Tout commence En Finistère

sports nautiques

Focus sur la Team nautisme

Armel Le Cléac'h, parrain de la Team Nautisme. Photo : © Vincent Cucutchet

Pour valoriser cette filière d’excellence sportive, l’agence Finistère 360° a lancé le projet de la Team Nautisme by Tout commence en Finistère. Explications et ambitions.

« La Team Nautisme est née fin 2017 avec un objectif clair : faire du nautisme un levier d’attractivité finistérienne » explique d’emblée Xavier Druhen, directeur de l’agence Finistère 360°.

Cette nouvelle approche de marketing territorial s’appuie sur le triptyque suivant : athlètes, sites de pratiques et événements. Pour chacun de ces piliers, Finistère 360° a développé une offre de services autour de l’excellence.

Premier objet d’attention : 15 jeunes athlètes de toutes les disciplines nautiques sélectionnés pour être accompagnés. « Nous les aidons à gérer leur image, rechercher des sponsors ou encore se reconvertir », précise Olivier Le Gouic, du pôle sport de l'agence. En contrepartie, les sportifs s’engagent à porter les valeurs de la marque « Tout commence en Finistère » et à les valoriser sur des sites de pratiques identifiés. Un carré team, centre de ressources composé de professionnels du nautisme (sportifs et entreprises), est constitué en appui à ces jeunes espoirs finistériens.

Sept sites et sept événements emblématiques identifiés

Deux autres piliers ont été identifiés par la Team Nautisme : les sites de pratiques et les événements. Sept sites (La Torche, la baie de Douarnenez, la rade de Brest, la plage de Treompan, Port-la-Forêt, les Glénan et la baie de Morlaix) et sept événements emblématiques (la descente de l’Odet, le championnat de France espoir glisse, le Tour du Finistère à la voile, le Brest Surf Film Festival, Finst’air sailing, Waves games et Junior pro) pourront ainsi faire l’objet d’un accompagnement sur le marketing, la communication et la commercialisation de leurs offres. « Notre objectif est de constituer une première vitrine, précise bien Xavier Druhen. Les trois piliers sont liés. Un club de partenaires, composé d’entreprises et de territoires, est également créé. Les membres pourront par exemple devenir mécène d’un athlète, participer à un événement ou favoriser la pratique nautique en entreprise. »

Léa Jamelot

25 ans, kayakiste en ligne, membre du carré team

« J’ai commencé le kayak à 11 ans au club de Pleyben. Depuis 2013, je suis dans l’équipe d’élite senior et en 2016, j’ai été sélectionnée pour les JO de Rio en kayak 4 places. En parallèle, je suis sponsorisée par l’entreprise Ker-his depuis 2011. Elle m’accompagne sur le plan sportif et m’a embauchée comme chargée de communication à mi-temps et à distance. Le Finistère, pour moi, c’est vraiment là que tout a commencé et que tout continue  ! En m’engageant dans le carré team, je pourrais témoigner de ma double expertise auprès des athlètes sélectionnés par la Team Nautisme. Car pour trouver des sponsors avec un sport qui n’est pas très médiatisé, il faut savoir quoi mettre en avant et identifier ce qu’on peut vendre à une entreprise. » 

Soutenir de jeunes athlètes, c’est leur donner confiance mais aussi la responsabilité de faire de leur mieux pour atteindre le haut niveau.
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Portraits d’ambassadeurs

Frédéric Kerhom, souffleur de breizh

Agent de trafic à l’aéroport Quimper Bretagne, Frédéric Kerhom, alias Souffleur de Breizh, a deux passions : la photo et les réseaux sociaux. Portrait du lauréat du Trophée spécial communication de la marque Tout commence en Finistère.

La passion de Frédéric Kerhom, alias Souffleur de Breizh, lui a fait remporter le Trophée spécial communication de la marque Tout commence en Finistère.

« Pour moi, tout a commencé quand on a pris un chien  ! annonce-t-il un sourire aux lèvres. Il a fallu le promener. J’ai alors redécouvert l’endroit où je vivais, à Plomeur. Et depuis 2012, je me suis mis à photographier différents lieux ». Travaillant en horaires décalés, Frédéric a du temps. Un temps qui lui laisse le loisir de s’adonner à la photo. Très vite, il décide de partager ses clichés sur Twitter, puis Instagram et plus récemment Facebook.

Celui qui se définit comme « un pur Finistérien : mes arrière-grands-parents étaient en coiffe pour leur mariage  ! » souhaite aussi passer des messages à travers ses clichés. « J’ai envie de redorer l’image du Finistère. Nous avons des plages, des paysages, une nature exceptionnelle et des fêtes qui perdurent depuis des décennies. Je veux montrer que nous sommes un territoire ouvert, que tout le monde est bienvenu. »

Un réseau social virtuel qui permet des rencontres réelles

Avec 3 900 abonnés sur Twitter et 3 500 sur Instagram, Souffleur de Breizh peut s’enorgueillir d’une belle notoriété. Il découvre la marque Tout commence en Finistère en faisant de la veille. « Je suis devenu ambassadeur à titre personnel. Je mettais en avant le territoire, son ouverture, ses curiosités. Je me suis donc retrouvé dans les valeurs de cette marque », explique-t-il. Ces valeurs, il les partage sur la toile où il a constitué un réseau, boosté par son statut d’ambassadeur. Il a par exemple été invité au château de Trévarez, avec d’autres instagrameurs. Ce petit groupe a monté un collectif d’une centaine de bloggeurs et instagrameurs finistériens. Il a récemment intégré le comité de développement de la marque Tout commence en Finistère et l’a représenté officiellement pour la remise d’un trophée au Brest Surf Film Festival. « Cette reconnaissance de mon travail me donne envie de continuer  ! » affirme-t-il.

projet

Un Espace marque en gestation

Rémy Tierny, responsable d'Hortimarine

Depuis quelques mois, l’équipe de la marque Tout commence en Finistère, portée par l’agence Finistère 360 °, planche sur un nouveau projet : un espace dédié aux ambassadeurs et aux partenaires de la Team Nautisme ou du Club Affaires.

Rémi Tierny, responsable de l’entreprise Hortimarine, et Dimitri Poixe, coordinateur des Roch’s des Mont d’Arrée, « ambassadeurs de la première heure », ont été sollicités pour réfléchir à la configuration cet espace. Ils ont également rejoint avec deux autres ambassadeurs (Souffleur de Breizh et Marie Le Barbier de la Jeune Chambre économique de Brest) le comité de développement en mars 2018. « L’idée serait de créer un espace d’accueil des ambassadeurs, avec un éventuel bureau à disposition pour leurs rendez-vous professionnels sur Quimper. Moi, ce service pourrait m’intéresser, avance Rémi Tierny. C’est bien d’avoir un lieu identifiable et ouvert au grand public. » Dimitri Poixe confirme l’intérêt d’un tel lieu et évoque quelques pistes intéressantes comme « des bibliothèques de goodies ou la valorisation d’ambassadeurs par thématique. Pour nous, ce serait un important relais de communication. Nous avons par exemple un projet de livre-recueil sur les Roch’s. Cet espace marque pourrait accueillir un lancement, une exposition… ».

Pays de Brest

renouveau urbain

Les capucins : un succès populaire

La fin de l'aménagement des Ateliers est prévue pour 2023.

Plus d’un an après son inauguration, le pays de Brest dresse un premier bilan des aménagements du quartier des Capucins.

Les Ateliers sont les premiers à avoir ouvert leurs portes en novembre 2016. Les 114 manifestions programmées en 2017 ont battu des records de fréquentation et mis en valeur les lieux.

La médiathèque François Mitterrand-Les Capucins, inaugurée en janvier 2017, a accueilli plus de 536 000 visiteurs en un an. Depuis deux ans, Le Fourneau et Passerelle ont été missionnés par Brest Métropole aménagement pour animer une démarche artistique participative d’aménagement des espaces publics des Capucins. Une mission qui a notamment amené la population brestoise à créer des mobiliers urbains adaptés à ses usages. Le téléphérique, ouvert en 2017, a connu un succès populaire et la fréquentation du parking a même atteint des pics.

Plusieurs autres phases d’aménagement du quartier sont encore programmées : la réalisation d’un Pôle d’excellence maritime (PEM) d‘ici 2019, l’installation de l’équipe de la French Tech Brest+, l’ouverture de commerces d’ici la fin de l’année, l’accueil d’un cinéma et en 2023 l’installation du Fourneau sur le site. Un ensemble immobilier doit également voir le jour dans ce nouveau quartier.

Focus sur les projets de Finistère Habitat en presqu’île de Crozon

Deux questions à Nicolas Paranthoën, directeur de Finistère Habitat.

Quels sont les projets de Finistère Habitat sur le territoire  ?

Finistère Habitat, 1er bailleur social du territoire avec 70 % du parc locatif social, intervient sur son patrimoine pour améliorer le cadre de vie des locataires et augmenter les performances énergétiques des logements. Je peux citer la requalification urbaine et la réhabilitation énergétique des 54 logements des Ajoncs d’Or à Crozon. Une réhabilitation énergétique des 46 logements du Drénit à Pont-de-Buis est aussi prévue. Ces deux opérations sont soutenues financièrement dans le cadre du contrat de territoire entre l’EPCI et le Département. Dans le cadre d’opérations neuves, nous souhaitons diversifier notre offre locative en développant les logements individuels : 8 nouveaux logements sont en cours de construction à Camaret, 9 autres en programmation à Telgruc, 2 projets de revitalisation de centre-bourgs avec les municipalités d’Argol et de Rosnoën et les 20 nouveaux logements à Crozon dans la continuité de l’opération des Ajoncs d’Or, dont un logement très social (PLAI-adapté) ; cela fait aussi partie de notre mission de bailleur social. Des opérations d‘acquisition-amélioration sont également en cours ou programmées : 7 logements à Lanvéoc et 5 logements dans une ancienne école/mairie, à Quimerc’h (démarrage des travaux au premier trimestre 2019).

Pourquoi avoir choisi de réaliser sur la même période un si grand nombre d’opérations  ?

L’office a la chance d’avoir déjà fait ses preuves sur ce territoire et nous sommes heureux de pouvoir poursuivre notre développement et diversifier nos solutions d’habitat. L’offre de logements sociaux est le fruit d’un partenariat étroit et actif avec l’ensemble des municipalités sans oublier celui du Conseil départemental  ! Nous partageons les mêmes priorités à savoir un aménagement équilibré du territoire y compris sur des territoires délaissés par d’autres opérateurs du logement.

Pays de Morlaix

Caf, département et epci du pays de morlaix

Plan d’action pour Morlaix

Nathalie Sarrabezolles, Présidente du Conseil départemental, et Agnès Le Menn, administratrice de la CAF, signent la convention.

Pour mieux répondre aux besoins des habitants sur le vivre ensemble, le Département, la CAF et les EPCI du pays de Morlaix* ont signé des conventions tripartites. Focus sur cette expérimentation.

Jusqu’à présent, dans le pays de Morlaix, la CAF établissait des conventions territoriales globales avec les EPCI (Morlaix communauté, pays de Landivisiau et Haut-Léon communauté).

Puis chaque EPCI signait des contrats de territoire avec le Conseil départemental, avec un volet de la cohésion sociale intégré. Cette année, une expérimentation a été menée. Un document unique, signé par les trois parties (Conseil départemental, CAF et EPCI), permet dorénavant de définir ensemble les enjeux sur chaque territoire, des objectifs prioritaires et un plan d’actions. « Cela permet l’interconnaissance des interventions des uns et des autres sur le même territoire, explique Sylvana Brocus- Guinard, directrice du TAS sur le pays de Morlaix et le COB. Nous allons pouvoir mieux travailler dans la complémentarité et avoir ainsi une vision partagée de l’évolution du territoire en matière de cohésion sociale. Objectif : mieux répondre aux besoins des habitants pour bien vivre ensemble. »

Le plan d’action de chaque convention sera revu tous les ans et la durée se cale sur celle du contrat de territoire, jusqu’en 2020. La convention de Morlaix communauté a été signée le 23 mars. La ville de Morlaix et le CCAS de Morlaix se sont également joints à la signature. Le pays de Landivisiau a signé la sienne le 12 avril et le Haut Léon, le 28 juin.

* Morlaix communauté, Pays de Landivisiau et Haut-Léon communauté.

insertion

Droits et démarches : guide pratique

Depuis avril, élus et personnels municipaux du pays de Morlaix disposent d’un guide pratique des droits et démarches. Un nouvel outil réalisé par des usagers en insertion.

Pour mieux répondre aux attentes des usagers en demande d’informations sur leurs droits et leurs démarches, la mairie de Plouvorn a initié une idée originale : celle de réaliser un guide à destination des élus et des agents des mairies du pays de Morlaix.

Porté par la communauté de communes de Landivisiau, le projet s’est mis en place avec l’association ART (association recherche travail). Dans le cadre d’ateliers d’insertion, sept usagers, accompagnés par une animatrice, ont réalisé ce guide en allant à la rencontre de différentes structures.

Un guide réalisé par des usagers en insertion

Ils ont recueilli les informations auprès d’associations, de collectivités et d’institutions comme la CAF, Pôle Emploi ou le Département, puis ont classé les informations selon 13 thématiques comme l’accès aux droits, le logement, l’emploi, la santé ou encore la mobilité…

À destination des élus, des personnels municipaux et des associations

Ce guide simplifie l’orientation des usagers, mais donne aussi une meilleure connaissance des acteurs de la solidarité. Il a déjà été remis aux élus du pays de Landivisiau le 12 avril, pour la signature de la convention tripartite entre le Département, la CAF et l’EPCI, en présence des sept usagers qui l’ont réalisé. Les 60 communes du pays de Morlaix en ont également été dotées. La prochaine étape sera de la remettre aux associations d’insertion et caritatives, aux centres sociaux… Le guide sera également mis en ligne sur le site infosociale.finistere.fr, accessible à tous.

Pays de Cornouaille

associations

Marathon 100 % solidaire

Jean Galfione, parrain de l'association Les Étoiles de la baie. Photo : © DR

Le 22 juillet prochain s’élancera de la Torche un marathon solidaire. Organisé par l’association Les Étoiles de la baie, il récoltera des fonds pour les maladies pédiatriques et sera ouvert à tous, grands sportifs, coureurs en relais et handbikes.

Tout a commencé par le décès de Julianne, petite fille atteinte d’un cancer, qui venait tous les étés surfer à la Torche. Un collectif se forme pour lui rendre hommage, avant de devenir l’association Les Étoiles de la baie.

Depuis 2015, celle-ci organise des manifestations sportives caritatives. « Les fonds récoltés vont principalement aux services de maladies pédiatriques (cancers et leucémies), précise Jean-Philippe Collet, président de l’association. Nous finançons la recherche publique, des croisières médicalisées et avons introduit des cartables connectés dans des hôpitaux. »

Cette année, l’association vient de passer un cap. Dès sa première manifestation, un « run n’bike » au départ de la Torche, 6 000 euros étaient récoltés. En 2016, l’organisation d’un trail permettait de rassembler 13 000 euros. La levée de fonds est doublée en 2017, avec 28 000 euros récoltés  ! « Du coup, nous avons décidé d’organiser un marathon en 2018, explique le président. Sa particularité est d’être 100 % caritatif, le prix des participations (45 euros par marathon) sera reversé intégralement sous forme de dons. Notre idée est d’attirer de grands sportifs pour le marathon solo, mais aussi de rester ouverts au plus grand nombre, en proposant la course en relais duo ou trio. Les handbikes et des équipes portant des enfants en joëlettes seront également bienvenus. L’important, c’est de participer et de gagner contre la maladie. »

De la Torche à Pors Carn

Le marathon, organisé un 22 juillet, avec un départ à la pointe de la Torche et une arrivée sur la plage de Pors Carn, a de quoi séduire. Côté paysages, il passe par des sites emblématiques du pays bigouden, comme le calvaire de Tronoën, les ports du Guilvinec et de Saint-Guénolé ou le phare d’Eckmülh. Côté sportif, le défi n’est pas des moindres : « Le parcours possède des dénivelés surtout sur le premier tiers, entre la Torche et Tréguennec. Puis ce sera descendant jusqu’à Plomeur. Au 30e kilomètre et jusqu’à Pors Carn, les coureurs auront le vent de face », détaille Jean-Philippe Collet. Le marathon portera un nom célèbre, celui d’André Le Floch. La course est dédiée à ce commentateur de courses cycliste et running en Bretagne, décédé en 2016.

L'important, c'est de gagner contre la maladie.

28 000 €

récoltés en 2017

infos et inscriptions sur 

lesetoilesdelabaie.fr

Douarnenez

31e édition de Temps fête : retour au XVIIIe siècle

Pour sa 31e édition, Temps fête, festival maritime de Douarnenez se décline en chiffres. Le festival se déroule sur 5 jours, du 25 au 29 juillet. Il rassemblera 300 artistes, 800 bateaux et 2 000 marins, sans oublier les 800 bénévoles. 110 000 visiteurs sont attendus au port du Rosmeur.

Le commerce maritime en Bretagne et à Douarnenez au XVIIIe siècle est le grand thème de cette édition. Il sera décliné avec la présence de répliques de bateaux d’époque, la reconstitution d’un quai avec commerces et démonstration de savoir-faire, mais aussi un travail de reconstitution historique, interprétée par des troupes théâtrales.

Sur l’eau, ceux qui auront le plaisir d’embarquer pourront suivre des courses ou profiter de visites commentées. El Galeon, réplique d’un galion espagnol de XVIe siècle sera l’une des stars des flots. Sans oublier une programmation musicale éclectique à découvrir sur scène, avec Amadou & Mariam, Kharoub, ‘Ndiaz, Gilles Servat ou encore Thomas De Pourquery & Supersonic.

Pays de Centre Ouest Bretagne

exposition

La marge au centre, exposition d’été de l’Ecole de filles

Transformée en espace d’art en 2009 par Françoise Livinec, l’École des filles de Huelgoat ne cesse de renouveler sa programmation. Cet été, l’exposition « La marge au centre » et le programme de rencontres « L’été des 13 dimanches » réserve encore bien des surprises.

« La marge au centre », nouvelle exposition de l’École des filles à Huelgoat, sera visible du 30 juin au 2 septembre. En parallèle, « L’été des 13 dimanches », organisé par l’association de l’École de filles, proposera chaque samedi et chaque dimanche de l’été des rencontres-débats thématiques.

Mona Ozouf et Alain Rey sont les parrains de ces rencontres. « On reçoit des écrivains, des personnalités, des artistes, des musiciens… Chaque intervenant a une heure d’expression autour d’un thème choisi. Cela se présente sous forme d’un débat avec des questions posées par le public. Nous recevrons entre autres, Alain Rey, le 4 août ; Patrick Poivre d'Arvor, le 5 août ; Denez Prigent, le 11 août ou encore Mona Ozouf, le 26 août », détaille Françoise Livinec, créatrice du lieu.

L’exposition « La marge au centre », quant à elle, est imaginée comme une sensibilisation aux lieux de création. Les artistes, souvent dans la marge, doivent entrer au centre pour se faire voir et se faire connaître. « Nous avons travaillé sur cette dualité, explique Françoise Livinec. Le lieu qu’est Huelgoat, dans le Centre Bretagne, est en lui-même à la marge des lieux de pouvoir et de visibilité. Mais avec l’exposition d’artistes reconnus ou émergents, on met ce lieu au centre, tout comme les artistes. Le fil rouge de l’exposition se développe autour de cette tension entre l’intime et le collectif, de la singularité de chaque artiste à une même recherche de l’universel », ajoute-t-elle.

21 artistes internationaux à Huelgoat

Les 21 artistes exposés durant l’été sont d’origines diverses, bretons, français et internationaux. Parmi eux, Loïc Le Groumellec, un artiste originaire de Vannes, travaille autour du mégalithe. On retrouvera notamment une série de laques sur fond blanc dans un style minimaliste, ou des huiles sur toile qui renvoient au Cairn de Gavrinis, dans le Morbihan.

L’artiste chinois Wei Ligang, grand calligraphe, qui a réinventé un nouveau vocabulaire personnel, sera également exposé. « Il est venu en résidence à Huelgoat, précise Françoise Livinec. Son œuvre est donc en résonance avec la forêt environnante. Paul Sérusier et Georges Lacombe avaient à l’époque perçu la même chose que l’artiste chinois, ils ont "vu le feu", cette lumière si particulière qui traverse les branchages de la forêt. »

Autre curiosité que l’on pourra découvrir dans l’exposition : une sélection de tenues et de coiffes que portaient les femmes au début du XXe siècle en Centre Bretagne. Les pièces, issues de la collection de Mari-Anna Sohier et toutes d’origine, seront mises en conversation avec des œuvres contemporaines exposées.

« Nous présentons également des œuvres de Francesco Tuccio, ajoute la galeriste, qui travaille avec du bois récupéré à Lampedusa, issu des embarcations utilisées par les migrants. Avec, il réalise des croix et des crucifix, comme des symboles de ces vies perdues. » Toutes les œuvres exposées sont à vendre.

Le fil rouge de l’exposition se développe autour de cette tension entre l’intime et le collectif.

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francoiselivinec.com