Action

covoiturage

Ouestgo.fr : on sera proche !

OuestGo.fr est une nouvelle plateforme de covoiturage gratuite, portée par des collectivités du Grand Ouest1, avec comme chef de file le Conseil départemental du Finistère. Focus sur une offre mutualisée et modulable.

Les adeptes de covoiturage qui connaissaient le site covoiturage-finistere.fr découvrent désormais son remplaçant : OuestGo.fr. Cette plateforme mutualisée propose un service plus complet avec de nouvelles fonctionnalités et des offres de trajet couvrant le Grand Ouest. L’inscription demeure gratuite pour les utilisateurs et sans prise de commissions sur les trajets.

Créée à l’initiative d’acteurs publics du Grand Ouest, dont le Conseil départemental, la plateforme est commune aux territoires des deux régions engagées1.

Loin de concurrencer les sites de covoiturage déjà existants, OuestGo.fr se veut complémentaire, en proposant des trajets de courte et longue distances. De plus, les solutions de covoiturage obtenues se combinent avec les offres de transports collectifs (trains, bus, cars…) proposées sur les sites comme breizhgo.bzh ou destineo.fr.

L’objectif est de favoriser la mutualisation des déplacements des utilisateurs, sur des trajets du quotidien ou occasionnels.

Services sur mesure pour collectivités, entreprises et associations

L’originalité du site OuestGo.fr est de proposer des services clés en main aux collectivités, aux entreprises ou aux associations.

Les collectivités qui ne sont pas encore adhérentes (régions, départements, agglomérations ou EPCI…) sont invitées à rejoindre OuestGo.fr via Mégalis2, pour en faire leur outil d’animation autour du covoiturage. En adhérant, elles construiront une offre personnalisée en fonction des besoins de mobilité propres à leur territoire.

Les entreprises ou les associations, elles, pourront créer gratuitement une communauté de covoitureurs au sein de leur structure. Elles disposeront d’une boîte à outils pour animer en interne le covoiturage. Les entreprises pourront aller plus loin en ayant accès au tableau de bord d’accompagnement et aux outils de reporting et de statistiques pour développer le covoiturage auprès de leurs salariés.

L’exemple d’accompagnateur du changement : Ehop

Spécialisée dans l’accompagnement au changement et le développement du covoiturage quotidien et inclusif, Ehop anime depuis 15 ans ce type de démarches auprès d’entreprises, d’associations ou de collectivités. Albane Durand, sa directrice, explique l’importance de leur travail de médiation : « Le covoiturage ne marche pas qu’avec un site Internet. Il faut de l’humain. » En s’appuyant sur les fonctionnalités du site OuestGo.fr, l’association peut par exemple accompagner la mise en place de plans de mobilité ou développer une démarche RSE (responsabilité sociétale des entreprises).

1. État, Région Bretagne, Conseil départemental du Finistère, métropoles de Nantes, Rennes, Brest et Carène Saint-Nazaire agglomération avec le soutien financier de l’ADEME.

2. Megalis Bretagne, syndicat mixte de coopération territoriale qui regroupe 64 collectivités membres (le conseil régional de Bretagne, les 4 conseils départementaux et les 59 EPCI) est aujourd’hui en charge de l’hébergement, l’exploitation du site ouestgo.fr et son déploiement sur le Grand Ouest.

Covoiturage solidaire : favoriser l’accès à l’emploi

Si le site OuestGo.fr fonctionne comme un site de covoiturage classique, certaines fonctionnalités s'en distinguent. Parmi elles, la possibilité de devenir un covoitureur solidaire ou de faire appel à ce service, quand la mobilité devient un frein à l’emploi.

En apparence, OuestGo.fr reprend tous les codes d’un site de covoiturage classique. Un conducteur peut proposer un trajet où il accepte des passagers, selon les conditions qu’il est libre de définir. Et un passager qui recherche une offre de covoiturage peut poster le trajet qu’il souhaite effectuer.

Mais le site propose aussi un service destiné aux personnes qui cherchent une solution de mobilité pour accéder à un travail, une formation, un stage, une mission d’intérim ou un entretien d’embauche. Ce nouveau service est financé par le Conseil départemental, qui mandate Ehop pour sa mise en œuvre dans le Finistère.

Concrètement, une personne en recherche d’un covoiturage solidaire peut s’inscrire sur OuestGo.fr et cliquer sur la rubrique covoiturage solidaire, pour faire sa demande de trajet. Elle peut aussi faire une demande par téléphone ou par mail directement auprès de l’association Ehop. Dernière option, elle s’adresse à un travailleur social (mission locale, CDAS, CCAS…), qui transmet la demande à Ehop : « Nous faisons ensuite nous-même la recherche dans la base de données pour trouver un covoitureur solidaire, explique Albane Durand, directrice de EHop. Nous appelons les personnes qui se sont portées volontaires sur le site. Pour ce type de service, l’échange humain est indispensable pour être sûr que le trajet et le service proposés correspondent au besoin.  »

Le covoiturage ne marche pas qu’avec un site Internet. Il faut de l’humain.
Mots clés

OuestGo en bref

  • Inscription gratuite et absence de prise de commission
  • Un service public pour offrir des alternatives de déplacement
  • La coexistence d’offres de trajet rural et longue distance en Bretagne et en Loire-Atlantique
  • La possibilité de créer des communautés d’intérêt pour les entreprises et les associations
  • La compatibilité avec les services de mobilité existants pour combiner covoiturage et transports collectifs

+ D’INFOS SUR

www.ouestgo.fr

80 %

des actifs bretons utilisent la voiture pour se rendre à leur lieu de travail.

6 %

c’est la part modale du covoiturage domicile-travail en Bretagne.

20 km

distance moyenne du trajet domicile-travail (95 % sont inférieurs à 50 km).

Insertion et mobilité, un enjeu fort

  • 1 personne en insertion sur 2 a déjà refusé un travail ou une formation pour des questions de mobilité.
  • 1 personne en insertion professionnelle sur 4 déclare n’avoir aucun moyen de se déplacer.
  • 41 % des employeurs ont rencontré des difficultés à pourvoir un poste pour des questions de mobilité.
  • 59 % des entreprises ont déjà vu un candidat refuser un poste pour des questions de mobilité.

(Source : étude Auxilia, 2013)

Tour de France

les agents départementaux des routes mobilisés

Les 11 et 12 juillet prochains, le Tour de France passe par le Finistère, empruntant des routes départementales et communales. Un beau challenge de sécurisation des voies et d’information des usagers pour les agents des routes du Département. Tout l'été, les agents des routes se mobilisent également sur l'accès aux grandes festivités.

À quelques jours du passage du Tour de France dans le Finistère, les équipes des agences techniques départementales (ATD) se mobilisent. « Sur les 205 km de l’étape sud Lorient-Quimper, le 11 juillet, et les 181 km de l’étape nord Brest-Mur de Bretagne, le 12 juillet, nous avons installé 242 panneaux », explique André Bosser, chef du service gestion et exploitation de la route au Conseil départemental, désigné « M. Route du Tour » pour le Finistère. Les moyens déployés sont en effet hors norme pour accueillir ces deux étapes du Tour de France.

1 000 bottes de pailles ensachées

15 jours avant le passage de la course, les usagers sont prévenus par des panneaux « circulation interdite » et « route barrée », sur les routes empruntées par le Tour ou celles qui les croisent. Des routes départementales mais également des routes communales sont concernées. Les panneaux préviennent également des jours et des horaires de passage de la course.

Sur le parcours en lui-même, les équipes départementales positionnent plus de 1 000 bottes de pailles ensachées et des séparateurs de chantier. Ces outils de balisage sont notamment présents sur les îlots, les giratoires, les rétrécissements de chaussée, les virages serrés ou encore les avancées de trottoir.

126 agents mobilisés sur deux jours

Si le travail en amont est important, la mobilisation des équipes des ATD est également forte les deux jours de la course. 126 agents, qui représentent deux tiers des affectifs des agents routiers du Département, seront positionnés le long des parcours. Du côté des moyens matériels : « 46 fourgons seront stationnés sur le parcours. Des chargeuses permettront de faire face à des déversements accidentels, sur la route par exemple. Et des balayeuses serviront à dégager préalablement la route avant le passage des coureurs », précise M. Route du Tour.

Mots clés

126

agents mobilisés sur deux jours

+ D’INFOS SUR

www.letour.fr

Dossier spécial Tour de FRANCE sur www.finistere.fr avec la carte du parcours et le plan de circulation

accessibilité du finistère

le train est la priorité !

Le numéro du mois de mai de la revue Penn-ar-bed a présenté la mobi-lisation du Finistère pour son accessibilité. Alors que le Gouvernement finalise son projet de loi d’orientation sur les mobilités, la nécessité d’une bonne desserte ferroviaire de notre département doit être défendue.

Le Finistère s’est toujours battu pour obtenir de l’État des infrastructures de transport performantes.

Pour le train, les dernières décennies ont vu le Département participer au financement des travaux d’amélioration des lignes Rennes-Brest et Rennes-Quimper (suppression de passages à niveau pour relever les vitesses de circulation des trains et régénération de voies), de la construction de la ligne à grande vitesse Le Mans-Rennes et de la rénovation de la ligne Brest-Quimper inaugurée en décembre dernier. La prochaine étape devait trouver sa concrétisation dans le cadre du projet de Liaisons nouvelles Bretagne Pays de la Loire (LNOBPL).

Le projet LNOBPL regroupait les objectifs d’amélioration des liaisons Brest-Rennes et Quimper-Rennes prévalant dans le programme Bretagne à Grande Vitesse et d’amélioration de la liaison Rennes-Nantes desservant l’aéroport de Notre-Dame des Landes (Aéroport du Grand Ouest). Le débat public a eu lieu sur ce projet. Il a conduit à des études complémentaires et à des ajustements. La décision de lancer l’opération était attendue.

L’abandon du projet d’Aéroport du Grand Ouest remet en cause l’analyse socio-économique de l’ensemble du projet LNOBPL, d’autant plus que le Gouvernement souhaite un moratoire sur les projets de nouvelles infrastructures ferroviaires. Mais cela ne doit pas conduire à abandonner les objectifs initiaux d’amélioration des liaisons vers Brest et Quimper. La finalité de ces aménagements est une amélioration du niveau de service pour les liaisons entre villes bretonnes, avec comme objectif un temps de parcours d’1h30 pour rejoindre Rennes depuis Brest ou Quimper. Cela permettra de rejoindre Paris en trois heures, offrant ainsi une alternative crédible à l’avion pour des déplacements professionnels.

Le Gouvernement s’est engagé à conclure avec les collectivités bretonnes un pacte pour l’accessibilité de la Bretagne. Des mesures concrètes et des engagements précis doivent y figurer pour l’amélioration de nos conditions de déplacement en Bretagne, vers Nantes et vers Paris.