Le Finistère s'engage pour l’environnement

agir vite

Le Finistère s'engage pour l’environnement

Si l’année 2019 est placée sous le signe de l’environnement, voilà longtemps déjà que le Conseil départemental s’engage dans ce domaine. Préservation de la biodiversité et des espaces naturels sensibles, alimentation et sécurisation de l’eau, traitement des déchets, mobilité plus durable, aides à la rénovation énergétique des logements, politique de gestion des risques littoraux et fluviaux… Sur tous ces sujets, le Département a pris le parti de travailler de manière transversale en associant tous ses services et en partenariat avec les collectivités, les associations et les habitants.

Trois questions à Armelle Huruguen

Armelle Huruguen est vice-présidente du Conseil départemental du Finistère, en charge de la commission territoires et environnement et présidente du Syndicat Mixte du Grand Site du Raz en Cap Sizun.

Comment le département s’engage-t-il dans les questions environnementales  ?

Les Finistérien.ne.s ont conscience de vivre dans un environnement de qualité auquel ils.elles sont attaché.e.s et qui représente aussi une formidable source d’attractivité. Ils.elles expriment régulièrement leur besoin de nature dans ces lieux de ressourcement pour leur bien-être, leur santé. Le Département est engagé dans la préservation de son environnement depuis plusieurs décennies. Dans un contexte international marqué par des alertes à répétition, notre logique est de ne pas subir, d’anticiper ce qui peut l’être et de nous adapter. Notre fonction, face à l’ampleur des sujets concernés, est de comprendre pour agir. Pour ce faire, nous nous appuyons sur des connaissances scientifiques. Nous votons ensuite des politiques publiques les plus articulées possible les unes aux autres. Pour les mettre en œuvre, nous construisons des partenariats avec des collectivités et des associations. Viennent ensuite les évaluations qui nous permettent d’en apprécier les effets.

Quelles politiques sont menées pour lutter contre les risques liés au dérèglement climatique et pour la préservation de la biodiversité  ?

Nous identifions plusieurs urgences dans nos politiques de préservation de l’environnement : l’exploitation des ressources, l’artificialisation croissante des sols et la destruction des habitats. Nos actions concernent la préservation et la protection d’espaces naturels (4 500 ha) dans leur grande majorité ouverts au public, la prise en compte des 9 % de zones humides du Finistère, la prise en compte des risques et la réduction des vulnérabilités en matière d’inondation et de submersion, la protection de la ressource en eau, la gestion du Parc marin d’Iroise et du Parc naturel régional d’Armorique ainsi que la connaissance de la faune de ces milieux. Protéger l’environnement, c’est aussi agir sur toutes les questions d’aménagement du territoire. Nous devons être garants de la protection et de la préservation de tous ces milieux et de toutes ces espèces. Le dérèglement climatique, tout comme la préservation de la biodiversité, nécessitent de faire émerger de nouveaux modèles de développement et d’aménagement. Ici et maintenant.

La Pointe du Raz a obtenu à nouveau cette année le label Grand Site de France : qu’est-ce que cela va apporter au territoire  ?

L’enjeu de cette nouvelle labellisation, c’est de concilier la fréquentation du site, ses différents accès avec les milieux naturels. On travaille notamment avec les plus jeunes, les acteurs de l'économie, mais aussi ceux du tourisme, de la pêche, de l’agriculture, pour proposer notamment des reconnaissances spécifiques, comme pour les ligneurs du Raz de Sein, par exemple. Les visiteurs attendent de l’authenticité sur ce type de sites. Les acteurs demandent que le label serve de catalyseur pour les différentes dynamiques qui existent dans le Cap Sizun. Il y a une volonté de faire ensemble : maintenant il faut agir.

Faire émerger de nouveaux modèles de développement

4 500 ha

d'espaces naturels protégés

 

environnement

LES ENJEUX DE L’ENVIRONNEMENT du finistère EN CHIFFRES-CLEFS

Le Finistère est riche d’un patrimoine naturel exceptionnel. La mosaïque de ses paysages préservés et leur biodiversité sont autant d’atouts que devons protéger, mettre en valeur. Les principaux facteurs de notre empreinte carbone sont le logement, les déplacements

et la consommation de l’énergie et des ressources naturelles. Le Département agit dans un certain nombre de ces domaines mais une mobilisation globale doit se faire, avec

les associations, les collectivités et l’engagement de tous les citoyens et citoyennes.

Espaces naturels sensibles

La Réserve du Cap Sizun, protégée depuis 60 ans

En Finistère, près de 4 500 hectares d'espaces naturels sensibles sont recensés, protégés et mis en valeur par le Département. Pour favoriser la découverte de ce patrimoine naturel, ils sont ouverts au public, comme la réserve ornithologique du Cap Sizun à Goulien.

Des falaises de 70 à 80 mètres de hauteur dominant la mer d'Iroise, un paysage de landes composées d'ajoncs et de bruyères, des pelouses aérohalines*, des oiseaux qui viennent nicher dans les anfractuosités de la roche… les 50 hectares de la réserve naturelle associative du Cap Sizun sont d'une beauté à couper le souffle et un écrin préservé depuis 1959.

« Elle est gérée par l'association Bretagne Vivante qui est née la même année. Cet espace naturel sensible est en grande partie la propriété du Département qui, dès 1973, a acquis les terrains. Un privé et Bretagne Vivante sont aussi propriétaires d'une petite partie », précise Damien Vedrenne guide naturaliste au sein de l'association.

« Ici, les cormorans huppés ou les fulmars boréals côtoient les craves à bec rouge, les pipits farlouses ou des faucons pèlerins… Notre objectif est de préserver ce milieu naturel afin de favoriser la biodiversité. Pour cela nous entretenons les pelouses grâce à une trentaine de moutons et nous pratiquons des techniques ancestrales de fauchage pour régénérer la lande. C'est aussi un lieu d'études et de suivi », souligne-t-il.

Chaque année, la réserve accueille près de 25 000 visiteurs. « L'éducation à l'environnement est depuis l'origine une priorité. Nous accueillons les groupes et pour les individuels, une application à télécharger invite à découvrir la faune et la flore, au total 80 espèces », commente le guide.

*Les pelouses aérohalines (de aéro = air, et halin = relatif à la salinité de la mer, en raison de l'influence à la fois du vent et du milieu salé).

L'éducation à l'environnement est depuis l'origine une priorité.

80

espèces recensées sur le site

+ D’INFOS SUR

Une cartographie de la végétation du Finistère en libre accès

Pour comprendre et connaître la répartition des milieux naturels qui composent la Bretagne, mais aussi pour aider les acteurs bretons à bâtir leurs politiques d'aménagement et en faveur de la biodiversité, le Conservatoire botanique national de Brest, avec le soutien financier de neuf partenaires dont le Département du Finistère, va produire d'ici 2020 une cartographie de la végétation de Bretagne au 1/25 000. Le premier département à avoir été couvert est le Finistère. Ainsi, depuis le début de l'année, ce catalogue de données recense 27 types de végétation et est disponible en libre accès.

+ D’INFOS SUR: www.cbnbrest.fr

Ressource en eau

PRéSERVER EN QUALITé ET EN QUANTITé

L’alimentation en eau potable et sa sécurisation sont un axe majeur de la politique départementale. Aléas climatiques et pression touristique fragilisent notamment la disponibilité de la ressource en eau. Explications.

La problématique de l’alimentation en eau potable et sa sécurisation

La compétence eau potable sera transférée des communes aux communautés de communes, le 1er janvier 2020. Sur 21 communautés de communes du Finistère, treize ont déjà pris la compétence. Pour celles qui ne seront pas prêtes en 2020, un report sera possible en 2026.

Entre 2014 et 2030, 120 millions d'euros de travaux sont programmés, dans le cadre du schéma départemental d’alimentation en eau potable. Le service de l’eau et de l’assainissement (SEA) propose également un appui aux collectivités pour le suivi, les études, l’aménagement et un accompagnement financier des travaux liés à la sécurisation des réseaux.

Aujourd’hui, 25 % de la population finistérienne n’est pas sécurisée en cas de sécheresse ou en cas de pollution accidentelle de la ressource en eau. Le schéma se focalise sur quatre grands objectifs : réaliser des travaux de sécurisation, protéger la ressource, réduire les pertes en eau dans les réseaux et favoriser les économies d’eau à la source.

Eau potable : pression touristique sur le réseau bigouden sud

Pour faire face à l’augmentation d’habitants et donc de consommation d’eau potable en période estivale, la communauté de communes du Pays bigouden sud, a dû, à plusieurs reprises avoir recours à des restrictions d’eau. Une problématique à laquelle la collectivité tente de trouver une solution.

«  Notre usine de potabilisation de l’eau dans le Pays bigouden sud, fournit de l’eau pour 38000 habitants de treize communes*, pendant l’année scolaire, et pour 100 000 personnes en été, avec une période de pointedu 15 juillet au 15 août  », détaille en guise d’introduction Arnaud Dubourg, directeur adjoint de la communauté de commune Pays bigouden sud. Une problématique sur laquelle la collectivité se penche depuis déjà plusieurs années. «  Notre particularité est aussi de ne pas être interconnectés. S’il y a une rupture d’alimentation en eau provenant de la rivière de Pont l’Abbé, nous devrions avoir recours à de l’eau en bouteille  ». Jusqu’à présent le cas de figure ne s’est jamais présenté.

Mais en effet, le Pays bigouden sud ne possède qu’une seule arrivée d’eau douce de surface, provenant de la rivière de Pont l’Abbé. Il n’est pas connecté aux autres grands réseaux voisins comme l’Aulne ou le Steïr, et ne possède pas de sites de captation souterrains. «  Or le traitement des eaux de retenue est plus compliqué que celui des nappes phréatiques  », précise Arnaud Dubourg.

La sécurisation la production d’eau potable en période de sécheresse

La rivière de Pont l’Abbé se déverse dans le plan d’eau de Moulin neuf, où se situe la retenue d’eau artificielle, confinée par un barrage. L’usine de potabilisation est située à Bringall, un peu plus en aval. La communauté de communes a déjà la compétence eau, dont elle délègue la production et la distribution à l’entreprise Saur. La Communauté de communes et son exploitant sont en vigilance constante sur les risques de pollution de la retenue, mais surtout sur la sécurisation quantitative de la retenue.

«  En hiver, nous n’avons pas de problème, explique le directeur, parce que le barrage est en surverse, l’eau coule tout le temps dans la rivière. A partir du mois de mai-juin, on ferme les clapets du barrage. C’est à dire que ce qu’on enlève de la retenue est supérieur à ce qui rentre. Alors qu’en hiver, ce qu’on retire est inférieur. C’est à dire que pendant l’été, le plan d’eau va s’assécher. Et suivant les épisodes pluvieux qu’il peut y avoir, en général en septembre-octobre, la retenue d’eau se rempli à nouveau  ». La période critique se situe alors plutôt en octobre, si les pluies ne sont pas assez abondantes pour remplir à nouveau la retenue d’eau.

Face à cette situation, la communauté de communes se doit de procéder à une surveillance continuelle du niveau d’eau de la retenue. Pour pallier à cette situation, on essaye d’optimiser la gestion de l’eau de la retenue. Elle a déjà eu recours à plusieurs reprises à des restrictions d’eau, via des arrêtés préfectoraux, en 2011, en 2016 et en 2017. Mais un autre projet est également sur les rails : «  Entre le barrage et le lieu de pompage, il y a une perte d’eau. Une étude est en cours, pour déplacer le site de pompage au niveau de la retenue, avec pour objectif de ne pas dénaturer le milieu naturel, de garder une rivière qui vive, tout en améliorant notre réseau  ».

* L’usine de Bringall alimente treize communes : les douze de la communauté de communes et Plonéour-Lanvern.

120 M€

de travaux entre 2014 et 2030

Labocéa, un partenaire départemental

Labocéa est issu de la mutualisation des laboratoires départementaux du Finistère, des Côtes-d’Armor et d’Ille-et-Vilaine ainsi que Brest métropole. Il réalise notamment les prélèvements et les analyses des 21 stations de mesures, pour le suivi de la qualité des cours d’eau finistériens.

+ D’INFOS SUR: www.labocea.fr

risques côtiers

le littoral : un défi permanent

La gestion de l'espace littoral, particulièrement en Finistère avec 1 200 kilomètres de côtes, est au cœur des préoccupations des collectivités littorales qui doivent tenir compte de l'érosion marine et du risque de submersion au regard des enjeux humains.

Rencontre avec Alain Hénaff, géographe, géomorphologue, maître de conférences à l'Université de Bretagne Occidentale

Comment le littoral a-t-il évolué au fil du temps  ?

Le littoral évolue en permanence sur des échelles de temps très diverses, sous l'effet des vagues et des vents ainsi que des variations du niveau de la mer. Ainsi, depuis environ 10 000 ans on assiste à un réchauffement de la planète et le niveau de la mer s'est élevé de quelque 120 mètres. La connaissance que l'on a de ce phénomène depuis le XIVe siècle montre que le niveau de la mer augmente actuellement de 2 à 3 mm/an. Avec les changements climatiques en cours, cette élévation va continuer dans les décennies à venir.

L'action de l'homme a-t-elle un impact sur cette évolution et les solutions pour fixer durablement le trait de côte sont-elles efficaces  ?

L'action anthropique* a bien évidemment un impact sur le littoral où la population s'est largement installée. Les stocks de sables côtiers par exemple, que l'on a beaucoup exploités, ne se renouvellent plus en quantités suffisantes et doivent être considérés comme une ressource finie. Autre exemple, lors des grandes tempêtes, si on assiste à une érosion importante du trait de côte, on veut souvent agir rapidement pour protéger les secteurs exposés, alors que des périodes plus calmes permettent souvent de régénérer un peu les dunes et les plages. Certaines solutions peuvent avoir pour effet de déplacer les sédiments et par conséquent le problème. En fait, plus on augmente les enjeux, plus on augmente les risques. Il faut essayer de trouver le juste milieu.

Justement, comment les collectivités littorales peuvent-elles être accompagnées dans leurs prises de décisions  ?

L'UBO, le Cerema et le Conseil départemental du Finistère viennent de s'associer pour apporter un appui méthodologique, scientifique et technique aux collectivités dans la gestion des risques littoraux. Ce partenariat permet d'avoir trois regards croisés sur un littoral donné. C'est intéressant pour les élus et les gestionnaires mais c'est aussi intéressant pour nous car cela alimente nos recherches.

* Due à l’existence et à la présence d’humains.

Une dune plantée d’oyats contre le risque de submersion marine

L’érosion du trait de côte est une des illustrations du réchauffement climatique. A Treffiagat, plusieurs types d’interventions sont visibles dans la gestion de ce phénomène. La dernière date de mars : un confortement dunaire a été effectué, pour protéger 70 personnes d’un risque de submersion marine.

Ce matin-là, il pleut par intermittence sur la dune de Léhan, Treffiagat. En contrebas, on entend les vagues se briser sur les enrochements et dévier vers deux lignes de poteaux en bois (des pieux hydrauliques) qui sortent de la plage. Un peu plus loin le trait de côte a été érodé. On voit des strates de remblai plus anciennes, qui devaient de retenir la dune, en vain. «  C’est un site marqué depuis plusieurs années par des phénomènes d’érosion assez importants, que l’on peut voir, avec des profils de dunes sapés par les vagues, explique Vincent Ducros, chargé de mission sur les risques fluviaux et littoraux, au Conseil départemental. Ils ont fait l’objet de différentes modalités de gestion du trait de côte pour essayer de limiter cette érosion  ». En effet, sur le site l’intervention humaine pour limiter le recul du trait de côte est visible. Dernière en date : mars 2019. La Communauté de communes du Pays bigouden sud a effectué des travaux de confortement dunaire*, au dessus des lignes de pieux hydrauliques. Depuis le 1erjanvier 2018, la collectivité dispose en effet de la compétence GEMAPI (gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations). «  Le confortement de la dune a été effectué sur 140 mètres, en augmentant en particulier la surface arrière dunaire pour créer une assise résistant face aux houles qui viendraient de la mer  », précise Vincent Ducros. Du sable de la  plage voisine de Kersauz, à moins de 3 km à vol d’oiseau, a été acheminé et la nouvelle dune a été plantée d’oyats. «  La particularité de cette plante est de développer un réseau racinaire en rhizomes, qui s’étend très vite sur une surface dunaire et limite les déplacements de sable. Ses tiges vont aussi limiter le déplacement du sable en surface, par le vent  ». Les plantations ont été réalisées au sein de chantiers participatifs, avec les habitants et les enfants des écoles. Un bon moyen d’impliquer et de sensibiliser la population au risque de submersion marine, d’autant plus que 70 personnes résident dans cette zone, dont certaines, juste derrière la dune.

9500 personnes exposées au risque de submersion marine

Dans le Finistère, on évalue à 9500 le nombre d’habitants exposés à un risque de submersion marine, en cas d’événements extrêmes. La politique départementale, jusqu’à présent, a surtout visé à sécuriser les personnes. «  On essaye d’accompagner ces phénomènes d’érosion, dans une vision durable, explique le chargé de mission. Quand on a une forte tempête, on peut avoir un recul de plusieurs centimètres, voire de quelques mètres du rivage et donc rapidement la réaction, c’est de mettre des enrochements ou de conforter la dune. Mais notre point de vue aujourd’hui, c’est de prendre le temps de la réflexion. Parce que ces érosions ponctuelles, qui vont être certes très importantes suite à une tempête, vont se compenser peut-être dans les années à venir par des périodes plus calmes  ». Ainsi, pour accompagner les collectivités littorales, l’UBO, le Cerema et le Conseil départemental s’associent pour apporter des appuis méthodologique, scientifique et technique sur la gestion des risques littoraux d’érosion et de submersion, à travers trois grandes missions : l’observation du littoral, la gestion du trait de côte et le suivi de la vulnérabilité liée aux changements globaux. Ainsi ce nouveau partenariat doit permettre aux collectivités littorales de développer une stratégie de gestion de leur trait de côte ancrée dans le long-terme.

Le coût des travaux s’est élevé à 37 617 € HT, cofinancé par la commune, l’Etat et le département du Finistère.

Le niveau de la mer augmente actuellement de 2 à 3 mm/an.

Le Cerema au service de l'expertise publique

Établissement public de référence en matière d’aménagement, de cohésion territoriale et de transition écologique et énergétique, le Cerema intervient auprès des services de l’État, collectivités et entreprises pour développer, expérimenter et diffuser des solutions innovantes dans de nombreux domaines (mobilité, infrastructures de transport, urbanisme, construction, préservation des ressources, prévention des risques). Fort de plus de 2800 agents sur l’ensemble du territoire métropolitain et d'une connaissance historique des problématiques et contextes locaux, le Cerema est résolument engagé dans le défi du développement durable des territoires, pour élaborer les politiques publiques de demain.

Le Cerema dispose d’une grande expertise en matière de lutte contre la submersion et de gestion du trait de côte. Il contribue à la mise en œuvre de la stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte avec notamment :

- la réalisation de l’indicateur national de l’érosion côtière qui fournit des données quantifiées et homogènes de la tendance d’évolution du trait de côte pendant les dernières décennies en métropole et dans les départements et régions d’outre-mer ;

- la réalisation de la cartographie nationale des ouvrages et aménagements littoraux ;

- le co-pilotage, avec les universitaires, de l’élaboration d’une synthèse nationale des connaissances sur l’évolution du trait de côte.

Ces productions sont disponibles sur le site internet Géolittoral, le portail de la mer et du littoral (https://www.geoportail.gouv.fr/). Elles offrent aux acteurs du littoral un appui pour leur politique de développement territorial.

Le Cerema intervient aussi au niveau local sur de nombreuses problématiques, comme les stratégies locales de gestion du trait de côte ou de gestion du risque d’inondation et l’aide à la mise en place de la compétence Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations (Gemapi), qui concerne principalement les systèmes endiguements, l’aménagement des bassins versants et des cours d’eau, et la protection des zones humides.

Partenaire technique incontournable des collectivités souhaitant œuvrer à la gestion durable de la zone côtière, le Cerema est aussi chargé de traduire les besoins locaux complexes en thématiques de recherche, en réflexions méthodologiques et en sujets de développement technologique et d’innovation.

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www.cbnbrest.fr

animations

à vos agendas dans la nature !

À l’occasion de l’Année de l’environnement, le Conseil départemental propose un agenda nature, avec de nombreuses actions emblématiques. Focus sur deux d’entre elles.

Ramassage et tri des déchets d’échouage en Pays bigouden sud

Le partenariat entre la Communauté de communes du Pays bigouden sud (CCPBS) et les Esat des Papillons Blancs, à Plonéour-Lanvern, et de Kan ar mor, à Quimper et Pont-Croix, date des années 2000. Deux fois par mois, sauf en hiver et en mai-juin, période trop sensible pour la reproduction des oiseaux, une vingtaine d’adultes handicapés participent ainsi à des opérations de nettoyage du littoral. « Ils fabriquent les bacs à marée avec des palettes, vidangent les bacs et trient les déchets, que nous acheminons ensuite vers les déchetteries, explique Grégory Thomas, garde du littoral de la CCPBS. Nous ouvrons également nos actions au grand public, en mettant ces bacs à marée sur les dunes. Aujourd’hui, les dix collecteurs installés entre Penmarc’h et Tréguennec permettent de récolter 15 à 20 m3 de déchets par trimestre. » Une belle opération, à laquelle tous les usagers du littoral sont invités à participer.

Ar Viltansou sensibilise à la pollution du littoral

« Chaque fois que nous organisons des nettoyages du littoral, nous récoltons des dizaines, voire des centaines de kilos de déchets. Le constat est alarmant car on trouve énormément de micro-déchets de plastique qui sont ingérés par les poissons et les animaux marins », déplore d'emblée Claire Simonin, présidente de l'association Ar Viltansou au Conquet.

Depuis dix-huit ans, cette association se préoccupe de la pollution du littoral. Elle organise régulièrement, à destination du public ou des établissements scolaires, des actions pédagogiques, dont le nettoyage du trait de côte du Conquet et de Plougonvelin. « Les enfants sont nos meilleurs ambassadeurs », apprécie la présidente.

À chaque opération, les membres d'Ar Viltansou tiennent à jour des données chiffrées. En 2018, ils ont récolté 2,2 tonnes de déchets. « Nous souhaiterions que les scientifiques s'intéressent à nos données », poursuit Claire Simonin. « Il y a vraiment urgence à se préoccuper du problème, il relève de la responsabilité de tout le monde », conclut-elle.

Prochain nettoyage : 17 août, ria du Conquet. Rendez-vous à 10h à la passerelle.

15 à 20 M2

de déchets chaque trimestre

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www.finistere.fr

CONTACT

  • CCPBS - Maison de la baie d'Audierne
  • Tél. 02 98 87 65 07