La solidarité, c’est notre ADN !

aide sociale

La solidarité, c’est notre ADN !

Le Conseil départemental est le garant des solidarités pour tous les Finistérien.ne.s. Si certains rencontrent plus de difficultés, chacun à un moment de sa vie peut être concerné. Le CDAS est la porte d’entrée pour faciliter l’accès aux droits et aux services pour tous, que l’on soit personne âgée, handicapée, en situation précaire ou face à une problématique liée à l’enfance ou à la famille. Focus sur les différentes actions et services du Département.

Deux questions à Marc Labbey, Vice-président du Conseil départemental du Finistère, Président de la commission solidarités, enfance, famille

Le Département est le garant des solidarités humaines et sociales. Quel est le contexte actuel de cette thématique dans le Finistère  ?

Les Conseils départementaux ont été désignés comme la collectivité des solidarités et se sont vus renforcés dans cette mission au cours des dernières années. À l’instar d’autres territoires, le Finistère et ses habitants sont concernés par des enjeux de solidarités importants. Malgré toutes les dispositions qui existent, certaines formes d’exclusion sociale et de pauvreté demeurent, elles se déplacent, voire évoluent. On le sait, de grands défis nous attendent. Je citerai, par exemple, celui du vieillissement de la population pour lequel il nous faudra proposer un accompagnement à la hauteur des besoins et de la dignité des personnes. Mais cela vaut pour d’autres champs de la solidarité, qu’il s’agisse de soutenir la nécessaire transition vers une société plus inclusive pour les personnes en situation de handicap et leur famille, ou encore, au regard d’une actualité plus récente, d’accueillir les mineurs isolés, issus d’un parcours d’exil, dont il est acquis qu’ils relèvent de la protection de l’enfance. Dans ce contexte, le Conseil départemental est très attentif à développer des actions qui participent d’une société ouverte à tous quels que soient son histoire, son parcours, sa condition.

Au moment où les politiques de solidarité demandent des moyens supplémentaires, où l’État vient contraindre le budget des collectivités, nous nous attachons à déployer avec le plus de souplesse possible, des solutions adaptées, en réponse aux attentes réelles des personnes et de leur entourage.

La qualité de nos réponses repose aussi en partie sur la capacité de dialogue que nous entretenons avec l’ensemble de nos partenaires. Ils sont nombreux à agir quotidiennement à nos côtés, pour que chaque Finistérien.ne, le moment venu, puisse bénéficier d’un accueil, d’une écoute, d’une réponse à ses besoins.

Quelles politiques le Département pilote-t-il et met-il en place pour maintenir ces solidarités  ?

Au titre des solidarités humaines, nous assurons par exemple la protection de l’enfance, l’accompagnement des personnes âgées, handicapées, en projet d’insertion, mais aussi le soutien aux jeunes, aux parents. Mais il est utile de rappeler que chacun, chacune d’entre nous peut à un moment ou à un autre de sa vie éprouver une période de fragilité et être concerné par une action du Conseil départemental. De la prévention à l’accompagnement, notre objectif est de permettre à toutes et à tous, de trouver ou retrouver une vie sociale et professionnelle quelle que soit sa condition.

Mots clés

près de 90 000

entretiens réalisés  en 2017 dans nos 26 CDAS

SERVICES SOCIAUX

LE CDAS : DES RÉPONSES POUR TOUTES ET TOUS

Vous trouverez dans votre CDAS un accueil, une écoute, une information, un accompagnement ou, à défaut, une orientation vers les partenaires (associations, administration, communes, services de l’État, etc...), quelle que soit la situation à laquelle vous devez faire face. Les CDAS et leurs antennes ont pour rôle de recevoir toute personne rencontrant une difficulté personnelle, familiale ou désirant bénéficier d’une information ou d’un suivi médico-social.

CDAS, CCAS, MDPH29, MSAP : À CHAQUE LIEU D’ACCUEIL, DES MISSIONS COMPLÉMENTAIRES

Un CDAS : centre départemental d’action sociale

Un centre départemental d’action sociale est un lieu d’accueil de proximité dans lequel une équipe de professionnels met en œuvre les missions de l’action sociale et médico-sociale du Conseil départemental : accueil et accès aux droits, prévention et protection en faveur des enfants et des familles, insertion et de lutte contre les exclusions, actions en faveur des personnes âgées et handicapées.

Un CCAS : centre communal d’action sociale

Le CCAS est un établissement public communal qui a pour missions de  développer des activités et missions en direction des habitants et plus particulièrement des publics fragiles tels que les secours d’urgence, les colis alimentaires. Certains CCAS gèrent des structures d’hébergement d’urgence, du portage de repas à domicile, des EHPAD (établissements d’hébergement de personnes âgées dépendantes).

La MDPH : Maison départementale des personnes handicapées

La MDPH  exerce une mission d'accueil, d'information, d'accompagnement et de conseil auprès des personnes handicapées et de leur famille, ainsi que de sensibilisation de tous les citoyens au handicap. Elle met en œuvre l'accompagnement nécessaire aux personnes handicapées et à leur famille après l'annonce et lors de l'évolution de leur handicap.

Les MSAP : Les Maisons de services au public

Une Maison de services au public est un lieu dans lequel les habitants peuvent être accompagnés dans leurs démarches administratives : emploi, retraite, famille, social, santé, logement, énergie, accès au droit... Chaque Maison de services au public construit une « offre de services » spécifique et surtout adaptée aux besoins identifiés sur son bassin de vie.

Le CDAS est un lieu d’accueil et d’orientation pour les demandes d’accompagnement des personnes en situation de handicap. L’instruction des aides relève de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH29).

Mots clés

LES ALLOCATIONS OU AIDES MOBILISABLES :

  • RSA (revenu de solidarité active)
  • PCH (prestation de compensation du handicap)
  • APA (allocation personnalisée d’autonomie)
  • FSL (fonds de solidarité au logement)
  • Aides financières (sous conditions de ressources)

LES MISSIONS DE NOS AGENTS :

  • Allocations ou aides mobilisables : recherche des aides les plus adaptées à chaque situation
  • Prise en charge globale : écoute, conseils, accompagnements
  • PMI (Protection maternelle et infantile) : accompagnement à la parentalité, conseils en alimentation, auscultation des bébés
  • Protection de l’enfance : évaluer et, si besoin, prendre en charge

Le CDAS est aussi en lien avec de multiples partenaires qui peuvent agir pour répondre aux besoins exprimés (municipalités, organismes divers, associations…).

Pour tout savoir, rendez-vous sur le site Internet :

infosociale.finistere.fr

zoom

des actions collectives dans les CDAS

Dans plusieurs CDAS du Finistère, des actions collectives sur différentes thématiques ont été mises en place par les équipes. Tour d’horizon.

la cuisine pour reprendre confiance

Depuis 2007, un atelier autour de la thématique alimentaire a vu le jour au sein du CDAS de Quimperlé. Une action montée à l’origine avec trois partenaires : la CAF (qui s’est retirée en 2017) et le CCAS, qui met notamment à disposition les locaux de l’Épicerie sociale. Cette action collective à destination des familles et des personnes isolées bénéficiaires des minimas sociaux, propose une fois par mois, de réaliser un plat et un dessert en commun. L’objectif est double : il s’agit à la fois d’apprendre à mieux consommer et cuisiner, mais aussi, et surtout, de rompre l’isolement lors d’un moment convivial. « La cuisine est un support comme un autre pour créer un effet de groupe et reprendre confiance en soi », souligne Christine Boyau, responsable du CDAS de Quimperlé.

En dix ans, soixante personnes, orientées par les travailleurs sociaux et travaillant sur un projet d’insertion, ont participé à cet atelier cuisine. Un petit noyau de huit personnes vient régulièrement. Et le rituel est toujours le même : on travaille avec des produits de saison issus de circuits courts. Autour d’un îlot central, chacun met ensuite la main à la pâte, l’un casse des œufs, l’autre pèse la farine. « On fait bien attention à ce que personne ne monopolise la parole ou les tâches. Il y a de la bienveillance pour que chacun trouve sa place et passe un bon moment. » Le repas est ensuite pris en commun, pour plus de convivialité.

Atelier numérique : booster d’énergie

À la suite d’une étude dans le quartier des Quatre-Moulins à Brest, l’équipe du CDAS rive droite a décidé début 2018 de mettre en place des ateliers numériques. « Deux demi-journées par semaine, Thierry Lelièvre, d’Orange solidarité, et deux conseillères d’accès aux droits, se sont mobilisés pour ces ateliers. Leur objectif était de rendre autonomes les personnes pour leurs démarches administratives sur Internet. Ils se sont basés sur les demandes des usagers, allant de l’utilisation d’un ordinateur à celle d’Internet », explique Christine Chauvin, responsable du CDAS rive droite.

53 ateliers ont eu lieu durant l’année, avec 21 participants. En moyenne, les gens sont venus au moins cinq fois, en petits groupes. Le public était composé en majorité de plus de 50 ans, orientés par les différents personnels du CDAS. « Les jeunes étaient moins demandeurs pour participer aux ateliers. Mais les éducateurs ont organisé une « spéciale déclaration d’impôts » avec les jeunes majeurs, qui a très bien marché », précise Christine Chauvin.

Les ateliers doivent être reconduits en 2019 (un nouvel animateur succédera à Thierry Lelièvre), les résultats étant positifs selon l’équipe du CDAS : les usagers ont été mis en confiance et sont ressortis des ateliers avec la capacité de faire eux-mêmes leurs démarches en ligne. « Un autre effet, que nous n’avions pas prévu, est la stimulation provoquée par le groupe. Cela les a aidés à progresser, à sortir de chez eux, et les a boostés pour faire d’autres choses », conclut-elle.

Rapprocher services de protection de l’enfance et professeurs des écoles, à Morlaix

« Tout est parti d’un constat : juste avant les vacances scolaires, nous avions remarqué une augmentation des appels concernant les informations préoccupantes venant des écoles », explique Béatrice Neveu, responsable d’équipe au CDAS de Morlaix. Début 2018, les équipes ont donc décidé de mettre en place un temps de formation destiné aux professeurs des écoles pour qu’ils connaissent mieux les services du département en matière de protection de l’enfance. « On souhaite être un soutien aux professeurs des écoles pour qu’ils nous interpellent en amont, au cours de l’année scolaire, pour prendre conseil ». Cette année, un tiers des professeurs des écoles, soit 70 enseignants ont ainsi été formés. Trois professionnels de terrain se sont portés volontaires pour ces formations. Ils ont pu expliquer aux professeurs comment fonctionne un CDAS, le rôle de prévention et d’accompagnement au quotidien réalisé par le service de protection de l’enfance. « On leur a également rappelé que le placement n’est pas la seule manière d’intervenir quand on fait une information préoccupante ». 

Les résultats constatés sont positifs. La responsable du CDAS a noté une augmentation des échanges, qui s’est notamment traduite par une baisse des informations préoccupantes la veille des vacances scolaires. 

 

Mots clés

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actions menées en 2017

154

professionnels mobilisés

CONTACT

  • CDAS de Quimperlé :
  • 19 Bis, Place Saint Michel
  • 29 300 QUIMPERLÉ
  • Tél. 02 98 09 08 75
  • CDAS de Brest Rive droite :
  • 25, rue Anatole France
  • 29200 BREST
  • Tél. 02 98 45 16 54

+ D’INFOS SUR

finistere.fr

portrait d’un chargé de médiation

facilitateur d’échanges

Pour faciliter les échanges avec les services de l’action sociale et médico-sociale, les chargés de médiations peuvent être sollicités. Portrait de l’un d’entre eux.

Depuis trois ans, Raphaël Claus, président de l’Adepape 29 (Associations départementales d’entraide des personnes accueillies en protection de l’enfance), est chargé de médiation. Une mission bénévole qu’il a choisi de mener, comme quatre autres volontaires dans le Finistère. « On est des facilitateurs d’échanges », explique le médiateur, dont la mission est de « rétablir le contact » entre usagers et services de l’action sociale ou médico-sociale du Conseil départemental.

Concrètement, lorsqu’une personne se trouve dans une impasse (problèmes d’ordre administratif, décision incomprise...) vis à vis de l’un de ces services sociaux ou médicaux-sociaux (comme un CDAS),  il peut avoir recours à un chargé de médiation. La démarche se fait par courrier ou par mail auprès du Conseil départemental, qui transfère ensuite la demande au chargé de médiation de son territoire. Une rencontre est ensuite organisée, dans un lieu neutre choisi par l’usager. Une solution est ensuite proposée, après une rencontre avec le service concerné par la demande de médiation. 

Neutralité et impartialité

La particularité de Raphaël Claus, comme des autres chargés de médiation, c’est sa neutralité et son impartialité, vis à vis des services du Département. « Je suis président bénévole d’une association qui aide les jeunes accueillis par les services de la protection de l’enfance (ASE) après leurs 18 ans », précise-t-il. 

Jusqu’à présent, il a été sollicité deux fois, et sa collègue de l’Adepape, Sylviane Gorret également chargée de médiation, trois fois. Ils citent le cas d’une personne en conflit avec un professionnel d’un CDAS, où le chargé de médiation a œuvré au rétablissement du dialogue. « Ça s’est bien passé, mais ça demande beaucoup de temps et de patience. Notre rôle est d’arriver avec un œil neuf. On ne doit pas exprimer ce que l’on pense. Notre avantage, c’est aussi de ne pas être des professionnels, d’être plus accessibles. Mais c’est parfois difficile de rester neutre », explique Sylviane Gorret. Raphaël Claus reconnaît aussi que parfois il est allé trop loin en voulant s’investir plus, alors que le rôle du chargé de médiation est de rétablir le contact. « Nous recueillons une parole », conclut-il.

accès aux politiques sociales

un projet emblématique

Favoriser l’accès aux politiques sociales est un projet emblématique du Département. Le déploiement de la plateforme infosociale doit notamment permettre de constituer un premier réseau d’accueil du public. Explications.

Deux questions à Isabelle Assih, Conseillère départementale, déléguée à l’accessibilité des politiques sociales et aux projets des CDAS

En quoi consiste l’accessibilité des politiques sociales  ?

L’accessibilité des politiques sociales, c’est réunir les conditions, qui vont permettre à chaque Finistérien.ne.s de faire valoir ses droits relatifs aux politiques sociales. Pour cela, il faut qu’il soit informé sur ses droits. Mais aussi qu’il puisse être bien orienté, sur les lieux qu’il peut fréquenter pour y accéder. Et une fois cette orientation faite, qu’il soit accueilli dans les meilleures conditions.

Le Département porte une attention particulière aux personnes les plus fragiles, car ce sont souvent les plus éloignées de la connaissance des dispositifs qui pourraient les aider.

Comment le Département agit-il pour favoriser cet accès  ?

Nous avons développé un outil numérique qui s’appelle infosociale. Cette plate-forme permet d’informer sur les droits et les services que les Finistérien.ne.s peuvent trouver sur leur territoire. Elle donne accès à une information sur toutes les questions et problématiques qui touchent à la vie quotidienne. Il est à destination de tous les Finistérien.ne.s, mais aussi des partenaires.

Pour les personnes qui sont le plus éloignées de l’usage du numérique, l’accessibilité des politiques sociales passe par des lieux d’accueil physiques, que sont nos CDAS, mais aussi ceux des partenaires (mairies, CCAS, MSAP, centres sociaux). Notre objectif est qu’ils aient le même niveau d’information et qu’infosociale devienne l’outil commun à tous les acteurs.

Pour optimiser le niveau d’accueil de nos CDAS, nous sommes également en train de créer un schéma d’accueil où il y aura quatre volets (information communication, partenariat, sécurité, conditions matérielles et humaines). Cet accueil doit être valorisé, car c’est le premier maillon du contact avec les Finistérien.ne.s.

Le Département porte une attention particulière aux personnes les plus fragiles.
Mots clés

Infosociale.finistere.fr

Le Conseil départemental a développé une plateforme d’information sur les droits et les services des Finistérien.ne.s en matière de politiques sociales. Cet outil, créé à l’origine pour les agents d’accueil, permet de trouver rapidement une information géolocalisée en réponse à un besoin exprimé par un usager. Son objectif est de constituer un réseau de professionnels, autour de cet outil de partage de connaissance.

Infosociale peut aussi être utilisée par tout Finistérien. Pour cela, il suffit de taper son adresse et tous les services près de chez soi apparaissent à l’écran. Ils sont classés selon huit thématiques telles que « Faire face à des difficultés administratives, juridiques ou judiciaires », « Se déplacer » ou « Emploi, formation ».

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infosociale.finistere.fr