Brezhoneg

Ar c’hoariva evit mont war-raok

Ar c’hoariva zo e kreiz ar raktres pedagogel, abaoe bloaz, er skolaj Tanguy-Prigent e Sant Martin war ar Maez. Liammet eo ar raktres-se gant ur gevelliñ sevenadurel hag an hentad divyezhek galleg-brezhoneg.

Kreisteiz eo hag echu eo o merenn gant ur strollad krennarded deus ar skolaj Tanguy-Prigent, e Sant Martin war ar Maez. Poent eo dezhe en em vodañ gant o c’helennerez evit kemer perzh en un atailher c’hoariva. O pleustriñ emaint war o fezh « Le garçon à la valise », a gont istor daou vugel repuad hag o beaj. N’eo ket bet dibabet an istor-se dre zegouezh, peogwir eo liammet gant ur raktres arzel tri bloaz, a vod ar skolajidi deus ar 5vet betek an 3de klas.

Bloaz zo endeo e oa bet roet an taol lañs d’ar gevelliñ sevenadurel-se etre ar skolaj hag ar  Pol sevenadurel er Roudour, gant sikour Kuzul Departamant Penn ar Bed.* Dre ar c’henstroll « L’ensemble Poursuite » e labour a bep seurt arzourien, komedianed, sonerien ha muzisianed, videourien hag skrivagnerien… gant ar re yaouank. Tud entanet int gant ar c’homz hag ar meskaj arzoù.

Teir gwech en holl, etre miz Genver ha miz Mae, en em welo an arzourien hag ar skolajidi en ti-skolaj, evit labourat asambles diwar tem ar Mor Kreizdouar, ul lec’h a bartaj hag a eskemm. Awenet e vo o labour c’hoazh gant muzik Romain Didier hag Allain Leprest, « Cantate pour un cœur bleu ». E-pad eizhteiz e labourint er Roudour da ziwezhañ, evit peurlipat o fezh.**

Gaëlle Parvillers, pennrenerez ar skolaj, a zispleg eo ur raktres pouezus evit ar yaouankizoù, a ro tro dezhe diorenn o barregezhioù arzel ha sokial, hag o fiziañs enne. Enrollañ ar gelennerien en ur seurt raktres gevelliñ a zo pouezus ivez, evit broudañ anezhe d’ober kement-all o-unan war-lerc’h.

Plijadur-vras zo gant ar skolajidi, war a seblant. Dreist eo ar c’hoariva, met diaes eo pignat war al leurenn, evit ar c’hoarezed Lou ha Tess. Warlene dija e oant degouezhet er 6vet, en ur c’hlas galleg-brezhoneg nevez-digoret. Merket e oant bet gant o staj c’hoariva neuze. Savet o doa ur pezh-c’hoari gant Bob Simon, komedian ha prezidant ar gevredigezh C’hoariva, a stroll ar bagadoù komedianed vrezhonek.

Evit Bob Simon, pal ar c’hoariva e brezhoneg a zo lakaat ar stajidi da implij ar brezhoneg er-maez deus ar skol, evit ma teufe da vout yezh o buhez ivez.

*15 000 € evit tri bloavezh raktres.

**An abadenn a vo d’ar 25 a viz Mae, e sal ar Roudour

Texte en français

Le théâtre pour ouvrir l’horizon

Depuis l'an passé, le théâtre est au cœur du projet pédagogique du collège Tanguy-Prigent à Saint Martin des Champs dans le cadre d'un jumelage culturel mais aussi dans la filière bilingue.

Il est midi. Le repas à peine terminé un groupe d’élèves du collège Tanguy-Prigent à Saint Martin des Champs s’empresse de rejoindre l’atelier théâtre animé par l’une de leur professeure. Ils et elles répètent « Le garçon à la valise », un texte qui raconte le voyage de deux enfants migrants. Cette pièce n’a pas été choisie au hasard. Elle fait écho à un projet artistique de plus grande envergure qui rassemble tous les collégien.ne.s de la 5e à la 3e pendant trois ans.

Un jumelage culturel de trois ans

En effet, depuis l’an passé, grâce à des financements du Conseil départemental*, le collège est au cœur  d’un jumelage culturel avec le Pôle culturel du Roudour et l’Ensemble Poursuite, collectif de  comédien.ne.s, musicien.ne.s, vidéastes, auteur.e.s... passionné.e.s par la voix et le mélange des arts. Par trois fois au collège de janvier à mai, dont une semaine de résidence au Roudour, les artistes vont faire travailler les élèves sur le thème de la Méditerranée, espace de partage et d’échange autour de l’œuvre de Romain Didier et Allain Leprest. « Cantate pour un cœur bleu »**

« C’est un projet important qui permet aux élèves de développer leurs compétences artistiques et sociales mais également leur estime de soi. Ce jumelage a aussi pour but d’amener les professeur.e.s à s’impliquer de plus en plus dans des projets artistiques pour qu’ils.elles puissent en initier d’autres ensuite », explique Gaëlle Parvillers, la principale de l’établissement.

C’hoariva pour la filière bilingue

Visiblement les élèves sont conquis.e.s. « Le théâtre c’est chouette, même si c’est difficile d’aller sur scène », avouent Lou et Tess, deux sœurs. L’an dernier, pour leur entrée en 6e elles ont intégré la toute nouvelle filière bilingue breton/français. Là aussi le théâtre a marqué leur année. Bob Simon, comédien et président de l’association C’hoariva qui regroupe les compagnies en langue bretonne les a accompagné.e.s sur l’élaboration d’un spectacle : « Le but du théâtre en langue bretonne c’est de faire en sorte que les élèves utilisent le breton en dehors des cours, qu’il devienne la langue de la vie. »

*Participation du Département : 15000 € pour les trois ans

**La restitution du spectacle aura lieu le 25 mai au Roudour

Evit goût hiroc’h : 

Depuis l’an passé, le théâtre est au cœur du projet pédagogique du collège Tanguy-Prigent à Saint-Martin-des-Champs dans le cadre d’un jumelage culturel mais aussi dans la filière bilingue.

Le printemps est là

Deuet eo an nevez-hañv

«  Deuet eo an nevez-hañv, laka da votoù-skañv  », le printemps est arrivé, mets tes chaussures légères. La poétesse Naig Rozmor, dans sa comptine (rimadell) se réjouissait de l’arrivée du printemps, an nevez-hañv, littéralement le nouvel été. En breton on peut appeler la belle saison «  an digor amzer  », le temps (amzer) qui s’ouvre (digor). Le printemps est l’une des quatre saisons de l’année, ar c’houlzoù-amzer avec l’été (hañv), l’automne (diskar-amzer) et l’hiver (goañv). Quand les mois noirs (mizioù du) ne sont que de lointains souvenirs, le ciel (oabl) lui aussi se met à l’heure printanière. La pluie (glav) est plus discrète, les nuages (koumoul) sont moins menaçants et le soleil (heol) brille de plus en plus. La température (gwrez) radoucit et les journées (deizioù) rallongent. C’est aussi le moment où les fleurs (bleunioù) éclosent. Les jardins (liorzhoù) se colorent et laissent apparaître de beaux bouquets (bokedoù). Ce sont d’abord les primevères (bokedoù laezh) qui annoncent l’arrivée du printemps. Ensuite viennent les jonquilles (roz-kamm) puis l’on cueille (kutuilh) le célèbre brin de muguet (louzaouenn an hañv), symbole d’amour (karantez) et de bonheur (levenez). Si le printemps tarde à pointer le bout de son nez (diskouez beg e fri), un peu de patience car «  pa zeuio an heol da darzhañ, e raio ar glav skarzhañ  ». Quand le soleil brillera, il fera fuir la pluie.