non stop

En hiver, les conditions de circulation peuvent vite se dégrader lors d’épisodes neigeux, de verglas ou de pluies verglaçantes. Pour maintenir des conditions de circulation sécurisée, le Conseil départemental déploie le service hivernal sur son réseau routier principal jusqu’au 16 mars 2020. Pour sécuriser les routes départementales en période hivernale, le Département augmente les effectifs d’agents placés en astreinte et mobilisables 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. De la surveillance du réseau jusqu’à son traitement par les saleuses, ils et elles priorisent leurs interventions sur 1 363 km de routes classées « principales » du fait du trafic, de la proximité des pôles économiques et urbains, des itinéraires de transports scolaires ou de l’accès aux voies express… En cas de situations météorologiques dégradées, les agents se coordonnent dans les cellules de crise avec les services de l’État, pour les routes nationales, et des mairies, pour les voies communales, et interviennent sur la route, à tout moment, pour permettre de circuler sans blocage.

Adaptez votre conduite à l’état des routes et restez informé.e des interventions sur Inforoute29.

Brest, en novembre dernier

Un Temps fort très solidaire !

La 2e édition de la Conférence des solidarités s’est tenue le 22 novembre dernier aux Ateliers des Capucins à Brest, en présence de 300 participants. Les acteurs des solidarités humaines : services du Département, partenaires associatifs et institutionnels ont ainsi pu partager leurs expériences et échanger sur les modes d’intervention dans les domaines de l'habitat, de l’accès au numérique, de l’alimentation ou encore de l’accès au sport et à la culture avec un objectif commun : celui d’accompagner au mieux les personnes les plus fragilisées.

Action

Personnes en situation de handicap

5e schéma : Une vision globale et concertée

La volonté du Département est d’avoir une vision globale du handicap, d’être animateur et coordinateur de cette politique, pour impulser des dynamiques d’inclusion dans l’ensemble des sphères de la société. En plus des actions menées les autres années dans la construction du schéma, des concertations avec les grands partenaires institutionnels du handicap ont été conduites, pour voir dans quelle mesure ils adhéraient à la démarche et savoir s’ils étaient prêts à s’engager avec le Département. C’est une innovation dans la construction du schéma.

Quatre grands enjeux pour orienter le 5e schéma

  • Encourager le choix du lieu de vie : cet enjeu vise à offrir à la personne le choix des modalités de vie qui sont les plus conformes à son souhait, à son projet, notamment en diversifiant l’offre.
  • Apporter une réponse spécifique aux besoins de certains publics : les jeunes confiés à l’ASE, les jeunes adultes maintenus en IME, les personnes handicapées vieillissantes et les personnes souffrant de handicap psychique ne trouvent pas toujours de solutions dans la palette de dispositifs ou d’offres existants. L’objectif est de trouver des solutions avec l’ensemble des partenaires pour leur accompagnement.
  • Faciliter le parcours des personnes en situation de handicap : l’objectif est que chacun puisse construire sans ruptures son parcours de vie, conformément à ses attentes et à ses besoins. Il s’agit de faciliter notamment l’accès aux droits, l’accessibilité, la formation, la scolarité. 
  • Soutenir la citoyenneté des personnes en situation de handicap : il s’agit de trouver les moyens de s’organiser tous ensemble, acteurs institutionnels, associatifs et usagers, pour permettre aux personnes en situation de handicap d’exprimer leur citoyenneté (participation à la vie sociale, à la vie affective et sexuelle, la parentalité, la scolarité, le travail).
environnement

le Finistère, engagé pour l’environnement

Nathalie Sarrabezolles, Présidente du Conseil départemental, avait souhaité placer l’année 2019 sous le signe de la mobilisation sur les enjeux climatiques et environnementaux. Retour sur les temps forts de cette année, qui se traduira pour le Département par l’adoption d’un rapport d’engagement sur ces questions pour les années à venir.

Tou.te.s mobilisé.e.s en Finistère

Le Conseil départemental a donné rendez-vous tout au long de l’année aux Finistériens et Finistériennes, aux associations et aux collectivités, en étant à l’initiative et en se faisant l’écho des mobilisations de terrain, notamment des plus jeunes générations.

Chacun.e peut agir à son niveau, en adoptant des comportements plus respectueux de l’environnement. De nombreuses actions de ramassage de déchets ont été organisées, d’un plogging de ramassage des déchets à la Torche, qui a mobilisé près de 200 personnes, aux actions de ramassage initiées avec les collégiens à la rentrée de septembre, dans le secteur des monts d’Arrée et de la Baie de Morlaix. Les usagers de la route ont également été sensibilisés aux 200 tonnes retrouvées chaque année sur les bords des routes départementales. Plusieurs manifestations sportives, partenaires du Conseil départemental, ont pu notamment prendre l’initiative d’opérations de nettoyage avec l’aide de leurs bénévoles et en sensibilisant les compétiteurs et les spectateurs.

Le Finistère s’est montré souvent précurseur pour assurer la protection de ses espaces naturels remarquables, et le Département a souhaité mettre en avant les actions pionnières de ses partenaires en matière d’éducation à l’environnement. Les 60 ans de l’association Bretagne vivante, mobilisée pour la protection du milieu et de la faune halieutique, ont marqué à ce titre un temps fort de cette année. Tout comme le renouvellement du label de Grand site de France à la Pointe du Raz, qui le doit à l’engagement fort des acteurs du Cap Sizun dans la préservation de ce site emblématique du Finistère.

Le Département n’était pas en reste, et l’année a permis de renforcer l’information, l’innovation et les partenariats dans l’objectif de mieux protéger l’environnement et le cadre de vie : la communication autour du dispositif de covoiturage solidaire Ouestgo, le lancement d’un partenariat avec le bureau d’études CEREMA et l’UBO pour prévenir des risques de submersion marine, la promotion du vélo au travers de la 2e édition de la Transfinistérienne sur la voie verte Concarneau-Roscoff, la promotion de produits issus des circuits courts et bio dans la restauration collective, ou encore l’expérimentation d’enrobés à émulsion, moins énergivores, sur les routes départementales.

Prendre la mesure de l’urgence climatique, changer de braquet

Mieux informer, sensibiliser davantage la population était le premier objectif : le Département souhaitait aussi traduire des engagements plus forts sur ces questions.

La Conférence de l’environnement, organisée le 28 septembre au domaine de Menez Meur, en partenariat avec le Parc naturel régional d’Armorique, a constitué un temps fort de réflexions pour envisager les actions à renforcer ou les initiatives nouvelles à prendre pour les prochaines années. La parole des scientifiques a été entendue : Notre planète va mal. Le rapport du GIEC paru le 25 septembre 2019 le confirme. Les océans et la cryosphère sont bouleversés par le réchauffement climatique, le niveau des mers augmente de plus en plus, l'absorption croissante de CO² accélère l'acidification, la fonte des glaces de l'Arctique est de plus en plus marquée. Le rapport indique aussi qu'il est encore temps d'agir pour limiter les gaz à effet de serre.

Une invitation à agir individuellement et collectivement, et à « inventer un autre futur », en repensant la société autour des valeurs de partage, de solidarité et d'environnement, comme l’a rappelé lors de cette conférence, Rob Hopkins, créateur du Mouvement des territoires en transition.

Un message clairement entendu par les jeunes générations : des marches pour le climat à la contribution pour l’environnement des membres du groupe « paroles de jeunes » en Finistère.

Un appel à agir plus, également entendu par le Conseil départemental, qui adopte au cours de sa séance plénière de décembre, un rapport d’engagements sur le climat et l’environnement. Ce rapport vous sera présenté en détail dans la prochaine édition du Penn ar bed mais il est d’ores et déjà consultable sur le site www.finistere.fr.

Il est essentiel de sensibiliser tous les Finistérien.ne.s à l’urgence climatique, mais pour cela il faut des moyens. C'est dans un dialogue démocratique que cela devra se faire.(Nathalie Sarrabezolles, Présidente du Conseil départemental)

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finistere.fr

 

 

Actrices & acteurs

Finistèrien.ne.s Hervé, responsable de l'antenne quimpéroise des Restos du cœur

Donner avec le sourire

Bénévole depuis 2012 aux Restos du cœur, Hervé* est une figure bien connue de milieu caritatif quimpérois. Depuis quatre ans, il est responsable de l’antenne de la ville. Portrait d’un retraité actif et engagé.

Hervé est de ceux qui s’effacent devant la cause qu’ils défendent et ceux qu’il aide. Dans le local des Restos du cœur, le responsable du centre de Quimper nous reçoit avec humilité, en ne parlant pas de lui, mais de l’association à laquelle Coluche, son créateur, reste étroitement associée. «  Le problème pour les gens, c’est de franchir le pas. C’est le couperet d’un constat d’échec et souvent les personnes qui entrent ici pour la première fois pleurent  ».

L’antenne quimpéroise, située à Ty Douar, compte entre 1200 et 1500 inscrits. Et chaque semaine l’équivalent de 4500 repas sont distribués aux bénéficiaires. «  Il y a quelques années, la période de distribution se situait en hiver, entre le 25 novembre et fin mars. Mais maintenant, on ouvre toute l’année  », précise le responsable des Restos de Quimper à temps partiel, «  car l’autre partie de mon temps, je la consacre à la Croix-Rouge, comme chef d’équipe maraude ».

«  J’ai toujours aimé être en contact avec les autres  »

Le public reçu ici, qui doit justifier de bas revenus**, se compose de travailleurs pauvres, «  mais aussi de plus en plus de retraités et de jeunes  », précise Hervé. Cet ancien médecin militaire à la retraite travaille au sein d’une équipe 96 bénévoles, «  ce qui n’est pas énorme quand on sait qu’il faut 32 personnes pour une distribution, qui ont lieu trois fois par semaine  ».

Pour ce bénévole depuis 2012, l’engagement s’est fait naturellement : «  J’ai toujours aimé être en contact avec les autres. A la retraite, je voulais être actif et faire quelque chose qui me tenait à cœur. Car la distribution c’est bien, mais ça ne suffit pas. Ce que je dis toujours, c’est que donner trois pommes de terre, c’est formidable, mais avec le sourire, c’est mieux  ».

«  Je laisse la parole venir  »

A chaque distribution, Hervé est là, pour les bénéficiaires, mais aussi pour les bénévoles. Un espace cafétéria gratuit est toujours ouvert après : «  Je reste pour discuter, écouter, sans poser de questions. C’est pour moi aussi important que la distribution alimentaire » affirme-t-il avec douceur. «  Quand j’en vois un qui n’est pas en forme, je m’assoie avec lui, je lui parle. Mais je ne fais jamais d’inquisition, je laisse la parole venir. C’est souvent moi qui introduis la parole, mais quand une personne ne veut pas parler, je la respecte.  »

Un peu plus loin, des espaces dédiés aux habits, aux livres et aux articles pour enfants sont ouvert lors des distributions. Et sur rendez-vous, il y a un salon de coiffure. «  On propose des coupes gratuites, classiques, pour un entretien par exemple. C’est important que quelqu’un vous touche. Souvent on voit entrer des personnes très nerveuses, qui ressortent détendues après leur coupe de cheveux. Nous recherchons d’ailleurs un coiffeur bénévole, le vendredi  ». L’association accueille en effet des bénévoles toute l’année, qui sont formés et encadrés, pour venir en aide aux plus démunis.

* Pour favoriser le respect de sa vie privée, Hervé préfère ne pas diffuser son nom de famille.

** L’association calcule le reste à vivre d’une personne avant de l’inscrire pendant un an, jusqu’au 25 novembre de l’année d’après.

L’engagement des jeunes à l’international

En service civique à Madagascar

Le Conseil départemental promeut l’engagement des jeunes à l’étranger et accompagne plus particulièrement les jeunes entre 18 et 25 ans, éloignés de la mobilité internationale.

Par le biais d’un service civique et dans le cadre d’un programme de coopération décentralisée avec la Région Diana à Madagascar, trois jeunes Finistérien.ne.s sont parti.e.s en mars dernier effectuer une mission de six mois en terre malgache. Parmi eux, Josselin Stourm, originaire de Brest. Entretien.

En quoi consistait votre mission à Madagascar  ?

En tant que chargé de communication au sein de l'antenne du Conseil départemental à Madagascar, mon rôle était d’assurer la promotion de la coopération décentralisée entre le Département et la région Diana, et de mettre en valeur les projets réalisés dans le cadre de ce partenariat. À la demande de la commune de Diego-Suarez, j'ai aussi été chargé d'y installer un Point Information Jeunesse (PIJ), en collaboration avec un animateur jeunesse de la commune.

Avez-vous pu tisser des liens avec des jeunes de cette région de Diana ?

Oui bien sûr, mais pas dans le cadre qui m'avait été initialement fixé car une fois sur place, des complications politiques m'ont empêché de concrétiser le projet d'un PIJ. Il a fallu rebondir et trouver un nouveau champ d'action en rapport avec la jeunesse à Diego-Suarez. Comme je pratique le « breakdance », j'ai pu créer des liens forts avec des danseurs malgaches. Mon tuteur m’a alors suggéré de les accompagner dans ce domaine. Je me suis donc investi dans une nouvelle mission baptisée « appui au développement de la culture hip-hop à Diego-Suarez ». J'ai ainsi organisé des ateliers de danse, j’ai aussi participé à des jurys lors d'événements culturels. Créateur de liens, j’ai mis en place des initiations au hip-hop animées par un danseur malgache, notamment au sein d'une prison pour mineurs, avec l'association « Grandir dignement », dans un objectif de partenariat durable. J'ai eu aussi la responsabilité d'accueillir la Hip-Hop New School à l’occasion de sa venue dans l’île.

D'où vient votre motivation pour cet engagement citoyen  ?

Avant d'être un engagement citoyen, c'est d'abord un engagement personnel. À l’époque où j'ai vu l'offre de mission, j'étais dans une période de réflexion et je ressentais le besoin de sortir de ma zone de confort et de tester des choses nouvelles. Juste suivre mon cursus scolaire, tête baissée, sans avoir connaissance de ce qu'il se fait ailleurs me faisait peur et j'avais le sentiment de passer à côté de quelque chose. Je souhaitais m'impliquer dans une mission qui avait du sens à mes yeux, et cette dernière m'a semblé idéale.

Avant d'être un engagement citoyen, c'est d'abord un engagement personnel.
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Le grand portrait Emmanuelle Legault

Patronne engagée !

Emmanuelle Legault, P.-D.G. de la société Cadiou, à Locronan, est depuis un an présidente du Club régional d'entreprises partenaires de l'insertion (Crepi). Une mission, dans la continuité de son action au sein de sa société.

Pouvez-nous présenter votre société  ?

La société Cadiou fabrique des portails, des clôtures et des garde-corps en aluminium sur mesure. Nous sommes en moyenne 450 personnes sur le site à l’année. En 2007, quand nous avons repris la société, dont je suis cogérante, nous étions 150 salariés. Depuis, on a à peu près 10 % de croissance par an, et donc 10 % de collaborateurs en plus par an.

Quelles stratégies avez-vous mises en place pour recruter  ?

Pour moi les clés de notre succès, c’est l’ouverture d’esprit. Avoir un esprit opportuniste, tenter des nouvelles méthodes, sans avoir d’a priori et accepter le droit à l’erreur. Pour fabriquer ces produits à la main, il a fallu recruter beaucoup de gens et au lieu de rechercher des personnes qualifiées, nous avons recruté les plus motivées, que nous avons formées dans un atelier-école.

On demande à Pôle Emploi de nous proposer 20 à 30 candidats, sans CV. Ils passent des tests, on en prend 10, on les intègre avec deux tuteurs dans un atelier à l’étage, avec les mêmes conditions de travail que les salariés. Comme ça, on recrute beaucoup plus largement et on forme les personnels. On signe une trentaine de CDD par an. Les meilleurs restent en CDI. On fait aussi du temps partagé, avec Cornouailla, dont je suis vice-présidente.

Vous êtes depuis cette année présidente du Crepi, pourquoi avoir accepté cet engagement  ?

La présidence du Crepi, c’était un peu une continuité  ! Michel Gueguen d’Armor Lux m’a appelée un jour pour me proposer d’en prendre la présidence. Quand j’ai vu les valeurs du Crepi, l’action, l’engagement des entreprises pour faire bouger les lignes, je me suis tout de suite retrouvée dans ces valeurs-là. J’en avais marre que les gens se plaignent. Des chefs d’entreprise qui disent qu’ils ne trouvent personne et des gens au chômage, qui ne trouvent pas de boulot. Moi je suis pour l’action, donc je me suis dit que j’allais y aller. Pour montrer que c’est possible de remettre les gens en confiance, de leur redonner un job, mais aussi pour montrer aux entreprises qu’elles peuvent recruter, mais pas exactement comme elles l’avaient décidé. Avec des profils atypiques. Le Crepi, c’est exactement ça. On n’est pas là pour accompagner des demandeurs d’emploi ou pour faire office de cabinet de recrutement pour les entreprises. On est là pour créer des actions, des événements hyper décalés et remettre du lien entre les acteurs de l’emploi et de l’insertion, les demandeurs d’emploi et les entreprises.

Créer des actions, des événements hyper décalés et remettre du lien entre les acteurs de l’emploi et de l’insertion.

30

CDD par an pouvant déboucher sur des CDI à Cadiou Industrie

CONTACT

  • CREPI FINISTÈRE
  • Chez Armor Lux
  • 21 rue Louison Bobet
  • 29556 Quimper Cedex
  • Tél. 06 83 99 57 68
  • www.crepi.org

 

POINTE DU RAZ

21e Rencontres des Grands Sites de France

Les 21e Rencontres du réseau des Grands Sites de France se sont déroulées les 10 et 11 octobre dernier, dans le Cap-Sizun. Marie-Christine Le Clézio, directrice du syndicat mixte de la pointe du Raz, a organisé ce temps fort cette année autour du thème « Fréquentation touristique et vie locale dans les paysages d'exception : quel équilibre ? » Interview.

Pour commencer, pouvez-vous redéfinir ce qu’est un Grand Site ?

Le label Grand Site de France a été crée en 2002 et la Pointe du Raz a été parmi les trois premiers bénéficiaires de ce label en 2004. C’est un label environnemental avant tout, valable six ans, que nous venons d’obtenir à nouveau pour la période 2018 – 2024. C’est un label pour des sites dont les paysages remarquables peuvent être affectés par une sur-fréquentation touristique. Le label avait donc à l’origine deux grands axes : la préservation des paysages et un accueil de qualité des visiteurs. Un troisième pilier a été ajouté aux deux premiers : celui de faire de cette démarche un véritable outil du développement du territoire, pour que les habitants en bénéficient et s’approprient cette  démarche de la préservation de la beauté des paysages.

Il fait suite à une opération grand site (OGS) et garantit une qualité passée. Il n’est pas là pour créer des contraintes supplémentaires par rapport aux règles d’aménagement. Le label a notamment vérifié les conditions de préservation, de mise en valeur et d’implication des habitants. 

Quelles sont les particularités du Grand Site de la Pointe du Raz ?

Le site se caractérise par des paysages remarquables de falaises, une fréquentation de  800 000 à 900 000 visiteurs à l’année, ainsi qu’une préservation et une mise en valeur avec et pour les habitants. Notre plan d’action pour les six ans à venir se caractérise par la volonté de développer un tourisme durable. L’idée n’est pas forcément d’avoir plus de monde à visiter les sites, mais de démontrer que le périmètre actuel (communes de Beuzec-Cap-Sizun, Goulien, Cléden-Cap-Sizun, Plogoff et Primelin) et tout le patrimoine architectural propre au Cap-Sizun mérite d’être mis en valeur et partagé avec les visiteurs.

Comment avez-vous organisé les 21e Rencontres pour répondre à la question de l’équilibre entre fréquentation touristique et vie locale dans les paysages d'exception, sur le site de la Pointe du Raz ? 

Chaque année, les Grands Sites de France ont des problématiques communes en termes d’engagements, de bonne gestion, de bon accueil et de participation des habitants. Dix-neuf grands sites de France sont aujourd’hui labellisés et une quarantaine de territoire sont en opération grand site (OGS), qui précède la demande de labellisation.

Nous avons proposé quatre ateliers autour de la thématique retenue, qui était la fréquentation touristique et la préservation : « La Pointe du Millier, un site arrivé à saturation », « La Pointe du Van, le juste équilibre entre gestion des espaces naturels et fréquentation », « La Pointe du Raz, 25 ans après l’Opération Grand Site » et « Saint-Tugen, ou comment élargir la vision patrimoniale au territoire ».

Nous avons notamment voulu montrer que ce n’est pas le syndicat mixte qui est acteur, moteur, décideur et faiseur. Mais qu’il a bien pour objet de coordonner et de s’appuyer sur les ressources locales. Et dans le Cap-Sizun, nous avons un vrai trésor de ressources, qu’il faut préserver et mettre en valeur.

Europe projets

Dispositif Sana - Sporto Adaptita Naturo Nautika

Vers un label européen handisport nature

Le projet Sana (Sport adapté nature nautisme), porté par le Département, le comité handisport finistérien, la collectivité portugaise du Cim Alto Minho et l’association galicienne Agan +, a pour objectif d’améliorer l’offre sportive de pleine nature pour les personnes en situation de handicap. Bilan de deux ans de travail.

Le projet Sana s’est déroulé entre 2017 et 2019. Financé à 80 % par le programme européen Erasmus + sports, il a notamment permis de réaliser une mallette pédagogique destinée aux particuliers et aux professionnels du sport adapté, ainsi qu'un cahier des charges pour la pratique de sports de nature, pour les personnes en situation de handicap. Chacun des pays participant à ce projet porté par le Département a pris en charge une partie de ce travail : le Portugal la mallette pédagogique, l'Espagne la partie nautique du cahier des charges, le Finistère quant à lui s’est occupé de la partie sports terrestres.

Vers la création d’un label handisport nature

Pour tester les outils nécessaires à la préfiguration du label, deux expérimentations se sont déroulées en juillet 2018 à Kerlaz au Bois du Névet, puis entre Audierne et Pont-Croix sur la rive nord du Goyen, rassemblant quelque 200 participant.e.s. Un raid sportif a également eu lieu du 22 au 26 septembre dernier, réunissant trois équipes handi-valides. Diverses activités sportives ont pu être testées (vélo, quadrix, joëllette, aviron, voile et kayak) en rade de Brest, à Trévarez et Châteaulin.

« Le bilan est très positif, expliquent Ana Maria Tellez, chargée de mission et Stéphane Heussaff, chargé de développement de Sana. Les outils sont finalisés dans leurs langues respectives, il faut maintenant les traduire dans les deux autres langues. » Par ailleurs, certains sites d’expérimentation ont bénéficié de travaux, une signalétique a été mise en place. Ils ont également servi à illustrer le cahier des charges.

À terme, Sana vise la préfiguration d’un label handisport. Le bilan du projet sera présenté en février 2020. Des rapprochements avec le réseau Enos (European Network of Outdoor Sports) sont déjà en cours.