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territoire de culture

Un été culturel et festif en Finistère

Les instants précieux de l’été et des vacances se nourrissent de découvertes, de dépaysement ET de tranquillité… que l’on peut chercher et trouver à l’autre bout de la France, du monde, mais aussi à deux pas de chez nous : promesse tenue par Chemins du patrimoine en Finistère* avec la beauté de ses lieux, la nature apaisante de ses jardins et la vitalité de sa programmation ! *Abbaye de Daoulas, Château de Kerjean, Manoir de Kernault, Abbaye du Relec, Domaine de Trévarez

Abbaye de Daoulas : « Cheveux chéris, frivolités et trophées  » Termine dans 2 mois, 2 semaines !

Une exposition qui décoiffe  ! "Cheveux chéris, frivolités et trophées" fait "parler" nos cheveux et dévoile les mystères et symboles qui se cachent derrière la chevelure depuis la nuit des temps.

Avec plus de 200 œuvres provenant de tous les continents, elle propose une lecture poétique et singulière de ce sujet universel. Des objets ethnographiques rares, des peintures, des sculptures et des photographies, accompagnés de films et de vidéos, relatent une histoire insoupçonnée du cheveu.

Sous le commissariat d'Yves Le Fur, directeur du patrimoine et des collections du musée du quai Branly-Jacques Chirac, cette exposition est une version bretonne de celle présentée à Paris en 2012/2013. Outre le prêt exceptionnel du musée du quai Branly-Jacques Chirac, elle bénéficie de la générosité des musées de Bretagne (musées des Beaux-Arts de Quimper, Rennes, Brest, Vannes, du Musée départemental breton à Quimper, du musée de Bretagne à Rennes et du musée d'Art et d'Histoire de Saint-Brieuc).

Empruntant un parcours semblable à celui d’une vie, l'exposition commence par les frivolités et les insouciances des débuts, rythmées par les caprices et les désirs : photographies géantes, films, tableaux, sculptures anciennes et modernes plongent les visiteurs aux quatre coins du monde et à toutes les époques, depuis l’antiquité jusqu’à une période plus récente avec les stars hollywoodiennes. Le sujet devient ensuite plus grave avec la perte : la coupe du cheveu marque le passage, d'un âge à un autre, d'un statut à un autre, et témoigne d'une nouvelle identité. Qu’elle soit voulue ou subie, la perte des cheveux peut être angoissante et traumatisante. Les cheveux possèdent aussi de nombreuses significations symboliques, dont la dernière partie de l'exposition fait la démonstration à l'aide d'objets ethnographiques rares. Parures gigantesques, coiffes, perruques, masques, d'Afrique, d'Asie, d'Amérique du Sud, têtes réduites d'Équateur rivalisent de couleurs et d'originalité.

Exposition du 15 juin 2018 au 6 janvier 2019

Château de Kerjean : « 400e anniversaire du marquisat de Kerjean  »

Photo : © CDP29

En juillet 1618 Louis XIII, qui considère le château comme « l’une des plus belles demeures du royaume », érige la terre de Kerjean en marquisat par lettre royale.

Le 400e anniversaire de cet événement est magnifiquement fêté en 2018 avec l’exposition de la lettre royale, un concours d’attelage mettant à l’honneur le cheval breton, un concert-visite, un feu d’artifice baroque et le Grand Fest-Noz dans la cour d’honneur du château.

  • Samedi 21 et dimanche 22 juillet : concours d’attelage 
  • Mercredi 25 juillet : le chant de la rive, musique de chambre / feu d’artifice baroque
  • Jeudi 26 juillet : grand fest-noz

À l’Abbaye du Relec : « Espèce de… Fabacée  ! »

Dans l’expo-potager du Relec, une famille végétale est mise à l’honneur chaque année dans toute sa diversité de variétés, riches en formes, en couleurs, et en histoires. Après les courges, place en 2018 aux fabacées, avec toujours « La fabrique du potager » dans le parc de l’abbaye.

Le Passeport culturel

Enrichi par de nouveaux sites culturels, le Passeport culturel 2018, outil de promotion valable 2 ans, participe au soutien à la connaissance des histoires racontées et diffusées dans les musées et les sites patrimoniaux finistériens. Une grille tarifaire avantageuse vous permet, seul, en famille ou entre amis, de découvrir ou de redécouvrir les richesses patrimoniales des territoires traversés, ainsi qu’une diversité d’offres culturelles proposée par les établissements. Nous vous invitons ainsi à devenir les ambassadeurs de la culture en Finistère.

Au Manoir de Kernault : « Né pour sentir » Termine dans 2 semaines !

Comment l’odorat peut-il raviver nos souvenirs avec autant d’acuité  ? Comment conçoit-on un parfum, un vin  ? Quelle est la physiologie de l’odorat  ? Ces questions et bien d’autres encore sont abordées par des expérimentations originales au travers d’une centaine d’odeurs au fil des salles du manoir…

<p>Exposition "Regard d&rsquo;artiste"</p> <p>&nbsp;</p>

Dédiée cette année à Éva Jospin au Domaine de Trévarez (cf. Penn Ar Bed N° 148)

+ D’INFOS SUR

finistere.fr

Le littoral breton pendant l’Antiquité

L’empreinte de Rome Termine dans 1 semaine, 6 jours !

Le Port-musée de Douarnenez propose, jusqu’au 3 novembre 2019, une belle exposition qui met en lumière les traces d’une occupation romaine sur notre littoral, pourvoyeur de richesses pour le pouvoir romain et ses élites.

C’est un héritage historique assez peu connu, et pourtant très riche. Cette grande exposition démontre l’importance de la présence romaine sur le littoral breton, longtemps considéré comme peu romanisé.

Cette statuette d'Hercule présentée dans l'exposition fut trouvée dans les cuves à salaison des Plomarc'h à Douarnenez en 1905. Photo : © Alain Amet

De 57 av. J-.C. jusqu’à la fin du Ve siècle, les Romains se sont implantés durablement sur le littoral breton. Carrefour entre le monde méditerranéen et les régions du Nord, notamment la Grande-Bretagne, la péninsule bretonne occupait une position géographique très favorable aux échanges commerciaux. Les ressources naturelles, telles que le poisson ou les coquillages, faisaient l’objet d’une exploitation à grande échelle, comme en attestent les très nombreuses cuves à salaison de poisson de la baie de Douarnenez. La plus spectaculaire étant celle des Plomarc’h. « Il est vraisemblable que ces produits, transformés sur notre sol, étaient exportés par voie maritime vers la Grande-Bretagne afin de ravitailler les cités et nourrir les troupes romaines stationnées, explique Kelig-Yann Cotto, conservateur du Port-musée et commissaire de l’exposition. Vorgium, l’actuelle ville de Carhaix, chef-lieu de la cité, contrôlait toute une série de petits ports répartis sur l’ensemble du territoire des Osismes. À l’échelle de la baie de Douarnenez, quelque 19 sites de transformation du poisson ont été mis au jour. »

Caius Varenius Varus, le plus ancien Douarneniste connu à ce jour

Solidus en or de l'empereur Honorius frappé vers 407-408. Photo : © A . Triste/S. Daré – Cepam

Usines de transformations des produits de la pêche, villas maritimes, forts militaires… De multiples vestiges situés sur tout le littoral breton indiquent une occupation dirigée par une élite sociale puissante. L’exposition présente de multiples pièces, parfois inédites, issues de fouilles archéologiques : la statue d’Hercule découverte dans le site des Plomarc’h, ou une autre de Neptune, posée sur une stèle où figure une dédicace à Caius Varenius Varus, le plus ancien Douarneniste connu à ce jour. Elle propose aussi de nombreux éléments de décor – statuettes ou fragments de décoration en stuc - retrouvés sur le site archéologique de la villa gallo-romaine de Mané-Vechen à Plouhinec (Morbihan) ou encore des céramiques et des amphores datant du IIIe siècle après J-.C. Sans oublier de nombreuses pièces de monnaie de l’Empire romain.

En parallèle de l’exposition, Kelig-Yann Cotto relance, avec le Centre départemental d’Archéologie, une série de recherches scientifiques dans le secteur de Douarnenez.

musée des Phares & Balises

24 éclats par seconde le Phare au cinéma Termine dans 2 mois, 1 semaine !

Le 6 juillet 2008, le Département du Finistère inaugure au musée des Phares & Balises d’Ouessant l’exposition "24 éclats par seconde –Le Phare au cinéma". Une théma-tique envisagée comme un hom- mage au fondateur de ce lieu singulier, Jean-Pierre Gestin, qui, à la fin des années 50, se rendit pour la première fois sur l’île dans le but d’y tourner son film Enez Eussa.

Dans un circuit jalonné d’extraits vidéo, le visiteur est invité à découvrir les représentations cinématographiques de cet emblème maritime d’un hémisphère à l’autre, entre mythe et authenticité, dans la fiction, le documentaire, l’animation ou l’art vidéo.

L’exposition commence par faire un pas en arrière dans la littérature du XIXe siècle. Elle y explore brièvement les origines de notre vision fantasmée du feu marin dans les écrits de Jules Verne, Jules Michelet, Tristan Corbière et dans la presse de l’époque. Puis un pas avant pour entrer dans le cœur du sujet avec les trois réalisateurs « phares » par excellence : Jean Grémillon, Jean Epstein et Alain Kaminker. Trois incontournables pour mieux plonger dans la très grande diversité de phares au cinéma. Une profusion où le spectateur croise des personnalités inattendues dans des situations incongrues comme Isabelle Huppert pour un langoureux baiser en Corée, Brigitte Bardot chantant au clair de lune et d’un phare en Corse, Kirk Douglas bravant les pirates au bout du monde, Gérard Depardieu à la proue d’un navire apercevant les lueurs du phare d’Alexandrie qui lui inspirent les paroles d’une fameuse chanson de Claude François… Le parcours de l’exposition fait aussi la part belle aux séquences et thèmes récurrents en matière de phare dans le 7e art : les immanquables tempêtes, les huis clos angoissants, les scènes de folie et de magie, où le gardien solitaire, bourru, au cœur tendre joue son rôle de guide, de héros intrépide, de rêveur romantique.

Enfin, les phares au cinéma continueront de rayonner hors les murs du musée dans une programmation de films partagée avec de nombreuses structures engagées dans la culture marine sur l’ensemble du littoral français. Une programmation itinérante composée d’une dizaine d’œuvres cinématographiques sélectionnées pour satisfaire le plus grand nombre, du récent L’Équipier de Philippe Lioret jusqu’au classique Les Feux de la mer de Jean Epstein en passant par l’étrange Des Trous dans la tête de Guy Maddin, le polar The Phantom Light de Michael Powell ou encore des courts-métrages d’animation choisis avec soin par l’association Côté Ouest comme Le Cyclope de la mer réalisé par Jean-Philippe Julien.

Ainsi, retrouvez les séances de cinéma à Plouguerneau le 1er juin, à Brest au cinéma Les Studios avec la Cinémathèque le 19 juin, à Groix dès le 4 juillet, à l’île de Batz en juillet, au Port-musée de Douarnenez le 12 août, l’île d’Yeu, Dieppe ou encore le musée de la Marine de Nouméa…

Le Domaine de Menez Meur à Hanvec

Un concentré des monts d’Arrée

D’importants travaux de réaménagement (dont 2.3 millions d’euros financés par le Conseil départemental) ont profondément modernisé et agrandi les structures d’accueil de ce domaine à la fois ferme- conservatoire des races locales, espace naturel sensible et acteur d’éducation à l’environnement.

Le cadre authentique et verdoyant est toujours le même, mais depuis 2015 le domaine de Menez Meur est entré dans une nouvelle ère. Ses nouveaux équipements pédagogiques permettent aux publics de découvrir avec davantage de confort les patrimoines naturels conservés dans cet espace naturel sensible de 684 hectares.

L’arche de Noé des races domestiques bretonnes

Menez Meur, c’est un lieu de visite et de découverte, mais c’est aussi une ferme à part entière. Son élevage est le fer de lance d’une mission de conservation des races domestiques bretonnes. Dont certaines, comme la vache pie noire ou la froment du Léon, ont failli disparaître. Valoriser ces espèces auprès du grand public, diffuser des animaux reproducteurs vers des élevages, et entretenir les milieux naturels présents sur le domaine, dans une approche de maintien d’une biodiversité domestique, tels sont les objectifs de l’élevage de Menez Meur.

Une toute nouvelle ferme pédagogique, avec ses espaces bergerie, étable et écurie, sa basse-cour originale et sa maternité pour les porcs donne l’occasion aux visiteurs de découvrir toutes les facettes de l’élevage. De nouveaux outils pour l’éducation à l’environnement sont également proposés aux scolaires. Des animations au fil des saisons, également en breton et en langue des signes française et de grands rassemblements festifs

Site emblématique des espaces naturels sensibles

Le gestionnaire du domaine, le Parc naturel régional d’Armorique, développe dans les espaces naturels du domaine, avec des agriculteurs, un plan de gestion, afin de préserver la faune et la flore des écosystèmes présents dans les monts d’Arrée : plantes carnivores des tourbières, fougères et mousses hyper-atlantiques, rapaces des landes, chauve-souris… Plusieurs modes de gestion des landes y sont notamment mis en œuvre : la fauche, le pâturage extensif, le girobroyage…

Une exposition permanente plonge le public dans l’univers du parc naturel régional d’Armorique et retrace l’histoire de Menez Meur. Trois nouveaux espaces d’interprétation rassemblés au sein du « Jardin des pôles » offrent les clefs de lecture du domaine à travers ses différentes composantes : minérales, animales, végétales.

Enfin, une boutique, des abris pour pique-niquer, de la restauration rapide et de nouvelles infrastructures d’accueil améliorent le confort de visite de ce site touristique de premier ordre, porteur d’authenticité, aux contreforts des monts d’Arrée.

écomusée de Plouguerneau

La récolte des algues, du 19e siècle à nos jours

Photo : © Écomusée des goémoniers et de l'algue à Plouguerneau

Depuis 1985, l’écomusée de Plouguerneau se donne pour objectif la collecte, la sauvegarde, la mise en valeur et la transmission du patrimoine maritime et culturel de Plouguerneau et du Pays des Abers / Pays Pagan.

Les actions de valorisation du patrimoine local se font avec l’appui de la population, essentiellement goémonière, et de passionnés constitués en association (Karreg Hir), tous désireux d’expliquer la mutation du territoire et ses nombreuses richesses patrimoniales.

La Fleur des Îles, goémonier de l'écomusée de Plouguerneau. Photo : © Yoann

La démarche de l’écomusée de Plouguerneau s’inscrit pleinement dans celle des écomusées qui privilégient, dans les animations proposées et les événements organisés, la rencontre et l’échange entre la population locale et les différents publics. Présentant l’évolution de son territoire de référence, il affirme la modernité des écomusées à travers l’évocation du métier de goémonier précisément. Un métier qui a connu des mutations technologiques et des changements dans ses pratiques, du XIXe siècle à nos jours. Les goémoniers sont bien moins nombreux qu’autrefois, mais la récolte, la cueillette et la culture d’algues est plus que jamais d’actualité et indispensable à nombre de filières : agroalimentaire, cosmétique, pharmaceutique, paramédicale.

Connaître et cuisiner les algues alimentaires

Pour les adultes :

Vous pouvez découvrir les algues alimentaires,à marée basse, avant de passer en cuisine avec le chef David Royer pour apprendre à les cuisiner. À 19h00, passez à table, face à la mer, et dégustez. Le rendez-vous est fixé à 12h30 au restaurant le Castel Ac’h (limité à 15 personnes).

Pour les enfants :

Cuisine aux algues au Musée des goémoniers : le 26 juillet, les 9 et 16 août de 10h30 à 12h00 les enfants peuvent venir au Musée des goémoniers apprendre à cuisiner des algues (tarif : 5 euros)

En famille :

Découvrir et goûter les algues, rouges, vertes ou brunes, la Bretagne compte près de 800 espèces. Venez apprendre à les identifier avant de les déguster. C’est le 16 juillet à 14h30 et le 13 août à 13h30. Tarifs : adultes 8 euros, enfant (7 à 12 ans) 4 euros ; famille 22 euros.

Du 6 au 8 juillet, Pays de Brest

Astropolis

Durand trois jours, Astropolis célèbrera à nouveau, pour sa 24e édition, les musiques électroniques dans le Pays de Brest. Une centaine d’artistes sont programmés : vendredi soir au Bunker palace avec Agoria, Molly, DJ Pete aka Substance ou Van Hoesen ; samedi soir, au manoir de Keroual, avec Laurent Garnier, Nina Kraviz ou encore JASSS, Elisa Do Brasil, sous la supervision de Manu Le Malin ; dimanche soir, au Vauban avec Throwing Snow, Paulette Sauvage et un set de The Driver.  Les journées réservent aussi de nombreuses surprises, pour un public diversifié et même familial. Rendez-vous gratuit au grand open air à Beau Rivage avec sa vue panoramique sur la mer ou à l’Astro Family pour les parents et enfants en plein cœur de la ville !

21 et 22 juillet, Porspoder

Esti’vent

15 au 19 août, Concarneau

Les Filets bleus

La ville de Concarneau vit tous les ans, au mois d’août, au rythme du festival des Filets bleus. Au programme de cette année : concerts gratuits le soir de Kassav le mercredi 15 août ; Gilles Servat le 16 août ; Elmer Food Beat le 17 août ; Outside duo et Laurène et Louis le 18 août ; ou encore Soldat Louis le 19 août. La grande parade payante des cercles celtiques et bagadoù du dimanche matin, rassemble chaque année quelque 2 000 participants.

28 août au 1er septembre, Pays de Quimperlé

Les rias

du 11 au 18 août

Les semaines musicales de Quimper

17 au 21 août, Plozévet

Mondial’Folk

La 36e édition du festival Mondial’folk de Plozévet se déroulera cette année encore sous le signe des échanges culturels et musicaux. Pour preuve, sa programmation où musiques du monde et de Bretagne sont à l’honneur, notamment lors des galas de l'Avel-Dro. Les temps forts de cette année sont la présence des Moines de Shaolin, le vendredi 17 août ; la soirée-concert du samedi 18 avec les groupes Flor del Fango et Amparanoia et les Celtic Legends le 20 août. Les musiques et les danses bretonnes sont également célébrées lors de la fête des "Biniou", le dimanche 19 août.

+ D’INFOS SUR

www.mondialfolk.org

Balades

Le GR® 34 de la Baie de Morlaix

Le préféré des Français !

La côte demeure un des atouts majeurs du Finistère, faite de pointes rocheuses conquérantes, de plages de sable fin, de criques dédiées à la glisse ou accordant un refuge pour de paisibles moments.

La baie de Morlaix concentre cette richesse et offre un cadre majestueux au GR® 34, élu par le public "GR® préféré des Français", à l'initiative de la Fédération française de randonnée.

À deux pas de chez vous, l’Office de tourisme de la baie de Morlaix vous a concocté une balade de 1 à 4 jours de randonnée de Saint-Pol-de-Léon vers Locquirec, pour découvrir cette baie et ses trésors. Les 92 km de sentiers vous mènent, au gré des marées, le long des falaises, des plages, des chaos granitiques et des rias, jusqu’à Locquirec. Ce sentier n’est pas de tout repos, certaines portions méritent quelques efforts, tels des chemins de montagnes. Tous les sens en alerte, pensez à vous équiper de bonnes chaussures pour gravir près de 3 000 m de dénivelé positif. Mais quel bonheur !

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Le GR® 34 de la Baie de Morlaix

  • Distance : 92 km
  • Durée : 1 à 4 jours
  • Descriptif et hébergements : topoguides® 346 « Côte de Granit rose » et 347 « Les Abers »
  • Balisage :

 

Mémoire

littoral

Amoco-Cadiz, 40 ans déjà

Le 16 mars 1978 à 22 heures, le pétrolier Amoco-Cadiz, affrété par la compagnie américaine Amoco Transport, filiale de la Standard Oil of Indiana Company, vient s’échouer sur les brisants au large de Portsall, libérant 223 000 tonnes de pétrole brut. C’est la plus grande marée noire par échouement de pétrolier jamais enregistrée dans le monde.

Dans le Finistère et toute la région, c’est la consternation. « Quel gâchis !, titre Ouest-France dans son édition du 18 mars 1978. Le lieu de la catastrophe, l’état de la mer, la présence de courants puissants et multiples, les difficultés d’accès à l’épave, l’existence de zones de pêche et de cultures marines florissantes, la vocation touristique d’un des secteurs les plus sauvages de la région : tout va concourir à ce que cet accident provoque la plus grave pollution par hydrocarbures ayant touché les côtes françaises. »

Au cours du premier mois suivant le naufrage, la pollution par hydrocarbures s’étend d’ouest en est sur 350 km de côtes et sur une très large zone de la Manche occidentale. La faune du littoral subit une mortalité massive et foudroyante. Le Centre de documentation de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux estime que la marée noire a tué dans les premiers mois, par engluement ou par effet toxique, autour de 260 000 tonnes d’animaux marins.

« La peste noire. Elle est là. À moins de trois mètres. Mais ce qui surprend le plus c’est l’odeur : elle prend à la gorge, donne la nausée, enveloppe, pénètre, écrit l’envoyé spécial de France soir dans son édition du 22 mars. Empêtré dans une gangue de mazout, comme un animal pris au piège, Portsall, stupéfait, mesure l’ampleur du désastre et contemple sa propre agonie. Chagrin, colère et interrogation. Pourquoi  ? » Les navires et les sociétés installées au Libéria, à Chypre ou au Panama, sont mis au banc des accusés. Une grande partie de l’opinion publique s’insurge alors contre les pavillons de complaisance, taxés de scandales économiques, honte sociale…

Le monde de la pêche aussi est en colère, la psychose du « produit pollué en Bretagne » avance à grand pas. Tous les professionnels de la mer sont inquiets : le poisson frais de Bretagne, la gastronomie qui reposait sur les traditionnels fruits de mer, tout cela est également submergé par la marée noire.

Concernant la lutte contre la pollution, dès le 16 mars, le plan Polmar (pollution maritime) est déclenché par les autorités. Mais toute la population se sent concernée. Immédiatement, les agriculteurs s’organisent, utilisant leurs tonnes à lisier pour évacuer le pétrole brut. Des centaines de volontaires mobilisés par les associations écologistes mènent un combat au quotidien contre les nappes d’hydrocarbures qui s’échouent inlassablement sur les côtes.

Comme le décrit Le Télégramme du 29 mars, les moyens mis en œuvre depuis le début des opérations sont impressionnants : « Un PC opérationnel de commandement est installé à Ploudalmézeau, puis un PC de régiment avec quatre états-majors tactiques pour coordonner l’action des troupes. Sans oublier quatre PC avancés sur les sites pollués. » Outre les civils et les bénévoles engagés, les personnels de l’Équipement, des phares et balises, s’activent sur le terrain, aidés par des sapeurs-pompiers et quelque 1 400 militaires dépêchés sur place ; fin mars, plus de 1 850 personnes sont ainsi engagées sur le terrain.

Parallèlement, l’État et les communes sinistrées, réunies au sein d’un syndicat mixte créé dans le but d’engager une procédure, se lancent, aux États-Unis, dans un long et difficile procès contre la société Amoco. Au terme de 14 années de procédure, en 1992, Amoco versera 235 millions de francs (36 millions d’euros) au syndicat mixte, tandis que l’État obtiendra 1,045 milliard de francs (159,2 millions d’euros).

Au début des années 2000, le syndicat mixte est devenu Vigipol (vigilance pollution) : un établissement public qui a développé des compétences en matière de prévention des risques et de préparation des collectivités à la gestion des pollutions maritimes. Son expertise est désormais reconnue par l’État et les autres acteurs.

La plus grave pollution par hydrocarbures ayant touché les côtes françaises.

 

350

kilomètres de côtes souillées par les hydrocarbures

260 000

tonnes d'animaux marins tués au cours des premiers mois

Pour consulter le fonds des affaires maritimes concernant le naufrage de l’Amoco-Cadiz :

Archives départementales - côte 1672 w

Kiosque

patrimoine naturel

Arbres remarquables du Finistère

Mickaël Jézégou, Yannick Mohan et Guy Bernard. Éditions Locus Solus

Un guide complet des 80 arbres les plus remarquables du Finistère par leur grand âge, taille exceptionnelle, esthétique dans le paysage ou rareté. Pour chacun, une fiche technique, des photos, l’histoire et la localisation.

Le patrimoine arboricole du Finistère est l’un des plus riches de France. On y rencontre des arbres insolites, exotiques ou sacrés parmi les plus anciens d’Europe. Ils constituent une identité et un héritage transmis par des générations d’hommes.

L’homme aux semelles de vent

Le Quizz de la mer

Je pêche la Daurade - guide d’initiation et de perfectionnement

La légende du Pilhaouer

Daniel Cario. Éditions Presse de la cité

Aux yeux de tous, Lazare Kerrec est considéré comme le meilleur tailleur-brodeur de Pont-L’Abbé. Péché d’orgueil  ? Il a en tête de confectionner le plus beau des costumes mais que nul ne portera. La parure achevée révèle une maîtrise telle qu’on pourrait croire qu’elle est l’œuvre du diable… Qui sait ? ...

Frank ha digabestr