Brezhoneg

Ur vuhez o kanañ

Marvet e oa Yann Fañch Kemener d’ar 16 a viz Meurzh tremenet, da 61 bloaz. Unan us mouezhioù aerañ Breizh e oa.

Ur bern tud a oa deuet e Sant Trifin d’an 19 a viz Meurzh tremenet, evit obidoù Yann-Fañch Kemener, falc’het gant an Ankoù goude ur c’hleñved start. Kaset e oa bet an oferenn e brezhoneg penn da benn, ha selaouet e oa bet barzhoneg Anjela Duval « Pa vin marv » paneveken, enrollet gant Yann-Fañch Kemener e-unan.

Ganet e voe an nen e Sant Trifin, ur barrez vihan a vro Fañch, e kreiz-Breizh. Desavet e voe e brezhoneg gant e dud na ouient ket galleg pe nebeut. Yann-Fañch yaouank a ziskouezhas buan bout dedennet gant ar c’han. Deskiñ a reas kanañ gant Eugène Grenel hag Albert Boloré dreistholl, daou ganer eus e vroig. Dre forzh mont da zañsal er festoù-noz e pignas war al leurenn d’e dro, evit kanañ gant komperien. Adalek ar mare-se ne ehanas ket da ganañ, evit lakaat an dud da zañsal, kan ha diskan, peotramant gwerzhioù, kanaouennoù da selaou.

Ken entanet e voe gant ar c’han e brezhoneg ma y eas d’e dro da zastum kanaouennoù kozh digant an dud. Gant ur c’harned hag ur c’hreion da gentañ, ur mekanik da enrollañ goude-se, e vernias ur bern sonennoù ha gwerzhioù, evel Fañch an Uhel pe Kervarker en e raok. Nemet e kane anezhe war al leurenn diwezhatoc’h.

Anavezet ‘oa Yann-Fañch Kemener evit bout ur c’haner ampart, dibaoe pell. Er bloavezh 1976 e c’hounezas ar C’han ar Bobl ha goude-se e krogas da enrollañ pladennoù arc’hant. « Chants profonds de Bretagne » da gentañ, un dastumad gwerzhioù embannet gant Arion, kanet hep benveg sonerezh ebet, ha dousennadoù anezhe er bloavezhioù war-lerc’h.

Yann-Fañch Kemener a gemeras perzh en droiad sonadegoù « Hêrezh ar Gelted », gant Dan ar Braz hag arzourien all, a reas berzh-spontus er Frañs a-bezh. Ur strollad sonerezh hengounel a grouas ivez, Barzas e anv, ha kenderc’hel a reas e labour kaner e meur a zoare disheñvel.

E 2009, e labour a voe enoret gant Urzh an Erminig hag e 2015 e voe graet Chevalier des Arts et des Lettres.

Sot e oa Yann-Fañch Kemener gant sevenadur poblek Breizh hag ar brezhoneg. Goude bout desket kalz digant ar re gozh e oa krog da stummañ kanerien yaouank en ur ganañ gante, ha tud o teskiñ brezhoneg en ur greizenn stummañ, pe e skol veur Roazhon.

Pouezus-tre eo al labour kaset da benn gant Yann-Fañch Kemener evit reiñ da c’hoût d’ar Vretoned petra eo ho sevenadur. M’eo tavet mouezh ar c’haner hiziv, ar gwerzhioù hag ar c’hanaouennoù difoupet gantañ a vo klevet e-pad pell c’hoazh.

Traduction: Une vie pour le chant

Le chanteur Yann-Fañch Kemener est décédé le 16 mars dernier, à l’âge de 61 ans. C’était une des plus belles voix de Bretagne.

Une foule immense s’est déplacée à Sainte-Tréphine le 19 mars dernier pour les obsèques de Yann-Fañch Kemener, fauché par l’Ankou après une dure maladie. La messe a été dite intégralement en breton, et le poème d’Angela Duval « Pa vin marv » (Quand je serai mort(e)) a été écouté notamment, enregistré par Yann-Fañch Kemener lui-même.

Celui-ci naît à Sainte-Tréphine, une petite commune du pays Fañch en centre Bretagne. Il est élevé en breton par ses parents qui ne savaient pas ou peu le français. Le jeune Yann-Fañch s’avère être très tôt intéressé par le chant traditionnel breton. Il apprend beaucoup grâce à Eugène Grenel et Albert Boloré surtout, deux chanteurs de son pays. A force d’aller danser aux festoù-noz, il finit par monter sur la scène à son tour, pour chanter avec des compères. Depuis lors, il ne cesse de chanter du kan ha diskan, pour faire danser les gens, ou des gwerz, des complaintes à écouter.

Il est si passionné par le chant qu’il va à son tour collecter de vieilles chansons, restées dans la mémoire des anciens. Avec un carnet et un crayon d’abord, puis un magnétophone ensuite, il amasse ainsi un nombre impressionnant de chansons, tel François Luzel ou Théodore Hersart de La Villemarqué avant lui. A la différence qu’il les interprète par la suite.

Yann-Fañch Kemener est reconnu comme étant un excellent chanteur, et cela depuis longtemps. En 1976, il gagne le concours du Kan ar Bobl et enregistre peu de temps après ses premiers disques. Les « Chants profonds de Bretagne » d’abord, un corpus de gwerzh chanté a capella et produit chez Arion, seront le point de départ d’une large discographie.

Yann-Fañch Kemener prend aussi part à la tournée « L’héritage des Celtes » dirigée par Dan ar Braz, avec de nombreux autres artistes, qui rencontre un fort succès dans toute la France.

Il crée également un groupe de musique traditionnelle du nom de Barzaz, et décline son travail de chanteur breton de bien des manières par la suite.

En 2009, celui-ci est reconnu par l’Ordre de l’Hermine et il est fait Chevalier des Arts et des Lettres en 2015.

Yann-Fañch Kemener fut passionné par la culture populaire bretonne et la langue bretonne. Après avoir énormément appris des anciens, il forme à son tour de jeunes chanteurs bretonnants en chantant avec eux, ainsi que des apprenants d’un centre de formation de breton et à l’université de Rennes également.

Le travail de Yann-Fañch Kemener est d’une grande importance et extrêmement utile pour les Bretons, afin qu’ils connaissent un peu plus leur culture. Si la voix du chanteur s’est tue aujourd’hui, les gwerzh et les chansons à danser qu’il a collectées seront interprétées encore pendant longtemps.

Sant Trifin = bro Fañch

Mots clés

Le chanteur Yann-Fañch Kemener est décédé le 16 mars dernier, à l’âge de 61 ans. C’était une des plus belles voix de Bretagne.

Evit goût hiroc’h : 

sellet ouzh teulfil Ronan Hirrien « Tremen en ur ganañ », Bali Breizh

Les sports nautiques, le plaisir de l’été

Sportoù-mor, plijadur an hañv

Chaque année à la belle saison (en hañv), lorsque les températures remontent, on voit de plus en plus (muioc’h-mui) de gens enfiler (gwiskañ) leur combinaison de plongée (o sae-splujañ) et s’élancer sur les vagues (ar gwagennoù, an holiadennoù). Ils pratiquent le surf, le kitesurf (seurf, kiteseurf), le paddle ou la planche à voile (ar plankenn dre lienn). Les sports nautiques (ar sportoù-mor) attirent dès le plus jeune âge (an oad prim). Nul besoin d’aller bien loin (n’eus ket ezhomm mont pell…) pour trouver son bonheur (…evit kavout e eurvad) : dans chaque commune côtière (ar c’humunioù war bord ar mor) ou presque se trouve un centre nautique de loisirs (ur greizenn merdeiñ ha dudi). Au moins une cinquantaine d’entre-eux (un hanter-kant dioute) proposent des stages (stajoù) aux débutants (an deskarded) l’été*.

Quel plaisir (pebezh plijadur) en effet de glisser (rinklañ) sur l’eau, de maîtriser (mestroniañ) la force du vent (nerzh an avel) pour avancer à toute vitesse (a-dizh hag a-dag) sur la mer  !

Mais avant cela, il faut pouvoir rester debout sur sa planche (savet war e blankenn), et avoir assez de force dans les bras (awalc’h a nerzh en e zivrec’h) pour garder haut sa voile (e lienn). Pour les amateurs de kitesurf, il faut aussi veiller (dav eo diwall) à ne pas se faire emporter par le vent (bezañ kaset gant an avel) trop au large (en donvor), ou revenir trop vite (re vuan, fonnus) vers la plage, au risque de s’écraser (pladañ) sur le sable  !