Brezhoneg

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Ar brezhoneg e skolioù Penn ar Bed

Petra a nevez gant ar brezhoneg e skolioù departamant Penn ar Bed ? E miz Here e oa deuet er-maez teuliad niveroù ar c’helenn divyezhek e Breizh, gant Ofis Publik ar Brezhoneg.

E 1977 e voe krouet ar c’hentañ skol Diwan e Lambaol-Gwitalveze evit deskiñ brezhoneg d’ar vugale dre soubidigezh, da lâret eo o kelenn dezhe danvezioù e-giz ar matematik pe ar skiantoù, e brezhoneg. E 1982 e tigoras ar c’hlas divyezhek kentañ er rouedad publik, e-lec’h ma raed skol an hanter-amzer e brezhoneg, hag an hanter-amzer all e galleg. E 1990 goude-se e krouas an deskadurezh katolik he hentad divyezhek.

Dibaoe 42 vloaz e kresk a vloaz da vloaz an niver a re yaouank er c’hlasoù divyezhek, eus ar skol-vamm betek al lise. 18 890 skoliad divyezhek zo e Breizh pemp departamant hiziv an deiz, 798 anezhe en akademiezh Naoned. Ur c’hresk a 3 % zo bet ar bloaz-mañ hepken, ha diwar ar 553 bugel ouzhpenn er c’hlasoù, kazi-holl emaint en hentad publik.

Sikouret eo bet kalz diorenn ar c’hlasoù divyezhek publik gant an « Emglev Evit Dazont Breizh », sinet e 2015 gant ar Stad ha Rannvro Breizh. Gant an emglev-se e vez aesoc’h digeriñ klasoù, daoust d’an niver bihan a vugale er bloavezhioù kentañ, ha muioc’h a bostoù a vez roet d’ar gelennerien vrezhonek er c’henstrivadegoù.

E departamant Penn ar Bed e konter 8 789 skoliad en hentadoù divyezhek, 4 221 anezhe er publik, 2 402 er skolioù Diwan ha 2 166 en hentad katolik. Ur c’hresk a 1,8 % zo bet eta, e-keñver an distro-skol 2018. Ma chom stabil an niver a vugale er skolioù Diwan, digreskiñ a ra a 1,4 % er skolioù katolik. 4,6 % a gresk a zo, er c’hontrol, en hentad publik.

Digoret zo bet pemp klas nevez e miz Gwengolo, e Kemper, Sant-Divi, Ar Merzher-Plouziri ha Pleiben, en hentad publik. Daou lec’h nevez zo bet krouet er skolajoù ivez, er skolaj katolik Al Likes e Kemper, hag e Plounaour e skolaj publik ar Menez Are. Ar rektorelezh hag Ofis Publik ar Brezhoneg o deus divizet digeriñ un hentad du-se, ha bremañ zo 10 skolajiad er 6vet klas, evel ma kont an Itron Guidoux deomp, pennrenerez ar skolaj. Skolidi klasoù divyezhek Sant Tegonneg, Pleiber ha Plounaour a gavo da genderc’hel da zeskiñ brezhoneg aze, e-pad 6 eurvezh ar sizhun da nebeutañ. Kentelioù yezh hag istor-geografiezh a vo evite, ha raktresoù e brezhoneg ‘vo kaset da benn ar bloaz-mañ. Kresket e vo lodenn ar c’hentelioù e brezhoneg gant ma kresko niver ar skolajidi. Ar pal a zo kaout un hentad klok er bloavezhioù da zont, gant digoradur un hentad el lise Tristan Corbière e Montroulez.

Traduction

Le breton dans les écoles du Finistère

Quoi de neuf dans la filière bilingue breton-français du Finistère ? Au mois d’Octobre dernier, l’Office Public de la Langue Bretonne a publié le compte-rendu annuel de l’enseignement bilingue en Bretagne.

En 1977, la première école Diwan voit le jour à Lampaul-Ploudalmézeau, afin d’apprendre le breton aux enfants de manière immersive, c’est à dire en enseignant en breton des matières scolaires telles que les mathématiques ou les sciences par exemple. En 1982 ouvre la première classe bilingue dans l’Enseignement Public, dans laquelle on enseigne la moitié du temps en breton, et l’autre moitié en français. En 1990 enfin, c’est au tour de l’Enseignement Catholique de créer sa propre filière breton-français.

Depuis 42 ans, le nombre de jeunes scolarisés en filière bilingue ne cesse de croître, de la maternelle au lycée. Il y a 18 890 élèves bilingues en Bretagne historique aujourd’hui, 798 d’entre-eux dans l’académie de Nantes. On note une hausse de 3 % des effectifs seulement cette année, et des 553 élèves supplémentaires, la plupart d’entre-eux sont en filière bilingue publique. Le développement de ces filières a beaucoup été aidé par la signature du Pacte d’Avenir pour la Bretagne en 2015, entre l’État et la région Bretagne. Grâce à ce pacte, il est désormais plus facile d’ouvrir des classes bilingues, même si le nombre d’élèves est faible au départ. Davantage de postes au concours du CRPE (Concours de Recrutement de Professeur des Écoles) ont été allouées aux candidats bilingues également. 

Dans le département du Finistère, on compte 8 789 élèves dans les filières bilingues et immersives, dont 4 221 en public, 2 402 dans les écoles Diwan et 2 166 en filière catholique. Il y a donc eu 1,8 % de croissance des effectifs cette année, par rapport à la rentrée de 2018. Si le nombre d’élèves reste stable dans les écoles Diwan, il régresse de 1,4 % dans la filière catholique. Dans le même temps, la hausse est de 4,6 % dans la filière publique.

Cinq nouvelles classes ont été ouvertes en septembre, à Quimper, Saint-Divi, La Martyre-Ploudiry et Pleyben, en public. Deux nouvelles filières ont été inaugurées au collège catholique du Likès à Quimper et à Plounéour-Menez, au collège des Monts d’Arrée. Le rectorat en accord avec l’Office Public de la langue Bretonne a décidé cette dernière ouverture et il y a maintenant 10 élèves en 6ème bilingue, selon les dires de la principale Mme Guidoux. Ceci répond au besoin de continuité de bilinguisme des élèves des filières publiques de Saint-Thégonnec, Pleyber-Christ et Plounéour-Menez. Quelques six heures sont enseignées en breton, pour l’apprentissage de la langue et l’histoire-géographie. Des projets pédagogiques sont aussi prévus en breton. Les heures de cours en langue bretonne devraient augmenter de concert avec le nombre d’élèves bilingues, qui devraient pouvoir terminer leur cursus au lycée Tristan Corbière, dans un avenir très proche.

Mots clés

Quoi de neuf dans la filière bilingue breton-français du Finistère  ? Au mois d’octobre dernier, l’Office public de la langue bretonne a publié le compte rendu annuel de l’enseignement bilingue en Bretagne.

langue bretonne

Bloavezh mat ! / Bonne année !

Bloavezh mat d'an holl, un ti dilogod hag uhel ar bern fagot  ! Bonne année à tous, une maison sans souris et un haut tas de fagot  ! Voici une manière de souhaiter la bonne année en breton. On remarque dans ce dicton (krennlavar) l'importance du tas de fagot autrefois. Tout aussi important que le tas de fumier (ar bern teil), les fagots (ar fagot, an hordennoù keuneud) servaient pour la cuisson des aliments des hommes (an dud) comme des animaux (al loened). Ce travail d'hiver (labour-goañv) était fait par les hommes de la maisonnée (an tiegezh) au plus calme de l’année. Certains journaliers (an devezhourien) étaient même payés à la tâche pour ce travail. Les meilleurs d’entre-eux pouvaient confectionner jusqu’à 120 fagots (c’hwec’h-ugent hordenn geuneud) dans leur journée. La consommation de bois de fagot était grande à l’époque, notamment pour les boulangers qui chauffaient leur four (tommañ ar forn) avec du fagot plus gros tout au long de l’année, et de préférence de bouleau (koad bezv), à la combustion lente. Après avoir abattu un arbre (pilat gwez) et l’avoir débité (dispentañ), les branches moyennes (an treujoù, an treujeg) et les plus petits morceaux (ar bleñchoù, ar briñsoù) étaient séparés à la faucille (ar falz) et rangés en fagots. Ils étaient ensuite liés entre eux (laset) par un lien (ur c’hevre), soit une repousse de noisetier (koad kelvez) ou de bouleau. Certains leur préféraient des têtards (penndogenned) d’une souche de chêne (ur chaos derv, ur pilgos derv), plus solides.