L’égalité Femmes-Hommes dans le Finistère

le conseil départemental s’engage

L’égalité Femmes-Hommes dans le Finistère

L’égalité entre les femmes et les hommes est l’un des cinq projets emblématiques du Conseil départemental. En tant qu’employeur, le Département a choisi d’en faire un projet transversal à toutes ses politiques et de veiller à ce que les stéréotypes changent, tout en accompagnant les femmes victimes de violences. À travers le rapport sur l’égalité femmes/hommes en Finistère, réalisé en partenariat avec huit autres collectivités du territoire, il met en lumière des chiffres mais aussi des actions phares de ces mêmes collectivités.

Ce dossier dresse un état des lieux sur l’égalité femmes/hommes aujourd’hui, en France et en Bretagne. Il revient sur les définitions des violences sexuelles et sexistes, qui sont encore méconnues. Des associations, comme Entreprendre au féminin Bretagne, des structures d’aide aux femmes comme le CDIFF, mais aussi des collectivités comme Quimperlé Communauté, agissent sur le terrain, pour aller vers un peu plus d’égalité réelle entre les femmes et les hommes, sur le terrain professionnel et personnel.

DEUX QUESTIONS À : Elyane Pallier,conseillère départementale, déléguée au sport à l’égalité femmes/hommes et à la vie associative.

Pourquoi l’égalité femmes/hommes est-il l’un des cinq projets emblématiques du Département  ?

Nous devons regarder si les politiques que nous menons pour améliorer le quotidien de la population du Finistère s’adressent autant aux femmes qu’aux hommes, aux filles qu’aux garçons. Et, s’il y a déséquilibre, voir ce qui doit être amélioré. C’est pourquoi, par exemple, nous développons des actions spécifiques pour le sport féminin. Une enquête réalisée récemment auprès de 1 000 Finistérien.ne.s place la question de l’égalité femmes/hommes en Finistère en 5e position sur 13 items proposés, ce qui nous conforte dans ce choix. Je ne peux pas parler de l’égalité femmes/hommes sans parler des violences faites aux femmes. Le Département accompagne ces femmes, via l’action quotidienne des travailleurs sociaux et le soutien à des structures comme le CIDFF* qui permet d’avoir des permanences dans tout le Finistère, pour accueillir les femmes, les renseigner, les aider.

Comment le Département s’investit-il dans cette question  ?

Le Département est une collectivité avec 4 000 agents. Il est donc important de regarder comment la question de l’égalité femmes/hommes est prise en compte au niveau de notre fonction d’employeur (embauches, rémunérations, déroulement de carrière). Nous avons aussi réalisé un guide de prévention et de lutte contre les violences sexuelles et sexistes, qui inclut également la formation des agents. Depuis quelques années, les collectivités sont tenues de rédiger un rapport sur l’égalité femmes/hommes. Cette année, l’idée nous est venue de travailler avec huit autres collectivités finistériennes, pour rédiger un rapport commun et mettre en valeur les actions menées en faveur de l’égalité F-H dans le Finistère. Il en ressort beaucoup de points communs comme la persistance de stéréotypes bien ancrés dans la répartition des métiers des agents mais aussi dans l’attribution des fonctions des élu.e.s, pas de surprise, mais l’objectif est de faire prendre conscience que ce cloisonnement des compétences doit être remis en cause. Notre société évolue et des femmes aspirent à s’épanouir dans tous les domaines.

* Centres d’information sur les droits des femmes et des familles.

Un projet emblématique du Conseil départemental du Finistère.
Mots clés
égalité femmes/hommes

l’état des lieux

Grande cause nationale, projet emblématique du Conseil départemental, la question de l’égalité entre les femmes et les hommes est au cœur des préoccupations des politiques publiques. Données nationales et locales à l’appui, Marion Clément, de la Direction départementale de la cohésion sociale au sein des services de l’État, nous dresse un état des lieux en quelques chiffres.

TROIS QUESTIONS À : Marion Clément, direction départementale de la cohésion sociale

En quoi consiste votre travail ?

Ma mission consiste à promouvoir l’approche intégrée de l’égalité femmes/hommes, c’est-à-dire l’incorporation de la perspective de l’égalité femmes/hommes, dans tous les domaines et à tous les niveaux. Ainsi ma mission est très transversale. Je travaille sur trois axes principaux : la lutte contre les violences faites aux femmes, la promotion de l’égalité professionnelle et la diffusion de la culture de l’égalité. Nous travaillons en partenariat avec les collectivités, les associations, les différents services de l’État.

Actuellement je travaille à la déclinaison d’un plan d’actions pour améliorer la prise en charge des femmes victimes de violences, mais aussi sur la problématique de la prostitution, ou encore sur la question de la mixité femmes/hommes dans le secteur de l’insertion par l’activité économique.

Les données nationales sur l’égalité entre les femmes et les hommes sont en train d’être déclinées au niveau régional. Constatez-vous des particularités bretonnes ?

En Bretagne, on reste proche de la moyenne nationale. Mais on constate quelques nuances, comme dans la création d’entreprise par les femmes, qui est un peu plus forte et peut s’expliquer par la présence de réseaux.

Le tissu associatif breton important se retrouve dans les thématiques des droits des femmes et de leur accompagnement. Il y a une dynamique associative autour de l’égalité femmes/ hommes. Par exemple, les programmes d’action de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars ou de la Journée contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre, sont très riches, avec beaucoup d’initiatives de collectivités et d’associations.

Vous intervenez lors de formations sur l’égalité femmes/hommes. Qu’est ce qui ressort de ces échanges ?

Quand je fais des formations sur les violences, ce qui ressort principalement c’est le fait que les définitions ne sont pas connues. Par exemple, toucher les fesses d’un.e collègue, beaucoup ne savent pas qu’il s’agit d’une agression sexuelle. J’explique aussi qu’il existe un continuum de la violence sexiste. La violence sexiste commence par des blagues, des attitudes qui paraissent anodines, mais cette violence, souvent banalisée, constitue un terreau fertile pour d’autres violences beaucoup plus graves.

Quand j’interviens sur le sujet de l’égalité, je commence toujours par des données. Une impression d’égalité demeure, mais en objectivant les choses, on se rend compte de la persistance des inégalités dans notre société. L’égalité réelle reste à conquérir, même si l’égalité formelle, dans les textes, est une réalité. Aller sur le terrain des chiffres est donc intéressant pour savoir si l’approche est égalitaire.

Quelques chiffres éloquents

 

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TOUS LES CHIFFRES SUR

egalite-femmes-hommes.gouv.fr

égalité femmes/hommes

et dans les territoires ?

Lesneven : Des ateliers pour parler d’égalité

7 filles et garçons du foyers Ty ar Gwenan de Lesneven ont abordé en janvier dernier les questions du genre.

Le Point Information Jeunesse (PIJ) Lesneven Côte des Légendes organise des actions auprès des jeunes, en fonction des demandes des partenaires.

« Le foyer Ty Ar Gwenan de Lesneven souhaitait aborder les questions de genres, c’était intéressant d’inviter les jeunes à s’exprimer sur cette thématique. Cette animation fait d’autant plus sens que la question de l’égalité femmes/hommes est une thématique du CISPD* » explique Laurianne Voisin l’animatrice du PIJ.

En janvier, sept garçons et filles du foyer et leurs éducateurs étaient invité.e.s à en débattre lors d’un atelier co-animé par le PIJ.

Pour faciliter les échanges, l’animatrice avait apporté un support ludique constitué de deux grandes silhouettes magnétiques, l’une de femme et l’autre d’homme, auxquelles les participants devaient associer des adjectifs. Résultat : des représentations qui ont la vie dure  ! Les garçons sont forts, dynamiques… Les filles sont organisées, délicates… Mais après discussion, les jeunes ont reconnu que tous les adjectifs pouvaient s’appliquer aux deux, femme et homme.

« Ces rencontres sont intéressantes car elles permettent aux jeunes de pouvoir échanger et confronter leur avis sur des thématiques sociétales », se réjouit l’animatrice. Les échanges se poursuivront lors d’une soirée autour d’un court-métrage cette fois-ci.

*CISPD : Le Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance

Quimperlé: Mixité: de la collecte des déchets aux fonctions de direction 

Sébastien Miossec, président de Quimperlé Communauté

Campagne pour lutter contre les métiers genrés et groupe d’élues pour aider les femmes à s’engager en politique, à Quimperlé communauté, la question de l’égalité femmes/hommes progresse.

A Quimperlé communauté et dans la ville de Quimperlé, les élus sont parti d’un constat connu : certains métiers sont très genrés. « Par exemple, les centres de loisirs sont très féminins, la collecte des ordures ou l’entretien des rivières, très masculins. On s’est rendus compte que les candidatures étaient aussi genrées et qu’il n’y avait peu de recherche du sexe non majoritaire sur ces postes », explique Sébastien Miossec, président de Quimperlé Communauté.

Pour lutter contre cette fatalité et introduire plus de mixité, la collectivité a lancé une campagne de communication autour du slogan : Nos métiers n’ont pas de sexe. « Une campagne qui se poursuit dans la durée à chaque annonce de recrutement, précise Sébastien Miossec. Nous accompagnons chaque annonce d’un bandeau avec un message autour de ce slogan ». 

En 2018, Quimperlé communauté a eu envie de donner plus de visibilité à la démarche. Pour les renforts saisonniers de collecte des déchets, l’équipe recrutée était très mixte, avec presque autant de femmes que d’hommes. « Ca a eu un retour aussi efficace qu’une campagne de pub ! se félicite le président. Car voir des jeunes femmes derrière des camions était visible par tous. Avoir de la mixité au sein des services est un vrai plus, poursuit-t-il. Ca n’a même que des avantages. Cela a un impact positif sur l’ambiance de travail et les relations humaines qui en découlent ». 

Travailler sur la mixité des élus

La démarche de Quimperlé communauté en termes d’égalité femmes/hommes ne s’arrête pas là. En effet, celle-ci se poursuit en interne et en direction des élus. A tous les niveaux hiérarchiques, la mixité est de mise. « Nous avons aussi pris des engagements pour travailler sur la mixité parmi les élus, ajoute Sébastien Miossec. En début de mandat, la vice-présidente en charge de l’égalité, Nolwenn Le Crann, a mis en place un groupe de femmes élues, pour partager les difficultés de leur mandat. Ce groupe a constaté que les femmes hésitaient plus à prendre des responsabilités d’élues, d’où un plan d’action dédié. Des formations de proximité pour les élus communautaires ont aussi été mises en place, sur de multiples sujets. Elles seront notamment plus accessibles aux femmes, qui se forment moins quand elles doivent se déplacer plus loin. »

Brest : Des arrêts à la demande sur le réseau Bibus

Sabrina Dijoux conduit les bus de Keolus depuis un an et demi.

Depuis décembre 2017, chaque soir à partir de 22h, les utilisateur.trice.s des lignes 1 et 3 du réseau Bibus à Brest peuvent demander aux conducteur.trice.s, à la montée dans le bus, d’être déposé.e.s entre deux stations au plus près de leur domicile. Cette action a été mise en place dans le cadre du CISPD de Brest Métropole pour améliorer la prévention des violences faites aux femmes.

Sabrina Dijoux est conductrice de bus pour Keolis Brest dep uis un an et demi. Elle circule régulièrement le soir par choix. Elle explique : « Les lignes choisies pour ces arrêts à la demande sont celles qui finissent le plus tard, c’est-à-dire 1h10. Jusqu’à présent, ce sont essentiellement des femmes qui sont demandeuses. Souvent elles rentrent du travail. » Une initiative qui rassure  !

CISPD : Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance

Le faou : Entreprendre au féminin, le réseau qui aide les entrepreneuses

Cela fait 10 ans déjà qu’Entreprendre au féminin Bretagne (EAFB) existe. L’association, soutenue par le Conseil départemental, est née dans le Finistère. À l’origine de ce réseau breton qui accompagne les femmes vers l’entrepreneuriat, un constat : les femmes entreprennent moins que les hommes. Elles sont à l’origine de 29 % des créations d’entreprises, « alors qu’elles veulent autant créer que les hommes », précise Annie Leroy, chargée de mission EAFB Réseau 29. L’impact de l’association est non négligeable sur ce point-là. Quand 20 % des femmes passent à l’acte au niveau national, « une sur deux crée son entreprise, parmi celles qui ont suivi notre formation à l’émergence de projet ». Autre point important, les 1 440 femmes qui ont suivi la formation en 10 ans étaient toutes inactives ou demandeuses d’emploi. « On arrive à remobiliser plus de 90 % d’entre elles vers un projet de création d’entreprise ou d’emploi », souligne Annie Leroy.

L’association se déploie autour de trois grands axes : l’entretien qui peut déboucher sur une formation à l’émergence de projet, l’animation d’un réseau de femmes entrepreneuses ou en création, et la promotion de l’entrepreneuriat des femmes. Son action est soutenue par le Fonds social européen.

Courtière en travaux et entrepreneuse au féminin 

Fanny Frémont a travaillé neuf ans comme salariée dans le BTP, avant de se lancer à son compte. La formation « émergence de projet » d’EAFB lui a permis en prendre en compte certaines particularités de l’entreprenariat au féminin.

« Dans le BTP, il y a une large minorité de femmes. Mais moi, j’ai choisi ce secteur, car il me plaît ». Dans le parcours de Fanny Frémont, qui a lancé son entreprise de courtage en travaux en septembre 2018, le fait de travailler dans une branche plutôt masculine n’a jamais été un frein. « C’est riche et concret, on construit des choses. Mais il y aussi une partie théorique, du terrain et du relationnel. La question hommes/femmes ne m’a pas interpellée et je n’ai jamais senti de freins dans ce milieu en tant que femme », explique-t-elle.  Elle ajoute cependant qu’au sein de son entreprise Reno actif, où elle a un rôle d’intermédiaire entre le client et les entreprises, elle n’exerce pas un métier de terrain sur les chantiers. « Là ça aurait peut-être pu être différent », reconnaît-elle.

S’autoriser à prendre en compte la vie personnelle

Neuf ans après avoir travaillé comme conductrice de travaux, chargée d’affaires sur des projets de rénovations, puis responsable des études de prix, elle pousse la porte d’Entreprendre au féminin Bretagne (EAFB) pour de se lancer à son compte. Elle ne sait pas par où commencer. Une connaissance lui parle de l’association. Après un premier rendez-vous, elle apprend l’existence d’une formation à l’émergence de projet. « J’ai quitté mon emploi à l’été 2016 et la formation démarrait en septembre, ça tombait bien ! » Fanny intègre la session avec une quinzaine d’autres femmes, tout secteurs confondus. C’est là qu’elle prend en compte certaines particularités de l’entreprenariat au féminin. « Le fait de ne pas nier la dualité vie professionnelle/vie personnelle est très intéressant. On se rend compte que c’est important de trouver un équilibre… ou pas. Je ne me serais pas forcément autorisée à donner sa place à cette question ». 

Atelier maquillage : pas si futile !

Aujourd’hui, Fanny Frémont dresse un bilan positif de son entreprise Reno actif. « Le bouche à oreille commence à fonctionner chez les particuliers et je commence à nouer des partenariats plus solides avec les artisans qui interviennent sur les chantiers ». Elle est toujours membre d’Entreprendre au féminin et participe quand son emploi du temps le permet aux rencontres proposées par le réseau. « Ca me permet de me sortir du train train quotidien et d’échanger. On ressent de l’énergie et de la solidarité. Parce que le reste du temps, on est généralement seul sur son activité. On a la tête dans le guidon ». L’atelier auquel elle a participé pour apprendre à se maquiller a notamment porté ses fruits. « On a appris à se mettre en valeur, avant de réaliser des photos pro. Ca permet de prendre d’avantage confiance en soi, ce qui n’est pas si futile que ça ! Ca sert dans la vie professionnelle ». 

+ D'INFOS SUR www.renoactif.fr

violences faites aux femmes

Prévenir avant tout

14,5 % de femmes ont été victimes de violences sexuelles au cours de leur vie et une femme décède tous les trois jours, victime de son conjoint. Des chiffres à mettre en perspective avec un point sur les définitions de ces violences et le portrait d’une intervenante sociale en gendarmerie qui accompagne des victimes.

TÉMOIGNAGE: Caroline Gouriten, intervenante sociale en gendarmerie

Caroline Gouriten, intervenante sociale en gendarmerie

Depuis janvier 2018, Caroline Gouriten est intervenante sociale en gendarmerie. Agent départemental avec une formation et une expérience d’assistante sociale, elle est mise à disposition de la gendarmerie. « La gendarmerie a pour mission la protection et la sécurité, moi j’ai pour objectif d’aider les gens », résume-t-elle en préambule. Plus précisément, L’intervenante sociale peut recevoir toutes personnes en situation de détresse ayant eu ou ayant besoin de la gendarmerie. (violences conjugales, personnes vulnérables…). Elle a une mission d’écoute, de conseil, d’orientation et d’interface entre les différentes institutions (social, gendarmerie, judiciaires…) Elle peut contacter et recevoir les personnes où elles le souhaitent, suite à une intervention des gendarmes, un appel de collègues travailleurs sociaux ou même un employeur.

Trois-quarts des victimes sont des femmes

Si les situations rencontrées par l’intervenante sociale sont très variées, quelques données ressortent. « Les victimes que je rencontre sont des femmes, dans les trois quart des cas et pour plus de la moitié des personnes reçues, elles sont liées à un contexte de violences conjugales et / ou intrafamiliales ». 

La particularité de son travail réside dans son mode d’intervention, un aspect qu’elle apprécie. « On a une grande souplesse d’action. Je me mets à disposition et me déplace où la personne choisit de me rencontrer. Cela peut être chez elle, dans une unité de gendarmerie, un CDAS ou encore sur son lieu de travail. Avec les femmes victimes de violences, on est sur leur temporalité. Elles doivent se sentir en confiance, dans un cadre sécurisé. C’est un temps privilégié pour elle. Elles prennent le temps de réfléchir à leurs besoins, à leurs priorités et nous évaluons ensemble les démarches à effectuer. Pour certaines, ce sera se protéger physiquement (trouver un autre hébergement…), pour d’autres, ce sera de déposer plainte, ou de rencontrer une association, ou de voir un médecin et/ou de discuter de leur réalité de vie ». 

Une personne sur deux, inconnue des services départementaux

Le poste d’intervenante sociale en gendarmerie existe depuis plus de 15 ans en France, mais il n’avait pas encore été déployé jusqu’à maintenant dans le Finistère. Il est financé à 53 % par le département, et à 47 % par le fonds interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (FIPDR). « Les femmes victimes de violences sont généralement très isolées, on ne les voit pas. C’est pourquoi quand ces femmes arrivent à solliciter les professionnels, il est nécessaire de les rassurer. L’intervenante sociale est soumise au secret professionnel. Les rencontres se font dans un cadre amiable et non contraint ». Après un an à son poste, Caroline Gouriten constate que pour toutes problématiques confondues plus de la moitié des personnes reçues n’étaient pas connues par des services du département. Son action permet de prévenir ainsi que d’aider, d’orienter et de soutenir les femmes victimes de violences. 

Mots clés

Définitions des types de violences faites aux femmes

Harcèlement

Le harcèlement est la répétition de propos et de comportements ayant pour but ou effet une dégradation des conditions de vie de la victime. La loi punit le harcèlement dans toutes les situations.

Outrage sexuel ou sexiste

L’outrage sexiste consiste à imposer à une personne un propos ou un comportement à connotation sexuelle ou sexiste, qui lui porte préjudice. L’acte doit porter atteinte à la dignité de la victime, en raison de son caractère dégradant ou humiliant, ou l’exposer à une situation intimidante hostile ou offensante. Par exemple, faire des commentaires à connotation sexuelle sur une femme qui passe dans la rue, la poursuivre, ou lui faire des propositions sexuelles.

Agression sexuelle d’une personne majeure

L’agression sexuelle est une atteinte sexuelle commise sans le consentement clair et explicite de la victime. Tout acte sexuel (attouchements, caresses, pénétration …) commis avec violence, contrainte, menace ou surprise est interdit par la loi et sanctionnée pénalement.

+ D’INFOS SUR

www.service-public.fr 

CIDFF

lieu d’écoute et d’accompagnement

Quand Cynthia a poussé la porte du CIDFF*, il y a quelques années, elle était timide et vivait un divorce compliqué. Aujourd’hui elle rayonne : « Le CIDFF m’a permis de me remettre dans la vie active, de trouver une formation et un emploi. Il m’a surtout réconciliée avec moi-même et permis d’être plus sûre de moi. » « Le CIDFF a pour mission de favoriser l’autonomie sociale, professionnelle, personnelle et de promouvoir l’égalité femmes/hommes notamment auprès des jeunes », explique Jean-François Pelhate, secrétaire de l’association, seul homme dans une équipe de femmes.

Service de proximité, avec trois antennes et des permanences dans tout le département, le CIDFF est constitué de juristes, conseillers emploi-formation, psychologues qui répondent aux demandes d’accès aux droits, aux questions sur la santé, la parentalité, l’éducation… Depuis 2018, une animatrice d’accueil de jour destiné aux femmes victimes de violence complète l’équipe. Et pour les plus vulnérables d’entre elles, le CIDFF gère aussi le dispositif « Téléphone Grave Danger ».

*CIDFF : Centre d’information sur le droit des femmes et des familles

Numéros utiles contre les violences faites aux femmes

Humiliations, insultes, menaces, pressions psychologiques, coups, agressions sexuelles, viols, toutes ces violences sont toutes punies par la loi. Il est important de les dénoncer, d’entreprendre des démarches auprès d’un médecin, de la police ou la gendarmerie, d’associations spécialisées, de travailleurs sociaux. Voici ici quelques adresses, sites et numéros utiles.

  • Ligne d’alerte nationale sur les violences faites aux femmes: 3919 (Appel anonyme et gratuit ; renvoie vers des associations locales)
  • Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail: www.avft.org
  • Face au harcèlement dans l’espace public:  www.femmes.gouv.fr
  • Collectif féministe contre le viol: cfcv.asso.fr

Contacts de proximité dans le Finistère

  • Hébergement d’urgences: 115 (7j/7 24h/24)
  • Police - Gendarmerie: 17 ou 112
  • 08 Victimes: 08 842 846 37
  • CIDFF 29: accueil, écoute des femmes victimes de violences. De nombreux lieux de permanences en Finistère au 02 98 44 97 47 et sur: http://finistere.cidff.info
  • Conseil départemental (standard): 02 98 76 20 20
  • Centre de planification et d’éducation familiale (CPEF) et Centre départemental d’action sociale (CDAS) les plus proches sur www.finistere.fr.

Brest et nord Finistère

  • CIDFF 29 : 02 98 44 97 47
  • L CAUSE Maison pour Toutes : 02 98 46 77 31, 4 rue Ernest Renan, à Brest. Mail : espace.lcause@gmail.com
  • Service Emergence DON BOSCO (Aide aux victimes): 02 98 33 83 83
  • Planning familial : 07 68 57 20 91 ou planning.brest@gmail.com
  • Commissariat (Psychologue aide aux victimes): 02 98 43 77 89
  • Tribunal de Grande Instance : 02 98 33 78 00
  • Hébergement spécialisé : www.siao29.fr, Les Ajoncs / Katell-Dour : 02 98 49 32 11
  • CHU Urgences hôpital : 02 98 34 74 55
  • UAV (Unité d’Accueil des personnes Victimes de violences): 02 98 34 74 65

Quimper et Cornouaille

  • CIDFF 29: 02 98 44 97 47
  • Agora justice - Aide aux victimes: 02 98 52 08 68
  • L’Abri Côtier, Concarneau (urgences femmes): 06 43 42 22 19 ou urgencefemmes@gmail.com
  • Planning familial de Concarneau: 07 70 05 34 43 ou planningfamilial.concarneau@gmail.com
  • Planning familial Douarnenez: 07 82 08 75 08 ou planningfamilial.douarnenez@gmail.com
  • Tribunal de Grande Instance: 02 98 82 88 00
  • Hébergement spécialisé: www.siao29.fr, L’Escale : 02 98 90 54 51
  • Urgences médicales: Quimper: 02 98 52 62 35, Concarneau: 02 98 52 68 15, Douarnenez: 02 98 75 15 15, Pont-L’Abbé: 02 98 82 40 82

Carhaix 

  • Permanences CIDFF 29 et Service Emergence de DON BOSCO - Aide aux victimes. Se renseigner au CCAS : 02 98 93 72 53

Morlaix

  • Urgences médicales : 02 98 99 23 00
  • CIDFF 29 : 02 98 44 97 47
  • Permanences du service Emergence de DON BOSCO - Aide aux victimes : 02 98 33 83 83
  • Planning familial Morlaix : 06 41 27 57 40 ou planningfamilial.mx@gmail.com
  • Hébergement spécialisé : www.saio29.fr, Foyer du Jarlot : 02 98 88 56 38

Quimperlé

  • Urgences hôpital : 02 98 62 69 09
  • L’Abri Côtier Quimperlé : 06 34 62 20 50 ou abricotiererquimperle@gmail.com
  • Permanences CIDFF 29 : 02 98 44 97 47
  • Urgences médicales : 02 98 96 62 15

+ D’INFOS SUR

www.stop-violences-femmes.gouv.fr

finistere.cidff.info

« Êtes-vous victime de violences conjugales  ? »

Chaque professionnel.le de santé, du social, de l’insertion ou de l’emploi peut aujourd’hui poser la question à une personne qu’il/elle reçoit en entretien.

Avez-vous subi ou subissez-vous de la violence  ? L’idée est de donner la possibilité de libérer la parole, de faciliter l’échange dans le cas où ce serait avéré. Un questionnaire peut ensuite être proposé à la victime.