favoriser la réussite des collégien.ne.s

la vie collégienne

favoriser la réussite des collégien.ne.s

Le Conseil départemental a adopté en janvier 2019 un nouveau schéma des collèges publics pour la période 2019-2026, d’un montant de 124 M€. Il porte quatre ambitions : des lieux de vie pensés pour le quotidien des collégien.ne.s ; des collèges numériques avec des infrastructures et des équipements adaptés aux enjeux éducatifs ; une restauration de qualité ancrée dans le territoire ; le collège comme élément structurant du bassin de vie éducatif, sportif et économique. Illustration dans différents établissements du Finistère.

Deux questions à Florence CannConseillère départementale déléguée à la vie collégienne.

Comment s’investit le Département pour favoriser une vie collégienne épanouie  ?

Le cœur de la vie collégienne, c’est de développer les apprentissages, apportés par l’équipe pédagogique. Le Département intervient pour que le collégien puisse s’épanouir, construire au mieux son projet professionnel et aussi, tout simplement, son parcours de citoyen. Nous faisons des choix pour réduire les inégalités, parce que tous les collégiens n’ont pas la chance, au sein de leur famille ou de leur entourage, d’avoir accès à la culture ou encore au sport. Nous avons orienté les actions éducatives dans ce sens-là.

Nous nous devons de rendre le collège agréable et de montrer, à chacun, qu’il est accessible à tous quel que soit son niveau, le milieu dont il vient et qu’il pourra s’épanouir dans les actions que l’on va soutenir. Ces actions, ce n’est pas nous qui les imposons. Elles viennent du terrain, des retours que l’on a, des échanges avec les équipes pédagogiques, avec les élèves et plus largement l’ensemble des acteurs contribuant à l’épanouissement des collégiens.

Quels sont les domaines d’interventions du Département  ?

Aujourd’hui, nous avons une action particulière sur les lieux en dehors de la classe, comme le foyer, la cour de récréation ou ce qui a trait à une vision novatrice de la restauration.

Pour la restauration, nous avons des objectifs à atteindre, même si le Finistère est déjà fortement engagé. La loi #EGalim cadre cela : avec un objectif de 50 % d’alimentation issue du développement durable, dont 20 % de bio d’ici 2022. On se rend compte qu’il y a des disparités, avec certains collèges à 30 % de bio et d’autres à 0 %. Nous voulons réduire cet écart.

Concernant la prévention santé, qui sera le thème de cette année scolaire, nous avons aussi une attention particulière sur l’apport d’information sur la vie affective et sexuelle. Même s’il y a des infirmières dans le collège, le fait de décloisonner et de travailler avec des partenaires extérieurs est intéressant. Ça ne passe pas par de l’information brute, mais par un travail sur la confiance en soi, à travers le théâtre par exemple…

Pour cette année de l’environnement, nous faisons également un focus sur cette démarche engagée depuis plusieurs années. Sept collèges finistériens engagés en faveur du développement durable ont déjà été labellisés « Finistère collège durable ».

50  %

d'alimentation issue du développement durable d'ici 2022

collèges

le DÉPARTEMENT œuvre pour ses collèges

Le Conseil départemental est compétent pour les constructions, les restructurations et les extensions des bâtiments, ainsi que l’équipement et les dotations de fonctionnement des collèges. Depuis 2004, la définition de la sectorisation scolaire, la restauration et la gestion des agents techniques (460 agents : entretien, maintenance, restauration scolaire, internat) relèvent également du Conseil départemental.

Le Conseil départemental œuvre chaque jour pour adapter les locaux aux nouvelles pratiques pédagogiques et numériques, offrant des conditions favorables aux enseignants et à la réussite des élèves. Si les salles d’enseignement bénéficient des derniers équipements, une attention particulière est portée aux lieux de vie quotidienne des collégien.ne.s : foyers, espaces sportifs, salle de restauration…, ainsi qu’à l’ouverture des établissements sur leur environnement, notamment par la mutualisation des restaurations avec les écoles ou encore l’ouverture de salle de réunion sur l’extérieur... , notamment en direction des associations locales.

Les actions éducatives des collèges sont fortement accompagnées par le Département, dans le but de contribuer à la construction des futur.e.s citoyen.ne.s et réduire les inégalités sociales face à la réussite scolaire.

Collèges et handicap

Depuis la loi du 11 février 2005 relative à l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, la scolarisation des élèves en situation de handicap est un principe de droit. En ce sens, le Conseil départemental adapte ses collèges aux différents handicaps, organise et finance le transport scolaire des élèves en situation de handicap.

+ de 43 000

collégien.ne.s finistérien.ne.s

61

collèges publics dont 6 internats

1 500

tablettes numériques

460

agents du Département dans les collèges publics

+ D’INFOS SUR

www.finistere.fr

nouveau schéma 2019-2026

Investir dans des collèges

Le nouveau schéma des collèges publics pour la période 2019-2026 est doté d’un montant de 124 M€. Deux grandes constructions de collèges sont notamment prévues sur cette enveloppe : le nouveau collège du secteur de Landerneau (14,5 millions d’euros) et le futur collège Simone-Veil de Saint-Renan (17,5 millions d’euros).

Saint-Renan

Le collège Kerzouar de Saint-Renan, avec sa capacité actuelle de 460 collégien.ne.s, était devenu vétuste et ne permettait pas d’envisager une restructuration. Un nouveau collège, qui portera le nom de Simone-Veil, verra ainsi le jour à la rentrée 2021/2022 à l’issue de travaux qui ont débuté cette rentrée. Il aura une capacité d’accueil de 700 élèves, dans un bâtiment de 5 600 m². Il sera agencé autour d’un atrium central desservant différents pôles : enseignement, restauration, administration, vie scolaire, santé. Un plateau sportif est également prévu dans le projet. Le Département a aussi soutenu financièrement la commune pour l’équipement sportif en cours de construction à proximité du futur établissement.

Landerneau

Pour la rentrée 2024/2025, un nouveau collège doit voir le jour dans le secteur de Landerneau. Il pourra accueillir 480 élèves. En parallèle de sa création, le Conseil départemental entame des travaux de restructuration partielle du collège de Mescoat, deuxième collège du secteur. L’amélioration des conditions d’accueil des élèves (salles de permanence, foyer, sanitaires, vie scolaire, salle de conférences) et de travail des professeurs (pôle technologie et arts, salles de sciences, espaces enseignants) font partie des priorités du projet. Un local sera également destiné à l’Association des parents d’élèves (APE).

La carte scolaire, ajustée chaque année

Depuis 2004, la sectorisation des collèges relève du Conseil départemental. La carte scolaire des collèges, qui définit la sectorisation des bassins de recrutement des élèves dans les collèges publics, se base sur trois critères : la capacité d’accueil de chaque établissement, les communes ou quartiers rattachés à un collège et l’organisation du transport scolaire. Elle est ajustée en fonction des évolutions de la population, grâce aux données de l’observatoire de la vie collégienne. 

Collège Parc ar C’hoat - Yves-Cotty à Moëlan-sur-Mer

Le collège Parc ar C’hoat - Yves-Cotty de Moëlan-sur-Mer a également bénéficié d’une opération d’extension et de rénovation, pour pouvoir accueillir 432 élèves, ainsi qu’une extension de la demi-pension, à la rentrée 2018. Le projet a intégré la création d’un atelier pour l’agent de maintenance, la construction d’un bâtiment neuf (1 047 m²) sur deux niveaux avec 10 salles banalisées, CDI, petite salle d’études, foyer, locaux EPS, sanitaires élèves et locaux annexes et l’extension du restaurant scolaire. Le coût de l'opération s’est élevé à 3,7 millions d'euros.

Maryvonne Postec, ancienne principale du collège Saint-Exupéry, à Lesneven

Quels travaux ont été réalisés au collège Saint-Exupéry de Lesneven ?

Nous avions à Lesneven un collège déstructuré, avec des bâtiments épars sur le terrain du collège, ce qui n’était pas très pratique pour le travail collaboratif. Nous avons donc décidé de joindre les bâtiments principaux, en ajoutant un nouveau bâtiment. L’extension a été finalisée en février 2018 et restructuration fin septembre 2018. Nous avons pu ainsi remettre la salle des profs, dont le rôle est le suivi des élèves au cœur du nouveau bâtiment, pour une meilleure prise en charge des collégiens.

La vie scolaire, le service infirmier, l’assistante sociale, les conseillère d’orientation et la psychologue ont également été rassemblés au même endroit, permettant une meilleure réactivité, face aux problématiques des élèves.

Dans l’autre partie restructurée du collège, nous avons deux salles de permanences, une salle de musique, une salle polyvalente. Cela a également rendu plus fonctionnelle l’établissement. Nous avons également créé deux foyers : un calme et un bruyant, selon les envies et les activités des élèves et une cartablerie. L’entrée du collège enfin a été revisitée, face au nouveau bâtiment. Ce qui a permis un redimensionnement du rez-de-chaussée, de l’ancien bâtiment.

Qu’est-ce que ces travaux ont changé dans la vie du collège ?

Ces nouveaux aménagements ont changé la vie de tout le monde. Nous avons maintenant des espaces extrêmement vitrés. On profite de la luminosité, ce qui rend les espaces accueillants et agréables. Ces bonnes conditions de travail ont amenés les personnels à être plus apaisés. Le fait de rassembler les services dans le même espace permet aussi de gérer plus facilement les élèves et de recevoir les familles.

Enfin d’avoir des espaces de travail isolés, en groupe, pour se détendre à différents moments de la journée (le midi, pendant les heures de permanences, pendant les travaux en autonomie) était important pour les élèves.

+ D’INFOS SUR

www.finistere.fr

124 M€

d'investissement pour le schéma des collèges 2019-2026

équipements numériques et actions éducatives

Au service de la pédagogie

Grâce au numérique, une pédagogie plus active se met en place pour aller vers plus de réussite des élèves. Le Département a décidé de généraliser le très haut débit, d'assurer la couverture wifi des établissements et de développer les équipements mobiles (tablettes) des collèges.

L'accès à la culture à portée de clic

Le collège de la Fontaine-Margot à Brest, classé en REP* est un collège connecté depuis 2014. Le Département y a financé le raccordement à la fibre très haut débit, puis le déploiement du wifi dans les salles, des tablettes numériques… Une vraie révolution pour les élèves comme pour les enseignants et Gilles Cornillet, le principal en est convaincu : « L'ère numérique permet de réinventer la pédagogie. »

Depuis deux ans, le collège dispose d'un système de visioconférence et grâce à un partenariat avec la Fondation Orange, les collégiens peuvent visiter des équipements culturels tels que le musée de la Grande Guerre à Meaux, le Grand Palais à Paris ou le Grand Louvre à Lens, sans sortir de leur classe.

« Un certain nombre de lieux sont équipés pour recevoir ces visites connectées. Au musée de la Grande Guerre, par exemple, une caméra se déplace avec un guide. On peut demander à ce dernier de zoomer sur des tableaux. Les possibilités sont immenses. C'est une véritable ouverture culturelle », s'enthousiasme le principal.

Pour le Conseil départemental, l'expérience du collège brestois est plus que probante. Il a donc décidé d'équiper les autres établissements en REP.

*REP : Réseau d'éducation prioritaire

6,5 M€

d'investissement dans les équipements numériques

1 500

tablettes numériques dans les collèges

500

tableaux numériques interactifs

prévention du Harcèlement

le collège du Château à Morlaix s'engage

Le label Respect Zone a été créé en 2014 pour lutter contre le cyber-harcèlement. Soucieux du bien-être de ses 410 élèves, le collège du Château à Morlaix a décidé de signer la charte en 2018.

Tout au long de l'année, des actions de sensibilisation ont été mises en place, souvent à partir de jeux, comme Potes et despotes par exemple qui propose des saynètes pour parler du respect, des violences et des différences.

Six élèves, dont Emma, Gwenn et Maëlenn, sont aussi devenu-e-s ambassadeur-drice-s. « Nous pouvons être un lien entre les élèves et les adultes », expliquent-elles. « L'application de la charte n'en est qu'à ses débuts. Dès le début de l'année, elle sera intégrée au cahier de liaison pour que chacun puisse se l'approprier », précise Fabienne Carney, la principale adjointe.

#Food acteur

choisir ce qu'on mange

Un appel à propositions sur un projet de nutrition à destination des collégiens, a été lancé en décembre par le Département. L’association Défi Santé Nutrition a été retenue avec le projet #Food acteur, un programme pour rendre l’élève acteur de ses choix alimentaires.

Le projet #Food acteur, à destination des élèves de tous les collèges publics finistériens, est l’un des trois volets du programme « nutrition collège » initié par le Conseil départemental. L’association Défi Santé Nutrition, composée de trois diététiciennes interviendra, au cours des trois prochaines années, auprès de tous les élèves de 5e, à travers quatre séances d’une heure. Les thèmes suivants seront abordés pour aider les élèves à devenir acteurs de leurs choix alimentaires : « être à l’écoute de son corps », « repérer les produits de qualité » et « composer son plateau au restaurant scolaire ». Une formation supplémentaire d’une heure trente sera proposée à une classe ambassadrice par collège.

La formation et l’accompagnement des professionnels

La formation et l’accompagnement des professionnels de la restauration dans les collèges constituent les deux autres volets du programme « nutrition collège » : une formation sur la nutrition d’une journée, pour ceux qui n’en ont pas suivi depuis plus de cinq ans, sera obligatoire pour tous les professionnels de cuisine des collèges, et ces derniers seront accompagnés pour la mise en place d’un plan alimentaire par collège. Un suivi pourra notamment être proposé par les diététiciennes pour favoriser l’équilibre nutritionnel dans la composition des menus.

Un autocollant  « Vos repas sont cuisinés au collège »

Une grande enquête « mon repas au collège » a été réalisée auprès des 25 000 élèves des collèges publics du Finistère, du 29 mai au 6 juillet 2018. Il en ressort notamment que 43,3 % des répondants pensent que « le personnel réchauffe des plats confectionnés ailleurs », alors que les 3 millions de repas sont produits sur place par les personnels départementaux chaque année. Face à ce constat, de nouveaux outils ont été réalisés pour être affichés dans l’espace de restauration : des autocollants avec le message « Vos repas sont cuisinés au collège », des chevalets à afficher sur la rampe du self devant les produits « bio » ou « fait maison », une charte qualité affichée, mentionnant les quatre engagements du Département : manger avec plaisir, manger des produits de qualité, manger équilibré et manger durable.

Marjorie Lavaud, diététicienne de l’association Défi santé nutrition

Quelle sera votre action auprès des élèves de 5e du département ?

Nous avons répondu à l’appel à propositions du Conseil départemental en présentant un projet autour du défi alimentation positive. Nous interviendrons pendant trois ans, auprès de tous les élèves de 5e du Finistère.  Notre action se déroulera sur quatre séances de 50 minutes en classe et une séance de 1h30 pour une classe ambassadrice dans chaque collège. Nous sommes partis du principe suivant : les jeunes connaissent les messages du Programme national nutrition santé (PNNS), mais comment arriver ensuite à adopter le comportement qui va avec. 

Comment allez-vous procéder ?

Nous proposerons dans un premier temps de repérer les qualités des produits, pour que les collégiens soient acteurs de leurs choix alimentaires. 

La première séance sera notamment dédiée à l’écoute de son corps, pour savoir repérer quand on a faim et quand on n’a pas faim, pour qu’ils puissent décider des besoins de leur organisme. Parfois on leur donne des habitudes, comme celle de manger un goûter à heure fixe, alors qu’ils n’ont pas faim. On va par exemple les déculpabiliser de manger une pomme quand ils ont faim et casser certaines idées reçues.  

La deuxième séance sera consacrée au repérage des produits de qualité. Comment l’aspect marketing rentre en ligne de compte, comment on s’informe sur un produit pour définir sa qualité. Les mots chocs sur l’emballage ne font pas la qualité : un gâteau peut être produit en France et sans conservateur, mais contenir du sirop de fructose-glucose. Ils sont souvent étonnés par ces aspects-là.

Pendant la troisième séance, on fera du repérage de produits. On analysera l’étiquetage d’un produit, ses qualités nutritionnelles. On abordera la question des produits ultra-transformés, pour comprendre leur effet sur l’organisme. 

La dernière séance portera sur la composition des plateaux repas. On verra alors si les comportements changent et pourquoi les choix des élèves se portent sur tel ou tel plat. 

Le goût et le groupe sont deux choses importantes pour les élèves. On fera aussi des dégustations de fruits et de légumes et on leur demandera de proposer des recettes qu’ils aiment, pour les transmettre en cuisine et les proposer au self.

Laurence Philippe, cheffe de cuisine au collège Penn ar C’hleuz à Brest

Qu’avez-vous mis en place au collège Penn ar C’hleuz, à Brest, pour la restauration ?

Nous avons instauré un self collaboratif, où les élèves se servent eux-mêmes. Nous sommes deux à préparer 300 repas. On cuisine tout, on épluche les légumes et tout ce qu’on peut faire nous-même on le fait, même si parfois, on se sert de préparations pour satisfaire les élèves.

Nous préparons chaque jour un buffet d’entrées, avec cinq ou six propositions. Les élèves choisissent ce qu’ils veulent, ce qui évite le gaspillage alimentaire. Ils utilisent ensuite la même assiette, pour se servir du plat chaud. Nous avons deux pôles chauds, où ils se servent comme ils veulent, de ce qu’ils veulent. Ils peuvent également choisir de ne pas en prendre. Cela nous permet d’avoir une meilleure maîtrise du budget et de proposer plus de qualité.

Auprès de qui vous fournissez-vous pour les aliments proposés ?

Nous nous fournissons en légumes bios, en direct auprès de l’association Prélude, conseillée par la Maison de la bio qui nous a aidés, dans le défi « collèges à alimentation positive ». Nous travaillons au menu les légumes que l’on nous propose. Nous devons compléter avec d’autres légumes, car nos besoins (20 kilos) dépassent ce qu’ils peuvent nous fournir (moins de 10 kilos).

Pour les produits laitiers, nous nous fournissons en lait et yaourt auprès de la ferme locale de Ker a beleg, avec des seaux de 5 ou 10 litres, qui sont réutilisés pour diminuer les emballages. 

Nous avons encore un autre fournisseur local : Le pépin et la plume, auprès de qui nous nous fournissions en pommes, fraises et œufs. 

Nous avons également fait le choix de proposer du fromage à la coupe. Il y a plus de temps de manipulation, mais il est meilleur. Nous réalisons aussi deux fois par mois des repas sans viande, fait-maison. On transforme un plat qu’ils aiment bien, comme de la pizza aux légumes, par exemple.

Arrivez-vous à tenir votre budget, avec cette qualité de repas ?

On peut se permettre d’avoir ces produits de qualité, car à côté de ça nous maîtrisons notre budget. Nous proposons donc un repas à 2,93 €, avec 23 % de bio et près de 5 % de local. Mais nous sommes partis de très bas ! Quand je suis arrivée en 2016, nous étions à 3 % de bio. 

3,09 €

le tarif d’un repas pour un demi-pensionnaire

 

actions éducatives

La citoyenneté au cœur des préoccupations

Le Conseil départemental est engagé aux côtés de l'Education nationale pour accompagner toutes les actions éducatives dans les collèges. Au collège du Porzou à Concarneau, un certain nombre d'actions autour de l'apprentissage de la citoyenneté sont proposées chaque année aux élèves.

Le collège du Porzou à Concarneau accueille 374 élèves dont 206 filles et 168 garçons. « Il n'y a pas de problème de relations au sein de l'établissement, se réjouit Jean Cathala, le principal. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas sortir des stéréotypes et changer les mentalités. » Ce changement de mentalité passe par un travail pour libérer la parole. « C'est important pour pouvoir parler de sa relation à l'autre. »

Le collège fait ainsi régulièrement appel à des intervenants extérieurs, tels que la Fédération des œuvres laïques 29, le Centre de planification et d'éducation familial, service du Conseil départemental et le Planning familial, association militante dans le domaine de la santé sexuelle.

Plusieurs actions pédagogiques adaptées à chaque niveau sont ainsi proposées aux élèves pour aborder les relations garçons-filles, les droits de l'enfant, l'éveil à la sexualité et l'accès à la contraception, les relations amoureuses, les comportements sociaux entre les deux sexes… « Il y a de plus en plus d'outils d'animation pour évoquer ces sujets », apprécie le principal. « L'objectif est d'aider les jeunes à se construire et à affiner leur représentation sociale de genre dans les différents domaines, à comprendre le consentement et le respect de l'autre, à valoriser l'image de soi et le respect d'autrui », poursuit-il. Et visiblement, le travail porte ses fruits : « La répétition des interventions contribue grandement à ancrer les choses au sein du collège », reconnaît Pascal Bourc'his, le conseiller principal d'éducation. « On a observé de réels progrès dans la liberté de parole et dans la capacité à aborder certains sujets avec des adultes ressources identifiés », renchérit Monique Bordet l'infirmière de l'établissement. « Un climat serein au sein d'un établissement amène aussi plus de réussite dans les études », conclut Jean Cathala.

« Valoriser l'image de soi et le respect d'autrui. »

+ D’INFOS SUR

college-leporzou-concarneau.ac-rennes.fr

750 000 €

consacrés chaque année aux actions éducatives

1 500

actions éducatives développées dans les collèges au cours des trois dernières années