À l'affiche

année culturelle

Finistère, terre de création et d’inspiration

Nathalie Sarrabezolles, la Présidente du Conseil départemental du Finistère, a souhaité mettre la culture à l’honneur en 2018 dans le département. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre de l’Année européenne du patrimoine culturel.

Source permanente d’inspiration pour la création artistique, le Finistère rayonne grâce à son patrimoine culturel et à ses initiatives artistiques :

850 édifices muséographiques, 4 650 objets d’art protégés au titre des Monuments historiques, un réseau dense de musée et de sites culturels, de nombreux festivals de musique, deux scènes nationales, une culture bretonne source de grandes fêtes populaires… La richesse de l’offre culturelle du département contribue ainsi à l’attractivité de notre territoire. Et c’est ce souffle culturel que le Conseil départemental met aujourd’hui en lumière et encourage tout au long de cette année 2018, attirant ainsi l’attention de tous les publics sur les intérêts de ces nombreuses et diverses actions culturelles.

Phares et cinéma

Le musée des Phares & Balises d’Ouessant a 30 ans. Du 6 au 8 juillet 2018, un rendez-vous festif est organisé pour célébrer l’événement aux avant-postes de l’Europe, au bout de la pointe occidentale de l’île, au pied du phare du Créac’h, entre spectacles contés et improvisations théâtrales, projections et visites décalées, concerts et plongées dans une mémoire collective du musée. Un week-end résolument sous le signe de l’imaginaire à l’instar de la nouvelle saison culturelle qu’il inaugure par l’exposition 24 éclats par seconde, les phares au cinéma. Le visiteur sera invité à explorer toutes les représentations cinématographiques des feux de la mer, ici comme ailleurs, entre mythes et authenticité, dans la fiction, le documentaire, l’animation ou encore l’art vidéo. Un parcours thématique qui se poursuivra hors les murs du musée, de la Manche à la Méditerranée, dans une programmation itinérante accueillie par de nombreuses structures engagées dans la culture maritime. Cet anniversaire sera aussi l’occasion de revenir sur l’histoire du musée des phares par le moyen d’une collection de témoignages audio, 30 ans, 30 histoires. 

Exposition : 24 éclats par seconde, les phares au cinéma Termine dans 4 mois, 1 semaine !

Du 6 juillet au 31 décembre 2018 au musée des Phares et Balises d’Ouessant. Le Parc naturel régional d’Armorique est l’actuel gestionnaire du Musée des Phares et Balises d’Ouessant. Il coopère auprès de nombreux partenaires au projet de création de Centre national des phares, piloté par le Conseil départemental du Finistère.

Peintres tchèques Termine dans 1 mois, 1 semaine !

Le Musée départemental breton et la Galerie nationale de Prague ont retrouvé dans les collections tchèques de nombreuses œuvres inspirées par la Bretagne aux XIXe et XXe siècles.

La nature et les costumes bretons ont attiré des artistes de ce pays dès les années 1860. Ce furent d’abord des réalistes : Jaroslav Čermák et Wilhelm Riedel, qui observèrent la vie des populations côtières, Otakar Lebeda qui rejoignit la colonie d’artistes de Concarneau, Václav Brožík, qui s’intéressait à la Bretagne rurale, Hippolyt Soběslav Pinkas, qui pénétrait les intérieurs de logis des pêcheurs et des paysans… Les artistes tchèques apportèrent une très belle contribution à l’épanouissement des arts graphiques au tournant du siècle : František Simon, maître de la gravure en couleurs, aborda souvent la Bretagne. Quant à Alfons Mucha, il est la figure la plus célèbre du style Art nouveau. L’entre-deux-guerres vit venir en Bretagne Karel Špillar, Věra Jičínská et bien d’autres parmi lesquels domine la figure de Jan Zrzavý, dont les paysages oniriques de Camaret, de l’île de Sein, de Locronan comptent parmi les plus étranges et les plus belles représentations de la Bretagne au XXe siècle.

Du 16 juin au 30 septembre 2018, plus de 80 œuvres bretonnes d’artistes tchèques seront pour la première fois présentées en France, au Musée départemental breton. Elles font l’objet d’un prêt exceptionnel de la Galerie nationale de Prague et d’autres musées de la République tchèque.

Les informations culturelles en ligne

Parce qu'il existe encore aujourd’hui de nombreux freins d’accès à la culture, parmi lesquels la méconnaissance de l’actualité culturelle, le Conseil départemental a souhaité créer un outil pratique, simple d’utilisation, pour porter à connaissance du plus grand nombre toute la richesse et la diversité de l’offre culturelle finistérienne. Spectacles, concerts, expositions, rencontres d’artistes, cet agenda culturel permet au public de repérer facilement, par dates, lieux, catégories d’événements, les événements culturels proposés sur le territoire finistérien. À découvrir sur https://www.finistere.fr/Agenda-culturel.

Ce nouvel outil a été réalisé en partenariat avec Infolocale. Vous êtes organisateur et souhaitez apparaître dans ce nouvel agenda  ? Rendez-vous sur http://s.infolocale.fr/

Au Musée départemental breton jusqu’au 20 mai

L’enfance rêvée de Marguerite

Souricette, une illustration de Marguerite Chabay

L’exposition L’enfance rêvée, Marguerite Chabay (1917-1998), visible au Musée départemental breton jusqu’au 20 mai, retrace la vie et l’œuvre d’une illustratrice quimpéroise remarquable par sa personnalité et son talent. Gravement handicapée de naissance, elle a surmonté son handicap pour créer une œuvre pleine de charme et d’optimisme. Une exposition de plus de soixante œuvres.

L’œuvre de Marguerite Chabay est tout entière dédiée à l’enfance et a souvent pour cadre le Finistère. Littérature enfantine et illustrations, scènes de genres et petits métiers, foi et vie des saints bretons, activités économiques et touristiques de Quimper et de la Cornouaille… Toutes les thématiques chères à l’artiste y sont abordées. Toutes dévoilent sa maîtrise de l’art du dessin au crayon, à l’encre de chine ou à l’aquarelle.

Pourtant, la vie de Marguerite Chabay, née à Quimper en 1917 démarre bien mal : une arthrogrypose lui soude toutes les articulations, des jambes jusqu’au bout des doigts. L’enfant est lourdement handicapée. Opérations et mois de plâtrage rythment alors son enfance. Bien que totalement dépendante, Marguerite baigne dans une ambiance familiale qu’elle décrit elle-même comme heureuse. C’est Marie Manchec, une employée chargée de s’occuper de Marguerite à plein temps, qui va contribuer à nourrir l’imaginaire de la fillette à travers les contes et les légendes. Car Marie a passé de longues années au service de l’écrivain Anatole Le Braz. Et elle est une formidable conteuse. Autant d’histoires, de récits et d’images favorables à l’émergence d’un terreau artistique. Répondant à sa détermination et à son talent, son entourage trouve à Marguerite, alors âgée de 14 ans, un professeur de dessin : ce sera Renée Cocheril. Le début d’une longue amitié qui durera plus de 40 ans. À 17 ans, elle illustre un texte de la Comtesse de Ségur (Blondine, Bonne Biche et beau Minon) pour les éditions Bloud & gay. En 1938, un imprimeur parisien lui donne vingt-quatre heures pour proposer une illustration de la vie de saint Yves. Défi relevé haut la main. Marguerite signe là ses premiers dessins pour La Semaine de Suzette. À Quimper, elle témoigne de son époque et illustre la vie quotidienne, en réalisant une série de dessins pour L’Enfance de Jésus, Souricette et le petit homme rouge ou encore Les quatre filles du docteur March. Mais rien de cela ne sera publié. Après la guerre elle se jette dans plusieurs grands projets. La France est libérée, les enfants jouent aux soldats. Ils seront les héros des Volontaires du Général Larafale. Marguerite excelle lorsqu’elle s’adresse aux enfants, ses dessins remplis de mouvements sont en opposition constante avec les contraintes de son handicap. En 1964, Marguerite Chabay quitte Quimper et y laisse ses pinceaux. Son œuvre conserve une fraîcheur inaltérée, une force joyeuse qui livre son talent et fait oublier qu’elle a peint et dessiné malgré un lourd handicap.

événement

La magie des rendez-vous aux jardins

Les jardins finistériens seront à l’honneur lors de la manifestation nationale Rendez-vous aux jardins 2018 sur le thème de « l’Europe des jardins » qui se déroulera les 1er, 2 et 3 juin 2018.

« Rendez-vous aux jardins » s’adressent aux passionnés de jardinage et de collections, aux férus de plantes médicinales et de fleurs anciennes, aux créateurs d’herbiers et aux amateurs de légumes, ou encore aux concepteurs de jardins.

Cette manifestation a pour objectif d’inviter le public le plus large possible à visiter les jardins et les parcs et à l’informer sur les actions mises en œuvre pour concevoir, réaliser, entretenir et conserver. Historiquement, le jardin apparaît avec l’évolution de l’occupation humaine des territoires et notamment, par la sédentarisation. Il répond à une nécessité alimentaire, puis progressivement d’agrément. Un jardin est un lieu clos et aménagé où l’on crée et entretient les conditions les plus favorables à la culture simultanée de plantes domestiquées ou sélectionnées. C’est un lieu d’expérience et d’apprentissage.

La magie du mot « jardin » aiguise l’imagination et fait rêver les publics par les présentations et les animations organisées sous la forme de leur choix : visites libres, visites guidées, ateliers… Les jardins départementaux (propriété du Conseil départemental) des Abbayes de Daoulas* (jardin des plantes médicinales), du Relec (jardin potager du Moyen Âge à nos jours) et de Landévennec (jardin de simples et potager) - du musée de l’école rurale en Bretagne (jardin d’école) – de l’écomusée des monts d’Arrée à Saint-Rivoal (jardin potager et vivrier) - des jardins et du parc de Trévarez*, du parc de Squividan, participeront à cet évènement.

Ces jardins synthétisent l’histoire continue des rapports entre l’homme et la nature dans les territoires finistériens. Qu’ils se réfèrent à des jardins médicinaux d’abbayes, à des jardins pédagogiques ou qu’ils évoquent, physiquement, les cheminements de nos connaissances et pensées, les jardins finistériens ont été conçus ou adaptés afin de renseigner les visiteurs.

Ils évoquent l’agriculture théorique et pratique, le maraîchage, la pharmacopée, l’horticulture enseignée et interrogent plus largement la notion de « progrès ».

*Label « Jardin remarquable » qui distingue des jardins et des parcs, présentant un intérêt culturel, esthétique, historique ou botanique ...

Du 15 au 18 juin

Le Salon des Arts de Penmarc’h

37 artistes ont été sélectionnés à l’occasion du 6e Salon des Arts organisé par l’association Capcaval’Arts, du 15 au 18 juin à Penmarc’h, salle Capcaval.

Peintres, sculpteurs, graveurs, graphistes et photographes y exposent leurs œuvres le temps d’un long week-end. Nouveauté de cette année, un prix de la ville de Penmarc’h sera décerné à un ou plusieurs artistes, pour une exposition « au vieux phare ». Deux stages « à la journée » sont également organisés parallèlement au salon par l’association : un stage de sculpture sur pierre tendre et un autre intitulé « Carnets de voyages » ou comment réaliser son carnet de voyages (dessins, collages textes).

Développement culturel

Musées de territoire finistérien

Créé en 2016 à l’initiative du Département du Finistère, le groupement d’intérêt public (GIP) Musées de territoires finistériens regroupe trois musées associatifs labellisés « musées de France » : l’écomusée des monts d’Arrée, à Commana et Saint-Rivoal, le musée de l’ancienne abbaye de Landévennec et le musée de l’école rurale en Bretagne à Trégarvan.

Face au poids de la gestion des équipements et à des situations financières fragiles, le Conseil départemental du Finistère a conduit une démarche de coopération autour de ces trois musées, associant les communautés de communes, les communes, les associations et le Parc naturel régional d’Armorique, afin de développer de façon pérenne les projets culturels de ces trois musées de territoires finistériens. « En adossant pour les fonctions support le GIP à l’Établissement public de coopération culturelle (EPCC) Chemins du patrimoine en Finistère qui réunit cinq sites patrimoniaux majeurs* du Finistère, explique Philippe Ifri, désormais directeur des deux structures, l’avantage est de faire bénéficier le GIP de l’expérience de l’EPCC, en respectant la personnalité et les projets associatifs, culturels et scientifiques de chacun des musées, tous les trois différents. » En conservant autour de la table l’ensemble des parties prenantes, la nouvelle gouvernance a permis aussi de renforcer les contributions financières. Cette mutualisation est ainsi porteuse de pérennité et sert le développement culturel des territoires.

*Abbaye de Daoulas, Abbaye du Relec, Manoir de Kernault, Domaine de Trévarez, Château de Kerjean.

Abbaye de Landevennec : La Bretagne au temps des rois (818 – 907) Termine dans 2 mois, 2 semaines !

Pour nombre de Bretons, Morvan, Nominoë, Salomon, Alain le Grand évoquent un royaume mythique difficile à situer dans le temps. Que peut-on en dire aujourd’hui  ? Quelles sont ses relations avec les descendants de Charlemagne  ? Que sait-on des Bretons de cette époque  ? Présentées pour la 1re fois, les 30 dernières années de découvertes archéologiques mettent en lumière une période de dynamisme économique et culturel.

Exposition visible du 2 mai au 4 novembre.

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musee-abbaye-landevennec.fr ou 02 98 27 35 90

Ecomusée des Monts d’Arrée : sauvages les landes des monts d’Arrée  ? Termine dans 2 mois, 1 semaine !

Sauvages les landes  ? Pas vraiment. Ce milieu naturel qui recouvrait la majeure partie du sol des monts d’Arrée était exploité. Au cœur du système agricole, la lande était une ressource indispensable et abondante. À l’exemple des anciens, les paysans d’aujourd’hui en recherche de solutions durables, les exploitent à nouveau. Exposition, visites, conférences et ateliers, organisés tout au long de l’année, nous éclairent sur les richesses de ce milieu sous-estimé.

Exposition visible du 27 avril au 3 novembre

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www.ecomusee-monts-arree.org ou 02 98 68 87 76

Des visites peuvent être proposées en breton à l’ancienne abbaye de Landévennec et à l’écomusée des monts d’Arrée de Commana.

Musée de l’école rurale en Bretagne : Le Menez Hom : des landes, des paysans, des écoliers Termine dans 2 mois, 2 semaines !

À Trégarvan, le musée convie les visiteurs à un grand voyage, depuis le temps des longues tables de bois sur lesquelles travaillaient les petits paysans bretons du début du siècle, jusqu’aux années 70 avec les classes mixtes et leurs tableaux verts. Musée de société et de territoire, il développe par les thèmes de ses expositions et ses animations des regards actuels permettant à tous les visiteurs de mieux comprendre l’école et ses enjeux dans la République d’hier comme d’aujourd’hui.

Exposition visible du 23 juin au 4 novembre

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www.musee-ecole.fr

Du 12 mai au 14 octobre 2018

Eva Jospin au Domaine de Trévarez Termine dans 1 mois, 3 semaines !

Regard d’artiste consacre son édition 2018 à Eva Jospin. Une artiste dont le travail s’attache à représenter la nature non pas telle qu’elle est, mais telle que l’humain se la représente. À Trévarez, où le parc et le château se jouent des frontières entre nature et artifice, ses œuvres trouvent tout naturellement leur place.

Eva Jospin présente dans les grandes écuries, le parc et le château, trois installations dont deux sont créées tout spécialement pour le Domaine de Trévarez, ainsi qu’une exposition avec à la clé, pour le visiteur, une expérience visuelle et immersive.

Forêt, une des œuvres d’Eva Jospin présentées au Domaine de Trévarez

Panorama, créée pour la Cour carrée du Louvre en 2016, s’installe sous la verrière des écuries. Son apparence extérieure - 26 châssis de bois peints en noir assemblés en cercle - n’est que l’envers du décor : il faut pénétrer à l’intérieur du pavillon pour y découvrir un paysage de forêt déployé sur 360°, qu’Eva Jospin et ses assistants ont patiemment et minutieusement dessiné et sculpté dans du carton - un matériau humble grâce auquel elle crée volumes et perspectives. S'inspirant des panoramas du XIXe siècle qui proposaient au spectateur d’admirer la baie de San Francisco ou d’autres contrées lointaines, l’artiste met le visiteur au centre de l’œuvre : tel un voyageur immobile, tout entier immergé dans le paysage, il se perd dans la forêt et ses mystères…

Dans le parc, sur le site de la grande cascade, Nymphée, une œuvre inédite pensée comme une « fabrique de jardin », fait référence aux constructions décoratives installées dans les jardins dès la Renaissance et jusqu’au XVIIIe siècle. Eva Jospin poursuit ici un travail initié il y a plus de 100 ans par James de Kerjégu, commanditaire de Trévarez, en proposant une installation proche de ce qui aurait pu être fait en 1900, si ce n’est l’inclusion de formes contemporaines à partir de moulage de carton. Entre ces deux œuvres, une installation constituée de végétation factice, dont l’artiste recouvre une partie des murs de la tourelle ouest du château, rappelle la période de déshérence du château consécutive au bombardement de 1944 - ronces et fougères prennent alors racine parmi les gravats, et le lierre envahit les murs de la tourelle. Eva Jospin imagine ce retour de la végétation et souligne ainsi la fragilité de la vie.

L’exposition, répartie dans plusieurs salles du rez-de-chaussée des écuries, dévoile son travail graphique et revient sur son œuvre au travers de vidéos, de dessins et de maquettes.

Pour la première fois, au Domaine de Trévarez, l’œuvre d’Eva Jospin est en 2018 exposée dans toute sa diversité, offrant ainsi l’occasion unique de mettre en perspective son travail. Autour de l’exposition, le domaine propose visites et ateliers créatifs : « Dans la forêt, il y a… », une visite contée en famille pour les 3/6 ans ; « Zoom sur Eva Jospin », une visite flash de 15 minutes pour échanger autour d’une des œuvres de l'artiste ; « Forêts en pop-up », un atelier créatif en famille dès 7 ans.

Engagement à l’international

Six Finistériens à Madagascar

Six jeunes Finistériens ont été sélectionnés par le Conseil départemental et le Centre régional Information Jeunesse (CRIJ) de Bretagne pour effectuer des missions auprès de partenaires malgaches. Un engagement citoyen volontaire au service d’une mission d’intérêt général, d’une durée de 6 à 8 mois.

Favoriser l’engagement et l’ouverture à l’international pour faciliter l’accès à l’autonomie, tel est le souhait du Conseil départemental pour accompagner la jeunesse dans ses envies d’émancipation et d’avenir.

La « jeunesse », est l’un des cinq projets emblématiques du Département. C’est pourquoi dans le cadre du partenariat entre le Finistère et la région Diana, le Conseil départemental a souhaité promouvoir l’engagement des jeunes à l’international par le biais du service civique, dispositif d’État, et accompagner plus particulièrement les jeunes les plus éloignés de la mobilité internationale. Ainsi, dès 2017, 6 jeunes ont été sélectionnés pour des missions de 8 mois à Madagascar, auprès de partenaires malgaches.

Des missions utiles et formatrices

Simon Le Cleach, de Quimper, va travailler sur un projet de mise en place d’un sentier botanique et à la valorisation du musée sur les cultures du Nord à Nosy Be. Ovahé Michler et Raphaël Chamard, de Brest, participent à une mission d’appui à la Maison familiale rural de Nosy Be sur l’agriculture et l’élevage. Corentin Guezennec de Pouldreuzic s’est porté volontaire pour effectuer une mission auprès de la Compagnie Zolobe portant sur de l’animation de quartiers à Diego Suarez, en faveur des enfants, et sur un soutien au festival d’arts de rue 2018, le Zegny’ Zo. Une Quimpéroise, Lorelei Bihan va participer à une promotion de la lecture publique auprès de l’Alliance française de Diego Suarez. Séverine Loc’h, de Tréogat, effectue une mission auprès de l’antenne du Conseil départemental du Finistère à Diego Suarez pour promouvoir les projets portés dans le cadre du partenariat Finistère/Diana sur les réseaux sociaux.

Mots clés

Sur deux ans, le projet doit permettre le départ de 10 jeunes Finistériens à Madagascar et l’accueil de 4 jeunes Malgaches dans le Finistère.

4

opportunités de service civique proposées prochainement

Départ : septembre-octobre 2018 pour 6 mois. Missions proposées dès juillet sur www.service-civique.gouv.fr. Candidatures sur le site

+ D’INFOS SUR

www.facebook.com/Diana-Finist

Le Mondial pupilles, du 10 au 13 mai

La fête du foot à Plomelin !

À vos crampons  ! 1 400 jeunes footballeurs de 13 ans vont participer à ce tournoi international organisé à Plomelin chaque année. Quatre jours de fête et de foot pour un rassemblement qui, fier de sa notoriété, aura comme parrain Jean-Marc Furlan, l’entraîneur du Stade Brestois, à l’occasion de cette 33e édition. 72 équipes de garçons, 18 équipes féminines vont confronter leurs talents sur une dizaine de stades locaux. Alain Bosser, le président du comité organisateur, salue également « le travail remarquable des quelque 1 000 bénévoles et des 850 familles d’accueil qui hébergent les jeunes ». La dimension internationale de cette édition sera apportée par 25 équipes étrangères, dont une équipe du Vietnam, une autre de Djibouti et des Allemands du club réputé de Leipzig ; sans oublier des Brésiliens, des Iraniens, des Russes, des Norvégiens… « Ils viennent d’horizons différents et pourtant c’est une fête extraordinaire que ces jeunes garderont en mémoire », résume Alain Bosser. Un livre édité pour les 30 ans : « le Mondial pupilles, 30 ans d’histoire », sera en vente (10 euros) lors du tournoi.

Le Trail du Bout du Monde, les 7 et 8 juillet

Initié en 2004, le Trail du Bout du Monde est devenu en quelques années une référence en France. Élu parmi les cinq plus beaux trails de France par les abonnés du site Internet Génération trail, le TBM propose trois distances, 20, 37 et 57 km sur le sentier côtier GR34 bordant la très belle rade de Brest, à la pointe du Finistère. Des circuits techniques, avec de la relance permanente et une vue sur mer incomparable  ! Convivialité assurée pour cette journée sur l’un des plus beaux sites de France, au pied du phare et de l’abbaye de Saint-Mathieu, à Plougonvelin : repas d’après course, animation musicale et village sport nature dans le clos des moines.

Les 25 et 26 mai à Plougonvelin

Le championnat de France d’aviron de mer

Un rendez-vous incontournable pour les rameurs de tous plans d’eau désireux de se confronter aux éléments marins. Les épreuves s’organisent sous forme de régates de 6 km pour chaque catégorie d’équipages (solo, double, 4 barré) et de classes d’âge (J18 et seniors), en série féminine et masculine. Plus de 700 concurrents sont attendus.

La 17e édition, du 8 au 12 mai

Le Grand Prix de l’école Navale

Pour la 1re fois, les prestigieux multicoques hauturiers, les Multi 50, rejoignent le Grand Prix de l’École navale. Ils assureront le spectacle en rade de Brest aux côtés des trimarans Diam 24. Toujours à Brest, au port du Moulin Blanc, la régate Handivoile sera de retour pour la 2e année consécutive. Les J80, qui répondent présents depuis 2004, s’aligneront sur le rond de Crozon-Morgat. Ils y retrouveront les Seascape 18 et 24. Les Corsaires et les Mach 6.50 concourront à l’École navale, les Gibseaplus et les Open 5.70 à Camaret. Au total, plus de 1 000 concurrents sont attendus et 6 titres de champion de France seront décernés.

Balades

La balade de Kermec

Une randonnée pour découvrir le charme des rives de l’Ellé et visiter la chapelle de Loc Yvi ainsi que la fontaine de Saint-Diboan (en breton, le saint sans douleur).

  1. Descendre à droite le chemin herbeux vers l’Ellé, franchir la passerelle, grimper la roche Pempic. A l’embranchement, 300m plus loin, après avoir franchi un pont en bois, continuer le chemin à droite au bord de la rivière sur 600m. Monter le chemin de terre dans le bois jusqu’au village de Kerfoucher. Traverser le hameau. 
  2. 200 m plus loin, poursuivre à droite sur la route, jusqu’à l’entrée du lieu-dit le Stang. 
  3. Prendre à droite jusqu’au village de Keriquel. Passer le hameau. Après 100m, prendre à gauche le chemin herbeux. Traverser le village de Kerhoat, puis utiliser, à gauche, la route jusqu’à l’intersection du lieu-dit Gleud Zu. 
  4. Continuer à gauche, puis 70 m plus loin, à droite dans le chemin bordé de talus, suivi à gauche d’un chemin entre deux champs. 
  5. Tourner à gauche dans le chemin de terre bordé de talus sur 450 m. Continuer toujours à droite, longer un ruisseau, traverser deux ponts de bois au cœur de la Niche du renard (Loc’h louarn). 
  6. Bifurquer à droite pour monter à la roche Pempic, franchir le ruisseau et remonter le chemin jusqu’au point de départ au village de Kermec.
Balades dans les autres numéros
Mots clés

Le parcours est long de 8,5 km

  • Situation : Tréméven, à 4km au nord de Quimperlé par la D 790 
  • Durée : 2h45 
  • Départ : Parking du centre de loisirs de Kermec
  • Balisage jaune, VTT n° 2

Mémoire

Archéologie

La Roche-Maurice : le château sort de l’oubli

Le Conseil départemental du Finistère y poursuit chaque année des fouilles archéologiques, avec un financement complémentaire du ministère de la Culture (DRAC Bretagne).

À quelques kilomètres de Landerneau, le château de Roc’h Morvan domine la vallée de l’Élorn, ancienne frontière entre la vicomté de Cornouaille et celle de Léon. Son nom traduit à la fois sa position topographique sur un piton rocheux (un Roc’h), et le nom de son bâtisseur au XIe siècle, un vicomte de Cornouaille du nom de Morvan.

Les ruines de la forteresse féodale évoquent son histoire agitée

Les vicomtes de Léon s’en emparent en 1163. Le château passe moins de vingt ans plus tard dans la branche cadette des seigneurs de Léon, puis dans celle des vicomtes de Rohan au XIVe siècle. Au cours de ses huit siècles d’occupation, il aura connu six cycles de constructions et destructions, jusqu’à son abandon final et son utilisation comme carrière de pierres au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Aujourd’hui, ce sont les fouilles archéologiques et la mise en valeur patrimoniale qui font renaître ce phénix de pierres.

Un château complexe et atypique

Il a été conçu comme un château à enceintes multiples. On en dénombre trois principales, ramassées dans un même ensemble. L’enceinte haute, sur le sommet du piton rocheux, abrite le donjon. C’est la mieux défendue : elle constitue un réduit défensif contenant aussi un logis seigneurial et une porterie, qui verrouille les accès vers les autres enceintes. À l’est, l’enceinte basse contrôle la circulation sur une voie ancienne, et ce qui deviendra plus tard le bourg de La Roche-Maurice. Enfin, du côté ouest, sur une pente moins abrupte, s’est développée la basse-cour abritant les dépendances, elle aussi entourée de remparts. Ces différentes enceintes se développent sur près d’un demi-hectare, sans compter l’emprise de larges fossés et d’une fortification extérieure. Située de l’autre côté du fossé sud, celle-ci servait à protéger l’accès au château. Cet ouvrage défensif, attesté par la fouille, est recouvert par une partie du bourg actuel, et ses dimensions sont encore inconnues.

L’apport de l’archéologie

Fouille de la partie nord des bâtiments

Peu de châteaux médiévaux ont fait l’objet d’études archéologiques en Basse-Bretagne. Cette propriété départementale est de ce point de vue une exception et un site de référence.

L’étude y est en outre menée de façon exhaustive : l’enceinte haute a déjà été fouillée pendant sept ans par Jocelyn Martineau, de l’Institut de recherches en archéologie préventive.

Les fouilles sur l’enceinte basse sont menées depuis 2013 par Ronan Pérennec, archéologue départemental - Mission archéologie, service de la Conservation du patrimoine et des musées.

Les recherches ont fait émerger progressivement le château des remblais qui le recouvraient.

Elles ont de ce fait permis une meilleure compréhension de son organisation spatiale, mais aussi de ses évolutions au fil du temps, et des modifications qui y ont été apportées. Les éléments de défense ont ainsi notablement évolué, au fur et à mesure des progrès de l’artillerie, dont le château se dote aussi. Les recherches permettent ainsi de suivre l’impact de cette transition vers des armes de plus en plus modernes et destructrices, qui modifient à la fois les dispositifs de défense et les possibilités d’attaque des assaillants. La fouille des bâtiments intérieurs dévoile les techniques de construction et permet de retracer la vie quotidienne des habitants du château (notamment au travers des ossements animaux, de fragments de céramiques et d’objets mis au jour).

Suivi architectural, mise en valeur et visite du site

La Mission patrimoine architectural (Anne Badiche-Desille) accompagne les recherches. Actrice majeure dans les projets de valorisation - celui de l’enceinte basse est en cours -,

elle solutionne aussi une grande partie des problèmes techniques rencontrés et engage des consolidations de murs qui permettent d’éviter leur dégradation, tout en assurant la sécurité des fouilleurs.

L’accès à l’enceinte haute, déjà valorisée, est gratuit. Un circuit avec panneaux explicatifs permet une visite libre. L’enceinte basse ne peut encore être visitée pour raisons de sécurité, mais le chemin d’accès au donjon en permet une vue d’ensemble. Par ailleurs, une maison de patrimoine, à l’entrée du site, apporte des renseignements complémentaires sur le château, grâce à la collaboration d’un historien (Patrick Kernévez, de l’Université de Bretagne Occidentale), et des archéologues du site. Accès libre, s’adresser à la mairie pour les horaires d’ouverture.

Mémoire dans les autres numéros

À l’occasion des journées de l’archéologie les 16 et 17 juin 2018, l’archéologue présentera les résultats de ses recherches en cours.

Kiosque

Pêcheurs d’Iroise : mémoires des métiers de la mer

Texte de Marie-France Hascoët, photos de Nedjma Berder. Éditions Ouest France

Un bel ouvrage qui invite à une rencontre avec des hommes et des femmes ayant choisi un jour de devenir pêcheurs et de vivre de la mer.

À travers leurs histoires, nous apprenons les métiers, les saisons, les ressources et leurs relations parfois rudes, mais toujours passionnées, avec cet environnement marin. La mer d’Iroise en est le théâtre grandiose où évolue une multitude d’acteurs et où se jouent des combats et des bonheurs simples dans une symbiose à entretenir entre l’homme et la nature.

Balades gourmandes sur l’estran - Recettes du bord de mer

Textes de Henri Pellen, photos de Bernard Galéron. Éditions Coop Breizh

Chef-cuisinier de renom et fervent pêcheur à pied, Henri Pellen propose ici une trentaine de recettes savoureuses afin de sublimer les fruits de votre récolte maritime. Une cuisine à la fois raffinée et gourmande…

Alchimiste de la couleur

Jean-Marc Michaud avec la collaboration de Mikaël Micheau-Vernez. Éditions Coop Breizh

Un beau livre consacré au peintre Robert Micheau-Vernez. Originaire de Brest, le peintre-céramiste-vitrailliste est aujourd’hui reconnu et valorisé sous la plume de son fils Mikaël et de Jean Marc Michaud, conservateur en chef du patrimoine.

Mon Finistère - Racines du bout de la terre

René Le Corre. Éditions Récits

À travers ses souvenirs, René Le Corre nous plonge dans la vie rurale du début du XXe siècle, marquée par la guerre de 14-18, dans ce bourg finistérien de Gourlizon, entre Quimper et Douarnenez.

Galet et galettes - La rencontre

Éric Simard et Anne-Laure Witschger. Éditions Ouest France

« Tout le monde disait qu’un galet, ça ne pouvait pas aimer une galette. » Voici comment commence ce joli livre de photographies, premier d’une série à venir et qui raconte la belle histoire d’amour entre un galet froid comme la lune et une galette chaude comme le soleil.

Marées noires - 50 ans de catastrophes écologiques

Bernard Cochet. Éditions Ouest France

Depuis 1967, plusieurs marées noires désastreuses ont défrayé la chronique. En 1967, c’était celle du supertanker Torrey Canyon ; en 1975 celle causée par le  naufrage du Boehlen ; en 1976 celle de l’Olympic Bravery ; en 1978, celle de l’Amoco Cadiz ; en 1989 celle de l’Exxon Valdez au large des côtes de l’Alaska… La Bretagne a beaucoup souffert des marées noires provoquées par des accidents dans la Manche. 146 pages.