À l'affiche

Du 23 novembre 2019 au 5 janvier 2020

Noël à Trévarez

"Les mille et une nuits" de Kiki et Albert Lemant & Spectaculaires : Exposition, spectacle de lumières, animations...

Trévarez vous invite cette année à une véritable féerie orientale. Le château rose se transforme en palais scintillant, et embarque petits et grands sur les traces d’un pacha caché à travers les allées du parc, des anciennes écuries à l’esplanade du château en passant près de l’ancien potager. Entre créations graphiques, mapping et illuminations, l’histoire contée se fait spectacle et réserve mille et un éblouissements…

Dès le portail d’entrée franchi, les visiteurs sont plongés dans un véritable conte des Mille et une nuits. Un djinn enchanteur, une fontaine magique, des tapis volants, un palais d’Orient, des pachas nombreux, très nombreux, et voilà que débute une mystérieuse et joyeuse quête dans une ambiance résolument fantastique. Au fil du parcours, on rencontre un éléphant chamarré haut de quatre mètres paradant sous la verrière des anciennes écuries devenue patio, un oiseau prodigieux vocalisant au son d’une fontaine, on surprend derrière des moucharabiehs des silhouettes murmurant d’abracadabrantesques histoires et… on découvre des tapis volants n’attendant que le souffle du vent pour survoler le parc à la recherche des pachas  !

Ces créatures poétiques, créées par les artistes Kiki et Albert Lemant - dont on a déjà pu apprécier le « petit grain de folie » lors de précédentes éditions - accompagnent une vingtaine de pachas tous plus extravagants les uns que les autres : le Moustasha, le pacha aux très longues moustaches, le pacha des oiseaux moqueurs, le pacha des nuages, Kiskash, le pacha qui s’cache, le pacha masqué de Zizaghâbad, le petit pacha Noël… et bien d’autres rythment la balade et se découvrent dans le parc au cœur des massifs, derrière une silhouette d’arbre, à l’aplomb d’un rhododendron centenaire.

Toujours dans le parc, au détour des allées, des allumeurs d’images inspirés signent la nouvelle scénographie lumineuse de l’événement et dessinent de subtiles ambiances, révélant une poésie inédite des lieux. Les jardins sont baignés d’une douce lumière bleue, les arbres remarquables imposent leur majesté, des cages à oiseaux se balancent au gré du vent, d’étonnants éléphants brillent de mille éclats, un délicat voile de lumière habille la petite serre et enveloppe la fontaine toute proche… offrant au public une extraordinaire « matière à rêver ».

Quant au château - rebaptisé « Trévarhâz » pour la circonstance - il se transforme, s’anime et se métamorphose chaque soir en palais des mille et une splendeurs. Sur sa façade, un impressionnant mapping sonorisé, signé par les créateurs de Spectaculaires, conclut en beauté la promenade et dévoile aux spectateurs le fin mot de l’histoire…

 Noël à Trévarez c’est aussi une exposition contributive et intergénérationnelle  !

Cet automne, le domaine de Trévarez a invité petits et grands créatifs à participer à des ateliers dont le résultat s’intègre dans l’exposition et prolonge la fabuleuse histoire imaginée par Kiki et Albert Lemant. Écoles, centres de loisirs, Ehpad, structures adaptées à l’accueil de personnes fragilisées, familles, individuels… chacun, à sa guise, a pu habiller une silhouette de petit prince oriental ou confectionner, à plusieurs mains, le vêtement chamarré d’un pacha géant : le Pacha pas cher. Tous ont partagé avec enthousiasme ces moments de convivialité et de création intergénérationnelle dont le résultat produit un étonnant défilé de 1 001 pachas qui s’exposent au château, dans le grand salon.

Tout au long des six semaines, des activités sont à découvrir chaque après-midi en famille, entre amis, ou en solo, et petits et grands peuvent ainsi rapporter un souvenir de l’exposition réalisé lors d’un atelier sur place.

Les groupes sont accueillis sur réservation et un programme d’animations leur est particulièrement dédié.

Alors… envie de visiter « Le Palais de Trévarhâz » ?

Vous ne pouvez pas vous tromper ! Prenez la première dune à droite, la seconde oasis à gauche et au troisième mirage, vous êtes arrivé !...

Horaires

  • Du 23/11/2019 au 5/01/2020
  • Ouvert tous les jours de 14h à 19h30.
  • Fermé les 24 et 31/12/2019.

Tarifs

  • Gratuit abonné.es et - de 7 ans
  • De 7 à 17 ans : 1 €
  • De 18 à 25 ans : 4 €
  • Tarif réduit : de 1 à 4 €
  • Plein tarif : 8 €

+ D’INFOS SUR 

www.cdp29.fr

Festival Circonova

le cirque accessible

Comme chaque année, le Théâtre de Cornouaille, à Quimper, propose du 16 janvier au 16 février son festival de cirque Circonova. Panorama des propositions et des actions en faveur des personnes les plus éloignées de la culture.

« Cette année, nous proposons une édition cornouaillaise, voire départementale de Circonova », annonce Aurélia Abramovici, responsable des relations avec le public et de la communication. En effet, au-delà de Quimper des spectacles sont programmés à Pluguffan, à Penmarch et à Pont-l’Abbé. À l’image de la programmation du Théâtre de Cornouaille, le festival propose des créations régionales, nationales et internationales. C’est le cas d’Hôtel, des Québécois du Cirque Éloïze, spectacle phare programmé à trois dates ou encore de La Vrille du Chat, de la compagnie belge Back Pocket. Deux créations bretonnes sont également à l’affiche : l’Herbe tendre, de Jonas Séradin et Sébastien Wojdan ou encore L’Oiseau-lignes, dont l’une des artistes, Chloé Moglia, réside dans le Finistère. « Notre volonté est de faire découvrir la diversité du cirque d’aujourd’hui, dans des espaces différents, sous chapiteau à Pluguffan, dans des salles ou encore à l’intérieur d’un camion-théâtre installé sur le parvis du théâtre », poursuit Aurélia Abramovici.

Le cirque, une porte d’entrée vers le spectacle vivant

Proposer des spectacles plus faciles d’accès lors du festival Circonova est aussi l’occasion d’associer des publics éloignés de la culture. Dans le cadre du dispositif « cultures solidaires », soutenu par le Département, des familles du CADA (Centre d'accueil de demandeurs d'asile) seront invitées à assister à un spectacle et à participer à des ateliers animés par des artistes.

Un week-end de spectacles, entièrement gratuits et pour tous, sera à nouveau proposé cette année, avec quatre formats courts. « Ce temps fort est aussi l’occasion de donner envie aux gens de revenir. » Des tarifs famille ou duo (parent-enfant) seront aussi disponibles pour les spectacles payants.

Dans son cycle collège et théâtre, le Théâtre de Cornouaille organise également des ateliers animés par des compagnies présentes au festival, avec des collégiens quimpérois de la Tour d’Auvergne et du collège Brizeux.

À l’année enfin, la scène nationale travaille avec des Ehpad, l’EPSM* Gourmelen ou encore le CCAS de Quimper. Le festival Circonova est souvent la porte d’entrée choisie pour faire découvrir le spectacle vivant. Des actions et des achats de billets à tarifs préférentiels sont organisés à cette occasion.

*Établissement public de santé mentale à vocation départementale.

RESSORTs#4

oser la scène

Des Brestois.e.s, bénéficiaires des minima sociaux, ont participé pendant neuf mois à une aventure artistique collective menant à la création d'une pièce en compagnie du Grain.

Le Maquis, dans le quartier Saint-Pierre à Brest, est un espace de création géré par un collectif d'artistes. C'est une zone de partage artistique, un lieu de lien social ouvert sur le quartier.

Pendant neuf mois, chaque jeudi, onze Brestois.e.s, bénéficiaires des minima sociaux, ont investi l'endroit. Ils et elles participaient avec le Théâtre du Grain, appelé désormais "Le Grain, écritures scéniques du réel", à une aventure humaine artistique collective menant à la création de L'Idôle Hôtel, une pièce de théâtre qui intente un procès décalé du marketing et de la ''norme'', une pièce où l'on rend visible les invisibles, audibles ceux qu'on n'entend jamais. Le résultat de leur travail a fait l'objet de trois représentations en octobre et novembre à la Maison du théâtre, au Mac Orlan et à l'Alizé à Guipavas. Ce projet se déroulait dans le cadre du dispositif RESSORTS#4* dont l'objectif est de remobiliser les gens qui se sentent hors-circuit.

Avec Lisa Lacombe, l'autrice, Malika Benmostefa, Pierre Cario, Agnès Chauvergne, Patricia Delattre, Corinne Esnault, Stéphane Guichard, Përparim Ismajli, Delphine Le Her, Évelyne Mathelin, Joseline Meling-Abissama et Avan Terrieux ont entretenu une relation épistolaire qui a servi à l'écriture de la pièce.

Solidarité et bienveillance

Sous la houlette de Lionel Jaffrès, le metteur en scène assisté d’Ida Hertu et Louise Morin, deux comédiennes professionnelles, les onze apprentis comédiens ont appris à se déplacer, à s'exprimer, à trouver en eux la confiance nécessaire pour mener à bien l'aventure. « C'est constructif de faire partie d'un projet à long terme. Ça nous ouvre l'esprit et cela nous permet de prendre du recul par rapport à notre situation. Le théâtre est à conseiller à tout le monde », souligne Stéphane. « Travailler avec le groupe m'a apporté une assurance que j'avais perdue », apprécie Corinne. Lionel Jaffrès confirme : « J'ai vu les visages changer au fur et à mesure. »

Tous louent la force du groupe et sa solidarité, comme le pointe Malika : « Ici, il n'y a pas de jugement, il n'y a que bienveillance. » Pourtant, une chose l'inquiète : « Ce qui me fait peur c'est l'après. » « Nous œuvrons avec les travailleurs sociaux pour l'après-projet, de façon à rassurer si besoin les participant.e.s. Qui savent d'ailleurs que la porte du Maquis leur est toujours ouverte pour discuter, donner un coup de main ou participer à de nouvelles aventures de création », précise Anne Yven, la coordinatrice du projet.

*RESSORTS#4 est un projet mené par le Grain, le centre social Couleur Quartier, le Maquis, le CCAS de Brest, la billetterie sociale et soutenu financièrement par différents partenaires institutionnels dont le Département.

exposition Têtes d'éperon

150 ans d'histoire du Port de Brest

Depuis 150 ans, le port de commerce de Brest a connu bien des évolutions. En 2021, il accueillera le Centre national des phares. L'exposition « Têtes d'Éperon » retrace cette histoire.

« Le premier éperon, c'est au pied du cours d'Ajot. Prendre les escaliers du parc à Chaînes et par la rue de Porstrein, poussez tout droit jusqu'à la mer. C'est depuis ce point de vue géographique très précis que nous avons choisi de raconter 150 ans d'histoire du port de commerce de Brest. » Ainsi commence la première capsule sonore qui accompagne l'exposition « Têtes d'Éperon ».

Le premier éperon est l'endroit où il y a quelques années fonctionnait encore la criée et où s'établira le Centre national des phares en 2021.

Mais revenons aux origines. Au milieu du XIXe siècle, la Penfeld accueille bateaux militaires et navires de commerce.

« C'est par un décret du 24 août 1859 que Napoléon III a signé la construction du port de commerce qui s’étouffait dans la Penfeld et était rejeté par la Royale. Il y a eu des plans pour l’établir dans divers lieux de la rade mais en fin de compte ils se sont arrêtés sur l’endroit qui était le plus à même, l’anse de Porstrein », explique Iffig Dornic, retraité érudit, dit « Le Maire du port de commerce ».

La veille de la Grande Guerre, le port compte cinq bassins, une forme de radoub de 220 mètres et le premier éperon où se tient un octroi surmonté d'une magnifique horloge à quatre faces.

La Seconde Guerre mondiale sonne le glas de ce superbe bâtiment, tout comme elle transforme Brest en un tas de gravats. On reconstruit par-dessus et on en profite pour agrandir le port.

Jean-René Cadalen, mareyeur sur le premier éperon se souvient : « C'était un port charbonnier. Quand j'étais jeune, dans les années soixante, tout était noir, même dans les viviers, les entrepôts. Quand il y avait des vents d'est, on était tous noirs parce qu'il y avait des stocks de charbon à ciel ouvert. »

À la même époque sur l'éperon, l'entreprise Gopex trie et met en palettes des pommes de terre. Puis le commerce évolue encore et le port aussi.

« J'ai vu le début de la transformation du port à partir des fêtes maritimes de 1992 », se rappelle le mareyeur. C'est aussi à cette date que s'installe la première vraie criée à Brest sur le premier éperon, quatre autres tentatives d'installation ayant échoué au cours du siècle. En 2015, elle a rejoint le troisième éperon, laissant vacant ce bel espace pour un projet culturel ambitieux.

Pratique

L'exposition « Têtes d'Éperon » sera visible sur les panneaux de chantier pendant toute la durée des travaux du Centre national des phares.

Les capsules sonores qui accompagnent l'exposition sont à retrouver sur le site du Département : finistere.fr

+ D’INFOS SUR

www.finistere.fr

sport

Onze athlètes Finistérien.ne.s rêvent des JO de Tokyo

Du 24 juillet au 9 août et du 25 août au 6 septembre 2020, Tokyo accueillera les Jeux olympiques et paralympiques. Onze athlètes finistérien.ne.s espèrent décrocher le sésame en kayak, voile, cyclisme handisport et judo handisport. Ils et elles peuvent compter sur le soutien du Département et du Comité départemental olympique et sportif (CDOS) qui leur apportent une aide financière et met en œuvre des actions de communication pour valoriser le parcours de chacun.e.

Nicolas Gestin: Canoë monoplace slalom 

Nicolas Gestin, 19 ans, a fait ses armes à Quimperlé. Plusieurs fois médaillé sur la scène internationale (champion d'Europe et champion du monde U23 en individuel en 2019…) il est déterminé

Léa Jamelot: Course en ligne - K4 500 (kayac)

En 2016, à Rio, Léa Jamelot avait terminé 12e en K4 sur 500 mètres. En août, son équipe a fini 5e aux championnats du monde senior en Hongrie. De quoi motiver cette jeune femme de 27 ans, qui réussit à allier un poste de chargée de communication à mi-temps à Châteaulin et un entraînement de 20 heures par semaine au Pôle France de Toulouse.

Pol Oulhen: Kayak monoplace slalom

En 2016, la fougue de Pol Oulhen n’avait pas suffi pour obtenir la seule place disponible pour Rio. Aujourd'hui, après avoir obtenu en 2019 un titre de champion du monde individuel et par équipe pour les moins de 23 ans, il espère décrocher sa sélection et pourquoi pas une médaille.

Katell Alençon: Cyclisme sur route (handisport)

La Drennecoise, Katell Alençon est passionnée de vélo depuis son enfance. Mais en 2011, elle est amputée d'une jambe. Grâce à sa pugnacité, elle reprend la compétition en 2013, allant jusqu'à concourir aux Jeux paralympiques de Rio. Cette année, elle a remporté quatre titres de championnes de France et a été 1re au classement général de la Coupe du monde.

Jason Grandry: Judo (handisport)

Jason Grandry, athlète de Pont-Croix s'entraînant au Dojo de Cornouaille à Quimper, rêve d'une médaille en judo aux Jeux paralympiques dans la catégorie non-voyants. Il a intégré l'équipe de France il y a trois ans. Sa motivation, son endurance, son mental, sont les atouts qui lui permettront peut-être de gagner sa sélection.

Camille Lecointre: 470, dériveur double (voile)

La Brestoise Camille Lecointre est une spécialiste des JO En 2012, à Londres, elle avait terminé 4e. En 2016 à Rio, elle avait obtenu la médaille de bronze. De quoi rêver d'or avec sa colistière Aloïse Retornaz, d'autant que les deux jeunes femmes ont obtenu la médaille d'or fin août en dominant le Test Event d'Enoshima.

Marie Riou: Nacra 17 (voile)

La voile fait partie de l'ADN de Marie Riou. Au cours de sa carrière, elle a été plusieurs fois championne du monde de Nacra 17, mais le podium lui a toujours échappé au JO, de Londres puis de Rio. Elle espère cette année, à 38 ans inverser la tendance avec son coéquipier Billy Besson.

Aloïse Retornaz: 470, dériveur double (voile)

En 2016, Aloïse Retornaz était restée aux portes de la qualification pour les JO de Rio. En double avec Camille Lecointre, elle peut aujourd'hui espérer aller beaucoup plus loin.

Marie Bolou: Laser Radial (voile)

Marie Bolou a débuté en optimist à Port Manech, avant de choisir le Laser Radial où elle obtient de bons résultats en circuit mondial jeunes. En 2016, elle échoue aux portes de la qualification pour Rio. « Cela a été un coup dur, mais je suis aujourd'hui avec le couteau entre les dents pour aller gagner ma place pour Tokyo », affirme-t-elle.

Pierre Le Coq: Planche à voile RSX

Le CV de Pierre Le Coq est impressionnant. Champion du monde 2015, 3e aux JO de Rio, 3e aux championnats du monde 2019 en Italie, le tout en suivant des études d’odontologie à Brest et en obtenant son diplôme de chirurgien-dentiste en 2017. Alors forcément, son objectif pour Tokyo est clairement affiché, viser l'or.

Louis Giard: Planche à voile RSX

En 2016, Louis Giard, athlète fréquentant le Pôle France de Brest, avait participé aux sélections pour Rio sans succès. Quatre ans après, le jeune homme a décidé de tout mettre en œuvre pour réaliser son rêve olympique et obtenir l'unique place à prendre pour Tokyo. Mais sur sa route, il devra compter sur un sérieux concurrent en la personne de Pierre Le Coq.

Balades

randonnée

La presqu’île de Kermorvan

Une belle promenade en bord de mer dans un cadre naturel magnifique qui, en longeant la plage des Blancs-Sablons, nous conduit au fort de l’Îlette et au phare de Kermorvan. Ce circuit permet également d’admirer le port et la ria du Conquet.

  1. Prendre à partir du parking le sentier qui descend jusqu’à la plage.
  2. Suivre le GR34 qui mène au parking de la Redoute. Poursuivre en haut de falaise jusqu’au parking de la presqu’île.
  3. Contourner l’anse des Blancs Sablons jusqu’à l’îlette. ATTENTION : l’accès à cet îlot est possible à marée basse, mais la traversée sur les rochers est assez chaotique.
  4. Atteindre la route d’accès au phare de Kermorvan.
  5. Continuer le contour de la pointe de Kermorvan. Revenir vers l’Est. ATTENTION : la largeur du circuit à cet endroit est réduite. Suivre le GR à droite jusqu’au quartier de Cosquiès (« vielle chienne » en breton).
  6. Au niveau de ce quartier, quitter le GR. Remonter en haut du bois par la sente parallèle à la route, à l’intérieur de la pinède. Plonger ensuite vers la ria pour prendre le sentier longeant le camping au sud. Poursuivre vers le parking du Moulin d’en Bas.
  7. Au niveau du parking, remonter vers le château d’eau à travers le bois. Suivre ensuite la petite route qui ramène au point de départ.

Mémoire

Archéologie

Patrimoine sous surveillance

L’histoire du Finistère est là, sous nos pieds et sous nos yeux. Seul un œil attentif remarquera les quelques indices laissés par nos ancêtres. Ces vestiges peuvent souffrir de différents maux : érosion, pillage, expansion humaine. C’est alors qu’interviennent les archéologues qui ont pour mission de sauvegarder ce patrimoine par l’étude ou la valorisation.

Le double jeu de l’érosion

L’érosion est un facteur important de découverte de sites archéologiques. La pluie, le gel, le vent vont petit à petit modifier le paysage, découvrant parfois de nouveaux sites archéologiques. Les côtes sont particulièrement sujettes à ces phénomènes. Par exemple la dune, affaiblie par une tempête, peut s’effondrer et ainsi révéler ses secrets.

Ces découvertes sont de véritables aubaines pour enrichir l’histoire et compléter la carte archéologique. Cependant, les sites ainsi découverts se trouvent désormais à la merci des intempéries mettant en péril leur conservation.

L’action humaine (labours, travaux, etc.) participe également à l’érosion des sols. Ces interventions, plus brutales, endommagent rapidement les vestiges présents dans le sol.

trou dans une villa gallo-romaine, témoignage du passage de pilleurs

Destruction par le pillage

Certains sites souffrent du passage destructif de pilleurs. Ceux-ci, le plus souvent équipés de détecteurs de métaux, déterrent des artefacts dans le but de les revendre ou simplement d’enrichir leurs collections.

Les archéologues intervenant sur les sites constatent alors les dégâts : trous dans les sols, murs détruits, structures définitivement endommagées. Les objets clandestinement prélevés sont ainsi coupés de leurs contextes ce qui provoque la perte irrémédiable de précieuses informations.

En effet, l’archéologue fait parler le mobilier découvert en fouille : unemonnaie dans sa couche archéologique apporte des informations chronologiques, culturelles ou historiques. Le pilleur, en la déterrant brutalement, détruit les liens unissant la monnaie à son contexte et interdit toute interprétation du site.

Pour rappel, « les deux conditions principales de la définition du trésor sont le caractère fortuit de la découverte et le fait que personne ne puisse en revendiquer la propriété. […] les objets découverts à l'aide d'un détecteur de métaux ne peuvent être considérés comme des trésors » (Service régional d’archéologie Pays de la Loire). L’article 542-1 du Code du patrimoine explicite l’interdiction d’utiliser un détecteur de métaux dans le but de découvrir des objets archéologiques sans avoir au préalable reçu une autorisation administrative.

L’archéologie préventive

En 2001, une loi protégeant le patrimoine archéologique des travaux de construction a été mise en place. Les chantiers importants ou situés sur une zone archéologiquement sensible peuvent être précédés d’un diagnostic archéologique. Celui-ci permet aux archéologues de déterminer la présence de vestiges. Si le diagnostic est positif, une fouille archéologique peut être envisagée afin de documenter scientifiquement le site avant les travaux de construction, il s’agit d’une sauvegarde par l’étude.

Grâce à cette loi, de nombreux sites ont pu être fouillés et l’histoire des sociétés passées est constamment réactualisée.

Quelles actions pour la sauvegarde du patrimoine archéologique  ?

Lors d’un signalement, un archéologue se rend sur place pour constater la découverte et évaluer les mesures à prendre en vue de sa conservation. Les informations relatives au site sont alors enregistrées et viennent compléter la carte archéologique. Si le site est en péril, une fouille pourra être mise en œuvre pour sauvegarder les informations qu’il peut transmettre. En l’absence de danger immédiat, le site est protégé en vue d’une fouille future.

Votre rôle en tant que citoyen

En cas de découverte, nous vous invitons à contacter notre service archéologique. Pour ce faire, vous pouvez vous rendre sur www.finistere.fr, l’onglet « à votre service », rubrique « Culture » puis « Patrimoine archéologique ». Vous y trouverez une page consacrée au Centre départemental d'archéologie sur laquelle est présentée la marche à suivre.

CONTACT

Kiosque

Ces femmes qui ont fait la Bretagne

Nathalie de Broc; Éditions Ouest France

Plus de deux cents femmes sont présentées dans cet ouvrage de 187 pages. Des femmes qui ont contribué à faire de la Bretagne ce qu’elle est aujourd’hui. Les légendaires, les femmes de pouvoir, les résistantes, les militantes, les artistes, les femmes de lettres ou les visionnaires… Il était nécessaire de les sortir de l’oubli, quand on sait que seulement 2 % des noms de rues sont attribués à des femmes sur les 63 500 rues, allées, impasses, boulevards, faubourgs… que comptent nos villes et villages de l’Hexagone. Un très bel hommage aux femmes et à leurs destins incroyables.

L’appel de Gaïa Quand la Terre apostrophe les humains

Jean-Claude Pierre, Liv’Éditions

Un appel à la protection de la nature et à la solidarité, par un militant écologiste de la première heure, Jean-Claude Pierre. Gaïa, la Terre, en bonne mère, ne se contente pas d’apostropher ses enfants, elle leur indique aussi un chemin à prendre…

Enclos paroissiaux L’héritage des siècles d’or

Hervé Quéméner & Jean-Yves Guillaume; Éditions Géorama

Un ouvrage parfaitement illustré qui entraîne le lecteur à la découverte de ces véritables chefs-d’œuvre architecturaux et artistiques qui constituent l’un des attraits touristiques et culturels du Finistère, l’évolution des méthodes de travail…

Le costume breton Au début du XIXe siècle Le recueil de Charpentier 1829-1832

Yann Guesdon; Éditions Skol Vreizh

Un ouvrage de référence dans lequel l’auteur rétablit quelques vérités et révèle une Bretagne aux costumes extraordinairement colorés et divers. Une belle iconographie provenant de collections publiques et privées illustre le propos.

Animaux du bocage

Collectif sous la direction de Serge Kergoat; Éditions Locus Solus

Un très beau livre de photographies animalières. Une centaine d’espèces est ici présentée, des batraciens aux oiseaux en passant par les insectes. Chaque espèce photographiée fait l’objet d’une fiche technique. Les images sont localisées et commentées. 176 pages fort bien documentées.

Attraper les nuages

Anne Quéméré; Éditions Locus Solus

Anne Quéméré, une habituée du Grand Nord canadien qui retourne régulièrement dans les territoires du Nord-Ouest d’où elle rapporte une moisson de photographies et d’histoires. Elle constate aussi les importants changements auxquels doivent faire face les habitants de ces contrées sauvages…