Actus

Accessibilité du Finistère

La mobilisation se poursuit

Le pacte d’accessibilité pour la Bretagne a été signé entre l’État et la Région le 8 février 2019. Il comprenait notamment l’engagement de relancer le projet Liaisons nouvelles Ouest-Bretagne - Pays de la Loire (LNOBPL) pour la desserte ferroviaire, et de pérenniser la liaison aérienne Quimper-Orly par l’instauration d’obligations de service public.

Le comité de pilotage du projet LNOBPL a été réuni le 1er juillet. Il a mis en évidence la nécessité de poursuivre la mobilisation pour que des travaux d’amélioration de la liaison Brest-Rennes soient réellement programmés. La liaison Quimper-Rennes bénéficiera d’un gain de temps, de l’ordre de la dizaine de minutes, résultant de l’amélioration de l’axe Rennes-Redon-Nantes.

L’État a défini par arrêté ministériel les obligations de service public (OSP) de la liaison d’aménagement du territoire Quimper-Orly. Puis, la Région Bretagne a conclu, à l’issue d’une procédure de mise en concurrence, un contrat avec une compagnie aérienne pour l’exploitation de la ligne à partir de novembre. Cela garantit la continuité de la ligne pour une période de quatre ans.

Alimentation

Le Finistère dans nos assiettes

Le vendredi 6 décembre prochain se tiendra, à la Maison du Département, la troisième édition des Assises départementales de l’alimentation, inscrite dans le Projet alimentaire finistérien. La journée s’articulera autour de deux grandes thématiques : l’ancrage local de l’agriculture et la pêche, et l’alimentation des personnes en situation précaire. Ateliers, tables rondes, initiatives portées par les acteurs finistériens… rythmeront cette journée.

À Brest, en novembre

Avis de temps fort solidaire

Les 22 et 23 novembre prochains, aux Capucins à Brest, le Conseil départemental du Finistère et Brest métropole organisent deux journées consacrées à valoriser toutes les actions, les initiatives, les engagements citoyens qui contribuent à faire du Finistère un territoire solidaire. Une belle occasion pour les acteurs et les partenaires de l’action sociale et les Finistérien.ne.s d’échanger sur les enjeux, mettre en place de nouveaux modes de coopération, pour faciliter l’accès aux droits et combattre les nouvelles formes de précarité.

Pratique : 

  • Vendredi 22 : une journée professionnelle sur inscription.
  • Samedi 23 : une journée ouverte à tous.

+ D’INFOS SUR

www.finistère.fr

Breizh Transition 2019

La transition énergétique comme ambition

Après déjà deux éditions, le salon professionnel des acteurs de la transition énergétique revient à Quimper du 27 au 28 novembre. L’occasion rêvée pour des échanges approfondis sur les questions d'énergie, et sur les solutions que les entreprises et les acteurs publics proposent de mettre en oeuvre. Un défi majeur à l’heure où la problématique environnementale est dans toutes les têtes.

Créé au Parc Expo de Quimper Cornouaille en 2015, cet évènement bisannuel ne cesse d'évoluer pour devenir un rendez-vous majeur du Grand Ouest en matière d'énergie décarbonée, et contribuer au développement des entreprises et des territoires en favorisant la réalisation des projets. Breizh Transition est organisé autour de quatre thèmes principaux: les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la mobilité durable et les réseaux intelligents. Une palette très vaste, pour donner aux futurs visiteurs une vision d'ensemble des activités et des technologies, parce que tout est lié. Plus de soixante-dix exposants: startups, PME, grands groupes, collectivités ou institutions publiques présenteront leurs solutions, leurs stratégies et leurs innovations. Performance énergétique, production locale d'énergie renouvelable, autoconsommation, stockage de l'énergie, smartgrids, smartcity, véhicules électriques et GNV, hydrogène, valorisation des déchets … Tous les sujets stratégiques seront représentés. En parallèle des stands, le programme comportera quatre séances plénières et une cinquantaine de focus et de « pitchs » qui se dérouleront sur les espaces ateliers du Hall Exposition. Une soirée conviviale réservée aux professionnels sera également au programme le 27 novembre au Chapeau Rouge, afin de répondre aux attentes des participants. En complément, le salon mettra en ligne une plateforme pour permettre aux visiteurs de planifier des rendez-vous d’affaires avec ses exposants. Fort de son positionnement 100 % transition énergétique et d'une belle dynamique, Breizh Transition 2019 ambitionne d'accueillir 2500 participants et d'ajouter une dimension internationale en offrant à des visiteurs européens un point d'accès au marché français. 

Forum d'information

être acteur de sa santé

Le 7 novembre prochain, à Ergué-Gabéric, à la salle L’Athéna, de 14h à 18h30, le Conseil territorial de santé (CTS) Finistère Penn ar bed vous invite à participer à un forum sur la prévention et la promotion de la santé. Les conseils territoriaux de santé s’inscrivent dans une volonté de développement de la démocratie en santé. Ils constituent une véritable instance de débats et de réflexions partagées, au service des acteurs du système de santé et des usagers. De nombreux partenaires finistériens du champ de la prévention et promotion de la santé seront présents pour vous rencontrer, vous délivrer de nombreux conseils ou encore vous faire partager leur expérience.

Des stands d’information, des ateliers, des mini conférences seront organisés tout au long de cette demi-journée autour de quatre thèmes :

  • Ma santé mon environnement
  • Je bouge pour ma santé
  • Ma santé au menu
  • Mon sommeil, mon rythme de vie

Cet évènement est gratuit et ouvert à tous.

Syndrome d’alcoolisation fœtale

Informer et soigner

La consommation d’alcool pendant la grossesse n’est pas sans risque et prédispose à plus de 400 pathologies. Des troubles de l’attention, dyscalculie, anomalies cardiovasculaires, épilepsie… Chaque année en France, 8 000 enfants naissent avec des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (TCAF) et 800 d’entre eux présentent une forme sévère de cette maladie (SAF). Au quotidien, les services de protection maternelle et infantile (PMI) du Conseil départemental du Finistère mènent des actions de prévention de la santé de la mère et de l’enfant, et de soutien à la parentalité. En 2018, le Conseil départemental du Finistère a souscrit aux principes de la charte internationale de prévention des troubles causés par l’alcoolisation fœtale. Objectifs : informer le grand public et former les agents du Département à cet enjeu. Tous les ans, le 9 septembre c'est la Journée internationale pour la prévention des troubles causés par l’alcoolisation fœtale.

Action

Personnes en situation de handicap

5e schéma « Vivre ensemble » : EXEMPLE DE CO-CONSTRUCTION

Afin d’élaborer le 5e schéma « Vivre ensemble » en faveur des personnes en situation de handicap, dix groupes de travail se réunissent régulièrement depuis le mois de mai. Ils ont pour mission de rédiger des fiches liées à chacun des 21 objectifs du schéma et de décliner des plans d’actions pour répondre aux enjeux repérés. Reportage lors d’une de ces séances de travail.

Afin d’élaborer le 5e schéma « Vivre ensemble » en faveur des personnes en situation de handicap, dix groupes de travail se réunissent régulièrement depuis le mois de mai. Ils ont pour mission de rédiger des fiches liées à chacun des 21 objectifs du schéma et de décliner des plans d’actions pour répondre aux enjeux repérés. Reportage lors d’une de ces séances de travail.

Ils étaient une quinzaine, ce vendredi de septembre, à se réunir à la DPAPH* pour travailler autour de deux objectifs du 5e schéma en faveur des personnes handicapées. « Il s’agit de notre troisième réunion, précisent Véronique Thierion, de la MDPH** et Jean-Luc Chevalier de la DPAPH, animateurs du groupe de travail. Nous travaillons sur deux objectifs de l’enjeu 2, faciliter le parcours des personnes en situation de handicap ». La réunion débute sur la déclinaison des fiches objectif/action liées à l’objectif 6 : optimiser l’accès aux droits, aux soins et simplifier les démarches administratives. « Nous allons aujourd’hui finaliser le tableau de synthèse qui est déjà bien avancé, poursuit Jean-Luc. Nous allons nous concentrer sur la mise en place des fiches actions à présenter au comité de pilotage, afin qu’elles soient bien représentatives du groupe. Un vote en fin d’année, validera l’ensemble de ce 5ème schéma », rappelle-t-il à l’ensemble des présents.

Définir ensemble des fiches actions

La première action identifiée pour l’objectif 6 concerne la formation à la connaissance des différents types de handicaps. Le groupe doit définir : le pilote, les acteurs impliqués, la priorité, les indicateurs, la cible et le calendrier. Pour chaque case à remplir, les participants s’expriment. Lorsque la question des acteurs impliqués arrive, Pierre Dubois, président du collectif des associations de  personnes handicapées (CAPH29), rappelle : « ce sont les conséquences d’un handicap, plus que son type qu’il faut prendre en compte dans la formation ». Béatrice Lebel, également membre du collectif et elle-même en fauteuil, rebondit : « il faudra aussi faire attention, à ce qu’il n’y ait pas trop de professionnels qui parlent pour les personnes en situation de handicap ». Quand arrive la question des indicateurs, Aurélie Noger, directrice du CIAS de Quimperlé communauté suggère la réalisation d’un cahier des charges, « validés par les personnes handicapées, car il y a différents degrés de formation, selon les personnels à former ». 

Prendre en compte les différents types de handicap

La réunion de travail se poursuit avec le projet de création d’une plate-forme de bonnes pratiques pour l’accompagnement et le soutien de personnes handicapées. Les interrogations se posent sur la mise à jour du site et l’éventuel doublon qu’il pourrait constituer avec le site https://infosociale.finistere.fr. La notion de plate-forme web fait aussi débat. On propose d’ajouter un numéro d’appel, puis Anne Caraës, membre du collectif PH29 (Aapédys), ajoute que pour certains types de handicaps, notamment les DYS, qu’elle représente, « il faut un accueil physique, le mail et le téléphone sont compliqués pour eux ». L’animatrice rappelle que les aidants pourront là avoir un rôle à jouer et recadre le sujet du jour : 

« là nous parlons de l’accès aux droits et pas de l’accompagnement, qui est un autre sujet, abordé dans un autre groupe de travail. Il ne faut pas mélanger les deux sujets ».

Représentants d’associations de prise en charge des personnes en situation de handicap ou d’usagers, de personnels de collectivités, de la MDPH… Ce groupe de travail comme les neufs autres représentent un panel de professionnels, d’aidants et d’usagers qui amènent chacun leur regard et leur expertise sur le sujet. Cette transversalité doit permettre de répondre au mieux aux besoins de ces populations et aider au développement de leur autonomie, à domicile ou en établissement, et leur inclusion sociale.  

* DPAPH : Direction des personnes âgées et personnes handicapées.

* MDPH : Maison départementale des personnes handicapées du Finistère.

Conférence de l'environnement

Il est urgent d'inventer le futur

Dans le cadre de l'année de l'environnement, le Conseil départemental du Finistère a organisé le 28 septembre au domaine de Menez Meur une conférence de l'environnement qui a rencontré un vif succès.

Notre planète va mal. Le rapport du GIEC paru le 25 septembre 2019 le confirme. Les océans et la cryosphère sont bouleversés par le réchauffement climatique, le niveau des mers augmente de plus en plus, l'absorption croissante de CO² accélère l'acidification, la fonte des glaces de l'Arctique est de plus en plus marquée. Cette dégradation des écosystèmes multiplie les risques pesant sur les populations. Mais le rapport indique aussi qu'il est encore temps d'agir pour limiter les gaz à effet de serre.

Ce constat, les spécialistes présents le 28 septembre à la conférence de l'environnement organisée par le Département du Finistère à Menez Meur, à l'occasion des 50 ans du PNRA** le font aussi.

« On a quelques raisons d'être intranquilles. Sans biodiversité, rien n'est possible » assène Gilles Bœuf, biologiste, spécialiste de physiologie environnementale et de biodiversité. « Il n'est plus l'heure de chercher le responsable car c'est une responsabilité collective. Il faut que chacun fasse ce qu'il est capable de faire » martèle Laurent Bopp, océanographe et climatologue.

Il nous faut désormais inventer notre futur. Rob Hopkins, formateur en permaculture, dont la venue à la conférence était un événement en soi, a créé en 2005 le Mouvement des initiatives en transition pour repenser la société autour des valeurs de partage, de solidarité et d'environnement. « C'est un mouvement qui vient directement des citoyens » précise-t-il.

« Les gens ont de plus en plus conscience de l'urgence d'agir, notamment parmi les jeunes » se réjouit Nathalie Sarabezolles, présidente du Conseil départemental. Mariana fait partie de cette jeune génération. Ils et elles étaient une dizaine à Menez Meur, issus du collectif « Paroles de jeunes » initié par le Département. Tout au long de la journée, ils et elles ont interpellé leurs concitoyens « C'est important pour nous de pouvoir agir sur notre environnement » précise la jeune fille. Rassurant, mais il faut aller plus loin.

« Il est essentiel de sensibiliser tous les Finistérien.ne.s à cette urgence, mais pour cela il faut des moyens. C'est dans un dialogue démocratique que cela devra se faire » conclut la présidente.

*GIEC : Groupement intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat

**PNRA : Parc naturel régional d'Armorique

Événement

Finistère Habitat fête ses 100 ans

Cette année, l’office public de l’habitat Finistère Habitat fête ses 100 ans. L’occasion de proposer des animations à ses locataires, ses élus et ses collaborateurs. Entre septembre et novembre plusieurs opérations sont prévues. Des totes bags*, créés pour l'événement, seront remis à tous les locataires, lors de manifestations, en mains propres ou par courrier. Retour sur une histoire d’un siècle.

L’histoire de Finistère Habitat commence le 26 décembre 1919. Raymond Poincaré, alors président de la République, signe un décret pour la création de l'Office public d'habitation à bon marché du Finistère. Six membres parmi les élus du Conseil général (devenu Conseil départemental) sont désignés pour siéger au conseil de l'office. Son objectif est avant tout de lutter contre les logements insalubres, en en construisant de nouveaux. Le premier groupe d’habitations de 24 logements, Créac’h Mikael, est construit dès 1923, à Saint-Pol-de-Léon.

Depuis sa création, les objectifs de cet office sont restés sensiblement les mêmes. Seules les dénominations évoluent, l’office prenant le nom d’HLM 29 en 1986, d’Habitat 29 en 1993, puis de Finistère Habitat en 2016.

Présents dans 210 communes et les îles

Quelques particularités distinguent Finistère Habitat. Il est présent dans de nombreuses communes, 210 en tout. « Nous construisons aussi dans des zones où les besoins sont moins prégnants, avec des petites opérations, pour pouvoir proposer à tous des logements sociaux », explique Laurent Caprais, directeur coordination des ressources de Finistère Habitat.

Parmi les logements proposés, la part des pavillons est particulièrement importante, notamment dans les communes rurales (46 %).

« Nous accompagnons également nos locataires. Nous sommes un service, pas seulement un promoteur et un loueur », précise Laurent Caprais. Les personnes âgées notamment se voient proposer des logements adaptés et des services spécifiques. Les personnels de l’office sont formés à leurs besoins. Les familles les plus en difficulté peuvent aussi bénéficier d’un accompagnement, pour les aider à rester dans leur logement.

Dernier point à noter, Finistère Habitat est présent sur les îles de Sein, Ouessant, Batz et Molène. 

*Tote bag : sac en toile souple.

une démarche de prévention innovante

Petits pas, grands pas

« Petits pas, grands pas » est une démarche expérimentale de prévention précoce qui permet un accompagnement renforcé par la PMI(1) avant et après la naissance de l'enfant.

Lundi 26 août, Armelle Garotin, sage-femme et Françoise Deux, puéricultrice à la PMI de Carhaix ont rendez-vous au domicile de Jennifer et Yann. La jeune femme, déjà maman d'un petit garçon de trois ans et demi est enceinte de huit mois. Le futur papa, lui, découvre les joies de la paternité.

« Comment allez-vous depuis notre dernière rencontre  ? Avez-vous des questions  ? » demande la sage-femme. Le dialogue s'installe et pendant plus d'une heure, les deux professionnelles répondent aux différentes interrogations du couple sur la grossesse, l'allaitement, le rôle du père au moment de l'accouchement, l'organisation familiale avant et après la naissance de bébé… utilisant au besoin des outils spécialement créés tels que des jeux de cartes ou des fiches.

La visite a lieu dans le cadre du dispositif « Petits pas, grands pas », une démarche expérimentale de prévention précoce basée sur des recherches scientifiques, initiée par l'ANISS(2). Elle est actuellement mise en place dans le Pays de Morlaix / COB(3) et Landerneau et doit s'étendre à tout le département début 2020.

Cette démarche permet le renforcement des compétences parentales et s'adresse à des parents qui expriment un sentiment d'isolement familial ou de solitude, un besoin d’être écoutés, aidés et accompagnés.

« Le dispositif prévoit des visites renforcées, deux avant et quatre après la naissance, du 7e mois de grossesse jusqu’au 6 mois de l’enfant, avec aussi ce que l'on appelle les 20 minutes attachement qui est un temps d'observation du bébé et d'échanges avec les parents qui visent à leur donner confiance en eux », précise Anne-Marie Costiou puéricultrice encadrante.

« Une fois par mois, un temps de supervision est animé par une pédopsychiatre et ainsi nous pouvons affiner nos réponses aux questions des parents », poursuit-elle.

« Ce programme nous permet aussi à nous professionnel-le-s d'évaluer notre service aux usagers. » Pour le jeune couple, une chose est sûre, la démarche est rassurante : « Ces visites sont importantes pour nous car nous avons quelqu'un vers qui nous tourner quand nous avons des questions », conclut Jennifer.

(1) PMI : Protection maternelle infantile

(2) ANISS : Agence des nouvelles interventions sociales et de santé

(3) COB : Centre Ouest Bretagne

Actrices & acteurs

Finistèrien.ne.s Carine Baranger

« la SNSM : une histoire de transmission »

« J’avais envie de servir le milieu de la mer », explique Carine Baranger, bénévole à la station SNSM Société nationale de sauvetage en mer de Loctudy.

Cette consultante en gestion de projets informatiques, issue d’une famille de marins-pêcheurs, considère « qu’il est important de perpétuer la sauvegarde des gens de mer, plaisanciers comme professionnels ». Pour elle, « la SNSM, c’est aussi une histoire de transmission entre les jeunes et les plus aguerris. La réussite des interventions reposant souvent sur la connaissance d’une zone, d’un milieu, d’un contexte ». La SNSM propose de nombreuses formations à ses nouveaux adhérents : la navigation de jour comme de nuit, le remorquage, le matelotage, le balisage, les premiers secours… Les femmes représentent 12 % des bénévoles de la SNSM. Le Finistère est le département français qui compte le plus de stations de sauvetage : 28 stations et 2 centres de formation et d’intervention. Au niveau national, la SNSM s'appuie sur 8 000 bénévoles. En 2018, les sauveteurs en mer ont porté secours à 30 000 personnes, dont plus de 10 000 en mer.

L’engagement des jeunes à l’international

En service civique à Madagascar

Le Conseil départemental promeut l’engagement des jeunes à l’étranger et accompagne plus particulièrement les jeunes entre 18 et 25 ans, éloignés de la mobilité internationale.

Par le biais d’un service civique et dans le cadre d’un programme de coopération décentralisée avec la Région de Diana à Madagascar, 3 jeunes Finistérien.ne.s sont parti.e.s en mars dernier effectuer une mission de 6 mois en terre malgache. Parmi eux, Lévénez Lahé, originaire d’Edern. Entretien.

En quoi consiste votre mission dans cette région à Madagascar  ?

Ma mission se déroule à l’Alliance française d’Antsiranana dont les actions principales concernent le rayonnement de la langue française, et le soutien à la diversité culturelle. Sensible aux problématiques socio-économiques du pays, l’Alliance a souhaité s’investir dans une politique hors les murs. De cette initiative est née une annexe mobile : le Culturbus, qui, de par sa mobilité, touche une partie de la population n’ayant pas les moyens d’accéder aux services de l’Alliance. J’ai intégré le projet du Culturbus et son équipe en mars 2019. Ma mission consiste à participer à la coordination, la structuration du fonctionnement et des actions socioculturelles quotidiennement menées. Avec l’équipe, nous avons programmé une « tournée » du Culturbus dans les villages, les quartiers, l’université, les écoles, les institutions, les associations. Aujourd’hui, le fameux bus jaune s’invite dans la dynamique quotidienne locale et propose des animations et actions à buts pédagogiques, éducatifs et culturels : ateliers lecture et jeux, cours de français, cinéma en plein air, théâtre, concerts, actions de sensibilisation.

Quels sont les besoins en termes d’offre culturelle  ?

L’Alliance française cherche à agir en faveur de la diversité culturelle et dans le dialogue entre les cultures et d’échanges interculturels. Elle insuffle une politique culturelle adaptée à des besoins spécifiques à travers le fruit d’une analyse du tissu local et des perspectives d’évolution. On estime à 120 000 le nombre d’habitants à Antsiranana, dont 80 % habitent dans les quartiers périphériques de la ville. Les quartiers les plus éloignés du centre se trouvent parfois à plus d’une heure de route. Dans le contexte économique actuel, où le salaire minimum est de 200 000 Ar/mois (50 euros), le coût disproportionné des transports isole les habitants dans leur quartier. Le Culturbus participe à la rupture de cet isolement par ses interventions diversifiées. Réveiller, transmettre, recevoir puis mélanger les émotions, les arts et les savoirs.

L’origine de cette motivation pour cet engagement citoyen  ?

J’ai été séduite par les démarches culturelles de l’Alliance française dans son ensemble et surtout dans le cadre du projet du Culturbus. Ses missions faisaient totalement écho à mon parcours de travailleuse sociale. L’opportunité de conjuguer l’aspect social avec le monde culturel était pour moi source d’apprentissage et d’évolution. Madagascar, sa culture, sa population m’ont bouleversée. La confrontation avec l’altérité est parfois complexe mais tellement enrichissante. Cette multitude de sentiments et d'émotions vécus à travers la découverte, la rencontre et le partage a insufflé une évolution dans ma réflexion sur le monde, sur l’autre et sur moi-même.

Réveiller, transmettre, recevoir puis mélanger les émotions, les arts et les savoirs.

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80  %

des habitants à Antsiranana habitent dans les quartiers périphériques

Le grand portrait Gilles Bœuf, écologue

« Arrêter de détruire, c’est fondamental »

Après la présidence du Museum d’histoire naturelle de Paris, l’occupation de la chaire « Développement durable, environnement, énergie et société » au collège de France et la place de conseiller scientifique auprès de Ségolène Royal au ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer, l’écologue Gilles Bœuf est aujourd’hui président du conseil scientifique de l’Agence française pour la biodiversité. Un beau parcours, pour celui qui fut finistérien pendant plus de 30 ans. Rencontre.

Site de l'Aber, dans la commune de Crozon.

Quel lien avez-vous avec le Finistère ?

J’ai été élevé à la pointe du Finistère. Mes parents sont venus à Douarnenez, quand j’avais 4 ans. J’y suis resté de l’école primaire au lycée. Ensuite je suis allé à l’université à Brest. J’ai fait ma thèse de troisième cycle au Laboratoire d’Arcachon à l’Université de Bordeaux, puis j’ai été recruté par le Cnexo, qui est devenu l’Ifremer, en 1985. J’y ai travaillé 20 ans sur les migrations des saumons. J’ai défendu ma thèse de doctorat d’Etat à l’UBO à Brest. Et puis en 1999, j’ai décidé de quitter la Bretagne pour devenir professeur à l’Université Pierre & Marie Curie et prendre la direction du Laboratoire Arago à Banyuls-sur-mer.  J’étais arrivé au bout de ce que je pouvais faire à l’Ifremer. 

Vous qui êtes le spécialiste de la biodiversité en France, pouvez-vous nous en donner une définition ?

Il y en a une plus compliquée et une très simple. La plus compliquée, c’est : l’ensemble de toutes les relations, que tous les êtres vivants, y compris les bactéries, ont établi entre eux et avec leur environnement. Pour avoir un résumé ultra simple, c’est la partie vivante de la nature. Dans le vivant, on a les bactéries, une seule cellule sans noyau - et nous êtres humains, sommes constitués d’au moins d’autant de bactéries que de cellules humaines -, les protistes, que l’on connaît bien en Bretagne, ce sont des grosses cellules à noyau, que sont par exemple les micro-algues marines ou les levures. Les trois autres sont les champignons, les plantes et les animaux. Tout ça c’est la biodiversité. Et dans les animaux, il y a l’humain.

Pourquoi faut-il aujourd’hui préserver la biodiversité ?

Pour une raison ultra simple : parce tous les humains, nous ne mangeons que de la biodiversité et au sein de notre organisation, nous ne coopérons qu’avec le vivant, avec la biodiversité. 

Quels sont les enjeux en termes de biodiversité dans le Finistère ?

Ils sont très clairs. Le Finistère est un département qui est plutôt pauvre en espèces sauvages. Parce qu’on a subi les influences des grands glaciers, entre 30 et  19 000 ans. C’est pour ça qu’on beaucoup moins d’espèces que dans le sud de la France. Mais elles se réinstallent, elles reviennent. Aujourd’hui le problème de la Bretagne c’est son développement agronomique récent qui s’est développé sans aucune base agro-écologique.

Comment peut-on aujourd’hui préserver cette biodiversité ?

Arrêter de détruire, ça c’est fondamental, le littoral, les derniers morceaux de forêt. Arrêter de polluer. On a été parmi les plus gros usagers en Europe, en matière de pesticides et d’insecticides. Quel coût environnemental, c’est bien malheureux. Et tout ça arrive dans la mer. Ensuite, bien sûr, c’est une volonté humaine et politique, c’est tout. Cela peut changer. Moi j’y crois très fort. A mon avis, on y va.

Le Finistérien peut aussi agir aujourd’hui avec ses déchets et essayer d’en produire beaucoup moins qu’aujourd’hui. Qu’il contrôle le plastique. En Bretagne, vous avez un vrai effort à faire pour qu’aucun morceau de plastique n’arrive à l’océan. Tant qu’on rejettera du plastique dans la mer, le système ira mal. Ensuite il faut utiliser beaucoup moins de pesticides, d’herbicides, d’engrais. Une femme enceinte et les enfants ne devraient manger que bio. Mieux aider ce secteur est fondamental, là, il y a un effort à faire.

Europe projets

mobilité

Jeunes, comment partir avec l'Europe

Se former, enrichir son CV, améliorer son employabilité, parfaire une langue étrangère ou envie de découvrir d'autres horizons, l'Europe offre de réelles opportunités aux jeunes grâce à Erasmus + qui finance de nombreux programmes de mobilités dont le Pass'Europe.

« C'est une expérience super intéressante et enrichissante qui vous ouvrira des portes pour la suite », s'enthousiasme Marie au retour d'un stage en restauration dans un hôtel de Dublin.

Comme elle, 51 jeunes Finistérien.ne.s sont partis en stage professionnel, entre 2017 et 2019, en Espagne, Irlande, Allemagne et Italie avec Pass'Europe, un projet européen cofinancé par Erasmus+ et le Conseil départemental, et coordonné par l'association Gwennili de Quimper en partenariat avec les Missions locales du Finistère et le BIJ* de Brest.

« L'objectif de ce projet est de proposer aux jeunes demandeurs d'emploi de 18 à 25 ans suivis par les Missions locales du Finistère et ayant le niveau bac maximum, de partir deux mois en stage professionnel à Séville, Dublin, Hambourg ou Pesaro. Il est donc nécessaire que les jeunes aient une expérience préalable dans le domaine de stage visé », précise Hélène Mignon de l'association Gwennili.

Pas question pour autant de laisser les jeunes se débrouiller tout seuls et c'est bien là le point clé du projet : un accompagnement renforcé avant, pendant et après le stage. Le projet prend aussi en charge financièrement l'hébergement en demi-pension, le voyage et le transport local.

Deux phases de départ sont programmées en octobre/décembre 2019 et en mars/mai 2020. Il est encore possible de s'inscrire pour le départ de 2020 en s'adressant à la Mission locale de son secteur.

*BIJ : Bureau d'information jeunesse

+ D’INFOS SUR

www.gwennili.net

Être mobile grâce à Erasmus+

Erasmus +, est le programme européen pour l'éducation et la formation. Il offre aux personnes de tout âge des possibilités de se développer et de partager leurs connaissances et leur savoir-faire dans des organisations et des établissements de nombreux pays. Il regroupe sous une même bannière tous les programmes de mobilité européenne. Il s'adresse entre autres aux étudiants de l'enseignement supérieur (bourse Erasmus), aux apprentis, mais également aux jeunes de 13 à 30 ans, quel que soit leur niveau de diplôme, de formation ou niveau de langue pour prendre part à des rencontres de jeunes.

+ D’INFOS SUR

www.generation-erasmus.fr