Actus

Vie quotidienne et handicap

concertation citoyenne

Pour répondre aux besoins des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, le Conseil départemental a engagé une évaluation de sa politique handicap. Une enquête et des ateliers de concertation sur la vie quotidienne ont ainsi été organisés de juillet à septembre. Les personnes en situation de handicap et leurs proches se sont exprimés sur les questions de logement, d’emploi de déplacement, d’accès au sport, à la culture, de démarches administratives…

2 435 personnes en situation de handicap et aidants familiaux ont participé à l’enquête

Cette concertation est riche d’enseignements pour le comité d’évaluation chargé de formuler des préconisations utiles à la construction du prochain schéma Vivre Ensemble. Ce rapport sera présenté aux élus fin janvier 2019 et disponible ensuite sur finistere.fr.

Foromap à Brest

L’apprentissage, voie d’avenir

Foromap, le forum de l’apprentissage et de la formation en alternance, se tiendra au Quartz, à Brest, le 19 janvier 2019. Services aux personnes, restauration, automobile, bâtiment, santé… L’occasion de découvrir plus de 250 métiers et formations, du CAP à Bac + 5.

Assemblée départementale

Des changements au sein de l’exécutif

Élu au sein de la majorité au Département départementale, Frank Respriget, vice-président délégué au Pays de Brest, a démissionné pour donner un nouveau cap à sa vie professionnelle. Le nouveau conseiller départemental du canton de Brest 1 Bellevue-Lambézellec est Kevin Faure, son remplaçant lors des dernières élections cantonales de 2015. Il prend les fonctions d’élu délégué au numérique, notamment en charge de l’Open Data. Âgé de 30 ans, il est le benjamin de l’Assemblée départementale. Lors de la séance plénière du 18 octobre dernier, Bernard Quillévéré a été élu vice-président du pays de Brest et Jacques François, vice-président du pays de Cornouaille, en remplacement de Jean-Marc Tanguy.

Environnement : le Département responsable

En adhérant à Ecofolio, éco-organisme agréé par l’État, le Conseil départemental du Finistère répond à son obligation de « responsabilité élargie du producteur » et délègue à l’éco-organisme la gestion de la fin de vie de ses papiers mis sur le marché en France. Elle participe ainsi à l’économie circulaire de la filière papier.

OpenData29

Le Département du Finistère libère ses données

Le Département du Finistère libère ses données et ouvre son portail « OpenData29 » riche de plus de 30 jeux de données disponibles en licence ouverte, conformément aux engagements pris dans le cadre de son projet départemental. Sont notamment publiées des données concernant les décisions du Conseil départemental, les finances, les subventions, la liste des délibérations, les marchés publics, le patrimoine, le Musée départemental breton, les collèges, l’environnement, le réseau routier, l’insertion et la protection de l’enfance.

Pôle Finistère course au large

Le succès des skippers de Port-la-Forêt

Le palmarès de ce pôle d’excellence s’est encore étoffé cette année. Dans la solitaire Urgo Le Figaro, Sébastien Simon, Anthony Marchand et Charlie Dalin terminent respectivement 1er, 2e et 3e de l’édition 2018*. Au championnat de France Elite course au large, Sébastien Simon (1er), Anthony Marchand (2e), encore eux, et Alexis Loison (3e) occupent les trois marches du podium. Enfin, sur la Route du Rhum 2018, dans la catégorie Ultimes (multicoques), François Gabart, au terme d’un incroyable suspense, termine deuxième. C’est Paul Meilhat qui remporte l’épreuve en Imoca (monocoques), la première victoire de sa carrière, devant Yann Elies qui prend la deuxième place dans cette catégorie.

*Depuis 2003, toutes les éditions disputées sur Figaro Bénéteau 2 ont été remportées par un navigateur du Pôle Finistère course au large.

travaux

La Transbigoudène a fait peau neuve

La Route départementale 785 reliant Quimper à Pont-L’Abbé a été l’objet d’importants travaux en septembre et octobre derniers. Le revêtement de cette 2 x 2 voies très empruntée (environ 23 000 véhicules par jour) nécessitait d’être refait. Comprenant l’élagage des arbres, le renouvellement de l’enrobé ainsi que la signalisation au sol, le montant total de l’opération s’élève à 1 185 000 euros. Des travaux financés à 100 % par le Conseil départemental du Finistère.

Inondations dans l’Aude

Le Finistère soutient l’Aude

Le Conseil départemental du Finistère a décidé d’attribuer une aide financière exceptionnelle au département de l’Aude, qui a subi d’importants dégâts matériels provoqués par les inondations survenues le 15 octobre dernier. D’un montant de 50 000 euros, cette aide sera versée au fonds de soutien aux sinistrés et aux communes, géré par le Conseil départemental de l’Aude. « À travers l’attribution de cette aide exceptionnelle, le Conseil départemental du Finistère exprime toute sa solidarité à l’ensemble des habitantes et habitants ainsi qu’aux collectivités de l’Aude durement touchés par cette catastrophe naturelle », a expliqué Nathalie Sarrabezolles, Présidente du Conseil départemental du Finistère.

Action

sondage

opinion des Finistériens : les grandes tendances

L’édition 2018 du baromètre de l’opinion des Finistérien.ne.s vient de sortir. Analyse des résultats.

31 questions sur la vie des Finistérien.ne.s

L’un des premiers éléments, qui ressort du baromètre, concerne l’engouement des Finistérien.ne.s pour leur cadre de vie. Ils sont 96 % à en être satisfaits et 58 % à en être très satisfaits. Un « score très solide », selon Stéphanie Laffargue, directrice d’études à l’institut CSA.

Une attention particulière a été portée à l’accessibilité du territoire, avec des questions qui n’existaient pas en 2014. Il en ressort : une satisfaction positive à 91 % pour l’accessibilité par la route, dont 41 % de « tout à fait satisfait ». Le réseau routier est, lui, à remarquer avec 79 % des Finistérien.ne.s qui se disent satisfaits de sa qualité.Pour l’accessibilité par avion ou par train, les taux de satisfaction sont respectivement de 61 % et 59 %. Mais seuls 16 et 15 % d’entre eux sont « tout à fait satisfaits », ce qui constitue « un point de vigilance », selon Stéphanie Laffargue.

Sur la question de l’accès à une connexion Internet de qualité, les résultats sont en baisse, avec 57 % de satisfaits, contre 63 % en 2014. « Un point à améliorer mais qui reste dans la moyenne nationale », complète la directrice d’études.

Un autre enjeu est celui des populations vulnérables. Le taux de satisfaction est en baisse sur l’accompagnement et les aides aux personnes âgées, avec 49 % de satisfaits, contre 55 % en 2014. Autre « signal faible », les 11 % « pas satisfaits du tout » dépassent les 8 % de « tout à fait satisfaits ». Sur l’accompagnement des personnes handicapées, on note une stabilité du taux de satisfaction, à 44 %.

Sur le mode de garde des moins de 3 ans, se dégage en revanche une augmentation de la part de satisfaits, qui atteint 55 % (contre 49 % en 2014).

Une nouvelle question a été posée sur le soutien à l’activité agricole et à la pêche, qui révèle un point d’alerte. 41 % des répondants sont satisfaits, mais 13 % « pas du tout satisfaits », contre seulement 7 % de « tout à fait satisfait ».

Les relations des Finistérien.ne.s avec le Conseil départemental

Dans ce nouveau baromètre, 31 % des Finistérien.ne.s déclarent connaître la collectivité et 25 % disent bien la connaître, dont 4 % seulement très bien. Un écart générationnel est constaté, avec les plus de 50 ans qui connaissent mieux le Département que les plus jeunes.

Sur les domaines d’action départementale en revanche, les réponses à la question ouverte ont donné de bons résultats avec 46 % qui citent spontanément les routes, 35 % l’action sociale et 30 % les collèges.

Sur la question de la gestion des aides sociales, les Finistérien.ne.s savent clairement que le département gère l’APA (62 %), la PCH (55 %) et la FSL (46 %). Mais seuls 37 % d’entre eux identifient que le Conseil départemental est en charge du RSA. 55 % pensent que l’État s’en occupe.

Enfin, 28 % des Finistérien.ne.s disent avoir eu un contact avec le Conseil départemental lors des douze derniers mois. Pour 64 % d’entre eux, ce contact a répondu à leurs attentes.

2 questions à Stéphanie Laffargue, Directrice d’études à l’institut CSA

Quelle est la grande tendance de ce baromètre 2018 de l’opinion du Finistère  ?

Cette nouvelle étude porte sur la perception des Finistérien.ne.s sur les quatre dernières années. Alors qu’en 2014, nous avons demandé aux répondants leur niveau de satisfaction sur l’année écoulée. Cela peut expliquer certaines évolutions. On note tout de même une évolution positive. Nous réalisons des baromètres de l’opinion pour le Finistère depuis 2003. Nous retrouvons cette année des tendances qui rappellent 2010, avant le ressenti de la crise de 2008.

Autre élément nouveau : pour affiner l’analyse, treize questions ont été ajoutées par rapport à 2014, ce qui porte à 31 les axes de satisfaction.

Constate-t-on des différences notables entre les quatre pays  ?

Si l’on regarde les résultats pays par pays, on ne constate pas de décrochage net de l’un d’entre eux. La tendance générale va dans le même sens, sur tout le département. On observe juste, lorsque l’on va dans le détail des questions, un taux d’insatisfaction un peu plus marqué dans le pays COB. Mais il ne se perçoit pas sur la tendance générale, ce qui est un bon signe pour la dynamique du département.

+ D'INFOS sur

www.csa.eu

Des actions pour faciliter le retour à l’emploi

les équipes emploi : un accompagnement personnalisé

La mobilisation du monde économique constitue un enjeu majeur pour faciliter le retour à l’emploi des personnes qui en sont éloignées.

Il s’agit pour le Département de favoriser la rencontre entre les publics en insertion et les entreprises. Le Plie du Pays de Brest, l’association Actife sur le Pays de Cornouaille et le Greta de Bretagne occidentale dans le centre Finistère et le Pays de Morlaix ont ainsi conventionné avec le Département pour remplir cette mission. Entretiens approfondis, rendez-vous avec des entreprises, café-rencontres, suivi personnalisé : des moyens individuels et collectifs sont mis en œuvre, avec des objectifs de « mise à l’emploi, quantitatifs et qualitatifs ». Les résultats en 2017 sont encourageants : 2 135 personnes accompagnées dans le département, dont 370 sorties avec un CDI, CDD de 6 mois et plus ou une formation, et 65 % sorties avec un contrat ou une formation.

Témoignage

Stéphanie Bellaize se rappelle bien cette première réunion avec l’association Actife et se félicite d’y avoir assisté. « Pôle emploi m’avait proposé d’y aller. J’avais arrêté de travailler en mai 2017. » Cette femme de 44 ans accepte un accompagnement personnalisé de l’association. Elle participe à un job-dating, « Parlons boulot », où des représentants d’entreprises de Cornouaille rencontrent des demandeurs d’emploi. « Chacun se présentait. On restait une vingtaine de minutes pour un entretien. C’est là que j’ai fait la connaissance de la DRH d’Armor Lux. Je lui ai laissé mon CV. » La rencontre se passe bien. Il faut dire que Stéphanie a déjà travaillé dans un atelier de coupe. Elle fait ensuite un stage de découverte dans l’entreprise quimpéroise. On lui propose ensuite un CDD d’un mois à la logistique, « puis un contrat pro d’un an, pour être opératrice de coupe, au mois de septembre 2018. Comme j’habite à Rosporden, ça me correspondait au niveau temps de trajet. »

Aliénor Le Seach, DRH du centre E. Leclerc de Châteauneuf du Faou 

« Casser les idées reçues auprès des demandeurs d’emploi »

« En mars 2018, le Greta a organisé un job-dating avec des entreprises et de demandeurs d’emploi. Nous avons reçu beaucoup de CV, mais cela nous a surtout permis de discuter et de casser les idées reçues auprès des demandeurs d’emplois. Notamment sur la diversité des postes : nous ne recherchons pas que des employés de caisse ou des contrats avec des horaires décalés. Nous sommes aux 35 h. C’était intéressant d’avoir un vrai dialogue. Au moment du job-dating, nous ne proposions pas de poste. Et souvent quand nous cherchons un profil, nous avons du mal à le trouver. »

Cécilia Roué, chargée de recrutement dans le Finistère pour Laïta, filiale du Groupe Even

« Nous recrutons près de 200 personnes par an sur nos 3 sites Laïta du Finistère (Brest, Ploudaniel et Landerneau) sur des métiers de production et également fonctions supports. Nous constatons depuis un an un réel changement dans le domaine du recrutement. En effet, nous rencontrons plus de difficultés à recruter notamment pour nos sites industriels, de Ploudaniel et Landerneau. Nous avons donc eu envie d'approfondir nos relations de proximité, avec les partenaires emplois comme le PLIE. Nous avons notamment participé à une « matinée emploi », dont l’objectif est de décloisonner le processus de recrutement, qui peut être complexe pour des personnes peu à l’aise avec les procédés classiques. Cette manière de faire, en face à face avec les demandeurs d’emploi, permet de créer de la proximité et de recruter rapidement, quand les profils correspondent. Nous avons présenté notre entreprise et les postes sur lesquels nous avons des opportunités. Les personnes intéressées venaient ensuite nous rencontrer directement, avec ou sans CV. Ces échanges moins formels que des entretiens de recrutement permettent aux personnes de poser plus facilement leurs questions. Car nous avons des particularités comme le rythme décalé, le travail le week-end, qui ne conviennent pas à tout le monde. Nous nous sommes ainsi rendu compte que, parmi ces personnes qui rencontrent des difficultés dans leur recherche d'emploi, beaucoup ne nous connaissaient pas. Ça permet aussi d'intégrer plus rapidement des personnes. Nous avons maintenant un interlocuteur dédié au PLIE, qui nous propose régulièrement des profils et à qui nous pouvons proposer des postes en direct. »

On restait une vingtaine de minutes pour un entretien. C’est là que j’ai rencontré la DRH d’Armor Lux.
Mots clés

2 135

personnes accompagnées dans le département en 2017

+ D’INFOS

  • ACTIFE Quimper Cornouaille :
  • 50 rue du Président Sadate - 29000 Quimper
  • 02 98 64 80 20, secretariat@actife.org
  • www.facebook.com
  • PLIE du Pays de Brest :
  • 1 rue Louis Pidoux - 29200 Brest
  • 02 98 42 08 24, plie@pliemefp.bzh
  • www.emploibrest.bzh
  • GRETA de Bretagne Occidentale- Espace Bilan : 
  • Place de la Mairie -  29270 Carhaix -Plouguer
  • 02 98 62 15 95
  • ou
  • Rue Joseph Faucheur- ZA La Boissière -29600 Morlaix
  • 02 98 62 15 95
Accessibilité du Finistère

Les ports finistériens oubliés du Brexit ?

L’Union européenne définit des itinéraires privilégiés pour la circulation des marchandises. Ce sont les « corridors ». L’un d’entre eux assure le transit entre la Mer du Nord et la Méditerranée. Avec le Brexit, il convient de lui trouver un itinéraire évitant la Grande-Bretagne.

Les ports bretons ne sont pas intégrés au corridor Mer du Nord – Méditerranée. Le pacte d’avenir pour la Bretagne, signé par l’État et la Région en 2013, relevait déjà cette anomalie et affirmait que ces ports devraient être intégrés au réseau central du Réseau TransEuropéen de Transport (RTE-T) lors de sa prochaine révision.

Le Conseil départemental s’engage avec la Région, Brest métropole, la CCI métropolitaine Bretagne Ouest et de nombreux acteurs économiques pour que le Gouvernement porte avec la plus grande énergie cette revendication auprès de la Commission européenne.

Expertise : Jean-Marc Roué, Président d’Armateurs de France et de Brittany Ferries.

Jean-Marc Roué, Président d’Armateurs de France et de Brittany Ferries.

Aucun port Français n’a pour l’instant été retenu pour les liaisons que la Commission européenne subventionnerait entre l’Irlande et le continent, si le Brexit se fait sans accord. Quelles conséquences peut avoir cette décision sur les ports Finistérien.ne.s  ?

Ces réseaux maritimes ont été constitués par la Commission européenne de manière à améliorer la mobilité des marchandises à l’intérieur de la zone européenne. Donc, si vous n’y êtes pas, votre fluidité est moindre, et vous êtes du coup moins pertinent sur le marché vis-à-vis des autres opérateurs. Et surtout les ports non-inscrits au corridor ne bénéficieront d’aucune subvention de la Commission européenne. En novembre dernier, Karima Delli, la présidente de la commission des Transports au Parlement européen a validé les amendements proposés par l’UPF (Union des ports de France), qui rapportent dans le réseau les ports de la façade nord Française. C’est-à-dire la façade Manche. Autant dans le corridor Mer du Nord-Méditerranée que dans le corridor Atlantique. Mais tout cela doit être validé par le Parlement européen. Par rapport à la situation au mois d’août dernier, c’est déjà plus favorable.

La France est pourtant plus proche de l’Irlande que les Pays-Bas ou la Belgique…

Oui  ! Ce qui nous choque, c’est que la Commission européenne propose une route maritime plus longue, sans prendre en compte l’aspect environnemental. La proximité n’a pas joué en notre faveur. L’empreinte environnementale est donc plus dégradée.

Qu’attendez-vous des autorités françaises pour amener la Commission européenne à faire évoluer sa décision  ?

Déjà nous remercions Karima Delli d’avoir pris en compte nos revendications, de les avoir défendues et de faire en sorte qu’elles soient adoptées par la commission transports du Parlement européen. Je souhaite aussi que le gouvernement Français se mette en « mode négociation » dès à présent, afin que la France puisse peser de tout son poids, de tous ses arguments, et de sa géographie, pour que la Commission européenne ne vienne pas contrer nos amendements au moment de leur évaluation.

Actrices & acteurs

Finistèrien.ne.s Jean-Michel Jézéquel

un bénévole qui redonne de la confiance

Jean-Michel Jézéquel est le président de T’es cap, une association basée à Plonéour-Lanvern qui propose de l’accompagnement scolaire, gratuit et à domicile.

« Nous ne faisons pas que du soutien scolaire, notre objectif est de remettre l’enfant sur les rails de l’école, explique Jean-Michel. Les origines des difficultés sont multiples et les parents parfois démunis. Une personne extérieure peut être une solution pour apaiser les tensions, dédramatiser et ensuite donner des clés pour rompre le schéma de l’échec scolaire. Il s’agit pour cela de tisser une relation de confiance avec l’enfant, pour lui permettre de retrouver l’élan, l’envie de retourner en classe avec un esprit positif. » L’association T’es cap compte une centaine de bénévoles dont la moitié interviennent en tant qu’aidants. Chaque aidant accompagne un ou deux enfants, tout au long de l’année scolaire, à raison de deux heures hebdomadaires par enfant. L’association est présente sur un large périmètre qui comprend le pays de Cornouaille, Châteaulin et le secteur de Brest. « Le bénévolat  ? C’est le partage, c’est donner du temps aux autres et c’est très valorisant. Quelque chose de naturel en somme. » En 2017, l’association T’es cap a reçu le trophée « innov’Action », prix décerné par France bénévolat, à l’occasion de la journée mondiale du bénévolat coorganisé avec le Conseil départemental.

alimentation

Dis-moi ce que tu manges...

L’enquête sur les habitudes alimentaires des Finistérien.ne.s, réalisée par l’association Aux Goûts du jour, vient d’être dévoilée. Analyse des résultats.

L’association Aux Goûts du jour travaille depuis treize ans sur les questions relatives à l’alimentation. Sensibilisation, formation, diagnostic, lutte contre le gaspillage et même organisation d’événements font partie de leurs larges palettes d’actions. Dans le cadre du Projet alimentaire territorial (PAT) du Finistère, à laquelle elle est associée, Aux Goûts du jour a proposé de réaliser un état des lieux de l’alimentation des Finistérien.ne.s, leurs besoins et leurs attentes. L’enquête a été menée en partenariat avec le laboratoire LEGO. Les réponses ont été données sur la base du volontariat, via un questionnaire en ligne et papier, relayé notamment dans les CDAS. 1 250 personnes ont répondu à l’enquête, réalisée pendant six mois, à partir du 17 novembre 2017. Un panel représentatif de 500 répondants a ensuite été analysé.

La provenance locale, 2e critère de choix pour 82 % des Finistérien.ne.s

Les résultats montrent que les habitudes de consommation sont plutôt bonnes : avec des fruits et légumes majoritairement consommés 3 à 4 fois par jour, mais une consommation de sucres et de charcuteries qui pourrait être réduite.

Du côté des lieux d’achats, la grande surface reste majoritaire (56 % des Finistérien.ne.s y vont une fois par semaine). 67 % des Finistérien.ne.s disent également ne jamais ou peu aller au marché ou acheter en vente directe. « Il y a donc une possibilité d’action sur ce levier », commente Emmeline Verriest, cofondatrice et directrice d’Aux Goûts du jour.

Sur les critères de choix des aliments, les répondants classent en 1er le goût, et la provenance locale en 2e, pour 82 % d’entre eux. « C’est un pourcentage assez important. On peut voir qu’il y a une conscience et une attente sur ce sujet », souligne Emmeline Verriest. À la question « Que faire pour avoir plus de produits locaux  ? » : l’accessibilité géographique, financière (et numérique chez les moins de 39 ans) ainsi que le besoin d’information ressortent parmi les réponses. Autre constat : les différences entre les pays de Brest, Morlaix, COB et Cornouaille sont peu marquées.

On peut voir qu’il y a une conscience et une attente sur ce sujet.
Mots clés

+ D'INFOS sur

Le grand portrait Gurvan Musset et France Bleu Breizh Izel

La radio proche de vous !

France Bleu Breizh Izel vient d’intégrer ses nouveaux locaux dans la zone de Creac’h Gwen, à Quimper. L’occasion pour son directeur, Gurvan Musset, d’évoquer avec enthousiasme ce qui fait le succès de cette radio du réseau France Bleu de Radio France.

Comment vous sentez-vous dans vos nouveaux locaux  ?

Le déménagement, ici à Creac’h Gwen à Quimper, nous a permis de progresser en termes de technologie, parce que nous disposons aujourd’hui de tous les outils « dernier cri ». Nous allons aussi pouvoir recevoir les auditeurs avec beaucoup de fierté et leur montrer comment fonctionne une radio moderne en 2019.

Avec 100 000 auditeurs en moyenne chaque jour, le succès de France Bleu Breizh Izel ne se dément pas. Quelle est votre recette  ?

La proximité  ! Les gens nous disent que s’il se passe quelque chose près de chez eux, nous y sommes forcément. C’est vrai sur beaucoup de thématiques, telles que l’état des routes, les phénomènes climatiques, la culture, le sport…

Combien de bulletins d’information par jour ? Et d’heures de programmes en langue bretonne  ?

Nous proposons chaque jour une bonne quinzaine de rendez-vous d’information. Nous diffusons aussi une vingtaine d’heures de programmes en breton par semaine. Aujourd’hui, sur les 44 radios du réseau, nous sommes l’une de celles qui produisent le plus de programmes spécifiques.

Les émissions en langue française sont-elles toutes réalisées par vos équipes  ?

Oui, en grande partie : nous prenons l’antenne de 6h à 13h et de 16 à 21h. Et entre-temps nous laissons nos camarades du réseau France Bleu prendre la main.

Vous avez développé des partenariats avec le Conseil départemental pour certaines informations locales…

Oui, notamment au niveau culturel, mais pas seulement. Des émissions spéciales sont organisées régulièrement sur les Chemins du Patrimoine, à l’occasion de manifestations comme les Noël à Trévarez par exemple. Ou encore des opérations spéciales, comme ALASSO organisée en juin 2017 à la Faculté de Quimper et qui valorisait les actions menées par le Conseil départemental et tout le monde associatif du Finistère. Dans ce dernier cas, nous avions déplacé tout un studio !

Vous avez d’autres projets  ?

Oui, évidemment  ! Nous allons faire un direct sur le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS). Avec l’objectif d’expliquer aux gens ce qu’est le SDIS, comment il fonctionne et qui le finance… Nous serons partenaires là-dessus, comme sur de grosses opérations culturelles, tels les festivals et les grands rendez-vous sportifs. Le tout en français et en breton, car c’est notre rôle de radio de service public et en cela, on peut logiquement collaborer avec le Conseil départemental.

Travailler avec le Conseil départemental fait partie de notre rôle de radio de service public.

100 000

auditeurs quotidiens en moyenne

Europe projets

fonds social européen

Insertion : un nouveau départ au Jardin partageur

Dans le cadre du plan d’insertion mis en place par le Conseil départemental, le projet de l’atelier d’insertion Le Jardin partageur a vu le jour à Châteaulin. Reportage.

En cette belle journée d’automne, les participants de l’atelier d’insertion Le Jardin partageur, à Châteaulin, sont réunis. Ouvert en janvier 2018, l’atelier propose à des personnes éloignées de l’emploi ou isolées socialement de se remobiliser autour d’un projet commun. Dominique, le doyen du groupe, est là depuis le début, tandis que les autres sont arrivés au fil de l’eau. « Le projet de création d’un jardin partagé est central, mais il est limité à certaines saisons, explique Stéphanie Loaec, responsable de service en charge des ateliers d’insertion de l’association Don Bosco. Pour varier les supports, nous avons aussi proposé un atelier de petite menuiserie, avec de la revalorisation de meubles. » Le projet a été retenu dans le cadre d’un appel à projet du Département, et est notamment financé à ce titre par le Fonds social européen (FSE).

Retrouver confiance

Zwinna, Bennec, Thomas, Frédéric, Dominique, Philippe et Cyril, sont fiers d’être là. Et parlent avec enthousiasme de ce que leur apporte l’atelier. Thomas, le benjamin du groupe, est arrivé en septembre. Il apprécie de ne pas « être dans la productivité, de pouvoir donner des idées que l’on pourra réaliser. Quand on est sans emploi, c’est dur de se mobiliser. Moi qui suis timide, je retrouve confiance. » Frédéric, lui, évoque un accident du travail, qui l’a éloigné de l’emploi. « L’atelier permet une nouvelle vie sociale et professionnelle », explique-t-il. Zwinna, seule femme du groupe, a aussi retrouvé le goût du travail et l’envie d’avancer : « Retaper un meuble de A à Z, se servir d’outils, cela donne une meilleure estime de soi-même. Il faut en parler à d’autres qui sont seuls ou perdus, comme j’étais il y a quelques mois… » Aujourd’hui, chacun semble porté par une nouvelle dynamique. À l’image de Dominique, qui a un projet de chantier d’insertion horticole (où il sera rémunéré) et envisage de prendre un micro-crédit pour s’acheter un scooter. 

Le Fonds social européen (FSE)

Le Fonds social européen est le plus ancien des fonds de l’Union européenne (1957). Il est le principal instrument européen destiné à investir dans le capital humain. Aujourd’hui il constitue l’un des leviers stratégique et financier pour promouvoir l’emploi et l’inclusion active. Il est l’un des principaux fonds structurels de la politique européenne de cohésion économique, sociale et territoriale dont les objectifs visent à réduire les écarts de développement entre les 274 régions de l’UE. Montant de la subvention globale 2014-2020 FSE pour le Département du Finistère : 15 100 000 euros.