Actrices & acteurs

Finistèrien.ne.s Jean-Michel Jézéquel

un bénévole qui redonne de la confiance

Jean-Michel Jézéquel est le président de T’es cap, une association basée à Plonéour-Lanvern qui propose de l’accompagnement scolaire, gratuit et à domicile.

« Nous ne faisons pas que du soutien scolaire, notre objectif est de remettre l’enfant sur les rails de l’école, explique Jean-Michel. Les origines des difficultés sont multiples et les parents parfois démunis. Une personne extérieure peut être une solution pour apaiser les tensions, dédramatiser et ensuite donner des clés pour rompre le schéma de l’échec scolaire. Il s’agit pour cela de tisser une relation de confiance avec l’enfant, pour lui permettre de retrouver l’élan, l’envie de retourner en classe avec un esprit positif. » L’association T’es cap compte une centaine de bénévoles dont la moitié interviennent en tant qu’aidants. Chaque aidant accompagne un ou deux enfants, tout au long de l’année scolaire, à raison de deux heures hebdomadaires par enfant. L’association est présente sur un large périmètre qui comprend le pays de Cornouaille, Châteaulin et le secteur de Brest. « Le bénévolat  ? C’est le partage, c’est donner du temps aux autres et c’est très valorisant. Quelque chose de naturel en somme. » En 2017, l’association T’es cap a reçu le trophée « innov’Action », prix décerné par France bénévolat, à l’occasion de la journée mondiale du bénévolat coorganisé avec le Conseil départemental.

alimentation

Dis-moi ce que tu manges...

L’enquête sur les habitudes alimentaires des Finistérien.ne.s, réalisée par l’association Aux Goûts du jour, vient d’être dévoilée. Analyse des résultats.

L’association Aux Goûts du jour travaille depuis treize ans sur les questions relatives à l’alimentation. Sensibilisation, formation, diagnostic, lutte contre le gaspillage et même organisation d’événements font partie de leurs larges palettes d’actions. Dans le cadre du Projet alimentaire territorial (PAT) du Finistère, à laquelle elle est associée, Aux Goûts du jour a proposé de réaliser un état des lieux de l’alimentation des Finistérien.ne.s, leurs besoins et leurs attentes. L’enquête a été menée en partenariat avec le laboratoire LEGO. Les réponses ont été données sur la base du volontariat, via un questionnaire en ligne et papier, relayé notamment dans les CDAS. 1 250 personnes ont répondu à l’enquête, réalisée pendant six mois, à partir du 17 novembre 2017. Un panel représentatif de 500 répondants a ensuite été analysé.

La provenance locale, 2e critère de choix pour 82 % des Finistérien.ne.s

Les résultats montrent que les habitudes de consommation sont plutôt bonnes : avec des fruits et légumes majoritairement consommés 3 à 4 fois par jour, mais une consommation de sucres et de charcuteries qui pourrait être réduite.

Du côté des lieux d’achats, la grande surface reste majoritaire (56 % des Finistérien.ne.s y vont une fois par semaine). 67 % des Finistérien.ne.s disent également ne jamais ou peu aller au marché ou acheter en vente directe. « Il y a donc une possibilité d’action sur ce levier », commente Emmeline Verriest, cofondatrice et directrice d’Aux Goûts du jour.

Sur les critères de choix des aliments, les répondants classent en 1er le goût, et la provenance locale en 2e, pour 82 % d’entre eux. « C’est un pourcentage assez important. On peut voir qu’il y a une conscience et une attente sur ce sujet », souligne Emmeline Verriest. À la question « Que faire pour avoir plus de produits locaux  ? » : l’accessibilité géographique, financière (et numérique chez les moins de 39 ans) ainsi que le besoin d’information ressortent parmi les réponses. Autre constat : les différences entre les pays de Brest, Morlaix, COB et Cornouaille sont peu marquées.

Le grand portrait Gurvan Musset et France Bleu Breizh Izel

La radio proche de vous !

France Bleu Breizh Izel vient d’intégrer ses nouveaux locaux dans la zone de Creac’h Gwen, à Quimper. L’occasion pour son directeur, Gurvan Musset, d’évoquer avec enthousiasme ce qui fait le succès de cette radio du réseau France Bleu de Radio France.

Comment vous sentez-vous dans vos nouveaux locaux  ?

Le déménagement, ici à Creac’h Gwen à Quimper, nous a permis de progresser en termes de technologie, parce que nous disposons aujourd’hui de tous les outils « dernier cri ». Nous allons aussi pouvoir recevoir les auditeurs avec beaucoup de fierté et leur montrer comment fonctionne une radio moderne en 2019.

Avec 100 000 auditeurs en moyenne chaque jour, le succès de France Bleu Breizh Izel ne se dément pas. Quelle est votre recette  ?

La proximité  ! Les gens nous disent que s’il se passe quelque chose près de chez eux, nous y sommes forcément. C’est vrai sur beaucoup de thématiques, telles que l’état des routes, les phénomènes climatiques, la culture, le sport…

Combien de bulletins d’information par jour ? Et d’heures de programmes en langue bretonne  ?

Nous proposons chaque jour une bonne quinzaine de rendez-vous d’information. Nous diffusons aussi une vingtaine d’heures de programmes en breton par semaine. Aujourd’hui, sur les 44 radios du réseau, nous sommes l’une de celles qui produisent le plus de programmes spécifiques.

Les émissions en langue française sont-elles toutes réalisées par vos équipes  ?

Oui, en grande partie : nous prenons l’antenne de 6h à 13h et de 16 à 21h. Et entre-temps nous laissons nos camarades du réseau France Bleu prendre la main.

Vous avez développé des partenariats avec le Conseil départemental pour certaines informations locales…

Oui, notamment au niveau culturel, mais pas seulement. Des émissions spéciales sont organisées régulièrement sur les Chemins du Patrimoine, à l’occasion de manifestations comme les Noël à Trévarez par exemple. Ou encore des opérations spéciales, comme ALASSO organisée en juin 2017 à la Faculté de Quimper et qui valorisait les actions menées par le Conseil départemental et tout le monde associatif du Finistère. Dans ce dernier cas, nous avions déplacé tout un studio !

Vous avez d’autres projets  ?

Oui, évidemment  ! Nous allons faire un direct sur le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS). Avec l’objectif d’expliquer aux gens ce qu’est le SDIS, comment il fonctionne et qui le finance… Nous serons partenaires là-dessus, comme sur de grosses opérations culturelles, tels les festivals et les grands rendez-vous sportifs. Le tout en français et en breton, car c’est notre rôle de radio de service public et en cela, on peut logiquement collaborer avec le Conseil départemental.

Travailler avec le Conseil départemental fait partie de notre rôle de radio de service public.
Mots clés

100 000

auditeurs quotidiens en moyenne