Actrices & acteurs

Le grand portrait VISAGES DU TERRITOIRE

Dominique Cottereau: « Transformons notre rapport au monde »

Dominique Cottereau est l’animatrice-coordinatrice du Réseau d’éducation à l’environnement en Bretagne qui compte plus de 110 structures. Entretien avec une pédagogue et experte dans la relation de l’humain avec les milieux naturels.

Quels sont les objectifs du Réseau d’éducation à l’environnement en Bretagne  ?

Faciliter la mise en œuvre d’actions en accompagnement de chaque politique publique ; favoriser la formation, la coopération dans les territoires, les échanges entre tous les acteurs de l’éducation à l’environnement ; encourager l’émergence de projets dans toute la Bretagne ; transmettre de l’information et de la connaissance sur l’environnement, le développement durable et l’éducation. Pour, au final, faire en sorte que l’éducation à l’environnement se développe auprès de tous les publics, dans toutes les sphères sociales, à tous les âges de la vie, dans tous les territoires.

Il y a toujours une approche pédagogique dans vos actions, qu’elles soient ludiques, scientifiques ou conceptuelles…

En effet, la pédagogie est le moyen de mettre en action une éducation. Nous valorisons donc la multiplicité pédagogique : cognitive, scientifique, sensible, poétique, artistique, physique, ludique, philosophique. Il ne s’agit pas seulement d’apprendre de la connaissance SUR l’environnement, mais aussi PAR et DANS l’environnement, car ce sont bien nos rapports au monde que nous devons transformer pour apprendre à l’habiter collectivement sans le rendre inhabitable pour les autres, d’ailleurs et demain.

Vous disposez d’un fort ancrage territorial en Bretagne. Quelle est la dynamique finistérienne  ?

Nous travaillons en grande proximité avec le Conseil départemental du Finistère, dans un partenariat de longue date. Le département est couvert par un maillage d’actions provenant de nos nombreux adhérents qui ne laissent de côté aucun territoire local. Les projets pédagogiques s’adressent aussi bien aux élèves des établissements scolaires qu’aux collectivités locales, habitants et citoyens, ou associations d’éducation populaire. Des réseaux locaux se créent. Nous avons réalisé conjointement un guide de l’éducation à l’environnement pour les collèges. Et dans cette année décrétée « Année de l’environnement », ces actions prennent tout leur sens et leur amplitude.

Pour une association, quels sont les avantages d’une adhésion à votre réseau  ?

Être dans le réseau c’est participer à l’élan collectif, éviter les sentiments de solitude, d’épuisement ou de découragement quand on constate que les choses ne changent pas aussi vite qu’on le voudrait. Par ailleurs, les adhérents se glissent ainsi au cœur de la circulation de l’information, nous publions et diffusons lettres, cyberlettres, revues, site Internet sur les sujets d’actualité. Médiateur entre l’action de terrain et les politiques publiques, le REEB donne à voir, à entendre, à réfléchir pour faire progresser l’éducation à l’environnement. Nous reconstruisons ainsi du bien et du sens commun indispensables à un avenir durable, viable et équitable.

Finistèrien.ne.s Léna Diligeart

La passion du costume breton

Bénévole au cercle celtique Sparfelled Plogoneg, Léna Diligeart s’épanouit au sein de l’atelier de confection de costumes, de perlage et de broderie de l’association.

« En plus de la danse bretonne, j’adore les activités manuelles, comme la couture, la broderie. La culture bretonne me parle, surtout à travers les costumes. Clarisse, notre formatrice au cercle celtique, nous apprend à utiliser une machine à coudre, à découper les tissus, à prendre des mesures… » raconte Léna, 14 ans, élève en 4e au collège Jean-Marie-Le-Bris à Douarnenez, qui participe chaque mercredi à l’atelier ouvert par le cercle Sparfelled Plogoneg : au programme, couture donc, mais aussi perlage et broderie, deux arts indissociables du costume breton.

Danseuse et apprentie couturière, Léna savoure également les instants passés en tant que bénévole au sein de l’association : « Je m’y suis fait des amis, on partage de super moments qui sont multipliés puisque je fais plusieurs activités. C’est génial  ! » L’enthousiasme de Léna est partagé par de nombreux autres jeunes adhérents : un engouement qui aura permis à Sparfelled Plogonec, créée en 2017, de remporter l’année même de sa création le Trophée Coup de cœur qui récompense une action collective et innovante dans le domaine de l’intégration des jeunes au sein d’une association. Ce trophée, dont le Conseil départemental est partenaire, a été décerné par France Bénévolat à l’occasion de la Journée mondiale du bénévolat.

Le Finistère s’engage pour la planète

2019, année de l’Environnement

« J’ai souhaité placer l’année 2019 sur la thématique de l’environnement. Le Conseil départemental du Finistère est très investi sur ces questions : espaces naturels sensibles, randonnée, mobilité… Grâce au Parc naturel régional d’Armorique (PNRA), créé en 1969, au Parc naturel marin d’Iroise qui a vu le jour en 2007, et à notre linéaire côtier qui fait du Finistère le premier département maritime de France, nous disposons de lieux exceptionnels. Cela contribue à notre qualité de vie au quotidien et à notre attractivité. Je souhaite que nous puissions, en 2019, tous nous mobiliser plus encore pour faire évoluer nos gestes, renforcer nos actions et notre prise de conscience de ces enjeux environnementaux. » Nathalie Sarrabezolles, Présidente du Conseil départemental du Finistère.

Dans l’édition 2018 du Baromètre de l’opinion, l’engouement des Finistérien.ne.s pour leur cadre de vie se maintient cette fois encore au plus haut niveau : nous sommes 96 % à en être très satisfaits. Un score très élevé qui ne faiblit pas.

Il est vrai que le Finistère figure parmi les bons élèves. Le Conseil départemental œuvre à son niveau dans ce sens. Auteur d’un agenda 21, pour un développement durable et solidaire du Finistère dès 2003, propriétaire de plus de 4 500 ha d’espaces naturels sensibles (9 000 ha avec le Conservatoire du littoral et des espaces lacustres), il soutient de nombreuses actions d’éducation à l’environnement, portées par les associations, et il est engagé dans des solutions innovantes de mobilités, comme le covoiturage. Le Département a de nombreux atouts à valoriser.

Des actions sur le terrain

Et il agit concrètement : un nouveau schéma départemental des randonnées pour la période 2019-2014 a été élaboré ; des travaux dans les collèges pour des bâtiments plus économes en énergie ont été lancés ; le développement des produits locaux et bio dans la restauration collective est enclenché.. Dans le domaine des mobilités et des « déplacements doux », depuis 2015, 220 km ont été réalisés en maîtrise d’ouvrage départementale, dont 88 km en voie verte et 132 en véloroute (environ 300 km en maîtrise d’ouvrage locale)…

Des partenaires pour sensibiliser à l’environnement

Depuis 1999, le Conseil départemental développe des partenariats avec une vingtaine  d’associations du Finistère, spécialistes de l’éducation à l’environnement. Près de 4 800 animations d’éducation à l’environnement sont proposées chaque année par ces partenaires…

Une année de rendez-vous donnés aux Finistériens, associations et collectivités

Le Conseil départemental vous proposera des temps forts tout au long de l’année. Avec, au programme, des conférences, des projections de films, des défis lancés au sein de la collectivité, aux collèges et aux Finistérien.ne.s, des portraits d’éco-citoyen.ne.s…

Renforcer nos actions et notre prise de conscience de ces enjeux environnementaux.
Mots clés

Vous voulez marquer votre engagement dans cette Année de l’environnement  ?

Une signature, adaptée à tous vos moyens d’expression (site internet, réseaux sociaux, publications) est mise à votre disposition librement.

www.finistere.fr

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