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noêl à trévarez

d’un rêve à l’autre

En cette fin d’année, une pluie de flocons virtuels recouvre le Domaine de Trévarez d’un manteau neigeux fantastique : Miguel Chevalier, l’un des pionniers de l’art numérique, invite les visiteurs à vivre une expérience visuelle fascinante, au cours d’une balade multicolore entre rêve et réalité, technologie et poésie.

Illuminations, expositions et animations dans une ambiance festive et originale : Noël à Trévarez est un événement multifacette maintenant reconnu dans le paysage finistérien. Il offre à chaque fin d’année un rendez-vous à la fois attractif, exigeant et résolument novateur. En 2018, l’événement intègre une dimension artistique supplémentaire en accueillant Miguel Chevalier.

Pour cette nouvelle édition, le parcours « D’un rêve à l’autre » investit le château rose de la Belle Époque, reconnu Patrimoine du XXe siècle, et son parc de 85 hectares, labellisé Jardin remarquable. Place à une étonnante succession d’images en mouvement, dont la géométrie se voit sans cesse bousculée et sans cesse reconstruite : reflets mouvants, mirages en suspens, mosaïques éphémères, kaléidoscopes… Comme d’autres artistes utilisent la peinture, la sculpture ou la photographie, Miguel Chevalier travaille la lumière et lui donne forme, relief, dimension, couleur et rythme.

Un parcours de lumière

Des anciennes écuries jusqu’au château, en passant par le potager historique et les allées bordées d’arbres et de rhododendrons, « D’un rêve à l’autre » plonge les visiteurs dans l’ambiance magique de Noël au milieu de flocons virtuels multicolores, de cristaux de neige et d’installations lumineuses interactives et immersives.

Trois œuvres inédites ont été réalisées spécifiquement par l’artiste pour le lieu : Digital Cristaux, une installation de réalité virtuelle qui réagit à la présence des visiteurs, prend place dans les écuries. Effet de serre, une installation de lumière graphique sur la serre adossée de 70 mètres de longueur, investit le potager historique. Et la Table des convivialités réserve aux visiteurs une expérience interactive unique dans le château. Douze autres œuvres numériques de Miguel Chevalier jalonnent cette balade dans une autre dimension, et immergent petits et grands dans l’univers merveilleux de ce sculpteur de lumière. « D’un rêve à l’autre », d’une œuvre à l’autre, l’obscurité s’illumine et révèle le parc et le château de Trévarez…

Une exposition participative

En lien étroit avec l’univers artistique de Miguel Chevalier, une exposition contributive et intergénérationnelle met en scène les réalisations de près de 600 participants de 3 à plus de 80 ans. Ces œuvres sont le résultat d’ateliers multimédias ouverts à tous et encadrés par des graphistes, plasticiens et designers d’Ultra Éditions. Le résultat de cette création collective pleine de fantaisie et d’originalité est à découvrir sous un dôme, sur la pelouse des écuries.

Animations, visites et ateliers

Des activités gratuites ponctuent l’événement : défis mathématiques mais ludiques, courts échanges avec l’équipe de médiation devant les œuvres, personnalisation d’un souvenir de l’exposition…

  • Mille et un flocons : à travers de courts jeux autour des flocons, décryptez le langage des ordinateurs de l’artiste
  • Le défi mathématique du jour : un intermède convivial pour activer ses méninges et voir d’un œil avisé les œuvres de Miguel Chevalier, empreintes de principes mathématiques  !
  • Visites flash impromptues au château : focus sur l’une des œuvres de l’exposition.
Mots clés

  • Parcours de lumière, exposition immersive et interactive, animations...
  • Du 24 novembre 2018 au 6 janvier 2019

+ D’INFOS SUR

www.cdp29.fr

 

L’affiche de l’exposition créée par Miguel Chevalier
Trophées du sport Penn ar bed

des jeunes sportifs à l’honneur !

En partenariat avec le Comité Départemental Olympique et Sportif du Finistère et les services de l’État, le Conseil départemental organise chaque année les Trophées du sport. Cette année, la cérémonie, organisée le 14 décembre dernier à la Maison départementale des sports à Quimper, a mis en valeur plusieurs clubs, associations et jeunes champions, dont Agathe Guillemot et le Comité départemental de sport adapté du Finistère.

Le Comité départemental de sport adapté 29

« Il organise, développe et coordonne la pratique des activités physiques et sportives des personnes en situation de handicap mental et psychique », explique Camille Rassinoux, conseillère technique fédérale au Comité de sport adapté du Finistère. Un comité qui propose une offre large et variée d’activités sportives pratiquées en compétition ou en loisir. Une trentaine de disciplines s’offrent aux amateurs de sport dans le Finistère, à tous les niveaux, de l’initiation au perfectionnement. Cela concerne aujourd’hui quelque 1 300 licenciés dans notre département, réunis au sein de 28 associations et clubs. « Notre objectif est de permettre à ces personnes de vivre leur passion du sport. Chacun dans la discipline de son choix, dans un but de maintien en bonne santé, ces activités favorisant bien souvent une meilleure intégration sociale », résume Christine Cadiou, présidente du Comité départemental de sport adapté 29. En 2019, une sélection foot du Finistère va participer à la Coupe nationale espoir, des jeunes de 16 à 20 ans. Une belle aventure en perspective  !

Agathe Guillemot

Championne de France d’heptathlon

Une saison exceptionnelle pour la jeune Finistérienne, membre du Club athlétique bigouden de Pont-L’Abbé. En juin dernier, à Oyonnax, Agathe (19 ans) a décroché l’or aux Championnats de France junior d’heptathlon*. Avec 5 347 points, elle a obtenu les minima pour participer aux Championnats du monde des moins de 20 ans qui se sont déroulés en Finlande, un mois plus tard, où elle s’est hissée à une honorable 21e place. De quoi placer beaucoup d’espoir dans cette jeune surdouée qui vit à Plonéour-Lanvern, menant en parallèle ses entraînements exigeants et des études d’ingénieure à l’INSA de Rennes. « À l’entraînement, j’essaye de trouver le bon compromis pour pouvoir pratiquer, au plus haut niveau, des disciplines aussi différentes que le 100 mètres haies et le lancer du javelot ou du poids. Mon ambition  ? Réaliser les performances requises pour participer aux Championnats d’Europe en Suède en juillet 2019. »

*L’heptathlon : 7 disciplines. Dans l’ordre, le 100 mètres haies, le saut en hauteur, le lancer du poids, le 200 mètres, le saut en longueur, le lancer du javelot, le 800 mètres.

Théâtre à tout âge

la fête des arts vivants !

Du théâtre, de la danse, de la musique, des marionnettes et du théâtre d’objet : les spectacles singuliers et les artistes novateurs du festival Théâtre à tout âge font briller les arts vivants jusqu’au 21 décembre.

C’est déjà la 17e édition de ce festival haut en couleur, ambitieux par sa programmation et par la participation de vingt-deux communes dans le département  ! Les organisateurs, l’association Très tôt théâtre et le réseau départemental jeune public - soutenu par le Conseil départemental du Finistère - pourraient cette fois encore surprendre, émouvoir, émerveiller et susciter la réflexion d’un public de tous âges et venu de divers horizons.

Un festival de création

Car c’est une création jeune public riche de sens, de formes et toujours de grande qualité que le festival met en lumière. Cette année, pas moins de treize spectacles sur les quinze programmés sont tout droit « sortis de fabrique ».

« Le festival Théâtre à tout âge défend depuis toujours une exigence de qualité et de créativité dans les spectacles qu’il programme. Parce que les enfants, eux aussi, ont droit à une programmation exigeante, audacieuse, inventive et adaptée à chaque âge de la vie », explique Bernard Le Noac’h, directeur de l’association Très tôt théâtre. 

À Brest, du 28 janvier au 3 février

Le festival Longueur d’ondes

La 16e édition du festival de la radio et de l’écoute se tiendra du 28 janvier au 3 février au Quartz à Brest. La radio se vivra sous toutes ses coutures le temps de cette manifestation unique en France. Au menu des oreilles : documentaires, informations, créations sonores, fictions et musique. L’occasion de découvrir la richesse de l’univers radiophonique au gré de rencontres avec des invités radio, des débats, des émissions en direct, des séances d’écoute et des expérimentations sonores. Ouvert à tous, le festival Longueur d’ondes propose de nombreux rendez-vous gratuits.

Théâtre de Cornouaille - scène nationale

Faites votre cirque !

© Christophe Raynaud de Lage

La 8e édition du festival Circonova, organisé par le Théâtre de Cornouaille, se déroulera du 9 janvier au 7 février 2019. L’occasion de découvrir quatorze spectacles faisant la part belle à la fantaisie, au rêve et aux sensations fortes. Durant quatre semaines, le Théâtre de Cornouaille et ses partenaires accueilleront quatorze compagnies à Quimper, Pluguffan, Fouesnant et Pont-L’Abbé, à retrouver en salle et sous chapiteau. Nouveauté : un week-end de spectacles gratuits présentés au public les samedi 12 et dimanche 13 janvier, pour que la fête soit partagée par le plus grand nombre.

Culture pour tous

Marier culture et solidarité !

Depuis 2016, le Conseil départemental a mis en place le dispositif « culture solidaire ».

L‘appel à projet culture solidaire propose de financer des projets de jumelage culturel, co-construits par une structure culturelle et une structure accompagnant des publics accompagnés par le département (personnes âgées, handicapées, mineurs confiés à l’ASE, personnes en insertion). Jusqu’en 2016, les projets pouvaient relever des arts vivants, des arts visuels, du livre et de la lecture publique. Depuis 2018, ils peuvent aussi être liés au patrimoine.

Depuis trois ans, 75 projets ont déjà pu bénéficier de ce dispositif. Les subventions sont octroyées en fonction des projets et du budget global. En 2018, ces aides s’élevaient à 126 375 euros, pour 24 projets.

Deux axes ont été définis pour sélectionner les projets. Une présence artistique est demandée, c’est-à-dire une rencontre des publics cibles avec des artistes ou des professionnels de la culture. Le deuxième préalable est la construction d’un parcours culturel, intégrant la découverte d’un lieu ou la participation à un événement culturel.

« Le bilan de ces appels à projets est très positif, commente Tangi Youinou, en charge du dispositif au Conseil départemental. La première fois que nous l’avons présenté aux partenaires de la culture et du social, la salle était comble. Nous avons donc répondu à un réel besoin, qui ne s’est pas démenti depuis ». Les projets sont pour l’instant majoritairement tournés vers les personnes âgées et handicapées. À l’image de celui proposé par la Mutualité française et la Carène, autour de la résidence d’une compagnie dans un foyer pour personnes handicapées, en 2016. La rencontre a donné lieu à la lecture d’un texte, co-écrit avec les résidents du foyer, sur le thème du corps et ses tabous. 

L’année dernière, un autre projet a été monté par le Fourneau, à Brest, avec des personnes handicapées et des mineurs confiés. « Au-delà de l’importance du travail en groupe et de la rencontre avec des artistes, les mineurs ont pu participer au festival des Rias, comme bénévoles. Ça a été un moment important pour ces jeunes de vivre cet  événement. Ce qui ressort souvent du bilan des structures, c’est le sentiment des participants de réaliser quelque chose qu’ils n’imaginaient pas être fait pour eux. C’est justement l’un de nos objectifs : que chacun se sente légitime à accéder à des droits culturels ».

Camaret-sur-mer

La « Tour dorée » rénovée

Classée en 2008 au Patrimoine mondial de L’Unesco, la tour Vauban de Camaret-sur-Mer a rouvert ses portes l’été dernier, après avoir fait peau neuve. Le site sera ouvert au public durant les vacances de Noël.

Au cœur du Parc naturel régional d’Armorique, la tour Vauban pourrait être l’ambassadrice des seize sites de la Route des fortifications de la presqu’île de Crozon, qui attire de nombreux touristes et permet aux habitants de redécouvrir ce patrimoine militaire très riche. « Récemment rénovée, la tour fait partie de l’histoire de France dans son ensemble, explique Anne-Sophie Tréhour, chargée de mission à la tour Vauban. Le nouveau centre d’interprétation se donne pour objectif de fournir au public les clés de lecture de l’œuvre de l’ingénieur de Louis XIV en Bretagne. On peut y découvrir l’histoire de la tour et y acquérir des clés de compréhension plus large. »

Tablettes multimédias et écran tactile

Du corps de garde jusqu’au deuxième étage de la tour, des pupitres expliquent l’histoire et le fonctionnement de la fortification. L’intérieur aménagé et le mobilier plongent le visiteur dans les coulisses des conditions de vie de l’époque. La scénographie est également virtuelle : une trentaine de tablettes multimédias servent de guide et proposent des reconstitutions en réalité augmentée. En un clic, les canons se mettent en position de combat, les murs vibrent d’un relief nouveau… Au deuxième étage, dans la salle consacrée à la bataille de Camaret, sur l’écran tactile, la flotte anglo-hollandaise tire à boulets rouges sur la fortification, entamant un furieux duel d’artillerie… Nous sommes en 1694. Et la Tour Dorée, ce nom trouvé par Vauban, va résister.

La présence d’une table multimédia adaptée au sein de l’accueil-billetterie permet également aux personnes à mobilité réduite de suivre le fil de la visite et d’avoir accès à toutes les informations.

Vauban, un ingénieur réformateur

Entré au service du roi Louis XIV en 1653, Vauban optimise le système de fortification bastionnée et établit les plans des places fortes, afin d’assurer la défense des cités ou leur siège. À l’âge de 34 ans, il supervise l’ensemble des ouvrages de protection du royaume, dessine les limites du pays et forge un réseau de sites fortifiés. Il s’intéresse à la paix, au progrès humain dans tous les domaines, en accordant une place privilégiée aux techniques.

archives de Théodore Hersart de La Villemarqué

Patrimoine littéraire en héritage

La bibliothèque et le fonds d’archives appartenant à la famille de Théodore Hersart de La Villemarqué - l’auteur du Barzaz Breiz - ont été acquis par le Conseil départemental du Finistère. 5 600 documents et plus de 3 000 livres qui font l’objet d’un important travail d’inventaire et de catalogage aux Archives départe-mentales. Avant une restitution au grand public.

« C’est une très grande satisfaction de contribuer à redonner aux Finistérien.ne.s l’accès à un patrimoine historique et littéraire majeur », explique Florence Lehoux, archiviste au secteur des fonds privés et de l’iconographie aux Archives départementales. Depuis avril dernier, la jeune archiviste a entamé un long et minutieux travail d’inventaire et de classement. Chacune des 5 600 pièces du fonds d’archives est décrite, inventoriée dans un logiciel spécifique, puis reconditionnée physiquement, pour trouver une place dans un classement par type de document. « Ce sont des lettres, des correspondances, des notes, des parchemins, des écrits de La Villemarqué… Autant d’éléments qui montrent le cheminement intellectuel d’un érudit du XIXe siècle. »

Ouvrage majeur de la culture bretonne

Théodore Hersart de La Villemarqué est surtout connu pour avoir écrit le Barzaz Breiz. Ce recueil de chants populaires bretons est considéré aujourd’hui comme un ouvrage majeur de la culture bretonne. Il est aussi le fruit d’un long travail de collectage, de transcription musicale et de traduction en français auprès de la population de Basse-Bretagne, au début du XIXe siècle. Un ouvrage qui fera entrer la poésie populaire bretonne, de tradition orale, dans le champ de la littérature.

3 000 ouvrages

Plus de 3 000 ouvrages de la bibliothèque de la famille La Villemarqué ont également rejoint les rayonnages des Archives départementales. Des éditions des XVIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. « Une bibliothèque ancienne et érudite, un plongeon dans l’histoire, se réjouit Laure Welschen, bibliothécaire en charge du traitement de ces publications. Grâce à ces ouvrages, je découvre quelles étaient les relations du vicomte avec ses contemporains, avec d’autres auteurs français ou étrangers, ses centres d’intérêt… »

À terme, une fois achevé ce travail d’inventaire et de catalogage, le grand public aura accès à ce patrimoine littéraire avec la mise en ligne de ces documents (sauf la bibliothèque), et, à l’horizon 2021, la mise en place d’une grande exposition au Musée départemental breton. 

Hersart de La  Villemarqué et le Barzaz Breiz

Théodore Hersart de La Villemarqué a seulement 24 ans quand il publie la première édition du Barzaz Breiz, en 1839. L’ouvrage connaît un immense succès et est traduit en plusieurs langues. Né le 7 décembre 1815 à Quimperlé, le vicomte y décède le 8 décembre 1895.

+ D’INFOS SUR

archives-finistère.fr

Musée départemental breton, jusqu’au 3 mars 2019

Histoire d’entreprendre

Créée par les Archives départementales et enrichie par des objets appartenant au Musée breton, l’exposition Histoire d’entreprendre nous plonge dans le monde du travail en Finistère de 1800 à 1970, et met en lumière les mutations économiques et sociales qui se sont déjà opérées sur notre territoire.

« C’est le fruit d’un partenariat très constructif entre les deux fonds départementaux, qui se complètent parfaitement », se réjouit Philippe Le Stum, conservateur en chef du Musée départemental breton, en évoquant le contenu de cette exposition consacrée au monde de l’entreprise du XIXe siècle aux années 1970 dans le Finistère. « Le thème nous permet de montrer des collections du musée que l’on a peu l’occasion de dévoiler. De nombreux objets collectés proviennent de cette industrialisation : biscuiterie, conserverie, faïencerie, mobilier… »

Un témoignage des transformations économiques

Si l’exposition permet de découvrir les secteurs d’activité qui ont jadis fait la richesse de nos communes, elle témoigne également des transformations et des innovations qui ont engendré les mutations du monde économique finistérien dans ces années charnières. Le visiteur (re)découvrira des entreprises qui ont marqué de leur empreinte la mémoire individuelle ou collective.

Complétant des panneaux informatifs très bien illustrés, des dispositifs ludiques - table multimédia et vidéos - montrent notamment des métiers d’autrefois.

Une exposition qui dévoile ainsi l’extraordinaire richesse des fonds d’archives de l’histoire du travail dans le Finistère. Le reflet d’une époque, la photographie d’un monde économique et de ses conditions de travail. Une exploration qui fourmille de grandes aventures et de petites anecdotes. 

Balades

grande randonnée

Découvrez la zone humide du Curnic

La boucle de Milin ar Raden se situe sur la côte de Guissény. Elle longe la plage, puis traverse tourbières et marais protégés par le Conservatoire du littoral. Une très belle balade en Pays Pagan.

Le parcours est long de 10 km (3h30)

  • Longueur : 10 km
  • Durée : 3 h 30
  • Difficulté : intermédiaire
  • Point de départ : Parking du Curnic, 3 km à l’ouest de Guissény
Mots clés

Balisage de la rando :

Balisage : un nouveau cahier technique

Principalement destiné aux collectivités et associations en charge du balisage, le nouveau cahier technique départemental apporte des solutions pour mieux orienter le public. Fruit d’un travail collaboratif, il réunit la diversité des pratiques (pédestres, équestres, VTT, handbike tout-terrain, trail et attelage…), tout en tenant compte de l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite et aux malvoyants. Enfin, en intégrant la signalétique patrimoniale et le bilinguisme français-breton, il apporte une réelle mise en valeur des territoires et de l’identité bretonne.

+ D’INFOS :

Service Patrimoine naturel, littoral et randonnée :

Mémoire

Protection du patrimoine archéologique

projet ALERT : focus sur le Finistère

Les changements climatiques et certains de leurs effets, conjugués à la pression humaine sur les espaces côtiers, menacent de détruire une partie des sites archéologiques du littoral. Initié en 2006, le projet ALeRT (Archéologie, Littoral et Réchauffement terrestre1) réalise un état sanitaire du patrimoine archéologique du littoral Manche-Atlantique, et recherche des solutions en matière de gestion des sites menacés, adaptées aux divers contextes.

Palissade en bois datant de l’âge du fer, en cours de fouille en 2018, sur la plage de Plougasnou/ Saint-Jean-du-Doigt. © M.-Y. Daire

ALeRT est un projet porté par un groupe de chercheurs investi de longue date dans les recherches archéologiques en milieu côtier et insulaire dans l’ouest de la France. Fondé sur une approche interdisciplinaire (archéologie, études environnementales, géographie, géomorphologie…), il s’appuie sur une démarche participative. Tous les types de patrimoine culturel du littoral sont concernés par les effets des changements côtiers : monuments, anciens habitats, sépultures, sites artisanaux… Du Paléolithique inférieur (par exemple l’occupation du site de Menez Dregan à Plouhinec, 465 000 ± 65 000 ans av. J.-C.) à la période contemporaine.

Si l’érosion côtière permet très souvent la découverte de ces vestiges anciens, une course contre la montre s’engage ensuite pour recueillir les informations avant leur disparition complète. Tous les types de sites ne sont pas égaux dans leur vulnérabilité. Un amas coquillier préhistorique offrira généralement une résistance moindre qu’un blockhaus de la Seconde Guerre mondiale…

Un patrimoine culturel vulnérable

Certains de ces sites peuvent être fortement dégradés, voire disparaître, en quelques mois… ou quelques heures, notamment lors d’épisodes climatiques extrêmes (tempêtes, submersions). De tels cas exigent une grande rapidité d’intervention des archéologues pour sauver les informations scientifiques et patrimoniales, qui peuvent être inédites ou avoir bénéficié d’une conservation exceptionnelle.

Au-delà des épisodes brutaux, la dégradation de certaines portions du littoral se combine à une submersion plus ou moins lente, mais progressive, de l’ordre de plusieurs millénaires. Ainsi, certains monuments mégalithiques néolithiques aujourd’hui sur estran (photo ci-dessous) sont les ultimes témoins d’installations beaucoup plus vastes à l’origine.

Des moyens d’intervention complémentaires

La démarche de « sauvetage » engagée repose sur une méthodologie élaborée en tenant compte des différentes situations et d’un panel de moyens d’intervention. Celle-ci met en œuvre des prospections systématiques, notamment après les tempêtes, des suivis réguliers de certains sites, voire des opérations de sondages ou encore de fouilles archéologiques sur les sites les plus prometteurs et/ou les plus menacés à court terme.

Cette observation de terrain fait l’objet d’une démarche participative, invitant le public, les bénévoles et membres d’associations, à signaler toute découverte de vestiges archéologiques, et cela au moyen d’une application développée pour divers supports (smartphones, tablettes…). Au fil des années, un réseau de plusieurs dizaines d’informateur.trice.s s’est constitué, intégrant de nombreux·ses gardes du littoral, grâce à un partenariat original établi avec le Conservatoire du littoral. L’expertise réalisée ensuite sur site par des spécialistes déterminera la nature de l’action à engager, en lien avec les services compétents du ministère de la Culture(2). 

Conçu dans l’objectif de limiter la perte de données littorales, patrimoniales et scientifiques, le projet ALeRT est fondé sur le principe de la « protection par l’étude » et permet aujourd’hui le suivi de plusieurs centaines de sites archéologiques à l’échelle de la région Bretagne.

(1) Projet soutenu par la Région Bretagne (2015-2017), la Fondation de France (2016-2018), le Conseil départemental du Finistère (2017, 2018), le ministère de la Culture (2017, 2018). (2) Services régionaux de l’archéologie (SRA) et département des recherches subaquatiques et sous-marines (DRASSM). (3) L’opération ALeRT à Plougasnou est soutenue par la région Bretagne dans le cadre de l’appel à projets « Neptune » ainsi que par le ministère de la Culture (DRASSM).

ALeRT à Plougasnou

La découverte du site archéologique de la plage de Plougasnou-Saint-Jean-du-Doigt est due à l’observation attentive et régulière d’un prospecteur bénévole habitant Plougasnou (F. Le Gall) qui signala dès les années 2000 l’apparition d’un niveau tourbeux contenant divers mobiliers archéologiques. Le suivi constant de ce site s’est accompagné d’études et de sondages archéologiques(3) destinés à comprendre l’évolution du paysage et les modalités d’occupation humaine. 

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alert-archeo.org

Kiosque

histoire

Poudre de guerre, Pont-de-Buis 1914-1918, Histoire d’une industrie d’armement

Ouvrage collectif réalisé sous la direction de Jérôme Cucarull, historien, chercheur associé au Centre de recherche bretonne et celtique (CRBC) et coordonné par Marie-Lyse Cariou, Éditions Locus-Solus

Pendant la Grande Guerre, premier conflit de l’ère industrielle, la demande en poudre à canon est immense. La poudrerie de Pont-de-Buis dans le Finistère, en lien notamment avec l’arsenal de Brest et les usines d’armement de Rennes, embauche à tour de bras. La main d’oeuvre est largement féminine,  en l’absence des hommes mobilisés, et compte aussi des Nord-Africains et autres « coloniaux », ce qui pose des questions nouvelles et inédites…

Un projet collaboratif a été mené pendant quatre années par des passionnés et bénévoles de Pont-de-Buis lès Quimerc’h, dont certains anciens salariés de la poudrerie. Il a reçu le label national de la Mission centenaire 1914-1918.

Une année en Bretagne

Hervé Ronné, François de Beaulieu, Éditions Ouest-France

Un compagnon de voyage qui propose de découvrir ou redécouvrir chaque jour une facette de la région. Saisis au fil des saisons par un photographe inspiré, les trésors connus et méconnus du patrimoine naturel et culturel révèlent  leur infinie richesse.

Une commune bretonne dans la Grande Guerre

Michel Boucher, Miliau Kermarrec et Paolig Combot, Éditions Skol Vreizh

À Guipavas, on a la chance d’avoir retrouvé un trésor de lettres, complété par des témoignages recueillis voici plusieurs décennies, qui recouvrent à peu près tous les aspects de la Grande Guerre.

La barque ailée et l’albatros

Gérard Le Dortz, Éditions Seven Reizh

Le premier tome du roman  La barque ailée et l’albatros. Jean-Marie Le Bris fut le premier homme à s’élever au-dessus du sol grâce à un engin plus lourd que l’air. 150 ans plus tard, Maël se prendra de passion pour ce héros oublié de l’histoire.