Pays de Morlaix

insertion

Les Genêts d’Or : travailler malgré un handicap

À la suite de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) du Conseil départemental, l’ESAT des Genêts d’Or de Morlaix anime, depuis février 2018, un atelier d’insertion. Sa particularité : accompagner dans leur parcours d’insertion professionnelle des personnes bénéficiant à la fois du RSA et de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH).

« L’objectif de cet atelier est de faciliter l’insertion professionnelle et sociale des publics accompagnés, en identifiant les potentialités de la personne, mais aussi ses attentes en terme d’activité professionnelle, ses besoins en matière de formation, de logement, de mobilité et de santé. Il s’agit ensuite d’élaborer un projet réalisable », explique Aude Bulteau, responsable de service de l’ESAT des Genêts d’Or de Morlaix. Après les ateliers de conditionnement, de travail à façon ou de tri de papier, les participants peuvent y faire des stages. Ils choisissent le rythme de travail qui leur convient, à temps partiel ou 35 heures. Huit places sont disponibles dans cet atelier. Quatre personnes y sont actuellement accueillies. Depuis février 2018, neuf personnes y ont participé et l’une d’entre elles est entrée en formation.

« Retrouver un rythme et se sentir utile »

Camille, Sophie, Frédéric et Éric sont arrivés au fil de l’année. « Avant de venir ici, je ne faisais rien, explique Camille. Maintenant, j’ai une occupation, je fais quelque chose de mes mains. Je crée des liens au sein du groupe, aussi. » Elle a choisi, comme la plupart des participants, de travailler dans l’atelier conditionnement, à mi-temps. Atteinte d’un handicap visuel, elle quitte la structure à la fin de l’année pour prendre soin de sa santé. Sophie dit reprendre confiance en elle depuis qu’elle participe à l’atelier. « J’apprécie le fait d’être dans un groupe et j’ai envie de reprendre un emploi de ce type. C’est important aussi d’être accompagné par des professionnels », ajoute-t-elle.

Frédéric, qui se dit « plutôt très réservé », attache de l’importance au fait de « retrouver un rythme et de se sentir utile ». Il a choisi l’atelier de tri et de recyclage de papier, un espace dans lequel il évolue avec aisance. « Mon but, ce serait de travailler en milieu ordinaire. » Éric, lui, est arrivé fin septembre. « Me lever tôt et avoir un rythme de travail, ça motive. Et ça agit aussi sur le moral  ! », conclut-il.