Action

éducation

Collèges : les principales livraisons de la rentrée

Chaque année, entre 20 et 25 millions d’investissements sont réalisés dans les collèges par le Conseil départemental. Sur la durée du schéma départemental 2012-2018, cela représente 167 millions.

Ce schéma s’est donné quatre objectifs pour les collèges : réaliser en priorité des travaux portant sur l’adaptation des locaux  pédagogiques et des espaces périscolaires (40 %), l’intégration du collège dans son environnement social ou urbain (31,5 %), la sécurité, l’hygiène et l’accessibilité (15 %), et le clos-couvert, c’est-à-dire la structure du bâti, les toitures et l’isolation (13,5 %).

La majorité des travaux concerne des restructurations ou des extensions de bâtiments. Deux collèges neufs sont programmés sur la durée du schéma : la reconstruction sur site du collège des Monts-d’Arrée à Plounéour-Ménez a été livrée en 2018, et la construction d’un nouveau collège va débuter en 2019 à Saint-Renan sur un nouveau site (livraison prévue en 2021), en remplacement du collège de Kerzouar.

Pour rappel, la fabrication directe et le « fait maison » pour les repas sont la norme dans tous les collèges du département au sein des selfs.

Deux questions à Florent Hérisson-Garin, principal du collège des Sables-Blancs à Concarneau

Quels travaux ont été réalisés au collège  ?

Le chantier a duré plus de deux ans et s’est terminé cet été. Le Département avait déjà rénové les ateliers de la SEGPA (section d’enseignement général et professionnel adapté) et la salle de restauration. La structure et l’enveloppe extérieure du bâtiment ont été conservées. Les cloisons ont été abattues et la disposition des espaces a été revue. Les circulations ont été repensées, avec des couloirs plus larges, rectilignes, des couleurs et des plans inclinés avec des cloisons, de différentes largeurs pour un effet visuel, pour plus de bien-être. Le préau intérieur a été reconfiguré sur une surface de 321 mètres carrés, avec une partie couverte. On a créé tout un espace de circulation avec un patio aménagé et paysager, dont on peut faire le tour. Une refonte des salles a été opérée, elles sont plus lumineuses et plus spacieuses, avec des aménagements optimisés. Les équipements ont été revus : avec des vidéoprojecteurs interactifs, du nouveau mobilier et des éclairages leds très doux et de bonne qualité. 

Comment les élèves et les équipes ont-ils vécu cette période de travaux  ?

Pendant les travaux, des modulaires ont été installés. Nous avons fonctionné dans de très bonnes conditions, sans contraintes. Les locaux temporaires étaient de qualité et situés en dehors du chantier, sur une partie de la cour des élèves qui ont donc pu rester sur site. Ces travaux de grande ampleur nous ont donné entière satisfaction.

 

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168 M€

pour les travaux dans les collèges entre 2012 et 2018

Actions éducatives et pédagogiques : le guide 

« Convaincu.e.s du rôle clé de l’école dans la formation des futur.e.s citoyen.ne.s, les élu.e.s du Conseil départemental contribuent depuis de nombreuses années, activement et volontairement, au développement d’actions éducatives dans les collèges, hors des cursus de sélection. Chaque année, 800 000 € y sont consacrés. Pour faciliter la mise en place d’actions, nous éditons cette année un guide spécifique à destination des équipes pédagogiques. Il est avant tout une source d’inspiration pour mener des actions innovantes qui s’ancrent dans la réalité de la vie des jeunes et interrogent directement leurs pratiques. L’accès à la culture et au sport, la prévention santé, le développement durable… sont autant de thèmes qui participent à la construction des individus, en écho des défis que doivent relever l’école et notre société. »

Florence Cann, Conseillère départementale déléguée à la vie collégienne
mineurs non accompagnés

Le foot pour jouer solidaires et collectifs

De gauche à droite : Marcel Gourret, Luc Tréguer et Christian Kerjean.

Depuis l’année dernière, l’AL Coataudon, à Guipavas, accueille des jeunes mineurs non-accompagnés pour des entraînements de foot. Chronique d’un partenariat réussi avec les services du Département.

« En mars 2017, une des responsables de l’association Utopia 56, qui aide les migrants de Calais, m’a dit qu’ils cherchaient un club pour organiser un match de foot entre jeunes mineurs non-accompagnés, se rappelle Luc Tréguer, responsable de l’AL Coataudon. Ça s’est bien passé. On s’est alors rendu compte que ces jeunes étaient en demande de pratiques sportives et particulièrement de foot. »

Ces jeunes, pris en charge par les services départementaux, sont en attente d’un jugement pour confirmer leur minorité. Le service Mineurs non accompagnés (MNA), au sein des CDAS (Centres départementaux d’action sociale), a été créé en janvier 2016 pour répondre à l’arrivée importante de ces jeunes étrangers isolés dans le département. 

Réapprendre le collectif

Après l’expérience positive du match, Luc Tréguer a voulu proposer quelque chose aux jeunes migrants. En 2017, une convention a donc été signée entre le CDAS de Brest-Saint-Marc et l’AL Coataudon, pour leur proposer des entraînements de foot toutes les semaines. Le CDAS et l’association Solami se chargent de les accompagner au stade. La mairie de Guipavas fournit les locaux. Et le club prend en charge les entraînements, le matériel et les tenues. Le Département subventionne l’achat de paires de chaussures. « Nous sommes vite passés à deux entraînements par semaine avec la participation des entraîneurs du Finistère, car nous avons atteint les 80 inscrits, avec une moyenne de 30 à 35 jeunes par entraînement. »

Claude Jezequel est l’un des entraîneurs à s’être mobilisés pour faire jouer les jeunes mineurs. « On s’est dit qu’on ne pouvait pas les laisser dehors, sans activité. Ici, on ne parle jamais aux joueurs de leurs problèmes, de leur parcours. On est là pour faire du sport. Le but, c’est de les laisser jouer et s’exprimer sur le terrain. Le temps de l’entraînement, ils oublient leurs soucis. » Si le foot leur permet de lâcher prise, il est aussi l’occasion de parler collectif et respect de l’autre. « Au début, quand ils arrivent, c’est très individuel. Et à la fin, le jeu devient plus collectif, ils se parlent plus. C’est important de voir que tout seul on n’y arrive pas et que c’est une équipe qui gagne. »

Le foot, un sésame pour s’intégrer

En attendant leur jugement pour confirmer leur minorité, des jeunes mineurs non accompagnés (MNA) ont participé l’année dernière à des entraînements de foot, proposés par l’AL Coataudon. Certains sont aujourd’hui scolarisés et licenciés dans l’équipe séniors. 

Il est 18h45. Aux abords du stade Kerlaurent, à Guipavas, de jeunes hommes arrivent les uns après les autres. Ils se serrent tous la main, avant de rejoindre les vestiaires et se mettre en tenue de sport pour commencer l’entraînement des séniors. Parmi eux, une petite dizaine de garçons viennent d’obtenir leur licence cette année. Avant l’été, ils participaient aux entraînements proposés par l’AL Coataudon aux jeunes mineurs non-accompagnés (MNA). Ils étaient alors pris en charge par le CDAS de Saint-Marc à Brest, en attendant de leur jugement pour confirmer leur minorité.

Luc Tréguer, directeur de l’AL Coataudon, précise bien que le niveau des joueurs n’était pas la condition pour obtenir cette licence, convoitée par les quelques 80 jeunes inscrits aux entraînements. « Ceux que l’on a pu intégrer, car nos places sont limitées, c’est ceux qui se comportaient bien, qui respectent les autres et le coach ».

« Les entraînements ça m’a fait du bien »

Mory, Issa, Ben, Franck et Oumar ont bien conscience de cela. « Il  a fallu nous adapter. Mais dès le début, quand on est venu, on a accepté le règlement », explique Oumar. Mory lui aussi évoque ses débuts et son envie de progresser : « J’aimais bien le foot et j’avais envie de jouer en championnat. Ici, ils nous ont aidé à jouer dans un club, avec des entraînements. En arrivant au CDAS, je jouais dans le quartier, avec des amis. Ici, on a eu tout ce qu’il fallait, l’équipement, les chaussures, on se blessait moins. Quand on ne faisait pas bien, les coachs nous expliquaient. Moi, ca m’a donné envie de continuer ». Aujourd’hui les choses semblent aller bien pour le jeune homme en 1ère pour préparer un bac pro assistant d’architecte. Il évoque rapidement son arrivée à Brest, qui ressemble à celles de beaucoup d’autres mineurs non accompagnés : « Au début quand je suis venu, je n’avais rien à faire. C’était un peu dur. Les entraînements ça m’a fait du bien, ça m’a permis de reprendre une activité ».

Issa aussi avait envie de faire du sport « pour m’occuper. J’aime bien le foot et je regarde les matchs à la télé ». Mais il évoque aussi l’importante dimension sociale de ces entraînements : « c’est un moment de plaisir, pour jouer avec des personnes sympas ». Un sentiment dont parle aussi Franck, qui a voulu suivre ses copains, qui venaient là : « J’ai pu me faire de nouvelles connaissances, connaître des gens de différentes origines aussi. Je me plais bien là », confirme-le jeune homme qui avait déjà joué en club, à Abidjan.

santé

alcoolisation fœtale : informer et soigner

À l’occasion des 10 ans de SAF France et de la 2e édition de leur Safthon, le Département s’engage auprès de cette association dédiée à la prévention du syndrome d’alcoolisation fœtale.

Hervé Gouédard, ancien chef de service pédiatrique à l’hôpital de Morlaix, est le référent finistérien de SAF France.

Cette association dédiée à la prévention du syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) fête ses dix ans. « En tant que pédiatre, j’ai été confronté à l’alcoolisation fœtale et aux handicaps associés chez des enfants atteints de SAF (troubles du comportement, problèmes d’insertion sociale, déficits intellectuels…). La particularité de ces handicaps, ce qui est un cas très rare pour des médecins, c’est qu’ils sont faciles à éviter  ! Il suffit de ne pas consommer d’alcool du tout pendant la grossesse. »

Le message est simple et pourtant les chiffres sont alarmants. 8 % des naissances en France sont concernées, soit 8 000 enfants en 2017. Dans le Finistère, 81 enfants étaient touchés par ce syndrome l’année dernière.

« Une femme bien informée, c’est un enfant tiré d’affaire »

L’action principale de SAF France est de faire avancer la prévention des effets de l’alcoolisation fœtale. « Une femme bien informée, c’est un enfant tiré d’affaire. Nous avons aussi pour objectif de dépister et traiter le plus précocement possible les enfants atteints de SAF », ajoute le pédiatre. Car plus le diagnostic est posé tôt, plus il est possible d’aider les enfants à s’insérer et à tenter une stratégie pour réactiver certains circuits cérébraux.

En juin dernier, l’association a organisé une journée d’information avec les personnels finistériens de la PMI et de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) sur cette problématique. Une campagne d’affichage sur les abribus du Département a également été déployée, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre l’alcoolisation fœtale le 9 septembre et de la deuxième édition du Safthon (collecte de dons sur le modèle du Téléthon). « Il est important que les pouvoirs publics nous aident, explique le pédiatre. Le coût social de la prise en charge des enfants atteints est évalué à 10 milliards par an, en France (diagnostic, soins, structures spécialisées). »

Le Conseil départemental s’engage

À l’occasion de la journée nationale de prévention de l’alcoolisation fœtale début septembre, le Département du Finistère a ratifié la charte internationale de prévention. L’objectif est d’informer le grand public, de sensibiliser mais également de former les agents du Département à cet enjeu.

Nous avons pour objectif de dépister et traiter le plus précocement possible.
Mots clés

81

enfants Finistériens touchés en 2017

Le Conseil départemental du Finistère a signé la charte internationale SAF.

Une campagne sur le réseau départemental, en septembre. Soutenez Safffrance au 0 800 119 120.

+ D’INFOS

www.saffrance.fr

accessibilité du finistère

ouest breton : Quelle desserte ferroviaire ?

La gare de Brest, bientôt à 3h17 de Paris.

« À plus long terme, je sais à quel point l’objectif de relier la pointe bretonne à Rennes en une heure trente et à Paris en trois heures est important pour tous les Bretons. C’est un objectif que l’État continue de partager avec vous. » E. Macron – Quimper, le 21 juin 2018.

À Quimper le 21 juin dernier, le Président de la République a réaffirmé que le rôle de l’État ne peut être réduit à une simple logique financière présentée en début d’année par les rapports Duron et Spinetta, et que l’aménagement du territoire, en particulier par des infrastructures de transport performantes, est une priorité.

Cette prise de position de la part de l’État était nécessaire. Il s’agit maintenant de la traduire en réalisations concrètes.

Le Chef de l’État a pris deux engagements :

  • La fiabilisation de trajets Brest-Paris en 3 h 17 ;
  • Le lancement des études pour une ligne nouvelle Rennes-Redon. L’objectif est de désaturer les circulations ferroviaires au sud de Rennes et d’améliorer la liaison Rennes-Nantes, mais cela permettra aussi de réduire d’une dizaine de minutes la liaison Quimper-Rennes.

Cela ne suffit pas à atteindre l’objectif annoncé pour les liaisons de Brest et Quimper vers Paris et Rennes, et cela ne prend pas en compte l’ensemble des enjeux de développement territorial de l’ouest breton.

Dans le cadre d'une démarche commune avec Brest Métropole, Quimper Bretagne occidentale, la CCI métropolitaine Bretagne occidentale et l’Université de Bretagne occidentale, les élus départementaux demandent à la ministre des Transports et au Préfet de Région de réunir le comité de pilotage du projet LNOBPL (Liaisons nouvelles Ouest Bretagne Pays de la Loire) pour tirer les conclusions de l’abandon du projet d’Aéroport du Grand Ouest (Notre-Dame-des-Landes) et établir un nouveau projet de modernisation de la desserte ferroviaire de la Bretagne.

Ce projet devra :

  • Préciser comment atteindre l’objectif de relier Brest et Quimper à Rennes en une heure trente et à Paris en trois heures ;
  • Intégrer l’amélioration des liaisons entre villes bretonnes, tant le long de la façade atlantique (Brest-Quimper-Nantes) que pour des liaisons nord-sud.