Tout commence En Finistère

Finistère, terre de création et d’inspiration

2018 : Année de la culture

Chaque année, la marque Tout Commence en Finistère met en avant un thème propre à l’identité du département. En 2018, le Conseil départemental a choisi de valoriser le « Finistère, terre de création et d’inspiration ». Dans son sillage, la marque met à l’honneur la culture. Cette thématique est déclinée par plusieurs projets.

Concours Glazik challenge

Le premier projet de cette année de la culture du département, décliné par la marque Tout commence en Finistère et ses ambassadeurs, est le concours « Glazik Challenge - le Finistère sous toutes ses coutures ».

Lancé en mai, il a invité les Finistériens à réinventer un motif de broderie, à la fois emblématique de leur culture et porteur de leur fierté d’appartenance au territoire. Un jury présidé par Pascal Jaouen, styliste et fondateur de l’École de broderie de Quimper, et composé d’acteurs culturels comme la galeriste de l’École des filles, à Huelgoat, Françoise Livinec, a départagé les concurrents. Une collection de pièces textiles Tout commence en Finistère, sera ensuite développée avec le dessin du lauréat, par le cabinet Arboresens. Le lauréat du concours a reçu son trophée, lors de la soirée annuelle des ambassadeurs le 11 octobre dernier. Une partie des recettes des ventes viendra soutenir les actions d’une association culturelle et solidaire, choisie par le gagnant du concours.

Mêler cultures hip-hop et jazz

Photo : © Christophe Thomas

Le deuxième projet de l’année de la culture Tout commence en Finistère est la réalisation d’un parcours culturel de mi-juillet à mi-octobre, entre tradition et modernité. Ce projet interdisciplinaire est porté par les festivals de jazz Jazz’y Krampouezh, Fest Jazz et Penn ar Jazz et un autre ambassadeur de la marque Finistère, la Hip-Hop New School. À l’occasion de concerts de jazz, un grapheur de culture street-art, Sabio, s’est mobilisé pour réaliser quatre grands tableaux graph in situ. Cet échange entre deux cultures hip-hop et jazz s’est prolongé lors de la soirée des ambassadeurs, par un battle de danse hip-hop/swing et l’exposition dans le show-room lors de la soirée annuelle des ambassadeurs des quatre tableaux graph.

11 octobre : Soirée annuelle des ambassadeurs

Photo : © Homard Payette

Le 11 octobre à Briec, salle Arthémuse, s’est déroulée la soirée des ambassadeurs de la marque Tout commence en Finistère.

Au programme, des espaces d’expositions avec un show-room des artistes et artisans ambassadeurs de la marque, un show-room de la marque avec les nouveaux espaces numériques (portail web) et open space ambassadeurs dans les nouveaux locaux de l’Agence Finistère 360°. Speed meeting réservé aux ambassadeurs : au cours de trois séquences d’une demi-heure chacune, elles ont été rythmées par un gong, à des tables de six personnes se présentant en un « pitch » de trois minutes. L’édition 2018 a accueilli un nombre de participant.e.s plus important qu’en 2017, près de 180 personnes se sont déplacées pour favoriser le réseau entre ambassadeurs.

Les 60 dessins reçus pour le concours Glazik Challenge ont été exposés, ainsi que les réalisations du collectif des ambassadeurs de l’année culture : tableaux graph’, kakémono d’art et support audiovisuel. Un atelier rencontre sur le mécénat culturel a été organisé, avec Musiques et danses en Finistère.

Le parcours culturel jazz et hip-hop enfin, s’est finalisé lors d’une soirée spectacle, où des danseurs de swing et des danseurs hip-hop se sont réunis sur scène pour un battle de gala, pour montrer les échanges possibles en culture hip-hop et culture jazz, le swing étant issu du jazz.

Expérience : Yann Le Boulanger, conseiller pour le spectacle vivant

Yann Le Boulanger est directeur remplaçant pendant un an du domaine de Trévarez et conseiller pour le spectacle vivant de Chemins du patrimoine en Finistère depuis 2011. Son rôle a été central dans l’organisation de ce parcours culturel jazz et hip-hop. Explications.

« Je suis programmateur et conseiller pour les différents sites de Chemin du patrimoine en Finistère et référent pour le spectacle vivant. Cette année est l’année de la culture pour le Département et la marque Tout commence en Finistère. Une première réunion a été organisée par la marque avec les acteurs culturels du département, à laquelle j’ai participé. Plusieurs groupes thématiques ont été constitués, dont un dédié au spectacle vivant (un autre à la langue bretonne et un à la peinture). Dans ce groupe, nous avons proposé un parcours culturel autour du jazz, au sein de la marque. Trévarez a accueilli deux concerts de Fest Jazz, qui fait également partie du groupe de travail, tout comme la Hip-Hop New School, Penn Ar Jazz, Jazz’y Krampouezh, Musiques et danses en Finistère et le Centre éveil arts plastiques Cornouaille (CEAPC). La Hip-Hop New School a proposé de travailler avec un grapheur. Nous avons donc réfléchi autour de la thématique « entre tradition et modernité » pour varier les esthétiques. L’idée était de valoriser l’existant, pas de créer un événement nouveau. Ce parcours a permis de rendre le statut d’ambassadeur de la marque Tout commence en Finistère plus concret et a été riche en rencontres. »

Mots clés

Dessin du lauréat du Glazik Challenge et + d'infos SUR

toutcommenceenfinistere.fr

Toutes les photos de la Soirée annuelle des ambassadeurs sur :

toutcommenceenfinistere.fr

Témoignage : Sandrine Pondaven, cogérante de la maison d’édition Locus Solus Édition était présente avec son partenaire Florent Patron à la dernière soirée des ambassadeurs en 2017.

« C’était une soirée de rencontres très sympathiques et intéressantes avec d’autres entreprises, associations, institutions de notre beau et dynamique département du Finistère. Nous avons largement apprécié de découvrir des activités très différentes de la nôtre, fortement ancrées en Finistère, ce qui n’empêche pas d’être présent surtout le territoire national, voire international. Y’a pas à dire le Finistère, c’est là où tout commence  ! »

Visuel de la carte culture, élaboré par Jeunesse et interdisciplinarité (photo du spectacle Kemmeskañ).

Pays de Brest

port de commerce

6 hectares de polder pour les entreprises

L'aménagement du port de Brest, estimé à 220 millions d’euros, commence à sortir de terre. Point sur les avancées d’un chantier qui s’étendra jusqu’en 2021.

Le chantier du port de Brest avance. Les 9 et 10 juin derniers, la Région, maître d’ouvrage du projet, organisait une journée portes ouvertes pour montrer les avancées des travaux.

Depuis plus de 18 mois, des opérations de terrassement, de voirie et de génie civil sont en cours. Sur les 40 hectares du site, la moitié est consolidée et 6 hectares de terrains sont déjà accessibles aux entreprises qui souhaitent s’y implanter. Dans un communiqué, la Région annonçait en juin, que « la large voirie d’accès au quai EMR est praticable, un grand parking a été créé, et les réseaux principaux (eau et électricité) sont posés ». En bordure des nouveaux terre-pleins, des aménagements paysagers ont débuté. Pour réaliser une nouvelle promenade, des buttes sont déjà érigées et en cours de plantation.

Des travaux sur terre et en mer jusqu’en 2021

En mer, le nettoyage des fonds marins et l’enlèvement des macrodéchets, avant d’engager la construction du futur quai EMR de 400 mètres, ont été réalisés. Ce quai constituera un accès maritime fiable et sécurisé au futur terminal industriel. Le quai et sa plateforme arrière de manutention sont en cours d’achèvement. Parallèlement, une digue d’enclôture de 890 mètres, constituée de 28 cylindres verticaux, est en construction. Les dragages à venir permettront l’accès nautique au quai EMR, tout en améliorant celui des quais conteneurs et céréales. Cette première phase de travaux est financée par la Région Bretagne et ses partenaires : Brest Métropole, Conseil départemental du Finistère et CCI métropolitaine Bretagne Ouest, et par des fonds européens FEDER. La dernière étape du projet se déroulera entre 2019 et 2021, où le nouveau polder de 14 hectares sera aménagé.

Déplacements

RD 67 : fin des travaux à Ty Colo

Les travaux de modernisation et de sécurisation de la route départementale 67, entre Ty Colo et Kervalguen, arrivent à leur terme. Le 25 juin dernier, la RD 67 a été rouverte à la circulation. Des aménagements paysagers prévus à l’automne 2019 achèveront cette opération.

Démarrés fin 2013, ces travaux ont été répartis en quatre phases, pour un investissement départemental de 4,685 millions d’euros.

La première phase a permis de réaliser un giratoire au carrefour de « Kerhuel » et un écran acoustique. La deuxième phase s’est concentrée sur la suppression et la rectification de virages (3 au lieu de 5) de Kerviniou. Un giratoire a été réalisé à Guilers entre la RD 67 et la VC 3. La dernière phase, la plus importante, a démarré en mars 2017 pour aboutir à la réalisation d’un créneau de dépassement en juin 2018.

La RD 67, reliant Saint-Renan à la voie express RN 12 via Gouesnou, permet le contournement de Brest. Pour faire face à l’augmentation constante de son trafic, le Département a choisi de sécuriser et fluidifier cet axe, qui enregistre un trafic journalier de plus de 10 000 véhicules, dont 10 % de poids lourds et d’engins agricoles.

Pays de Morlaix

association

Goupil contre la fracture numérique

En reconditionnant et mettant à disposition des ordinateurs pour des personnes en difficulté, l’association Goupil à Morlaix lutte contre la fracture numérique.

Depuis un an, l’association Goupil, créée par Hervé Zalczer, électronicien à la retraite, œuvre dans le pays de Morlaix. Son objectif : réduire la fracture numérique.

« Pour trouver des ordinateurs, je fais des collectes auprès des institutionnels ou des entreprises. Car ce n’est pas viable de récupérer des ordinateurs un à un, il me faut des parcs homogènes. » Le Département lui a notamment octroyé une aide de 3 000 euros pour racheter 150 ordinateurs à bas coût et les reconditionner. Il travaille en partenariat avec l’EPSM Ar Brug, où il forme des jeunes qui apprennent à démanteler des DEEE (déchets d'équipements électriques et électroniques), et à reconditionner une partie des ordinateurs.

Une centaine de bénéficiaires de cours d’inclusion numérique

Hervé Zalczer met à disposition ces ordinateurs à des publics en difficulté. « Nous ne sommes pas une boutique, insiste-t-il. Nous travaillons avec des acteurs du social. Quand l’un d’eux détecte huit personnes qui ont besoin d’un ordinateur, on monte un groupe. Je propose ensuite deux heures de cours d’inclusion numérique, à l’issue desquelles je leur mets à disposition des ordinateurs à bas coût. » Depuis la création de l’association, plus d’une centaine de personnes ont déjà pu profiter de cette mise à disposition. Ces bénéficiaires sont de deux types : certains ont eu accès au numérique mais n’ont plus de matériel, et d'autres sont très éloignés de tout. « Ces derniers ont besoin d’une vraie formation. Car 2 heures ce n’est pas suffisant. Il faut au moins 24 heures pour rendre quelqu'un autonome », estime Hervé. Tous les ordinateurs mis à disposition sont déjà configurés avec le système d’exploitation Linux mint. Des logiciels libres et gratuits et des raccourcis directs aux prestations sociales (Pôle Emploi, la CAF…) sont également installés.

Reconditionner des ordinateurs pour des publics en difficulté

L’atelier D3E de l’EPSM Ar Brug, à Saint-Martin-des-Champs, forme des jeunes au recyclage de déchets d'équipements électriques et électroniques. Grâce au partenariat avec l’association Goupil, ils apprennent également à reconditionner des ordinateurs.

Ils sont six, ce lundi, dans le petit atelier D3E de l’établissement public de santé mentale (EPSM) Ar Brug, à Saint-Martin-des-Champs. Jean-Baptiste s’apprête à  remplacer le disque dur défaillant d’un ordinateur. Hervé Zalczer, électronicien à la retraite et fondateur de l’association Goupil, l’assiste d’un œil attentif. « On commence toujours par débrancher l’appareil, question de sécurité », précise-t-il. Le jeune homme de 20 ans poursuit l’opération. Il essaie d’introduire le nouveau disque dur, sur lequel se trouve une copie du master d’Hervé, équipé du système d’exploitation libre de droit, Linux mint. L’opération est finalement plus dure que prévue : « Je sais comment l’enlever, mais pas comment le remettre », explique Jean-Baptiste, qui est ici en formation une fois par semaine. Hervé l’aide, avant de rebrancher l’ordinateur.

Cela fait deux ans que l’atelier D3E existe au sein de l’EPSM Ar Brug. Sa fonction est de former des jeunes entre 16 et 22 ans, à récupérer des déchets d'équipements électriques et électroniques, auprès d’entreprises partenaires des alentours. Avant de les démanteler, les trier et les recycler. Depuis un an et demi, l’atelier animé par Jean-Michel Heuntehize, éducateur spécialisé et technique, travaille avec l’association Goupil. « Il faut une matinée à un jeune qui débute pour reconditionner deux ordinateurs, explique-t-il. Cinq à six jeunes viennent dans cet atelier à mi-temps et un tiers des ordinateurs que l’on reçoit sont vraiment réutilisables. On arrive à mettre à disposition environ dix ordinateurs par mois, sur dix mois, pour Goupil ». 

Un cercle vertueux 

Grégory, 17 ans, et Alan, 18 ans, viennent régulièrement à l’atelier depuis sa création. Ils apprécient les ordinateurs, qu’ils utilisent et réparent aussi quand ils sont chez eux. «   J’aime bien l’informatique, réparer et comprendre comment ça fonctionne, pourquoi il y a des problèmes », explique Alan. Il a d’ailleurs déjà fait un stage dans une entreprise « classique », alors que les débouchés pour ces jeunes sont plutôt les établissements et service d'aide par le travail (ESAT) et les entreprises adaptées. Le partenariat monté avec l’association Goupil permet en effet aux jeunes de se spécialiser dans le reconditionnement d’ordinateurs, alors que l’activité première des ateliers D3E est le démantèlement. Grégory, lui est également sensible aux destinataires de ces ordinateurs reconditionnés. « On apprend à démonter les ordinateurs, à copier le disque dur, à réparer l’ordinateur, pour aider des gens qui en ont besoin », explique-t-il. Car en effet, l’association Goupil destine ensuite ces ordinateurs à des publics en difficulté, qui n’ont pas les moyens d’acheter du matériel neuf. Un cercle vertueux, qui a valu à l’association Goupil et à l’atelier D3E d’obtenir le label ordi 3. 0, les inscrivant dans la filière nationale de collecte, de reconditionnement et de redistribution d’ordinateurs.

lanhouarneau

Aménagement d’une zone humide

Photo : © mairie de Lanhouarneau

« La commune possédait des parcelles à l’entrée du bourg en zone humide, donc non-constructibles, situées entre la zone artisanale et la partie agglomérée du bourg. Des élus ont alors pensé à les aménager, pour en faire un lieu de rencontres intergénérationnelles », raconte Éric Pennec, maire de Lanhouarneau.

L’idée de départ a mûri jusqu’à devenir une petite boucle de promenade tout public, avec l’aménagement d’un platelage en bois, d’une petite mare et d’un parcours d’interprétation sur le thème de l’« eau, source de connaissances ».

Le tout a été imaginé de manière ludique avec des panneaux explicatifs et des jeux interactifs pour comprendre le milieu des zones humides.

Les travaux ont duré 5 ans et se sont terminés en avril 2017, avant que le parcours d’interprétation soit officiellement inauguré en mai 2018. Pour cet aménagement, inscrit dans le contrat de territoire de la Baie du Kernic, la commune de Lanhouarneau a reçu une subvention départementale de 40 045 euros. Le projet a également bénéficié de l'appui technique de la cellule d'animation sur les milieux aquatiques (CAMA), fruit d'un partenariat entre le Conseil départemental et le Forum des marais atlantiques.

Pays de Cornouaille

Attractivité

Le pôle audiovisuel au Rosmeur

Cela fait déjà plusieurs années que le projet était en construction. Rassembler les professionnels cornouaillais de l’audiovisuel est aujourd’hui chose faite.

Depuis le début de l’été, un tiers des 75 membres du collectif créé en août 2016 ont intégré les bureaux du Pôle audiovisuel à Douarnenez, situé sur le terre-plein du port. Par les fenêtres des bureaux, on aperçoit presque la mer et les cris des goélands ponctuent les échanges.

Le projet est né des rencontres de professionnels du pays de Douarnenez et de l'Ouest Cornouaille. Fred Prémel, gérant de Tita B Productions, Julien Cadilhac, monteur indépendant, Pauline Burguin et Anne Gouerou, journalistes-réalisatrices font le constat suivant : « Nous étions nombreux à travailler de chez nous et nous avons vu un intérêt à nous regrouper physiquement, pour se croiser au quotidien et faire mûrir des projets ensemble », explique Anne Gouerou. Si chacun des membres du collectif vient avec ses projets, le pôle permet d’étendre son réseau. Une première commande pour un film de promotion de Douarnenez vient d’ailleurs d’être confiée au pôle et fera travailler dix membres du collectif.

Le pôle audiovisuel a mis un an et demi avant de trouver des locaux adaptés. Aujourd’hui, les huit bureaux sont occupés par des sociétés, des indépendants, des cowokers. « Mais au-delà des locaux, nous souhaitons créer un pôle de développement pour attirer des productions et favoriser l'essor économique de notre secteur », explique Fred Prémel. Pour faire mûrir ce projet, le collectif bénéficie d’une aide de la Région, de l’Europe et de Quimper Cornouaille développement, dans le cadre du programme Leader. 

Portraits : Pauline Burguin et Anne Gouerou, journalistes-réalisatrices

Anne Gouerou, 54 ans, et Pauline Burguin, 34 ans, ont une génération d’écart. Pourtant, ces deux journalistes-réalisatrices intermittentes partagent les mêmes problématiques de travail. « Ici chacun vient pour développer ses projets, en s’aidant des autres. On vient tous avec nos sujets et on reste indépendant », précise Anne, qui travaille notamment pour France 3, réalise des documentaires en breton ou encore des webdocs multimédias. « J’ai eu envie de créer et de rejoindre ce pôle, pour être dans une émulation, un réseau, poursuit-elle. L’idée n’est pas forcément de travailler en commun, mais d’échanger, d’avoir des infos, d’être dans du “work in progress”. Cela donne une dynamique de travail. »

Une dynamique qu’apprécie Pauline, qui partage dorénavant un bureau avec Anne et d’autres réalisateurs au pôle. Travaillant pour des télévisions locales et des plates-formes web, elle apprécie l’échange entre collègues indépendants. « Le pôle peut ouvrir d’autres pistes de travail », explique-t-elle. Elle vient notamment de constituer, avec d’autres membres du pôle, une équipe qui réalisera un film promotionnel de la ville de Douarnenez. Pauline a également mis en place des rendez-vous mensuels appelés « court-bouillon », dont l’objectif est « de présenter un projet (film documentaire, création sonore…) pour tester son idée auprès d’un groupe de professionnels. Ce genre d’initiatives va servir et nourrir notre collectif ».  

Pleins d’autres développements sont dans les tuyaux, comme celui de créer un service de portage salarial au sein du pôle, pour pouvoir travailler  « avec des associations ou des collectivités, qui ne produisent pas de fiches de paie ». Une situation partagée par beaucoup d’autres réalisateurs, qui composent la moitié des membres du collectif.

Portrait : Fred Prémel, producteur

Tita B productions sort quatre films documentaires et deux fictions longues, par an. Une vitalité qui pourrait étonner « à la pointe du monde ». C’est en effet ainsi que Fred Prémel, gérant de cette société créée en 2015 à Douarnenez, défini ce territoire. Un territoire, doté d’une « dynamique et d’une forte attractivité », où il a choisi de vivre et de travailler il y a sept ans. Ce quarantenaire originaire des Côtes d’Armor estime qu’« il y a un potentiel créatif en Bretagne et un imaginaire très porteur ». 

Pour lui, la création du pôle audiovisuel dans le sud-Finistère est apparue comme une évidence. « Il y a une grande diversité de métiers liés à l’audiovisuel ici. On est devant un modèle unique en Bretagne, voire en France. On peut faire un film entièrement avec des professionnels de Douarnenez et de Cornouaille ». 

Si les professionnels de l’audiovisuel sont bien présents et que Fred travaille avec de nombreux talents locaux, « 99 % de la profession reste concentrée en Île-de-France. Mais les affinités, les connaissances, le réseau sont aussi très importants dans ce métier. La création de ce pôle pour nous, membre fondateur, c’est affirmer nos compétences et nos talents locaux, mais aussi d’avoir une conscience collective de cela. Cela permet de continuer à montrer que c’est possible de travailler ici, qu’il y fait bon vivre et créer des entreprises ».

handicap

deux expérimentations pour des sports nature accessibles

Dans le cadre du projet Sana (Sporto adaptito naturo nautika), porté par le Département, le comité handi-sports finistérien, la collectivité portugaise du Cim Alto Minho et l’association galicienne Agan +, deux expérimentations ont eu lieu cet été. Du matériel pour la pratique de sports nature accessibles a été mis à disposition sur deux sites finistériens.

Le projet Sana, financé par le dispositif européen Erasmus + sport, a trois objectifs : la mise en place d’une prélabellisation de sites de sports nature accessibles, la création d’une mallette pédagogique et l’organisation d’un raid européen handi-valide.

Une première expérimentation grandeur nature du projet a donc eu lieu du 2 au 6 juillet sur une voie verte, d’Audierne à Pont-Croix. « Sur ce site entre terre et mer, entièrement à construire, nous avons eu l'opportunité d’expérimenter le cahier des charges de la prélabélisation », explique Stéphane Heussaf, coordinateur du projet au Département.

La deuxième expérimentation, du 16 au 20 juillet, dans le bois de Névet, à Kerlaz, a été réalisée sur un site classé espace naturel sensible, déjà aménagé par le Département pour les personnes à mobilité réduite. 200 personnes sont venues tester les sites et le matériel. Parmi elles, des personnes handicapées, des professionnels mais aussi des valides et des écoliers.

Pays de Centre Ouest Bretagne

parc naturel régional d'armorique

vers une labellisation Geopark Unesco

En 2020, le PNRA souhaite présenter sa candidature pour le label Geopark Unesco. Le périmètre défini devrait regrouper 44 communes et s’étendre sur 125 hectares, excluant les îles du Ponant.

Le réseau mondial des Geoparks Unesco regroupe 140 territoires, et en accueille une trentaine par an. Le Parc naturel régional d'Armorique (PNRA) prépare sa candidature pour obtenir ce label.

Noémie Courant, arrivée en 2017 au PNRA, travaille sur ce projet de grande ampleur. « En France, il existe sept autres Geoparks Unesco, tous dans les Alpes ou le sud du Massif central. Aucun Geopark Unesco français n’est littoral, nous serions le premier », explique la chargée de mission. Son périmètre reprendrait celui du PNRA, de la presqu’île de Crozon jusqu’à Guerlesquin, en passant par Huelgoat, le sud de Châteaulin et jusqu’en rade de Brest (avec possibilités d’extension), à l’exception des îles du Ponant.

« Cette démarche de labellisation a commencé car le PNRA a été lauréat d’un projet Interreg européen, avec des partenaires portugais, espagnols, anglais, gallois et irlandais. À part nous et un des partenaires espagnols, tous les autres parcs ont déjà le label Unesco. Cela nous permet un partage d’expérience », poursuit Noémie Courant. Le groupe de travail a pour missions la création et la valorisation d’une géoroute le long de la façade atlantique, l’organisation d’actions communes de communication et d’un programme d’animations. Il doit également rassembler des éléments techniques pour soutenir les territoires souhaitant devenir Geopark. Pour ce projet Interreg, qui prendra fin en 2019, des livrables sont demandés et un dossier doit être construit. Ce dernier sera présenté en 2020 pour le territoire du PNRA, candidat au titre du label Geopark mondial Unesco. « L’instruction prend généralement 18 mois et nous devrions avoir une réponse en 2022 », précise Noémie Courant.

La recherche d’une reconnaissance internationale

Le PNRA mise sur sa richesse géologique, en presqu’île de Crozon, classée réserve naturelle géologique depuis 2013, et dans les Monts d’Arrée. « À travers ce label, le PNRA recherche une reconnaissance internationale de son patrimoine. L’idée est de mettre en lien ce patrimoine géologique avec les autres patrimoines du territoire, comme les patrimoines naturels, culturel et immatériel. »

Pour la labellisation, un réseau de soutien et une implication locale, incarnés par les habitants, les acteurs du territoire, du tourisme… sont également nécessaires. Aujourd’hui le PNRA (et donc le périmètre du Geopark, en excluant les îles du Ponant) regroupe 44 communes et s’étend sur 125 hectares. Il est porteur du projet et soutenu par ses partenaires européens et locaux comme la Communauté de communes de la presqu’île de Crozon-Aulne maritime, la Maison des minéraux, la réserve minérale géologique de la presqu’île de Crozon, la Région et le Département. Ces soutiens peuvent encore évoluer jusqu’en 2020. « Nous avons notamment l’idée d’inclure d’autres collectivités qui le souhaitent dans la gouvernance de ce Geopark », conclut la chargée de mission. Affaire à suivre…

Aucun Geopark Unesco français n'est littoral, nous serions le premier.

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