Tribune

LES CONSEILLER.E.S DÉPARTEMENTAUX DU GROUPE « FINISTÈRE ET SOLIDAIRES »

Pour une politique foncière plus juste

Le Finistère couvre 6 733 km². Par ses 1 200 km de littoral et la diversité de ses paysages, il est très attractif. Les terres en culture représentent 42 % de sa superficie, les prairies 18 %, les forêts et le bocage 23 %.

La terre est convoitée. Avec l’air et l’eau, le sol est à l’origine même de la vie : cela en fait un bien précieux et singulier. Le sol se démarque des biens ordinaires par des caractéristiques hors du commun. Sous nos pieds se développe un milieu vivant d’une extraordinaire complexité. Ses fonctions sont par essence collective et dépassent la propriété ou l’exploitation. La fonction économique n’est que l’une des nombreuses fonctions vitales de la terre. La terre n’est pas qu’un gisement à bâtir ou à produire.

La terre est considérée comme un simple bien, un objet susceptible d’appropriation, dans une notion de droit sur le sol. Les notions de droit du sol et de droit au sol doivent désormais être introduites dans la loi. Il n’existe pas encore en France de grande loi pour protéger les sols, comme pour l’eau ou l’air. Nombre de juristes plaident pourtant pour élever la terre au statut de « patrimoine commun de la Nation ». Une grande loi foncière pour le XXIe siècle prenant en compte la terre comme bien commun facteur de souveraineté alimentaire, de protection de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique est une urgence.

Le temps est venu d’établir les termes d’une nouvelle alliance avec la Nature en définissant une politique juste et équitable. On ne peut pas posséder les ressources naturelles, on doit en prendre soin. C’est un défi collectif majeur. René CHAR écrivait « l’essentiel est menacé par l’insignifiant ». Et si l’époque que nous vivons était aussi celle où tout peut être encore différent et où l’essentiel doit être notre seule priorité.

Contact

Armelle Huruguen , Présidente du Groupe Finistère et Solidaires 

finistereetsolidaires@finistere.fr

LES CONSEILLERS DÉPARTEMENTAUX DU GROUPE « ALLIANCE POUR LE FINISTÈRE »

MDPH : le rapport de la Chambre Régionale des Comptes qui fait enfin bouger les choses

Depuis des années, L’ALLIANCE POUR LE FINISTÈRE interpelle la Présidente du Conseil départemental au sujet des difficultés rencontrées par les usagers de la MDPH qui est placée sous sa tutelle. La première difficulté venant des temps de traitement des demandes qui sont beaucoup trop longs mais aussi d’une « situation budgétaire dégradée ».

Le rapport de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) est sans appel.

Il faut réformer en profondeur l’organisation de la MDPH et ses rapports avec le Conseil Départemental dont la Présidente et également la Présidente de la Commission Exécutive.

La CRC fait 9 recommandations concrètes.

Certaines concernent l’amélioration des procédures internes de la MDPH mais beaucoup touchent à ses liens structurels très forts avec le Département.

La CRC recommande notamment de permettre l’accueil des demandeurs dans les CDAS répartis sur le département ce qui permettrait aux usagers de ne pas avoir à se déplacer au siège de la MDPH à Quimper. Mais aussi de simplifier le processus de décision afin de réduire les délais de réponse aux demandes en augmentation constante (63 709 en 2017 ; + 9,1 % par rapport à 2014).

Alors même que la Direction de la MDPH a entrepris des évolutions, ce n’est que sous la pression de ce rapport de la CRC que l’exécutif départemental a enfin décidé de mettre en œuvre ces profondes réformes pour un traitement convenable des demandes des usagers.

Que de temps perdu pour des changements pourtant de bon sens.

Contact

Babeth GUILLERM, Monique PORCHER et Jocelyne POITEVIN - Conseillères départementales – Membres de la Commission Exécutive de la MDPH

www.alliance-finistere.fr

LES CONSEILLERS DÉPARTEMENTAUX DU GROUPE « LES RÉGIONALISTES »

Social : la confiance n’y est plus !

Considéré à tort ou à raison – il y a tout de même des raisons objectives de le penser – comme « le gouvernement des riches », le pouvoir en place a bien du mal à défendre sa politique de recul social dans divers domaines. Les petites phrases pleines de morgue et méprisantes de députés de la majorité totalement déconnectés du peuple, les visites ministérielles aussi répétitives qu’inutiles, les inaugurations de chrysanthèmes d’un haut personnage de l’État dans le département n’y changeront rien… Le malaise est là ! La casse des acquis sociaux ne passe pas. Pas plus que celle des services publics. La confiance n’y est plus. Chacun constate que le « nouveau monde » promis par Macron et ses amis n’était en fait qu’une opération de communication pour cacher un véritable détricotage des avancées sociales !

Contact

Christian Troadec et Corinne Nicole Groupe les Régionalistes

christian.troadec@finistere.fr

corinne.nicole@finistere.fr