Actrices & acteurs

Finistèrien.ne.s Adèle James

Doctorante au chevet de l’huître

Doctorante au laboratoire de biologie intégrative des modèles marins à la Station biologique de Roscoff, Adèle étudie les mécanismes d’infection de l’huître par les bactéries appelées Vibrio.

« Nous savons que les Vibrio jouent un rôle dans la mortalité des huîtres. Une espèce en particulier est toujours présente, mais peut-être y a-t-il une coopération avec un virus qui lui permet de tuer plus efficacement ? » s’interroge la jeune scientifique. Comment les bactéries colonisent-elles les huîtres ? Comment induisent-elles des lésions mortelles ? Des questions auxquelles la jeune chercheuse tente de répondre. Son projet de recherche fondamentale en écologie microbienne devrait lui permettre de décrypter les mécanismes provoquant des infections mortelles. « À terme, l’objectif est de développer des systèmes ou traitements destinés à protéger les espèces marines qui constituent une réserve alimentaire majeure et jouent un rôle important dans l’équilibre de la biodiversité des océans. » Adèle James a reçu une bourse L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science afin d’accompagner la suite de sa carrière, avec 19 autres doctorantes et 10 post-doctorantes. Elle a été sélectionnée parmi 1 000 candidates dans divers domaines scientifiques.

Mots clés
Pêche et Plaisance de Cornouaille

un interlocuteur unique pour les ports

Nouvel outil mutualisé, le syndicat mixte Pêche et Plaisance de Cornouaille est opérationnel depuis le 1er janvier 2018. Tour d’horizon de ses objectifs pour les dix prochaines années.

Le syndicat mixte Pêche et Plaisance de Cornouaille, opérationnel depuis le 1er janvier 2018, regroupe le Conseil départemental, la région Bretagne, Concarneau Cornouaille Agglomération, les communautés de communes du Pays Bigouden Sud et du Cap Sizun – Pointe du Raz et Douarnenez Communauté. Son principe est simple : proposer une coopération renforcée pour les sept ports de pêche - plaisance de Cornouaille.

Le syndicat mutualise les moyens financiers de ses membres. Le projet vise à développer les ports dans la durée, avec une feuille de route et un budget. Un prévisionnel de travaux est envisagé, avec une enveloppe d’environ 80 millions d’euros sur 10 ans (60 millions pour la pêche et 20 millions pour la plaisance).

Un contrat et un exploitant unique des ports de pêche

Pour conforter la Cornouaille à la place de première place de pêche fraîche française, un contrat de délégation de service public a été passé avec un exploitant unique pour les sept ports : la Chambre de commerce et d’industrie métropolitaine Bretagne Ouest – Quimper. Pour l’exploitation de la pêche, la CCIMBO est l’interlocuteur unique. La mutualisation des moyens au sein du syndicat permettra notamment d’augmenter le niveau de services pour les professionnels, via la contractualisation avec la CCIMBO d’un programme d’intervention sur 8 ans (2018-2025). Le syndicat contribuera au programme d’intervention de la CCIMBO à hauteur de 15 millions d’euros sur 28,6 millions, pour des investissements de mise aux normes, de remise à niveau des services mais aussi de modernisation des process.

Développer la plaisance et renforcer le niveau de service

Pour la plaisance, il y a aussi des évolutions. Le Département avait déjà quelques mouillages et des contrats de concession. Dans trois ports, les contrats arrivant à échéance (Lesconil, Audierne et Guilvinec-Lechiagat), la gestion a été reprise en régie par le syndicat. Douarnenez et Saint-Guénolé sont également gérés par le syndicat. Seuls les ports de plaisance de Loctudy – Île-Tudy et Concarneau sont encore gérés via des concessions. L’objectif est de reprendre en régie la gestion des activités plaisance des sept ports de pêche-plaisance de Cornouaille. Encore une fois, en s’appuyant sur le Livre bleu du nautisme, le syndicat souhaite développer la plaisance. Approche mutualisée de la plaisance en Cornouaille, mise en réseau des ports structurants… sont prévues pour créer une dynamique plaisance sur les sept places portuaires.

Autre point important, le syndicat reste exploitant en régie pour les travaux portuaires, fort de son savoir-faire pour l’entretien des ports. Cette année, des travaux sont notamment en cours sur la cale du Rosmeur (1 million d’euros) et à la capitainerie de Douarnenez. Des travaux sur les capitaineries de Saint-Guénolé et Le Guilvinec sont également en cours d’achèvement.

354

navires

80 M€

investis sur 10 ans

20 %

de la pêche fraîche française

3200

places de plaisance

+ D’INFOS SUR

www.peche-plaisance-cornouaille.fr

Le grand portrait Le Groupe Ouest à Plounéour-Brignogan-Plages

Au service du 7e art

Charlotte Le Vallégant et Antoine Le Bos codirigent le Groupe Ouest. Un pôle de soutien à la création cinématographique, développant une démarche de coopération européenne et d’encouragement à l’innovation.

Pourquoi avoir installé votre « laboratoire au service du cinéma » dans le Finistère  ?

Antoine Le Bos :Je suis né sur la Côte des légendes. Et avant de créer le Groupe Ouest j’ai débloqué bon nombre de scénarios ici. Les auteurs, au ras de la côte, ont peut-être le cerveau lavé par la force des éléments, comme en état d’hyper réceptivité. Le fait d’être face à l’océan, c’est l’espace rêvé pour inventer des mondes imaginaires. Et l’endroit dans lequel on imagine les choses, conditionne le comment on les imagine.

Charlotte Le Vallégant :À la création du Groupe Ouest en 2006, le secteur d’activité du cinéma était bien sûr caricaturalement centralisé à Paris. On s’est dit alors qu’il fallait proposer aux jeunes auteurs une alternative. Et pour nous, dans une farouche volonté décentralisatrice, il fallait s’installer au bout du monde.

Quels sont les atouts du Finistère et plus largement de la Bretagne en la matière  ?

ALB : Déjà il y a ici une densité assez incroyable de talents, des auteurs de romans, de BD, de théâtre… et la position géographique n’est pas un hasard. Il y a chez nous une forte propension à raconter des histoires, un appétit de récits. Nous sommes sur une terre où la fabrique de l’imaginaire est déjà implantée. Le rêve, c’est de contribuer à devenir un territoire emblématique de l’imaginaire. Et fabriquer des histoires qui manquent à notre quotidien.

Il se dit qu’au Groupe Ouest, les auteurs, c’est sacré  ! Comment les accompagnez-vous  ?

CLV : Chez nous, il y a une approche partagée entre plusieurs scénaristes consultants – experts en leur domaine - que nous réunissons avec les auteurs accueillis. Ils viennent ici par groupes de huit projets. Les huit projets sont encadrés par un binôme de scénaristes consultants. Par cette approche qui est basée sur le travail en collectif, nous mettons les auteurs par groupes qui se lisent les uns les autres, qui s’adressent des retours sur leurs projets. Ils viennent ici en résidence sur des périodes de 8 à 10 jours. Et là on les arrache à leur quotidien, on les met sous cloche. Ça leur permet de se concentrer entièrement sur le projet, ce qui provoque bien souvent un phénomène d’accélération dans leur travail.

Leurs difficultés  ?

ALB : D’abord, l’écriture d’un scénario c’est deux, trois, voire quatre ans de travail. Et dans ce type de travail, avec le nombre de réécritures, les auteurs s’y perdent parfois. Certains écrivent trop vite, avant même de concevoir. C’est pourquoi nous développons des dynamiques collectives leur permettant déjà de réaliser ces évidences. L’auteur isolé, c’était l’épopée romantique prolongée par la Nouvelle Vague en France… Aujourd’hui il faut fabriquer du sens en forgeant un esprit de groupe.

Les effets visuels et les effets spéciaux numériques revêtent une grande importance dans la fabrication des films aujourd’hui. De quelle façon avez-vous investi ces aspects du cinéma  ?

CLV : Nous avons mis en place le Cross Chanel Film Lab, qui est devenu un projet européen où les auteurs et les fabricants de nouvelles technologies, du cinéma immersif, de la 3D, des effets spéciaux, se réunissent au service de projets communs. Le principe collaboratif prend là aussi une tout autre ampleur : faire travailler ensemble des personnes d’un bout à l’autre de la chaîne. Pour nous, ce qui prime, c’est d’abord la fabrique d’une bonne histoire. Les images doivent être au service des histoires. Nous sommes devenus, depuis 2017, le premier lieu de soutien à la création cinématographique en Europe, avec 185 projets coachés, issus de 38 pays différents.

Mots clés

+ D’INFOS SUR

www.legroupeouest.com

Les Bigorneaux, César 2018 du meilleur court-métrage

Alice Vial était venue au Groupe Ouest dans le cadre de la Sélection annuelle 2011, pour l’écriture de Les Innocentes, réalisé par Anne Fontaine. Cette aventure finistérienne lui avait inspiré le scénario de Les Bigorneaux – tourné au Café du port à Brignogan – qui a reçu le César 2018 du meilleur court-métrage.