À l'affiche

noêl à trévarez

d’un rêve à l’autre

En cette fin d’année, une pluie de flocons virtuels recouvre le Domaine de Trévarez d’un manteau neigeux fantastique : Miguel Chevalier, l’un des pionniers de l’art numérique, invite les visiteurs à vivre une expérience visuelle fascinante, au cours d’une balade multicolore entre rêve et réalité, technologie et poésie.

Illuminations, expositions et animations dans une ambiance festive et originale : Noël à Trévarez est un événement multifacette maintenant reconnu dans le paysage finistérien. Il offre à chaque fin d’année un rendez-vous à la fois attractif, exigeant et résolument novateur. En 2018, l’événement intègre une dimension artistique supplémentaire en accueillant Miguel Chevalier.

Pour cette nouvelle édition, le parcours « D’un rêve à l’autre » investit le château rose de la Belle Époque, reconnu Patrimoine du XXe siècle, et son parc de 85 hectares, labellisé Jardin remarquable. Place à une étonnante succession d’images en mouvement, dont la géométrie se voit sans cesse bousculée et sans cesse reconstruite : reflets mouvants, mirages en suspens, mosaïques éphémères, kaléidoscopes… Comme d’autres artistes utilisent la peinture, la sculpture ou la photographie, Miguel Chevalier travaille la lumière et lui donne forme, relief, dimension, couleur et rythme.

Un parcours de lumière

Des anciennes écuries jusqu’au château, en passant par le potager historique et les allées bordées d’arbres et de rhododendrons, « D’un rêve à l’autre » plonge les visiteurs dans l’ambiance magique de Noël au milieu de flocons virtuels multicolores, de cristaux de neige et d’installations lumineuses interactives et immersives.

Trois œuvres inédites ont été réalisées spécifiquement par l’artiste pour le lieu : Digital Cristaux, une installation de réalité virtuelle qui réagit à la présence des visiteurs, prend place dans les écuries. Effet de serre, une installation de lumière graphique sur la serre adossée de 70 mètres de longueur, investit le potager historique. Et la Table des convivialités réserve aux visiteurs une expérience interactive unique dans le château. Douze autres œuvres numériques de Miguel Chevalier jalonnent cette balade dans une autre dimension, et immergent petits et grands dans l’univers merveilleux de ce sculpteur de lumière. « D’un rêve à l’autre », d’une œuvre à l’autre, l’obscurité s’illumine et révèle le parc et le château de Trévarez…

Une exposition participative

En lien étroit avec l’univers artistique de Miguel Chevalier, une exposition contributive et intergénérationnelle met en scène les réalisations de près de 600 participants de 3 à plus de 80 ans. Ces œuvres sont le résultat d’ateliers multimédias ouverts à tous et encadrés par des graphistes, plasticiens et designers d’Ultra Éditions. Le résultat de cette création collective pleine de fantaisie et d’originalité est à découvrir sous un dôme, sur la pelouse des écuries.

Animations, visites et ateliers

Des activités gratuites ponctuent l’événement : défis mathématiques mais ludiques, courts échanges avec l’équipe de médiation devant les œuvres, personnalisation d’un souvenir de l’exposition…

  • Mille et un flocons : à travers de courts jeux autour des flocons, décryptez le langage des ordinateurs de l’artiste
  • Le défi mathématique du jour : un intermède convivial pour activer ses méninges et voir d’un œil avisé les œuvres de Miguel Chevalier, empreintes de principes mathématiques  !
  • Visites flash impromptues au château : focus sur l’une des œuvres de l’exposition.
Mots clés

  • Parcours de lumière, exposition immersive et interactive, animations...
  • Du 24 novembre 2018 au 6 janvier 2019

+ D’INFOS SUR

www.cdp29.fr

 

L’affiche de l’exposition créée par Miguel Chevalier
Trophées du sport Penn ar bed

des jeunes sportifs à l’honneur !

En partenariat avec le Comité Départemental Olympique et Sportif du Finistère et les services de l’État, le Conseil départemental organise chaque année les Trophées du sport. Cette année, la cérémonie, organisée le 14 décembre dernier à la Maison départementale des sports à Quimper, a mis en valeur plusieurs clubs, associations et jeunes champions, dont Agathe Guillemot et le Comité départemental de sport adapté du Finistère.

Le Comité départemental de sport adapté 29

« Il organise, développe et coordonne la pratique des activités physiques et sportives des personnes en situation de handicap mental et psychique », explique Camille Rassinoux, conseillère technique fédérale au Comité de sport adapté du Finistère. Un comité qui propose une offre large et variée d’activités sportives pratiquées en compétition ou en loisir. Une trentaine de disciplines s’offrent aux amateurs de sport dans le Finistère, à tous les niveaux, de l’initiation au perfectionnement. Cela concerne aujourd’hui quelque 1 300 licenciés dans notre département, réunis au sein de 28 associations et clubs. « Notre objectif est de permettre à ces personnes de vivre leur passion du sport. Chacun dans la discipline de son choix, dans un but de maintien en bonne santé, ces activités favorisant bien souvent une meilleure intégration sociale », résume Christine Cadiou, présidente du Comité départemental de sport adapté 29. En 2019, une sélection foot du Finistère va participer à la Coupe nationale espoir, des jeunes de 16 à 20 ans. Une belle aventure en perspective  !

Agathe Guillemot

Championne de France d’heptathlon

Une saison exceptionnelle pour la jeune Finistérienne, membre du Club athlétique bigouden de Pont-L’Abbé. En juin dernier, à Oyonnax, Agathe (19 ans) a décroché l’or aux Championnats de France junior d’heptathlon*. Avec 5 347 points, elle a obtenu les minima pour participer aux Championnats du monde des moins de 20 ans qui se sont déroulés en Finlande, un mois plus tard, où elle s’est hissée à une honorable 21e place. De quoi placer beaucoup d’espoir dans cette jeune surdouée qui vit à Plonéour-Lanvern, menant en parallèle ses entraînements exigeants et des études d’ingénieure à l’INSA de Rennes. « À l’entraînement, j’essaye de trouver le bon compromis pour pouvoir pratiquer, au plus haut niveau, des disciplines aussi différentes que le 100 mètres haies et le lancer du javelot ou du poids. Mon ambition  ? Réaliser les performances requises pour participer aux Championnats d’Europe en Suède en juillet 2019. »

*L’heptathlon : 7 disciplines. Dans l’ordre, le 100 mètres haies, le saut en hauteur, le lancer du poids, le 200 mètres, le saut en longueur, le lancer du javelot, le 800 mètres.

Théâtre à tout âge

la fête des arts vivants !

Du théâtre, de la danse, de la musique, des marionnettes et du théâtre d’objet : les spectacles singuliers et les artistes novateurs du festival Théâtre à tout âge font briller les arts vivants jusqu’au 21 décembre.

C’est déjà la 17e édition de ce festival haut en couleur, ambitieux par sa programmation et par la participation de vingt-deux communes dans le département  ! Les organisateurs, l’association Très tôt théâtre et le réseau départemental jeune public - soutenu par le Conseil départemental du Finistère - pourraient cette fois encore surprendre, émouvoir, émerveiller et susciter la réflexion d’un public de tous âges et venu de divers horizons.

Un festival de création

Car c’est une création jeune public riche de sens, de formes et toujours de grande qualité que le festival met en lumière. Cette année, pas moins de treize spectacles sur les quinze programmés sont tout droit « sortis de fabrique ».

« Le festival Théâtre à tout âge défend depuis toujours une exigence de qualité et de créativité dans les spectacles qu’il programme. Parce que les enfants, eux aussi, ont droit à une programmation exigeante, audacieuse, inventive et adaptée à chaque âge de la vie », explique Bernard Le Noac’h, directeur de l’association Très tôt théâtre. 

À Brest, du 28 janvier au 3 février

Le festival Longueur d’ondes Commence dans 1 semaine, 2 jours !

La 16e édition du festival de la radio et de l’écoute se tiendra du 28 janvier au 3 février au Quartz à Brest. La radio se vivra sous toutes ses coutures le temps de cette manifestation unique en France. Au menu des oreilles : documentaires, informations, créations sonores, fictions et musique. L’occasion de découvrir la richesse de l’univers radiophonique au gré de rencontres avec des invités radio, des débats, des émissions en direct, des séances d’écoute et des expérimentations sonores. Ouvert à tous, le festival Longueur d’ondes propose de nombreux rendez-vous gratuits.

Théâtre de Cornouaille - scène nationale

Faites votre cirque ! Termine dans 2 semaines, 5 jours !

© Christophe Raynaud de Lage

La 8e édition du festival Circonova, organisé par le Théâtre de Cornouaille, se déroulera du 9 janvier au 7 février 2019. L’occasion de découvrir quatorze spectacles faisant la part belle à la fantaisie, au rêve et aux sensations fortes. Durant quatre semaines, le Théâtre de Cornouaille et ses partenaires accueilleront quatorze compagnies à Quimper, Pluguffan, Fouesnant et Pont-L’Abbé, à retrouver en salle et sous chapiteau. Nouveauté : un week-end de spectacles gratuits présentés au public les samedi 12 et dimanche 13 janvier, pour que la fête soit partagée par le plus grand nombre.

Culture pour tous

Marier culture et solidarité !

Depuis 2016, le Conseil départemental a mis en place le dispositif « culture solidaire ».

L‘appel à projet culture solidaire propose de financer des projets de jumelage culturel, co-construits par une structure culturelle et une structure accompagnant des publics accompagnés par le département (personnes âgées, handicapées, mineurs confiés à l’ASE, personnes en insertion). Jusqu’en 2016, les projets pouvaient relever des arts vivants, des arts visuels, du livre et de la lecture publique. Depuis 2018, ils peuvent aussi être liés au patrimoine.

Depuis trois ans, 75 projets ont déjà pu bénéficier de ce dispositif. Les subventions sont octroyées en fonction des projets et du budget global. En 2018, ces aides s’élevaient à 126 375 euros, pour 24 projets.

Deux axes ont été définis pour sélectionner les projets. Une présence artistique est demandée, c’est-à-dire une rencontre des publics cibles avec des artistes ou des professionnels de la culture. Le deuxième préalable est la construction d’un parcours culturel, intégrant la découverte d’un lieu ou la participation à un événement culturel.

« Le bilan de ces appels à projets est très positif, commente Tangi Youinou, en charge du dispositif au Conseil départemental. La première fois que nous l’avons présenté aux partenaires de la culture et du social, la salle était comble. Nous avons donc répondu à un réel besoin, qui ne s’est pas démenti depuis ». Les projets sont pour l’instant majoritairement tournés vers les personnes âgées et handicapées. À l’image de celui proposé par la Mutualité française et la Carène, autour de la résidence d’une compagnie dans un foyer pour personnes handicapées, en 2016. La rencontre a donné lieu à la lecture d’un texte, co-écrit avec les résidents du foyer, sur le thème du corps et ses tabous. 

L’année dernière, un autre projet a été monté par le Fourneau, à Brest, avec des personnes handicapées et des mineurs confiés. « Au-delà de l’importance du travail en groupe et de la rencontre avec des artistes, les mineurs ont pu participer au festival des Rias, comme bénévoles. Ça a été un moment important pour ces jeunes de vivre cet  événement. Ce qui ressort souvent du bilan des structures, c’est le sentiment des participants de réaliser quelque chose qu’ils n’imaginaient pas être fait pour eux. C’est justement l’un de nos objectifs : que chacun se sente légitime à accéder à des droits culturels ».

Camaret-sur-mer

La « Tour dorée » rénovée

Classée en 2008 au Patrimoine mondial de L’Unesco, la tour Vauban de Camaret-sur-Mer a rouvert ses portes l’été dernier, après avoir fait peau neuve. Le site sera ouvert au public durant les vacances de Noël.

Au cœur du Parc naturel régional d’Armorique, la tour Vauban pourrait être l’ambassadrice des seize sites de la Route des fortifications de la presqu’île de Crozon, qui attire de nombreux touristes et permet aux habitants de redécouvrir ce patrimoine militaire très riche. « Récemment rénovée, la tour fait partie de l’histoire de France dans son ensemble, explique Anne-Sophie Tréhour, chargée de mission à la tour Vauban. Le nouveau centre d’interprétation se donne pour objectif de fournir au public les clés de lecture de l’œuvre de l’ingénieur de Louis XIV en Bretagne. On peut y découvrir l’histoire de la tour et y acquérir des clés de compréhension plus large. »

Tablettes multimédias et écran tactile

Du corps de garde jusqu’au deuxième étage de la tour, des pupitres expliquent l’histoire et le fonctionnement de la fortification. L’intérieur aménagé et le mobilier plongent le visiteur dans les coulisses des conditions de vie de l’époque. La scénographie est également virtuelle : une trentaine de tablettes multimédias servent de guide et proposent des reconstitutions en réalité augmentée. En un clic, les canons se mettent en position de combat, les murs vibrent d’un relief nouveau… Au deuxième étage, dans la salle consacrée à la bataille de Camaret, sur l’écran tactile, la flotte anglo-hollandaise tire à boulets rouges sur la fortification, entamant un furieux duel d’artillerie… Nous sommes en 1694. Et la Tour Dorée, ce nom trouvé par Vauban, va résister.

La présence d’une table multimédia adaptée au sein de l’accueil-billetterie permet également aux personnes à mobilité réduite de suivre le fil de la visite et d’avoir accès à toutes les informations.

Vauban, un ingénieur réformateur

Entré au service du roi Louis XIV en 1653, Vauban optimise le système de fortification bastionnée et établit les plans des places fortes, afin d’assurer la défense des cités ou leur siège. À l’âge de 34 ans, il supervise l’ensemble des ouvrages de protection du royaume, dessine les limites du pays et forge un réseau de sites fortifiés. Il s’intéresse à la paix, au progrès humain dans tous les domaines, en accordant une place privilégiée aux techniques.

archives de Théodore Hersart de La Villemarqué

Patrimoine littéraire en héritage

La bibliothèque et le fonds d’archives appartenant à la famille de Théodore Hersart de La Villemarqué - l’auteur du Barzaz Breiz - ont été acquis par le Conseil départemental du Finistère. 5 600 documents et plus de 3 000 livres qui font l’objet d’un important travail d’inventaire et de catalogage aux Archives départe-mentales. Avant une restitution au grand public.

« C’est une très grande satisfaction de contribuer à redonner aux Finistérien.ne.s l’accès à un patrimoine historique et littéraire majeur », explique Florence Lehoux, archiviste au secteur des fonds privés et de l’iconographie aux Archives départementales. Depuis avril dernier, la jeune archiviste a entamé un long et minutieux travail d’inventaire et de classement. Chacune des 5 600 pièces du fonds d’archives est décrite, inventoriée dans un logiciel spécifique, puis reconditionnée physiquement, pour trouver une place dans un classement par type de document. « Ce sont des lettres, des correspondances, des notes, des parchemins, des écrits de La Villemarqué… Autant d’éléments qui montrent le cheminement intellectuel d’un érudit du XIXe siècle. »

Ouvrage majeur de la culture bretonne

Théodore Hersart de La Villemarqué est surtout connu pour avoir écrit le Barzaz Breiz. Ce recueil de chants populaires bretons est considéré aujourd’hui comme un ouvrage majeur de la culture bretonne. Il est aussi le fruit d’un long travail de collectage, de transcription musicale et de traduction en français auprès de la population de Basse-Bretagne, au début du XIXe siècle. Un ouvrage qui fera entrer la poésie populaire bretonne, de tradition orale, dans le champ de la littérature.

3 000 ouvrages

Plus de 3 000 ouvrages de la bibliothèque de la famille La Villemarqué ont également rejoint les rayonnages des Archives départementales. Des éditions des XVIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. « Une bibliothèque ancienne et érudite, un plongeon dans l’histoire, se réjouit Laure Welschen, bibliothécaire en charge du traitement de ces publications. Grâce à ces ouvrages, je découvre quelles étaient les relations du vicomte avec ses contemporains, avec d’autres auteurs français ou étrangers, ses centres d’intérêt… »

À terme, une fois achevé ce travail d’inventaire et de catalogage, le grand public aura accès à ce patrimoine littéraire avec la mise en ligne de ces documents (sauf la bibliothèque), et, à l’horizon 2021, la mise en place d’une grande exposition au Musée départemental breton. 

Hersart de La  Villemarqué et le Barzaz Breiz

Théodore Hersart de La Villemarqué a seulement 24 ans quand il publie la première édition du Barzaz Breiz, en 1839. L’ouvrage connaît un immense succès et est traduit en plusieurs langues. Né le 7 décembre 1815 à Quimperlé, le vicomte y décède le 8 décembre 1895.

+ D’INFOS SUR

archives-finistère.fr

Musée départemental breton, jusqu’au 3 mars 2019

Histoire d’entreprendre Termine dans 1 mois, 1 semaine !

Créée par les Archives départementales et enrichie par des objets appartenant au Musée breton, l’exposition Histoire d’entreprendre nous plonge dans le monde du travail en Finistère de 1800 à 1970, et met en lumière les mutations économiques et sociales qui se sont déjà opérées sur notre territoire.

« C’est le fruit d’un partenariat très constructif entre les deux fonds départementaux, qui se complètent parfaitement », se réjouit Philippe Le Stum, conservateur en chef du Musée départemental breton, en évoquant le contenu de cette exposition consacrée au monde de l’entreprise du XIXe siècle aux années 1970 dans le Finistère. « Le thème nous permet de montrer des collections du musée que l’on a peu l’occasion de dévoiler. De nombreux objets collectés proviennent de cette industrialisation : biscuiterie, conserverie, faïencerie, mobilier… »

Un témoignage des transformations économiques

Si l’exposition permet de découvrir les secteurs d’activité qui ont jadis fait la richesse de nos communes, elle témoigne également des transformations et des innovations qui ont engendré les mutations du monde économique finistérien dans ces années charnières. Le visiteur (re)découvrira des entreprises qui ont marqué de leur empreinte la mémoire individuelle ou collective.

Complétant des panneaux informatifs très bien illustrés, des dispositifs ludiques - table multimédia et vidéos - montrent notamment des métiers d’autrefois.

Une exposition qui dévoile ainsi l’extraordinaire richesse des fonds d’archives de l’histoire du travail dans le Finistère. Le reflet d’une époque, la photographie d’un monde économique et de ses conditions de travail. Une exploration qui fourmille de grandes aventures et de petites anecdotes.