À l'affiche

chemins du patrimoine en finistère

Rendez-vous culturels

Murder-party, ateliers créatifs, cafés philo pour petits et grands, frissons d’Halloween et avant-goût de Noël : cet automne sera riche en évènements et en rencontres. Ce sont aussi les derniers jours pour profiter des expos « Nuit » au manoir de Kernault, « Fou ? » au château de Kerjean, et « Espèce de… Brassicacées ! » à l’abbaye du Relec.

Murder-Party au Château de Kerjean

Quatre siècles après les faits, parviendrez-vous à résoudre le mystère du meurtre de Joseph-Sébastien Barbier  ? Le coupable de ce crime n’a jamais été identifié… Venez déployer vos talents d’enquêteurs et réunir vos efforts dans un jeu d’enquête collaboratif. Au sein d’un groupe, vous allez devoir résoudre des énigmes, récolter des indices et des preuves afin de découvrir l’assassin, le mobile et l’arme du crime. Relèverez-vous le défi  ?

Infos: les 23, 24, 30 et 31 octobre 2019 à 18h30. Pour adultes. Tarif : 15 euros. Sur réservation. 

Organisation : société Yllar, spécialisée dans l’organisation de jeux et de murder-partys (www.yllar.fr).

CONTACT: Château de Kerjean, Tél. 02 98 69 93 69, chateau.kerjean@cdp29.fr.

Mille et un pachas au Domaine de Trévarez

Cette année, Noël à Trévarez est consacré aux « Mille et une nuits » des artistes Kiki et Albert Lemant. Palais d’Orient, tapis volant, éléphant de parade et fontaine magique seront le cadre d’un drôle de défilé de… 1 001 pachas. Petits et grands créatifs sont invités à participer à l’exposition au cours d’un atelier de personnalisation de centaines de princes orientaux. Habiller une silhouette de petit pacha, confectionner à plusieurs mains le vêtement chamarré d’un pacha géant… un moment à partager cet automne, avant de voir sa création mise en scène dans l’exposition du 23 novembre au 5 janvier  !

 

  • Ateliers créatifs les 19 & 20, 26 & 27 octobre et 2 & 3 novembre 2019 / de 14h à 18h
  • Exposition du 23 novembre 2019 au 5 janvier 2020

En accès libre dans la limite des places disponibles sans réservation. Atelier compris dans le droit d’entrée au site. 

CONTACT: Tél. 02 98 26 82 79

Café-philo et philo en famille à l’Abbaye de Daoulas

En famille ou entre adultes, les échanges sont toujours riches  ! La visite de l’exposition Liberté Égalité Diversité présentée à l’abbaye de Daoulas peut en être un excellent point de départ. L’exposition interroge, à travers des œuvres d’art, des photographies et des multimédias, la construction de l’unité de la France au cours du temps et face à une diversité de territoires, de populations et de langues. Pour en discuter, rendez-vous à l’abbaye le mercredi 30 octobre à 14h autour de la question « C’est où chez moi  ? » et le 1er décembre à 16h autour de la question « L’hospitalité a-t-elle des limites  ? » Le débat est animé par Yan Marchand, docteur en philosophie, auteur de romans et intervenant, entre autres, auprès des scolaires et dans les médiathèques de Brest.

Le 30 octobre pour adultes et enfants. Le 1er décembre pour adultes. Compris dans le prix d’entrée

CONTACT (Réservation conseillée): Tél. 02 98 25 98 15

Halloween au Manoir de Kernault

Le 31 octobre, un peu avant la tombée de la nuit, le parc de Kernault devient le théâtre de cette soirée où l’on a peur, mais pas trop… Pour l’édition 2019, c’est une enquête grandeur nature en extérieur qui est proposée aux visiteurs petits et grands, déguisés pour l’occasion. Observer et ne rien laisser au hasard pour mener à bien l’investigation et découvrir ce que dissimulent les lieux : les plus téméraires pourront croiser le chemin du « Chuchoteur » qui, doté d’un drôle d’engin, susurre des mots à l’oreille… de quoi faire frissonner  ! Pour garder un souvenir de cette soirée, chacun pourra se prendre en photo grâce à la « Boîte à sourire » et bien sûr repartir avec des bonbons  !

INFOS: le 31 octobre 2019 / à partir de 17h. Tout public dès 7 ans. Soirée réalisée avec La Compagnie des possibles, L’agence APevents et la Boîte à sourire.

CONTACT: Tél. 02 98 71 90 60

«  Noël des créateurs  » au Château de Kerjean

Le château de Kerjean accueille, du 23 au 24 novembre 2019, une nouvelle édition du « Noël des créateurs ». Depuis plus de vingt ans, cette exposition-vente est devenue un rendez-vous finistérien incontournable pour rencontrer une trentaine de créateurs de qualité dans un cadre historique exceptionnel. Accessoires de mode ou bijoux, luminaires ou objets utilitaires ou décoratifs, jouets, gourmandises, le « Noël des créateurs » est une mine de trésors et d’idées pour les cadeaux de fin d’année, à la portée de tous les budgets. Cette année, les visiteurs les plus matinaux pourront même profiter d’un tarif réduit. Des ateliers créatifs sont également proposés aux familles. L’atmosphère magique si particulière qui règne au château de Kerjean pendant ce salon donne un avant-goût des fêtes de Noël.

Les 23 et 24 novembre 2019 / de 10h à 17h

+ D’INFOS: Liste des créateurs à consulter sur www.cdp29.fr

30 novembre 2019 – 26 avril 2020

Deux peintres en Finistère

À l’occasion des 10 ans de la réouverture du Manoir de Squividan (Clohars-Fouesnant), le Musée départemental breton met à l’honneur les deux peintres qui ont habité cette demeure léguée au Conseil départemental et gérée par le musée.

Depuis ce cadre enchanteur, Madeleine Fié-Fieux (1897-1995) et son maître en peinture Émile Simon (1890-1976) parcoururent durant trente ans le Finistère, fixant sur leurs toiles les mille aspects colorés des paysages et de leurs habitants. Véritable témoignage visuel d’une population parmi laquelle le port des costumes traditionnels était encore très répandu, leur œuvre forme un remarquable et attachant reportage humain. Première rétrospective, cette exposition évoque la formation classique de Simon, la rencontre avec Madeleine Fié-Fieux et leur passion pour le Finistère. La collection comprenant la totalité de leur atelier permet également au visiteur de s’initier aux techniques de réalisation des œuvres.

L’exposition présente 90 œuvres, dont un grand nombre n’a encore jamais été présenté au public. On y admirera notamment les magnifiques aquarelles de Simon, récemment restaurées avec le concours de la Fondation de France.

Madeleine Fié-Fieux

Née en 1897 à Varennes-en-Gâtinais (Loiret) dans une famille aisée, Madeleine Fié grandit à Paris. Installée à Nantes après son mariage avec le chirurgien-dentiste Philippe Fieux, elle y rencontra Émile Simon et devint son élève. En 1947, les époux et Émile Simon s’installèrent ensemble au manoir de Squividan à Clohars-Fouesnant. L’œuvre de Madeleine Fié-Fieux est plus particulièrement formée de portraits, de compositions florales et d’études de la statuaire religieuse.

Émile Simon

Émile Simon naît à Rennes en 1890 dans une famille modeste d’un père typographe et d’une mère couturière. En 1908, il sort diplômé de l’École régionale des beaux-arts de Rennes et obtient une bourse qui lui permet d’entrer dans l’atelier de Fernand Cormon à Paris. Il obtient en 1912 le Prix de Rome. Il a parcouru le Finistère et la Bretagne en compagnie du couple Fieux, à la recherche de lieux et de sujets pittoresques. Attaché à la peinture figurative, Émile Simon s’est inscrit dans la tradition classique du paysage français, marquée par l’impressionnisme.

Il faut surprendre la vie et peindre dans l’emballement. (Émile Simon)

+ D’INFOS

  • Musée départemental breton
  • 1 rue du roi Gradlon
  • 29 000 Quimper
  • Tél. 02 98 95 21 60

 

exposition

L'après Gauguin

« L’impressionnisme d’après Pont-Aven » est la nouvelle exposition présentée au Musée de Pont-Aven, du 29 juin 2019 au 5 janvier 2020. Elle met en avant les artistes de ce courant pictural, qui ont poursuivi l’épopée pontaveniste, après Gauguin.

La première partie de l’exposition « L’impressionnisme d’après Pont-Aven » met en lumière l’importance de la Bretagne et particulièrement de la commune de Pont-Aven dans le travail de Paul Gauguin et des peintres qui ont gravité autour de lui. Après la période de l’École de Pont-Aven, certains choisissent en effet de rester et de cultiver ces « impressions bretonnes ».

L’exposition met notamment en avant l’importance de la période impressionniste de Paul Gauguin (1848-1903), comme une première étape de ses réflexions artistiques. En préambule seront ainsi exposées des œuvres du peintre, de son « cher maître » Camille Pissaro, mais aussi d’Émile Schuffenecker.

Des impressionnistes en Bretagne

La seconde partie de l’exposition se concentre sur les artistes du groupe de Pont-Aven qui ont choisi des voies plus impressionnistes. Ils s’inspirent du style que Claude Monnet est en train de développer en Bretagne. Certains d’entre eux gardent Pont-Aven comme lieu de séjour régulier, d’autres s’installent complètement dans la commune ou ailleurs dans la région. On retrouvera ainsi des œuvres d'Henry Moret (1856-1913), Maxime Maufra (1861-1918), Ferdinand Loyen du Puigaudeau (1864-1930) ou encore de Gustave Loiseau (1865-1935). Des séries thématiques d’œuvres importantes de ces peintres montrent que la Bretagne, comme la Normandie, a été une grande source de captation de la lumière pour ces artistes s’inscrivant dans le courant des impressionnistes.

Cabinets de curiosités, à Landerneau

Jusqu’au 3 novembre, il sera encore possible de découvrir la dernière exposition du Fonds pour la culture Hélène et Édouard Leclerc, à Landerneau.

Les cabinets de curiosités, ces lieux insolites particulièrement prisés à la Renaissance et à l’époque baroque ont bénéficié d’une belle mise en lumière pendant tout l’été. Ils étaient « autant de mondes bizarres et bigarrés, des plus mystérieux aux plus étrangement familiers, peuplés d’objets et d’histoires qui traversent les temps, les lieux, les sociétés, à la croisée des arts, des cultures, des sciences et des lettres », selon les mots de Michel-Édouard Leclerc.

 

Danse et musique

Cultures hip-hop festival : 2e édition

Du 19 octobre au 10 novembre se tiendra la 2e édition du Cultures Hip-Hop Festival. L’événement se concentre cette année sur la danse et la musique, avec des nombreuses représentations gratuites.

Danse, musique, graph et conférences constitueront l’essentiel de cet événement entièrement consacré aux cultures hip-hop. Les représentations du Cultures Hip-Hop Festival seront concentrées dans le Finistère sud, là où l’association propose l’essentiel de ses cours. Des concerts à Châteaulin (Run ar Puñs) et à Brest (La Carène) sont aussi prévus. Savi Godefroy rappelle que la Hip-Hop New School coordonne le festival, mais que de nombreux événements sont coproduits.

La programmation de danse proposera de naviguer entre diverses sensibilités, allant de la danse contemporaine au battle, en passant par le break danse. Côté musique, on trouvera des artistes de rap très engagés, des groupes plus festifs comme Too many T’s (R.U.) et quelques belles têtes d’affiche comme Youssoupha (le 25 octobre, au Cac de Concarneau) ou Di#se. « Cet artiste quimpérois sera à Penhars, au Terrain-blanc (Quimper), le 2 novembre. Il y a trois ans il était en deuxième partie, maintenant c’est lui la tête d’affiche. C’est un artiste qu'on accompagne depuis le début et qui est maintenant d’envergure nationale », commente Savi Godefroy. Le final du festival sera bien évidemment le Battle international le 9 novembre, au Parc des expositions de Quimper.

Pour la partie graph, l’association poursuit son projet « Couleurs d’origine » en invitant le grapheur turc Omenia. Il viendra animer des ateliers dans les écoles et les centres de loisirs, avant de réaliser une fresque rue de Kerjestin, à Quimper.

Plusieurs événements gratuits

Le 23 octobre sera organisé « L’échauffement », place Saint-Corentin à Quimper. Il sera animé par le danseur MaMson et DJ Karito. Le 29 octobre, Mike Fly offrira un concert de Human beat box, dans le passage du Chapeau-rouge, à Quimper toujours. Le 3 novembre, un concert du duo féminin Afrodite, mêlant soul, hip-hop et RnB, sera invité à la Maison des associations à Saint-Yvi. Le 8 novembre, se produiront deux compagnies de danse combinant break et contemporain, à Melgven. Le 10 novembre enfin, sera projeté le documentaire Give back sur des artistes de rap américains engagés dans leur communauté, dans la salle polyvalente de Névez.

Patrimoine

une Histoire des phares en Finistère

Même si le premier phare construit sur terre est celui de Cordouan (1611) et le premier phare en mer, celui du Croisic (1821), c’est bien dans le Finistère que se trouve la plus grande concentration de phares, en France. Avant l’ouverture du Centre national des phares en 2021, à Brest, Penn Ar bed vous propose une chronique sur les phares, en commençant par leur histoire.

« Dans le Finistère, c’est simple, nous sommes la région du monde, où il y a le plus de phares en mer. Ici, on a les plus hauts, les plus puissants, les plus nombreux », résume Jean-Christophe Fichou, professeur de géographie en classe préparatoire au lycée de Kerichen à Brest, spécialiste de l’histoire des phares. 

Cette particularité mondiale s’explique par des caractéristiques uniques. L’implantation de phares en Bretagne, et en particulier à la pointe finistérienne, est due en premier lieu, à la particularité géographique du site. Le Finistère, c’est 1200 km d’une côte très découpée et dangereuse avec de nombreux hauts fonds, avec des îles, des chaussées, ou encore des archipels. 

Par ailleurs, une des plus importantes routes maritimes du monde passe au nord, celle de l’entrée en Manche. Et au sud du Finistère, il y a une grande route nationale, vers Bordeaux et Nantes et internationale, en descendant sur le détroit de Gibraltar, puis jusqu’au cap de Bonne espérance. « On a donc pas d’autre choix que de signaler cette zone », explique Jean-Christophe Fichou. 

Premières signalisations au XVIIe siècle

« A priori, rien ne prouve qu’à l’époque romaine, il y avait déjà des signalisations » poursuit le professeur. L’histoire des phares commence donc avec certitude, à la fin du XVIIe siècle et au début XVIIIe avec l’implantation, notamment, de deux phares dans le Finistère pour signaler l’entrée du port de guerre de Brest : le phare du Stiff, à Ouessant, et le phare de Saint-Matthieu, à Plougonvelin. 

« Pourquoi à l’époque il n’y a pas beaucoup de phares ? Parce que ça coûte horriblement cher ! C’est donc soit le ministère de la Marine, soit les chambres de commerces qui font construire des phares », poursuit Jean-Christophe Fichou. « Et puis il faut se rappeler qu’à cette époque-là, on ne navigue pas beaucoup de nuit, on ne navigue pas beaucoup l’hiver et que l’été les journées sont longues, donc on a pas forcément besoin de phares ». L’histoire des phares est ensuite par marquée par plusieurs évènements. 

Création de la commission des phares

En 1792, la Révolution française décide de prendre à sa charge le service des phares, et la signalisation maritime plus généralement. Ca devient un service public. 

En 1811 est créée la Commission des phares. Au sein de cette instance, il y a des marins, des officiers supérieurs de la marine, des membres de l’Académie de sciences, qui ont travaillé sur la signalisation, la lumière ou l’optique, et « très vite les rejoignent des ingénieurs des Ponts et chaussées. Ils se rendent rapidement compte que la signalisation maritime en France est déplorable. Il n’y a pas assez de feu, pas assez d’amers (points de repère fixes et identifiables, en navigation maritime) et pas assez de cartes », complète le professeur. 

La commission décide donc de mettre en place le Programme général d’éclairage des côtes de France, publié en 1825. C’est une première mondiale. Des lacunes en terme d’éclairage sont ensuite identifiées, comme celle des feux de Porzic et du Minou. Ils seront allumés en 1848. 

Comme les constructions coûtent cher, les feux sont d’abord installés sur des édifices existants, comme des églises (Plouguerneau). Puis le programme de construction des phares les plus puissants commence. Les phares de Batz, du Stiff, de Saint-Matthieu, de l’Ile de Sein et de Penmarc’h seront ainsi édifiés entre 1825 à 1835. 

La commission des phares va petit à petit se structurer et devenir le service actuel des Phares et balises, « une institution respectée dans le monde entier ». Le phare du Créach, à Ouessant, pour compléter celui du Stiff, va être bâti en 1861. 

Phares en mer et électrification

Grâce aux avancées scientifiques et techniques, les premiers phares en mer vont commencer à apparaître. Dans le Finistère, les Pierres noires et le Four, quasi-identiques (1870), Ar men (1881), la Jument (1911) et Kéréon (1917) seront construits. 

La dernière grande phase de l’épopée des phares arrive ensuite : l’électrification, qui commence vers 1880. Seuls deux phares le seront dans un premier temps, car là encore les coûts sont importants. Il s’agira du phare d’Eckmühl (1897) et du phare de l’île Vierge (1902), qui est aujourd’hui encore le plus haut du monde, parmi les constructions uniquement destinées à accueillir un feu. 

D’autres phares de moindre importance seront encore construits jusqu’à la Première Guerre mondiale. « Et contrairement à une idée reçue, l’automatisation des phares est très ancienne. Elle commence en 1892 ! Pourquoi ? Parce que personne ne veut aller dans un phare en mer… », précise Jean-Christophe Fichou.

Entre 1918 et 1939, on ne construit presque rien (Lochrist), sinon des tourelles. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le phare de Sein sera détruit et reconstruit dans les années 50. Quant aux gardiens de phares, le dernier Finistérien à occuper cette fonction est parti en 2015 (Michel Rozenn, à Sein). Quant au dernier gardien de France, celui du phare du cap Fréhel, il vient tout juste de prendre sa retraite. 

Nous avons les phares les plus hauts, les plus puissants et les plus nombreux.

+ D’INFOS sur le futur centre national des phares : suivi des travaux,événements publics :

www.finistere.fr

Musée de l'école rurale en Bretagne

Trois siècles d'école

À Trégarvan, le Musée de l'école rurale en Bretagne retrace l'histoire de l'instruction de la Révolution à nos jours grâce à un parcours muséographique et des expositions temporaires.

« Cette moisson singulière se fait les jambes nues, à la marée descendante, parmi ces mille petits lacs si limpides que la mer, en se retirant, laisse à sa place… » La récolte du goémon, texte d'Alphonse Daudet, fut présenté en 1933 au certificat d'études primaires lors de l'épreuve de dictée. Quatre-vingt-six ans plus tard, le texte a de nouveau été proposé aux visiteur-euse-s du Musée de l'école rurale en Bretagne de Trégarvan.

« Tous les dimanches de l'été, nous invitons le public à une dictée du certif'. Nous proposons également d'autres animations telles que l'écriture à la plume avec de l'encre violette, des activités manuelles, des enquêtes en famille… », apprécie Virginie Gorrec, la nouvelle directrice.

Situé à l'entrée de la presqu'île de Crozon, au pied du Menez Hom, le musée, installé dans l'ancienne école publique de Trégarvan, retrace l'histoire de l'instruction dans les campagnes depuis la Révolution. Au rez-de-chaussée, deux classes sont reconstituées, l'une de 1910 et l'autre de 1970, tandis qu'à l'étage, le parcours muséographique permet de découvrir les appartements des instituteurs et leur mode de vie. À l’extérieur, le potager du maître est aujourd'hui un jardin expérimental entre maraîchage et permaculture.

Depuis 2014, un nouveau bâtiment accueille également des expositions temporaires qui portent un regard plus actuel sur l'école. Celle de 2019 « L'école et ses filles – Sur le chemin de l'égalité  ? » interroge le rôle émancipateur de l'école primaire depuis les lois de Jules Ferry jusqu'à aujourd'hui, à la lumière des questions contemporaines sur l'égalité filles-garçons. En 2020, l'exposition traitera des cantines scolaires. « La première cantine scolaire en France aurait été créée en 1844 à Lannion car le maire se désolait de voir enfants non scolarisés mendier pour manger » raconte la directrice.

« Notre objectif est de faire venir des publics variés à Trégarvan, mais aussi d'aller vers des publics éloignés », poursuit-elle. Ainsi, cette année, les actions proposées hors les murs ont obtenu le label « Le Musée sort de ses murs » du ministère de la Culture grâce à une œuvre textile de l'artiste Paty Vilo réalisée avec des personnes âgées accueillies en EHPAD à Douarnenez.

Notre objectif est de faire venir des publics variés à Trévargan.

Pratique

Ouvert jusqu'au 3 novembre – Réouverture aux vacances de février 2020

Ouverts aux groupes toute l'année sur réservation

Pendant les vacances d'automne:

  • Tous les jours à 16h, visite découverte
  • Tous les jours (sauf le mercredi) de 14h à 15h45 : écriture au porte-plume et à l'encre violette
  • Le mercredi à 15h : atelier travaux manuels
  • Le vendredi à 15h : enquête en famille « Mais qui a volé les bons points  ? »
  • Dim. 3 nov à 15h : atelier herboristerie familiale
  • Dim. 15 déc de 14h à 18h : fête de Noël à l'école

+ D’INFOS SUR

www.musee-ecole.fr

sport

Landerneau Bretagne le haut du panier

Depuis 2018, les filles du Landerneau Bretagne Basket évoluent en ligue féminine, le plus haut niveau national. Pour espérer poursuivre l'ascension, le club mise sur la formation.

En quelques années, le basket est devenu est une véritable institution à Landerneau. Il n'y a qu'à voir l'euphorie à la Cimenterie, la salle de sport landernéenne lors des matchs à domicile de l'équipe pro féminine.

« Les matchs se font souvent à guichets fermés, c’est-à-dire devant près de 2000 personnes », s'enthousiasme Erwan Croguennec, le président du Landerneau Bretagne Basket.

Si ce sport existe dans la cité de la lune depuis près de quatre-vingt dix ans, il a pris véritablement son envol en 2011. Que de chemin parcouru depuis cette époque pas si lointaine où les féminines de Pleyber Christ et de Landerneau avaient fusionné pour devenir le Léon Trégor Basket. Il y a cinq ans, pour affirmer son identité et être mieux identifié, le club devient le Landerneau Bretagne Basket. Mais le véritable coup de tonnerre a lieu il y a un an, le 12 mai 2018. Ce jour-là, les filles accèdent à la ligue féminine, la D1 du basket féminin en gagnant leur finale contre Angers. Petit Poucet du championnat, l'équipe a terminé septième, un beau résultat pour une première saison.

Miser sur la formation

Qui dit équipe pro, dit centre de formation, car pour assurer la continuité de l'équipe, il est indispensable de former des joueuses. Vingt-sept d'entre elles âgées de 15 à 20 ans évoluant en Nationale Féminine 2, U18 et U15 sont inscrites au centre de formation créé il y a deux ans et qui sera agréé d'ici la fin de l'année.

« Nous avons la chance à Landerneau de pouvoir compter sur huit formateurs pour encadrer les joueuses et d'avoir également un partenariat fort avec les deux lycées de Landerneau pour leur permettre d'allier scolarité et pratique du sport de haut niveau », explique Erwan Croguennec.

« C'est un monde exigeant avec des entraînements tous les jours et des matchs chaque week-end. Ces jeunes filles font des sacrifices. Notre rôle est de les accompagner sur le plan sportif, scolaire mais aussi dans les périodes de doute, d'autant plus que la plupart d'entre elles sont en internat et ne voient leur famille que rarement », poursuit Wani Muganguzi, le responsable du centre de formation.

« Les filles viennent de partout mais notre volonté est tout de même de travailler le plus possible avec les clubs de la région pour enrichir le vivier de joueuses », conclut le président.