jeunes

Brest Creativ' Makers

les jeunes font leur cinéma

Des jeunes de Brest découvrent depuis l'an passé l'univers du cinéma et de la musique grâce à la réalisa-tion d'un court-métrage et de sa bande originale.

Action  ! Sur le plateau, un hall d'immeuble du quartier de Kérédern, le silence se fait. Techniciens et acteurs sont à l'œuvre.

Depuis l'an passé, des jeunes de Bellevue, Kérédern et Lambézellec à Brest participent à la création d'un court-métrage et de sa bande originale à l'initiative du Patronage laïque de Lambézellec.

« C'est un projet formidable qui nous permet de découvrir les métiers liés au cinéma et à la musique, mais qui montre aussi le quartier sous un autre angle », s'enthousiasme Léa, l'actrice principale, une jeune lycéenne de 17 ans.

De l'écriture du scénario à la postproduction, en passant par le jeu d'acteur ou la prise de vue, une quarantaine de jeunes âgé-e-s de 11 à 24 ans ont trouvé là un moyen d'exprimer leur créativité.

« Il s'agit d'un projet réalisé dans des conditions professionnelles », précise Lætitia Dagorn, l'animatrice. Ainsi, l'équipe a travaillé avec le collectif Rocade de Brest pour le cinéma et Locamusics Records pour la bande originale.

Le souhait de l'équipe est maintenant de voir leur court-métrage faire partie de la sélection du prochain Festival européen du film court de Brest en novembre. Léa, elle, y croit très fort  !

valorisation des déchets

Gaëlle Mével a l'art de recycler le papier

Gaëlle Mével n'était encore qu'une enfant lorsqu'elle participa, à la faveur d'une sortie scolaire, à un atelier de création de papier suivi d'une séance de calligraphie.

« Cela m'a totalement fascinée », se souvient l'étudiante en dernière année de Design de la transition à l'EESAB* de Brest.

« On peut réutiliser tout ce qui nous entoure et notamment le papier. On peut fabriquer du mobilier, des petits objets, refaire du papier… », s'enthousiasme-t-elle.

Ce qu'elle aime par-dessus tout, c'est transmettre sa passion. Les enfants de l'école du Quizac à Brest l'ont déjà expérimenté à l'occasion de TAP** qu'elle animait. Désormais, elle propose aussi des ateliers aux écoles du Finistère : « Je viens avec tout le matériel, broyeur, mixeur, séchoir. J'ai créé un code couleur pour chaque machine. Quand les enfants ont compris le processus, ils peuvent être autonomes », explique-t-elle. Cet atelier a été mis en place grâce à une subvention de 1 500 € du Département dans le cadre du FDAIJ***.

* EESAB : École européenne supérieure d'art de Bretagne

** TAP : Temps d'activités périscolaires

***FDAIJ : Fonds départemental d'aide à l'initiative des jeunes

société

pauvreté : Parole aux jeunes

Le 9 avril dernier une centaine de jeunes se sont réunis au Conseil départemental, à l'invitation de Marie Gueye, vice-présidente déléguée à la jeunesse, afin de débattre du thème de la pauvreté. Témoignages.

Solenn et Corentin

Il faut s'intéresser au sujet de la pauvreté pour trouver une solution pour les personnes qui ont des problèmes de logement, d'argent, d'alimentation. Nous avons retenu que même si on est pauvre, il y aura toujours quelqu'un qui nous viendra en aide, pour nous réconforter.

Nathan

La pauvreté. Ce sont les personnes qui souffrent. Le manque d'argent et de diplôme peut aussi entraîner la pauvreté. Il y a de nombreux pauvres qui sont capables de faire des choses extraordinaires, qui ont une culture incroyable. La société les met de côté, dans des cases. Du coup, ils se replient sur eux. La plus grande richesse que l'on puisse avoir, c'est l'ouverture aux autres. Il faut s'ouvrir à la personne qui est à côté de nous, qui souffre. La pauvreté peut être éradiquée en se rappelant chacun, chacune, que nous sommes tous humains. La vraie richesse, c'est la rencontre.

Pamela

Certains étudiants ne peuvent pas se nourrir correctement. Cela a un impact sur leur santé. Et certains ne peuvent pas se soigner. C'est important que les jeunes puissent s'en sortir. Il existe de nombreuses aides. Mais ils n'en ont pas forcément connaissance. La solidarité joue un rôle important. Pour aller de l'avant, il faut un soutien moral. Ce n’est pas toujours évident. Faire des petits boulots, pour se nourrir, pour se loger, ce n’est pas facile.

Clara

La pauvreté ne doit plus être un tabou. Il faut décomplexer le sujet pour aider les gens à s'en sortir. Dans le débat d'aujourd'hui, il n'y avait pas assez de personnes qui subissaient la pauvreté. Je trouve difficile de discuter de ce sujet sans donner la parole aux personnes concernées.

Keren

Je retiens que les gens sont beaucoup plus conscients que ce que je pensais des situations de pauvreté et réfléchissent à ce qui se passe. Je retiens aussi l'importance de la solidarité. Tout le monde est d'accord pour dire que l'entraide c'est important et pour dire qu'il faut régler le problème de la pauvreté. La meilleure solution c'est nous-mêmes.

collège de Sizun

Moutons et poules à l'œuvre

Au collège du Val-d'Élorn à Sizun, moutons noirs d'Ouessant et poules "travaillent" à l'entretien et à la préservation de l'environnement.

Dans un enclos de 2 000 m², trois moutons noirs d'Ouessant et deux poules sont à l'œuvre. Pendant que les trois premiers entretiennent les pâtures, les deux autres picorent les restes du repas de midi.

Depuis cinq ans, le collège du Val-d'Élorn de Sizun est engagé dans une importante démarche environnementale. Objectif : obtenir le label « écocollège », label international d'éducation au développement durable et être labellisé « Agenda 21 ».

« Nous sommes en zone Natura 2000. Il nous semblait donc essentiel de limiter notre impact sur l'environnement », explique Ronan Nicol, le principal du collège.

« C'est en réfléchissant à la façon de sensibiliser à la quantité de déchets de cantine, que nous avons décidé de prendre des poules », souligne Cécile Le Bohec, CPE*.

Depuis, les actions s'enchaînent. Le collège est devenu un refuge LPO**, les élèves participent au comptage des oiseaux pour Vigienature, des hôtels à insectes, des pièges pour frelons asiatiques ont été installés…

« Notre objectif est de favoriser la biodiversité au sein de l'établissement. C'est dans cet esprit que nous avons décidé d'installer l'an passé des moutons pour gérer de manière écologique les espaces verts », poursuit la CPE. Pour cela, ils ont fait appel aux Tontons Tondeurs, une société bretonne spécialisée dans l'écopâturage. « Ils nous accompagnent dans la mise en place, s'occupent des animaux lorsque nous sommes absents et sont présents dès que nous en avons besoin », apprécie Cécile Le Bohec.

« Ce qui est intéressant dans cette démarche globale, c'est que les élèves s'en sont emparés. Une trentaine d'entre eux se sont portés volontaires pour être écodélégués » se réjouit le principal.

Lou et Tifenn, élèves de 4e en font partie. « Je n'aime pas la pollution et je trouve important de pouvoir sensibiliser les autres aux problèmes d'environnement », s'enthousiasme le premier tandis que la seconde résume : « Je trouve vraiment bien de pouvoir m'occuper de la nature au collège. »

*CPE : Conseillère Principale d'Éducation

**LPO : Ligue pour la Protection des Oiseaux

Je trouve important de pouvoir sensibiliser les autres aux problèmes d'environnement.
Mots clés

2 000 m2

d'enclos réservés aux poules et moutons

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scaër

Un arboretum au collège Léo-Ferré

Le collège Léo-Ferré, à Scaër, est labellisé « collège durable » depuis 2014. Ses dernières actions en faveur du développement durable : la création d’un arboretum, après l’installation de nichoirs et de mangeoires pour oiseaux, avec un intervenant de la LPO (Ligue de protection des oiseaux).

Le parc de trois hectares sert ainsi de terrain d’expérimentation aux 5e et aux latinistes, accompagnés par leurs professeurs Mme Grollemund (latin) et M. Blanchard (SVT).

Louise a ainsi participé à la mise en place de l’arboretum : « Le projet est d’identifier toutes les espèces d’arbres et d’arbustes, de mettre des pancartes pour que les collégiens s’y intéressent et ensuite de l’ouvrir au public. » Un de ses camarades énumère en latin, les principales essences du parc : « On trouve le Pinus negra, un pin noir, le Fraxinus excelsior, un frêne gigantesque, et tout à l’heure on a pu voir un Abies concolor, un sapin à couleur unique. On a aussi placé des nichoirs et des mangeoires aux endroits où l’on a pu repérer que les oiseaux vont naturellement. On les protège, on les nourrit. On a même ici un club potager qui aide à nettoyer et entretenir les nichoirs. »

Quiz

Que savez-vous des abeilles ?

Ce quiz a été élaboré par les membres du club Terre et Mer du collège Germain-Pensivy (Rosporden).

Il faut trouver LA seule bonne réponse parmi les propositions.