Actus

réseau des cars BreizhGo

Embarquez votre vélo !

Du 7 juillet au 2 septembre 2018, vous pouvez embarquer gratuitement votre vélo à bord de certaines lignes de cars du réseau BreizhGo. Les lignes proposées desservent la véloroute du littoral, les voies vertes et les anciennes voies ferrées aménagées. Ces parcours vous permettent de découvrir les sites incontournables, les grands et petits patrimoines, les points de vue du Finistère. Effectuez vos balades dans la journée et revenez soit en car, soit à vélo.

Toutes les lignes, tous les points d’arrêt et tous les horaires ne sont pas concernés par ce service. Seules les lignes 20B (Brest – Landéda), 21 (Brest-Lesneven), 35 (Châteaulin – Carhaix), 36 (Morlaix – Carhaix), 37 (Camaret – Quimper), 52 (Audierne – Douarnenez), 53B (Quimper – Audierne, Pointe du Raz), 56A (Quimper – Pont-l’Abbé – Saint-Guénolé), ainsi que les lignes Carhaix-Rosporden et Morlaix-Roscoff disposent d’un rack permettant l’embarquement de 8 vélos.

Il est conseillé de réserver ce service la veille de votre trajet au 02 98 90 88 89 et d'arriver 15 minutes avant l’horaire de départ.

Les 4 et 5 octobre à Brest

Le 8e Carrefour des communes Commence dans 2 semaines !

La 8e édition du Carrefour des communes et communautés du Finistère se tiendra les 4 et 5 octobre 2018 au centre des congrès du Quartz à Brest. Événement départemental unique dédié aux collectivités et leurs partenaires, cette manifestation d’envergure rassemble plus de 2 000 congressistes à chaque édition. Le Conseil départemental du Finistère y sera présent sur les questions d’aménagement et animera un atelier sur la place du numérique dans les espaces ruraux de demain.

Le chiffre

23

De 37 mg/l en 2000 à 23 mg/l en 2017.

C’est la baisse de la teneur moyenne en nitrates dans les captages d’eaux souterraines du Finistère. Dans le même temps, le pourcentage de captages d’alimentation en eau protégée est passé de 21 % à 95 %, montrant l’efficacité globale des mesures de protection mises en place pour améliorer la qualité des eaux en nitrates.

Manoir de Squividan à Clohars-Fouesnant

Exposition de peintures et oasis de verdure

Le Département du Finistère a placé 2018 sous le signe de la culture, une initiative qui s’inscrit dans l’Année européenne du patrimoine culturel. La programmation 2018 du manoir de Squividan rejoint cette volonté en s’attachant à présenter le Finistère comme « une terre de création et d’inspiration ». L’exposition « Finistère, terre d’inspiration », visible au manoir de Squividan jusqu’au 16 septembre prochain, est l’occasion de découvrir l’œuvre évocatrice des paysages, des coutumes et des habitants du Finistère, des peintres Madeleine Fié-Fieux et Émile Simon.

Un parc arboré de 2,5 ha en accès libre

Le domaine de Squividan, « lieu où pousse le sureau » en breton, comprend un grand parc paysager. Oasis de verdure et de tranquillité, ce jardin de peintres a été l’écrin qui a abrité durant trente ans une existence vouée à la peinture. Des reproductions d’œuvres d’Émile Simon et Madeleine Fié-Fieux ainsi que des panneaux tactiles sur la flore y sont disposés.

Sécurité routière

passage à 80 km/h

Depuis le 1er juillet, la vitesse sur les routes secondaires bidirectionnelles sans séparateur central est limitée à 80 km/h. Dans le Finistère, sur les 3 502 kilomètres de routes départementales, ce sont 2 650 kilomètres qui sont concernés.

Du 13 au 22 juillet 2018

Rade en fête !

Pendant 10 jours, du 13 au 22 juillet, près d’une quinzaine de ports* de la rade de Brest s’animeront pour cette première édition de Rade en fête. Au programme : randonnées en kayak et en paddle avec ou sans guide, parades nautiques, balades maritimes à bord de voiliers du patrimoine et de vedettes à passagers, dégustations de produits locaux, notamment les fraises et les huîtres, animations sur les quais avec des puces de mer, chants, bagadou, expos. Possibilités de restauration. Des liaisons maritimes seront mises en place pour faciliter les déplacements entre les animations des ports de Brest, de Landerneau et ceux de la presqu’île de Crozon. Rade en fête, pour mettre les pieds dans l’eau, sur l’eau et la tête dans les lampions  !

* Brest, Camaret-sur-Mer, Crozon (Le Fret), Daoulas, Landerneau, Lanvéoc, Le Faou, Logonna-Daoulas, Loperhet, Port-Launay, Plougastel-Daoulas, Plougonvelin, Roscanvel, Rosnoën.

Action

covoiturage

Ouestgo.fr : on sera proche !

OuestGo.fr est une nouvelle plateforme de covoiturage gratuite, portée par des collectivités du Grand Ouest1, avec comme chef de file le Conseil départemental du Finistère. Focus sur une offre mutualisée et modulable.

Les adeptes de covoiturage qui connaissaient le site covoiturage-finistere.fr découvrent désormais son remplaçant : OuestGo.fr. Cette plateforme mutualisée propose un service plus complet avec de nouvelles fonctionnalités et des offres de trajet couvrant le Grand Ouest. L’inscription demeure gratuite pour les utilisateurs et sans prise de commissions sur les trajets.

Créée à l’initiative d’acteurs publics du Grand Ouest, dont le Conseil départemental, la plateforme est commune aux territoires des deux régions engagées1.

Loin de concurrencer les sites de covoiturage déjà existants, OuestGo.fr se veut complémentaire, en proposant des trajets de courte et longue distances. De plus, les solutions de covoiturage obtenues se combinent avec les offres de transports collectifs (trains, bus, cars…) proposées sur les sites comme breizhgo.bzh ou destineo.fr.

L’objectif est de favoriser la mutualisation des déplacements des utilisateurs, sur des trajets du quotidien ou occasionnels.

Services sur mesure pour collectivités, entreprises et associations

L’originalité du site OuestGo.fr est de proposer des services clés en main aux collectivités, aux entreprises ou aux associations.

Les collectivités qui ne sont pas encore adhérentes (régions, départements, agglomérations ou EPCI…) sont invitées à rejoindre OuestGo.fr via Mégalis2, pour en faire leur outil d’animation autour du covoiturage. En adhérant, elles construiront une offre personnalisée en fonction des besoins de mobilité propres à leur territoire.

Les entreprises ou les associations, elles, pourront créer gratuitement une communauté de covoitureurs au sein de leur structure. Elles disposeront d’une boîte à outils pour animer en interne le covoiturage. Les entreprises pourront aller plus loin en ayant accès au tableau de bord d’accompagnement et aux outils de reporting et de statistiques pour développer le covoiturage auprès de leurs salariés.

L’exemple d’accompagnateur du changement : Ehop

Spécialisée dans l’accompagnement au changement et le développement du covoiturage quotidien et inclusif, Ehop anime depuis 15 ans ce type de démarches auprès d’entreprises, d’associations ou de collectivités. Albane Durand, sa directrice, explique l’importance de leur travail de médiation : « Le covoiturage ne marche pas qu’avec un site Internet. Il faut de l’humain. » En s’appuyant sur les fonctionnalités du site OuestGo.fr, l’association peut par exemple accompagner la mise en place de plans de mobilité ou développer une démarche RSE (responsabilité sociétale des entreprises).

1. État, Région Bretagne, Conseil départemental du Finistère, métropoles de Nantes, Rennes, Brest et Carène Saint-Nazaire agglomération avec le soutien financier de l’ADEME.

2. Megalis Bretagne, syndicat mixte de coopération territoriale qui regroupe 64 collectivités membres (le conseil régional de Bretagne, les 4 conseils départementaux et les 59 EPCI) est aujourd’hui en charge de l’hébergement, l’exploitation du site ouestgo.fr et son déploiement sur le Grand Ouest.

Covoiturage solidaire : favoriser l’accès à l’emploi

Si le site OuestGo.fr fonctionne comme un site de covoiturage classique, certaines fonctionnalités s'en distinguent. Parmi elles, la possibilité de devenir un covoitureur solidaire ou de faire appel à ce service, quand la mobilité devient un frein à l’emploi.

En apparence, OuestGo.fr reprend tous les codes d’un site de covoiturage classique. Un conducteur peut proposer un trajet où il accepte des passagers, selon les conditions qu’il est libre de définir. Et un passager qui recherche une offre de covoiturage peut poster le trajet qu’il souhaite effectuer.

Mais le site propose aussi un service destiné aux personnes qui cherchent une solution de mobilité pour accéder à un travail, une formation, un stage, une mission d’intérim ou un entretien d’embauche. Ce nouveau service est financé par le Conseil départemental, qui mandate Ehop pour sa mise en œuvre dans le Finistère.

Concrètement, une personne en recherche d’un covoiturage solidaire peut s’inscrire sur OuestGo.fr et cliquer sur la rubrique covoiturage solidaire, pour faire sa demande de trajet. Elle peut aussi faire une demande par téléphone ou par mail directement auprès de l’association Ehop. Dernière option, elle s’adresse à un travailleur social (mission locale, CDAS, CCAS…), qui transmet la demande à Ehop : « Nous faisons ensuite nous-même la recherche dans la base de données pour trouver un covoitureur solidaire, explique Albane Durand, directrice de EHop. Nous appelons les personnes qui se sont portées volontaires sur le site. Pour ce type de service, l’échange humain est indispensable pour être sûr que le trajet et le service proposés correspondent au besoin.  »

Le covoiturage ne marche pas qu’avec un site Internet. Il faut de l’humain.
Mots clés

OuestGo en bref

  • Inscription gratuite et absence de prise de commission
  • Un service public pour offrir des alternatives de déplacement
  • La coexistence d’offres de trajet rural et longue distance en Bretagne et en Loire-Atlantique
  • La possibilité de créer des communautés d’intérêt pour les entreprises et les associations
  • La compatibilité avec les services de mobilité existants pour combiner covoiturage et transports collectifs

+ D’INFOS SUR

www.ouestgo.fr

80 %

des actifs bretons utilisent la voiture pour se rendre à leur lieu de travail.

6 %

c’est la part modale du covoiturage domicile-travail en Bretagne.

20 km

distance moyenne du trajet domicile-travail (95 % sont inférieurs à 50 km).

Insertion et mobilité, un enjeu fort

  • 1 personne en insertion sur 2 a déjà refusé un travail ou une formation pour des questions de mobilité.
  • 1 personne en insertion professionnelle sur 4 déclare n’avoir aucun moyen de se déplacer.
  • 41 % des employeurs ont rencontré des difficultés à pourvoir un poste pour des questions de mobilité.
  • 59 % des entreprises ont déjà vu un candidat refuser un poste pour des questions de mobilité.

(Source : étude Auxilia, 2013)

Tour de France

les agents départementaux des routes mobilisés

Les 11 et 12 juillet prochains, le Tour de France passe par le Finistère, empruntant des routes départementales et communales. Un beau challenge de sécurisation des voies et d’information des usagers pour les agents des routes du Département. Tout l'été, les agents des routes se mobilisent également sur l'accès aux grandes festivités.

À quelques jours du passage du Tour de France dans le Finistère, les équipes des agences techniques départementales (ATD) se mobilisent. « Sur les 205 km de l’étape sud Lorient-Quimper, le 11 juillet, et les 181 km de l’étape nord Brest-Mur de Bretagne, le 12 juillet, nous avons installé 242 panneaux », explique André Bosser, chef du service gestion et exploitation de la route au Conseil départemental, désigné « M. Route du Tour » pour le Finistère. Les moyens déployés sont en effet hors norme pour accueillir ces deux étapes du Tour de France.

1 000 bottes de pailles ensachées

15 jours avant le passage de la course, les usagers sont prévenus par des panneaux « circulation interdite » et « route barrée », sur les routes empruntées par le Tour ou celles qui les croisent. Des routes départementales mais également des routes communales sont concernées. Les panneaux préviennent également des jours et des horaires de passage de la course.

Sur le parcours en lui-même, les équipes départementales positionnent plus de 1 000 bottes de pailles ensachées et des séparateurs de chantier. Ces outils de balisage sont notamment présents sur les îlots, les giratoires, les rétrécissements de chaussée, les virages serrés ou encore les avancées de trottoir.

126 agents mobilisés sur deux jours

Si le travail en amont est important, la mobilisation des équipes des ATD est également forte les deux jours de la course. 126 agents, qui représentent deux tiers des affectifs des agents routiers du Département, seront positionnés le long des parcours. Du côté des moyens matériels : « 46 fourgons seront stationnés sur le parcours. Des chargeuses permettront de faire face à des déversements accidentels, sur la route par exemple. Et des balayeuses serviront à dégager préalablement la route avant le passage des coureurs », précise M. Route du Tour.

Mots clés

126

agents mobilisés sur deux jours

+ D’INFOS SUR

www.letour.fr

Dossier spécial Tour de FRANCE sur www.finistere.fr avec la carte du parcours et le plan de circulation

accessibilité du finistère

le train est la priorité !

Le numéro du mois de mai de la revue Penn-ar-bed a présenté la mobi-lisation du Finistère pour son accessibilité. Alors que le Gouvernement finalise son projet de loi d’orientation sur les mobilités, la nécessité d’une bonne desserte ferroviaire de notre département doit être défendue.

Le Finistère s’est toujours battu pour obtenir de l’État des infrastructures de transport performantes.

Pour le train, les dernières décennies ont vu le Département participer au financement des travaux d’amélioration des lignes Rennes-Brest et Rennes-Quimper (suppression de passages à niveau pour relever les vitesses de circulation des trains et régénération de voies), de la construction de la ligne à grande vitesse Le Mans-Rennes et de la rénovation de la ligne Brest-Quimper inaugurée en décembre dernier. La prochaine étape devait trouver sa concrétisation dans le cadre du projet de Liaisons nouvelles Bretagne Pays de la Loire (LNOBPL).

Le projet LNOBPL regroupait les objectifs d’amélioration des liaisons Brest-Rennes et Quimper-Rennes prévalant dans le programme Bretagne à Grande Vitesse et d’amélioration de la liaison Rennes-Nantes desservant l’aéroport de Notre-Dame des Landes (Aéroport du Grand Ouest). Le débat public a eu lieu sur ce projet. Il a conduit à des études complémentaires et à des ajustements. La décision de lancer l’opération était attendue.

L’abandon du projet d’Aéroport du Grand Ouest remet en cause l’analyse socio-économique de l’ensemble du projet LNOBPL, d’autant plus que le Gouvernement souhaite un moratoire sur les projets de nouvelles infrastructures ferroviaires. Mais cela ne doit pas conduire à abandonner les objectifs initiaux d’amélioration des liaisons vers Brest et Quimper. La finalité de ces aménagements est une amélioration du niveau de service pour les liaisons entre villes bretonnes, avec comme objectif un temps de parcours d’1h30 pour rejoindre Rennes depuis Brest ou Quimper. Cela permettra de rejoindre Paris en trois heures, offrant ainsi une alternative crédible à l’avion pour des déplacements professionnels.

Le Gouvernement s’est engagé à conclure avec les collectivités bretonnes un pacte pour l’accessibilité de la Bretagne. Des mesures concrètes et des engagements précis doivent y figurer pour l’amélioration de nos conditions de déplacement en Bretagne, vers Nantes et vers Paris.

Actrices & acteurs

Finistèrien.ne.s Victor Berthelé

Réussir, grâce à l’apprentissage

Victor Berthelé est l’un des dix lauréats du concours « jeunes méritants » organisé par le Forum de l’apprentissage et de la formation en alternance, organisé tous les ans au Quartz à Brest. Il a choisi la voie de l’apprentissage comme formation initiale et prépare un brevet professionnel de menuisier au Bâtiment CFA du Finistère à Quimper. Une formation en alternance qui est basée sur une succession de périodes d’acquisitions de savoir-faire en entreprise et de périodes d'enseignement théorique.

« Très tôt j’ai été attiré par le travail manuel, explique Victor. Je préférais réaliser des choses concrètes dans un atelier plutôt que d’être sur les bancs de l’école. Aujourd’hui je passe une semaine par mois au Bâtiment CFA du Finistère à Quimper pour la théorie et le reste du temps en entreprise. » Roland Le Meur, son employeur, menuisier-ébéniste à Saint-Evarzec, forme son apprenti depuis deux ans et le juge « très méritant ». Victor déclare connaître de grandes satisfactions : « J’aime régler les machines et travailler le bois, la matière naturelle, pour au final obtenir un produit de qualité. Dégauchir, scier, raboter, poncer, vernir… ici on fait des choses précises, on fait attention aux détails, et surtout on est à l’écoute des clients les plus exigeants », dit-il. Par la suite, il souhaite intégrer une formation de scieur-affûteur et à terme devenir indépendant en créant sa propre entreprise. L’apprentissage lui a donné « le goût de l’autonomie ».

restauration collective

Rapprocher producteurs et acheteurs

Agrilocal* est une plateforme numérique de mise en relation d’acheteurs de la restauration collective avec des producteurs ou des artisans. Elle a été créée pour simplifier la parution de marchés publics mais surtout favoriser les produits locaux et de qualités dans la restauration collective. La ferme du Vern et le collège de Saint-Renan témoignent.

Portrait d’un producteur : la ferme du Vern

« Nous sommes une ferme d’élevage laitier en bio depuis 1989 », annonce Anne-Hélène Cotten, qui vient de reprendre l’exploitation paternelle avec son frère. En arrivant à la ferme du Vern, située à Saint-Yvi, on ne peut manquer la vue bucolique sur les champs où paissent brunes des Alpes et prim’Holstein. « Nos 70 vaches mangent de l’herbe fraîche pâturée de février à novembre, et du foin séché en grange l’hiver, le temps que les sols se reposent. » Le lait qu’elles produisent, 1 200 litres par jour en moyenne, est livré à 80 % en laiterie.

Le reste est transformé sur place en fromage blanc et yaourt. 60 % de cette production est destiné à la restauration collective. La plateforme Agrilocal permettra donc à la ferme du Vern d’augmenter cette clientèle et de la fidéliser. Les marchés publics offrent en effet l’avantage de contractualiser sur des volumes à l’année. Anne-Hélène s’est juste fixé un seuil : « Nous avons défini une quantité maximale de lait à transformer. Nous sommes une exploitation familiale et l’objectif est de rester fidèles à nos valeurs. Mais on pourra toujours se regrouper à plusieurs producteurs pour répondre à un appel d’offres », explique l’exploitante. Engagée dans une démarche qualitative, Anne-Hélène voit cette plateforme comme une opportunité de montrer son savoir-faire local.

* Après une phase d’expérimentation dans le nord et le sud Finistère, elle sera déployée à l’automne dans tout le Finistère.

Éducation à l'alimentation et circuits courts

Le collège Kerzouar à Saint-Renan s'inscrit depuis plusieurs années dans une démarche globale écocitoyenne de sensibilisation des collégiens au développement durable. « Nous avons mis en place le tri des déchets à la cantine en 2015. Les élèves apprennent, petit à petit, à ne pas gaspiller. Cette action nous permet d'économiser sur le budget nourriture et de faire un effort sur la qualité des produits », explique la gestionnaire de l'établissement, Hélène Appriou. « Nous avons pu introduire des aliments biologiques dans les repas à hauteur de 17 % des achats », renchérit Stéphane Véron, second de cuisine et membre du comité technique Agrilocal, ainsi que de la commission restauration du Conseil départemental.

Actuellement, le collège se fournit en pain auprès de deux boulangers de Saint-Renan et de Lannilis, en yaourts bio et fromage blanc bio auprès d'une exploitation agricole à Tréouergat, et en pommes bio auprès d'un producteur de la Roche-Maurice. À terme, grâce à la plateforme Agrilocal, la cuisine pourra s'approvisionner en légumes directement auprès de maraîchers du territoire. « Nous servons 62 500 repas par an à 460 élèves, pour un budget d'achat de nourriture de 125 000 euros. L'impact économique pour l'agriculture locale ne sera pas négligeable. Éducation à l'alimentation des élèves, produits de qualité issus de circuits courts participent d'un cercle vertueux qu'il faut développer », conclut Hélène Appriou.

L'objectif est de rester fidèles à nos valeurs.

+ D’INFOS SUR

www.agrilocal.fr

Le grand portrait Le Rocher de l’Impératrice

(Pré)Histoire de l’art

Les fouilles archéologiques menées depuis 2013 au Rocher de l’Impératrice à Plougastel-Daoulas sont à l’origine d’une découverte majeure : plusieurs dizaines de fragments de plaquettes de schiste gravées, dont certaines ornées de chevaux et d’aurochs. Un témoignage vieux de 14 000 ans. Nicolas Naudinot, enseignant-chercheur préhistorien à l’Université Nice Sophia-Antipolis/CNRS CEPAM, en charge de ce programme de recherche, raconte.

Comment ce site a-t-il été occupé il y a 14 500 ans  ?

Les résultats actuels nous poussent à envisager plusieurs incursions rapides dans cet abri par de petits groupes durant une période du Paléolithique supérieur que l’on appelle « Azilien ancien ». Les préhistoriques y ont fabriqué et réparé des flèches. Ils ont aussi découpé de la viande ou de la peau. Il pourrait ainsi s’agir d’un petit camp de chasse dominant l’actuelle rade de Brest, à l’époque totalement exondée puisque la mer est à l’époque plus basse de près de 80 mètres.

Les plaquettes gravées associées à ces outils et déchets de taille sont-ils les plus vieux témoignages artistiques de Bretagne  ?

À côté de ces activités de chasse, les préhistoriques ont effectivement gravé des plaquettes de schiste : les plus anciens témoignages artistiques de Bretagne. Il s’agit à plus grande échelle d’un des rares témoignages graphiques en Europe pour cette période méconnue. Le Rocher de l’Impératrice est donc aujourd’hui un site clef pour l’Azilien.

Des traces de pigments ont été identifiées sur certaines des plaquettes  ?

C’est effectivement le cas dans le fond de tracés de plusieurs fragments. Leur analyse par spectrométrie nous a permis de reconnaître du charbon de bois. Les préhistoriques ont ainsi appliqué des pigments sur les plaquettes gravées, au moins du noir dans le fond des gravures, et cela n’exclut pas l’usage d’autres couleurs qui pourraient ne pas avoir été conservées.

Qu’apporte cet ensemble à la compréhension des changements stylistiques entre le Magdalénien tel que connu dans les grands sites du Sud-Ouest par exemple et ceux de l’Azilien  ?

On savait jusqu’alors qu’un peu plus tard dans l’Azilien les groupes préhistoriques abandonnaient les représentations d’animaux au profit de signes géométriques gravés ou peints sur des galets. Les plaquettes gravées du Rocher de l’Impératrice permettent de voir que dans les premiers temps de l’Azilien, les préhistoriques maintiennent des conventions typiques de ce qui est connu dans le Magdalénien avec la représentation d’animaux très naturalistes. Cela permet de mettre en évidence un décalage entre changements graphiques (ancrés dans le Magdalénien) et techniques (méthodes de production de l’outillage déjà très aziliennes). Ce type de résultat est très difficile à mettre en évidence en préhistoire et fait de l’abri du Rocher de l’Impératrice un site exceptionnel.

Il s'agit (...) d'un des rares témoignages graphiques en Europe pour cette période méconnue.

Soutien à l'archéologie

Grâce au soutien financier concerté du Conseil départemental du Finistère (propriétaire du site) et de la DRAC-SRA Bretagne*, il a aujourd’hui été possible de protéger ce site afin de poursuivre les recherches dans de bonnes conditions et valoriser auprès du public les traces laissées par nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, il y a 145 siècles.

*Direction régionale des affaires culturelles – Service régional de l’archéologie Bretagne

Europe projets

Changer son alimentation pour la planète et le porte-monnaie

Le projet COO-L-FOOD vient d’obtenir un financement européen, pour développer un outil de suivi anti-gaspi. Objectif : réduire son empreinte carbone et ses dépenses en modifiant ses habitudes alimentaires.

« Le projet COO-L-FOOD vise à réduire notre impact environnemental dans l’alimentation, en changeant les pratiques », explique Audrey Fontaine, chargée de mission de l’association Al’Terre Breizh, créée en 2012.

Pour l’instant, seul un prototype d’outil a été créé en 2016. Constitué d’un quiz sur l’impact de l’alimentation sur notre empreinte écologique, notre santé mais aussi notre porte-monnaie, il a été testé auprès du grand public. 250 personnes se sont déjà inscrites par ce biais pour s’engager dans des défis à plus long terme comme réduire sa consommation de viande, consommer des yaourts ayant dépassé leur date de péremption ou réutiliser son pain rassi en cuisine. L’outil se veut ludique et pédagogique. On y apprend par exemple que si une famille de 4 personnes mange un repas végétarien par jour, elle peut économiser 1 500 euros par an.

Lutter contre le gaspillage alimentaire à l’échelle européenne.

Depuis la fin de l’année dernière, une nouvelle étape a été franchie. « Nous avions envie de construire un outil et un programme de suivi plus engagé. » Pour cela, l’association monte un projet européen, déposé auprès de Programme Interreg France (Manche) Angleterre. Deux partenaires anglais s’y associent : la Cornwall Food Fondation et le Peterborough Environment City Trust. Grâce à un dispositif destiné aux micro-projets, COO-L-FOOD obtient un financement de 480 000 euros, pour deux ans.

Les partenaires se concentreront tout d’abord sur le développement de l’outil, destiné aux ordinateurs et aux tablettes. « L’objectif n’est pas de proposer une énième application pour smartphone mais bien un suivi : l’outil doit être animé par une structure associative ou une collectivité », précise Audrey Fontaine. Il sera ensuite utilisé lors d’événements. Deux objectifs sont visés à l’issue des deux ans : suivre 20 familles françaises et anglaises de manière plus poussée et 1 300 personnes via l’outil. « Le modèle sera du même type que l’Agenda 21 des familles avec des rencontres mensuelles, du partage d’information et de bonnes pratiques. » La dernière étape sera de déployer l’outil, début 2019, auprès de 16 structures qui pourront assurer le suivi des personnes engagées.

Europe projets dans les autres numéros

20

familles françaises et anglaises vont être suivies dans leurs modes de vies

+ D'INFOS SUR

www.alterrebreizh.org